Sous toutes réserves

Corne d’abondance.

L’automne commence à s’effacer. Après avoir tout donné. Après avoir transformé. La chaleur de l’été. En denrées. En petits plats à cuisiner. Pour remplir les tablettes. La dépense. Les casseroles.  Alouette.

Décembre.

Avec décembre. Les couleurs s’estompent. L’éblouissement est présent. La routine s’effrite. Le changement. L’isolement. Le retranchement. La dualité. Le combat. Entre le dehors. Et le dedans. Entre la solitude. Et les festivités. Peut-être une question d’attitude. Je ne sais pas pour vous. Mais ici. Je n’ai qu’une envie. Me fixer. Chez moi. Avec mon clan. Mon chum. Mes enfants. J’ai n’ai qu’une envie. Celle de se retrouver. De me rééquilibrer. Mais.

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Mais.

Décembre. C’est aussi l’appel. De la fête. Qui tempête. Qui ose. Qui s’impose. Des contacts inopinés. Un peu forcés. Difficiles à esquiver. De ceux qui viennent. Nous déranger. On ne peut le nier. Mais de là à l’affirmer. À cheval donné. Le cadeau est parfois empoisonné.

Le clan.

J’aime ma famille. J’aime ceux qui me rappellent d’où je viens. Mais. En décembre. J’ai d’autres besoins. D’autres besoins. Que d’être confrontée. Sur-stimulée. Forcée. En décembre. J’ai besoin d’être réconfortée. Sans rien exiger. J’ai besoin de me ressourcer. D’énergies à puiser. En décembre. J’ai pas envie de m’épuiser. De m’essouffler. Pour une envie. De l’un. De l’autre. Bref. D’autrui.

À bien y penser.

À bien y penser. J’ai besoin de trouver. Un sens. À toutes ces dépenses. De temps. D’énergies. Vitales. D’argent. Durement gagné. À gros prix de sacrifices. Pas toujours assumés. J’ai besoin de me raccrocher. À quelque chose qui vient me parler. J’ai besoin de voir miroiter. Que ce que je suis. Ce que j’ai construit. Assidument. Lourdement. Patiemment. En fait partie. J’ai besoin de me rattacher. À l’essentiel. Dans la continuité.

 

Choisir.

La vie c’est choisir. Construire. Investir. C’est donner. Le meilleur de soi. En espérant qu’il devienne un Moi. C’est maintenir. Une vision d’avenir. Dans un présent exigeant. C’est croire. Qu’avec l’espoir. Demain sera. Tel qu’on souhaitait le voir.

Par la fenêtre.

Par la fenêtre. Je regarde. La nature qui se tord. Un peu. Sous le froid. Qui s’installe. Non sans effroi. Par la fenêtre. Je me remémore. L’appel du dehors. Si insistant. Il y a quelques instants. Je suis une fille d’automne. Une fille de la terre. Qui gronde. Qui donne. De cette terre généreuse. Chaleureuse. L’hiver me fait peur. M’incite à une certaine torpeur. Mon intérieur frissonne. Mon coeur cherche la vie. Qui résonne. Le fourmillement. Tout est en suspend. Je dois apprendre. À laisser-aller. À m’abandonner. Dans la confiance. De la vie. De sa présence.

Choisir.

Choisir. C’est donc aussi être soi. C’est surtout être soi. C’est être. Sans auxiliaire. Sans conditionnel. C’est avoir. Dans un présent. Tout sauf imparfait. Choisir. C’est conjuguer. Avoir et être. Au je. Au me. Et au moi. Pour que le reste suive. Pour que le verbe s’écrive. Choisir. C’est dire. Avec ou sans voix. Ce que nous aimons. Ce que nous voulons. Ce dont nous rêvons.

3.

Jour 3. Le 3 fait le mois. Le 3 fait le Moi. Un petit écureuil. Qui a travaillé fort. Pour accumuler. Pour s’assurer. Pour se rassurer. Qu’une fois le temps froid. Qu’une fois le temps venu. Il ne serait pas pris au dépourvu. C’est un peu nous. C’est beaucoup moi.

Un petit écureuil. Pour vous inviter. À penser. À repenser. À toutes ces festivités. À toutes ces occasions des disperser. Le travail. Si vaillamment réalisé. Un petit écureuil. Pour se rappeler. Que l’essentiel. Est loin de s’accumuler. Que l’essentiel se vit. Grandit. S’inscrit. Dans une vision de vie.

Un petit écureuil. Pour se rappeler l’importance. D’y aller avec prudence. Que la modération. Que l’optimisation. C’est avant tout une question de responsabilisation. Que nous avons le choix. De donner le ton. De donner l’air. À la chanson.

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Doucement.

Je vous invite. À finir dimanche. Doucement. En écoutant. En s’enveloppant. De la Petite fille aux allumettes. Des mots. À savourer. À s’en imprégner. Tous ensemble. En même temps. Simultanément.

 

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Pas de deux

Tempo.

Le tempo est donné. La mesure est lancée. Il n’aura fallu qu’une journée. Qu’une occasion. Insérée. Proposée. Imposée. Un peu. Parce que la vie est ainsi faite. Il faut parfois la brusquer. Pour la ramener. Les mauvais plis sont facilement créés. Je crois que vous le savez.

La danse.

Nous y voilà. Nous y sommes entrés. Dans la danse. Dans la cadence. Sentir le rythme. Qui mijote. Qui concocte. Un changement. Qui s’opère tranquillement. Comme un murmure dans le temps. Comme une brise qui s’entend. À peine. Mais qui est là. Constante. Confiante. Que le mouvement s’inscrit. Sans heurts. Ni bruits.

Hier.

Hier, je vous parlais de lumière. De cette invitation à éclairer le chemin. À éblouir demain. À la lueur de la douceur. De celle qui mène au bonheur. Hier, je vous parlais du présent. De celui qui fuit. Aussi vite que le temps. De celui qu’il faut valoriser à tout moment. Mais, ce présent est passé. La lumière s’est installée. Il ne faut pas en douter. Par l’action. Par l’intention.

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Aujourd’hui.

Mais aujourd’hui apparaît. Il prend le relais. Avec l’insistance. D’imposer sa prévalence. Aujourd’hui s’inscrit. Se définit. S’écrie. Emprunte sa voie. Ou sa voix. C’est selon. À chacun ses démons. Car oui. Ils sont là. Alimentés par la précarité. Par le doute. Qui survient. Ici et là. Sur la route. L’importance de la lumière. De la chaleur. Construire. Avec ardeur.

Aujourd’hui se construit. Des premiers rayons. Jusqu’à la dernière respiration. Il vivra. Il grandira. S’enflammera. Se nourrira. Il gravera sa marque. S’assurera qu’on le remarque. À condition qu’on s’y attaque. Qu’on fasse l’effort. De le prendre. À bras-le-corps.

Ensemble.

Et si on dansait. Ensemble. Et si on valsait. À s’y méprendre. Sur la vie. Qui étourdit. Sur les peurs. Qui engendrent la noirceur. Si on dansait. Ensemble. Dans une nuée. À travers la journée. Mettant le rythme en suspens. Et si on se choisissait. Comme famille. Dans un monde qui grapille. Sans gêne aucune. Ce qui nourrit. Ce qui unit.

Car la famille, ça se construit. Ça se renforcit. À coup de choix. Et d’émois. Car il faut être là. La présence. Ça s’invente pas. Il faut oser se mettre en pause. Obliger le silence. Se permettre. De reprendre son souffle. De s’écouter.

Il faut se donner le droit. De s’arrêter. De se regarder. De se retrouver. De reprendre. Là où on a laissé. Rien ne sert de s’acharner. Il suffit d’un instant. D’un temps. D’un silence. Pour reprendre la danse. Mais. Chaque note a son importance. Chaque soupir est créateur de souvenir.

2.

On est jour deux. Tout est encore possible. Rien n’est déterminé. Le chemin est entamé. Mais à peine. C’est l’ivresse. De l’infini qui se dessine. Et de l’appel de la destination. Vous avez trouvé? Ce à quoi aujourd’hui est destiné?

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Cidre chaud.

Pour réchauffer. Pour apaiser. Pour rassembler. Pour visualiser. Patiemment. La douceur du temps. Qui s’infuse. Qui se charge. Des saveurs. Qu’on lui offre. Avec coeur.

Secret.

Le secret. 10pommes. 1 orange. 1main pleine de canneberges. Du sirop d’érable. C’est selon. Allez-y avec votre besoin de douceur. 1 bâton de cannelle. Pour la force. Une étoile d’anis. Pour le côté festif. Un peu de poussière de muscade. Une trainée de gingembre. Mettez à tremper. Laissez reposer. Avec chaleur. Et douceur. Et partager. C’est le secret.

Tant qu’à y être.

Je vous propose ceci. Comme un éloge. À la lenteur. Au ensemble. À la simplicité. D’être. Comme dessiné. D’un trait. Qui se prolonge. Au fil des jours. Au fil du temps.

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C’est parti!

1er décembre.

Bonjour décembre. Dernier droit. Fin de cycle. En mode préparation. À effectuer un tournant. J’en ai besoin. J’en ai envie. C’est une question de survie. 21 jours. 3 semaines. Pour prendre conscience. Faire le ménage. Trier. Épurer. Nettoyer. Polir. Regarnir.  Laisser le passé passer. Laisser demain entrer. Par la grande porte.

Calendrier.

Le calendrier marque le temps. Le temps qui passe. Le temps qui marque. Le temps qui craque. Le temps qui recolle. Le calendrier de l’avent c’est différent. On ferme le temps. On fait place au suivant. L’annonce du solstice. En guise de prémisses. À travers lui. La lumière rejaillit. Revient à la vie.

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21.

Notre Avent est différent. 21 jours. Parce que c’est la fin. Parce que le cycle automnal y prend fin. Parce que qu’avec l’hiver. Tout est ouvert. Je tiens à refermer. Derrière nous. Le passé. Beau. Comme pas beau. Le présent est le plus important. Donc 21 jours. Remplis d’amour. Remplis de détours. Pour s’assurer. D’avoir vraiment fait le tour. 21 jours. Pour reprendre le rythme. Pour reprendre notre souffle. Les racines confinées. Dans un sol gelé. Ce n’est pas le temps de bouger. Mais de visualiser.

Embarquez-vous?

Embarquez-vous? Avec nous. Le chemin ne sera pas le mien. Vous en ferez ce que vous voulez. Mais si le coeur vous en dit:

  • il y a un dessin à télécharger par ici
  • il y aura des activités au jour le jour ici.
  • il y aura un #yulejourney2017 pour partager
  • Il y a un album Pinterest pour compléter

Que ce soit pour vous inspirer. Pour nous inspirer. Pour nous montrer. Pour participer. On vous souhaite la bienvenue. On est honoré. De vous accueillir. De se laisser envahir. Par l’énergie. Par de l’amour en gros débit.

En venir au fait.

Jour 1. L’avez-vous repéré? En haut. À gauche. De belles bougies. Lumineuses. Chaleureuses. Des flammes. Qui éclairent les âmes. Ça commence bien. Ça éclaire le chemin.

Mettez-y des couleurs. Selon votre humeur. La beauté du papier. Rien n’est fixé. Rien n’est prédéterminé. Tout est dans le laisser-aller. La liberté. Et la possibilité. De se la donner. Prenez-votre élan. Et pourquoi pas le faire avec vos enfants?

Suggestions d’activités.

En ce Yule voyage. Pourquoi pas regarnir les bagages. De nouveaux souvenirs. De pages à parcourir. Alors. Aujourd’hui. Chez nous. Nous allons faire des bougies. Toutes simples. Un peu de cire ici. Quelques mèches par là. Des contenants. Qu’on ne prenait pas. Et le tour est joué. Rien ne sert de courir. Mettre un hold. Mettre un baume. Laisser fondre. Permettre de remodeler. Le passé. L’image est là. Forte. De toutes les possibilités. Qui ne sont pas figées. Que l’on peut réutiliser. Que l’on peut récupérer. Pour s’éclairer. Pour s’allumer. Pour illuminer. Le chemin. Parcouru. Ou inconnu.

À propos.

Nos chandelles. Elles sont de cire. Je tiens à l’écrire. C’est un choix. Parce que la cire contribue. Elle vient assainir. Apaiser. Embaumer. Elle vient purifier. Désencrasser. L’air qui est respiré. C’est un choix. Bien à vous. Mais l’essayer. C’est l’adopter. On en reparlera. En long. En large.

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Mettre des mots.

Et si jamais. Si jamais vous avez le temps. Voici une suggestion de lecture. Comme accompagnement. Comme divertissement. Matière à réflexion. Ce soir nous lirons Le Géant qui vola le Soleil et la LuneParce que les histoires réchauffent le coeur. Enveloppent la vie. Explique l’invisible.

À demain!

 

J’ai compris

Hier.

Hier. Je me rappellerai longtemps de cette journée. Qui n’a pas de date. Une journée plutôt anonyme. Qui restera hier. C’est simple. Mais signifiant. C’est passé. C’est le avant. Le avant aujourd’hui. Qui lui. Est ce qui compte vraiment.

Aujourd’hui.

On s’est levé. Le coeur lourd. Mais pas en miettes. Hier avait recollé les morceaux. Étrangement. Parce que c’est quand même lui. Qui avait tout cassé. Aujourd’hui était plus solide. Encore lourd. Mais plus fort qu’hier. On a compris. Qu’hier ne nous brisera plus. Et c’est en partie grâce à vous.

Tempête.

Je me suis questionnée. Je me suis demandée. Et si j’avais trop parlé. Parlé trop tôt. Trop vite. Emportée par les émotions. Par la peur. Par la stupeur. Par la démesure. Par l’usure. Et si je m’étais prise. À mon propre jeu. En mettant carte sur table. En ouvrant le jeu. Aveuglément. Naïvement.

Puis.

Puis j’ai passé hier en revue. Vous avez été là. Nombreux comme jamais. Par écrit. Des mots forts. Sincères. Vous nous avez touchés. Bouleversés. Vous nous avez tendus la main. Vous nous avez relevés. Le saviez-vous? Merci.

J’écris.

J’ai le tournis. Je suis en fin de session. Mon chum travaille. Comme jamais ça a été le cas. Du moins en décembre. On est choyés. Parfois un peu dépassés. Mais vous avez été là. On n’en revient pas. Alors je prends quelques minute. Pour compléter. Une idée. Maladroitement amenée. Parce que j’étais bouleversée.

L’équipage.

Vous m’avez écrit. Vous me l’avez dit. Qu’on est pas seuls. Qu’on est dans le même bateau. Que vous aussi. Vous vous sentez parfois démunis. Devant la vie. Devant l’infini. Vous nous l’avez dit. Que vous aussi. Vous vous sentez parfois petits. Et c’est ce que l’on a compris. Ce que l’on a ressenti. Un soulagement. Un relent. Une énergie nouvelle. De se savoir compris. De savoir que vous la partagez. Notre réalité.

La pluie.

Mais après la pluie. Après la pluie vient le beau temps. Beau temps quelque peu assombri. Car c’est dur ce que l’on vit. Et nous ne le souhaitons à personne. C’est la dualité pure. L’ambivalence. Entre la force du groupe. Soutenante. Et l’impuissance. De l’injustice. Partagée.

Focus.

Je comprends qu’il faut focusser. Se protéger. Mais surtout se dévoiler. J’ai compris ce que je savais déjà. Ce que j’aurais dû me rappeler. J’ai compris. Que parfois, la pudeur engendre la lenteur. Que l’autre est autre. Et ne peut savoir. Que si on lui permet de voir. Ce qui est notre réalité. Ce que sont nos difficultés.

Alors.

Alors je vous dis merci. Merci de faire partie de nos vies. Merci d’avoir partagé vos réalités. De nous avoir aidés à continuer. Merci d’avoir pris le temps de comprendre. D’avoir fait l’effort nécessaire. Pour nous soutendre. Ne serait-ce qu’un instant. Dans ce qui allait devenir. Un nouveau jour naissant.

Aujourd’hui.

Aujourd’hui, est un autre jour. Tout aussi incertain. Tout aussi perméable. Mais oh! Combien orienté. Dans le sens de la vie. De la vie qu’on voyait prendre le bord. Vous nous avez éclairés. Vous nous avez guidés. Vous nous avez remis en selle. Un à la fois. Et tous ensemble. Je n’oublierai jamais. Au grand jamais.

L’avenir.

L’avenir est là. Assurément. Mais on ne sait comment. Comment il se présentera. Comment il s’annoncera. La bataille est d’aujourd’hui. La bataille fait partie de la vie. On l’accepte. On fait avec. Avec vous. C’est ce qui fait toute la différence. Entre hier. Et aujourd’hui.

Nominations.

Je pourrais nommer des noms. Ce serait long. Mais encore une fois. Merci. Aux amies. Du réel. Et du virtuel. À mon village de mamans. À mon village d’accueil. À mes collègues blogueuses. Qui ont poussé les mots. Au-delà d’un réseau. Merci tout le monde. De nous avoir aider. À retrouver foi. En la vie. En l’humanité.

Nota bene.

On a compris. Qu’on en parle beaucoup en ville. Et peu en campagne. Mais l’accès à la propriété. L’inclusion dans la communauté. L’ouverture à la nouveauté. Ce sont des défis. Rien n’est acquis. Mais la société en ressort grandie. Je vous le garantis.

Mélissa

Excusez-la.

Ceci n’est pas un post.

En fait pas un post standard. Pas le genre que j’écris d’habitude. Et pas le genre que j’écrirai dans l’avenir. Ce blog recense du beau. Ce que j’aime. C’est mon aide-mémoire de bonnes choses. J’y répertorie mes bons coups. Mes coups de coeur. Mes coups de foudre. Tout ce qui rend ma vie si belle. Mais, aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de quelque chose que je voudrais oublier. Le genre de truc qui te donne envie de te pincer. Mais surtout le genre de truc qui fait mal. Parce que c’est le genre de truc qui n’est pas en rêve. C’est dans la belle grosse réalité. Aujourd’hui, je me mets les tripes et le coeur sur l’écran. Parce que j’ai besoin que ce qui se passe soit du passé. Pis parce que je me dis que tu as peut-être une idée. Pis parce que je me dis que je dois pas être la seule à ramer. Suis-je la seule?
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Les cartes sur la table.

J’ai une famille merveilleuse. Un homme que j’aime dans ma vie. Et qui m’aime. Un super papa. On est en santé. On bûche fort. Pour prouver à nos enfants que les rêves peuvent être réalités. Que les passions peuvent être un métier. On fait de l’art. On en mange. On aime ça comme des fous. C’est pas le métier le plus facile. Le plus stable. Le plus réconfortant. C’est un vrai parc de montagnes russes. Toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Certaines plus freakantes que d’autres. On respire. On se soutient. On regarde loin. On s’arrange pour passer au travers. Parce qu’on y croit.

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La table ronde.

On est des êtres de famille. Famille bio. Famille immédiate. Famille élargie. Famille reconstruite. Famille découverte. Trouvée. Nommez-les. On les aime. On aime notre monde. Pis on fait le choix d’être là. Autant qu’on peut. On ouvre notre porte à des gens exceptionnels. On leur ouvre notre coeur aussi. Parce qu’on croît que c’est important. D’être là. Je sais pas ce que vous en pensez…Mais, j’ai tendance à croire qu’on est toujours plus fort ensemble. Que c’est tellement bon de savoir que d’autres sont là. Autant pour célébrer. Que pour nous rattraper. Parce que ça arrive à tout le monde. De chuter.

Une idée d’même.

Pis on a eu une idée d’même. Un peu folle. Mais pas tant que ça. Parce que ça allait de soi. Que c’était dans l’ordre logique des choses. 4 enfants. 2 parents. Quelques animaux. Des amis. De la famille. On a eu envie d’un point de rencontre. D’une convivialité. Créée de toutes pièces. À notre image. Pour nous. Et pour vous. Parce qu’on voulait que vous vous y sentiez bienvenus. Parce qu’on voulait vous avoir avec nous. Plus souvent. Plus longtemps. Parce qu’on voulait que les projets continuent de grandir. Parce que vous êtes vraiment importants.

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On a sauté.

On a essayé de concrétiser. On s’est dit qu’on devrait acheter. On a trouver une belle maison. Qui a le charme d’une petite vieille. Dans une campagne toute simple. Ça c’est compliqué. Parce que pour une caisse on est risqués. On a les moyens. Mais. On n’a pas de payroll. Tsé. Pis ça s’est encore compliqué. Parce que les petites vieilles, c’est pas réconfortant. Du moins pour la bureaucratie. Du moins dans la cas d’une maison. On a décidé d’avancer. Parce que c’est ça la vie. Non? Parce qu’on a pas envie de stagner. C’est humain.

La danse.

Pis la valse a commencé. Je vais vous expliquer la chanson. Juste un peu. Je veux pas vous saouler. Je vous l’ai déjà dit. Je vous aime vraiment! La musique commence avec un courtier hypothécaire. Celui qui te dit. Comment danser. Pis ce que ça te prend. C’est lui qui donne le coup d’envoi. En quelque sorte. Pis là, ça change un peu de tempo. Parce que si t’es comme nous, t’as pas une mine d’or dans ton compte. Pas tout le temps. Disons qu’on a travail saisonnier. Mon chum fait des murales. Pas juste ça. Mais en partie. Pis comme ça sèche pas vite en janvier. Ben c’est un plus tranquille de ce côté. Bref. Revenons à la danse. T’as pas le 20% de ta maison cash dans ton compte. Faque tu changes de cavalier. Pis tu te retrouves au bras de la SCHL. La sacro sainte Société. Celle que tu connaissais pas vraiment avant. Mais t’as pas le choix. C’est elle qui mène. Pis c’est là que ça part en vrille. Pis tu te mets à tourner. Pis tourner. À en avoir le tournis. Un peu la nausée même. Mais c’est elle qui mène. Pis tu perds un peu le contrôle. Pis plus tu perds le contrôle. Plus tu perds de vue d’où tu es parti.

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Sur le banc.

Un moment donné t’en peux plus. Tu as envie de t’écrouler. C’est là qu’on va te mener sur le banc. En marge. C’est là où j’en suis. Je suis sur le banc. Je suis dans ma belle maison de rêve. Depuis plus de 2 mois. Je l’aime. Pis j’ai l’impression qu’elle nous aime par pire. On la cajole. On essaie d’être le plus doux possible avec. Comme on le ferait avec une grand-maman. Ben oui. Elle a des petits bobos. Elle craque par ci. Elle est plus fragile par là. Mais c’est pour ça qu’on est là. J’y crois. Sérieusement.

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Dring!

Pis v’là qu’un beau matin tu te réveilles. Avec une impression de lendemain de veille. Tu sais plus trop quoi faire. Parce que ta maison te coûte moins cher que ton petit 5 1/2. En ville. Où t’as failli y laisser ta peau. Ton coeur. Ta tête. Parce que ta famille revit. Parce que tes enfants s’épanouissent. Parce que ton couple reprend du sens. Parce que tout ce que te glissait entre les doigts s’agglutine. Parce que l’abstrait devient concret. Parce que tes désirs prennent forme. As-tu déjà vu ça de tes yeux du bonheur, toi? Moi, depuis 2 mois j’en vois. Chaque jour. À chaque heure.

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Ventre plein.

Il faut que le répète. Je veux pas me plaindre le ventre plein. La vie me gâte déjà. Mais je suis essoufflée. Essoufflée de me battre. Au quotidien. Je suis déçue d’un système. Qui me dit que je ne peux pas avoir de maison. Mais qui n’a pas de problème à me faire payer un loyer le double. Je ne veux pas me vautrer dans le luxe, là.  Pis c’est pas tout le monde qui serait bien ici. Non plus. Mais je sais qu’on a trouvé notre place. Je sais que j’ai assez de sous. Parce que je la loue. Pas mal plus cher que le prix de l’hypothèque. Mais ça, ça compte pas. Notre désir de revenir en région. En famille. De contribuer. Ça compte pas. Le fait que la ville m’essouffle. M’éteint. Ça compte pas. Ce qui compte, c’est que je suis pas assez standard. C’est beau. Je le sais. Que je suis plus à risque que si j’étais fonctionnaire. Je suis pas totalement dans le champs. Mais maison ou pas. Je dois me loger. Moi et ma famille. C’est une évidence. C’est un besoin premier.

La liste.

Je pourrais le faire. Lister. En détail. Décrire tout le beau. Que cette vie nous apporte. Comment notre chemin de vie s’affirme. Comment il s’éclaire aussi. Parce que marcher dans le noir. Ça fait peur. Mais là n’est pas la question. Ma question est au niveau du futur. De celui des familles. De celui des régions. De celui des villes aussi. Parce que des citoyens heureux. C’est mieux. Parce que c’est de ça dont il est question. De vie en société. De familles impliquées. De parents. Et d’enfants. De possibilités. De libertés. Pas pour partir sur la go. Mais pour grandir. Pour avoir l’énergie d’être. De créer. De développer. De redonner. Parce que je ne suis pas revenue par hasard. Dans ce village où je suis née. Qui n’est pas le plus glamour. Mais qui est cher à mon coeur. Dans ce village que j’aime suffisamment pour vouloir y faire grandir mes enfants. Dans ce village où j’ai envie de rebâtir notre vie. Où j’ai envie de donner. Où j’ai envie de participer.

En somme.

Je suis triste. Vraiment triste. Parce que j’ai le vent dans face. Parce que le brouillard est épais. Parce que je demande pas la lune. Promis. Parce que je travaille fort. Qu’on travaille fort. Parce que le système me draine. Me prend ce qu’il me reste d’énergie. Parce que je veux contribuer. Ici. Parce que. Tout simplement parce que. Pis je me questionne. Sommes-nous les seuls? À ramer. Contre la marée. À avoir tant de difficultés à trouver le courant. À trouver l’horizon vascillant.

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Pis si jamais t’as une idée…ben j’la prend. Parce que c’est à mon tour. De pas trouver. Pis d’avoir besoin d’une méga dose d’amour.

Merci d’avoir lu. Merci d’être là.

Mélissa

Et si le temps prenait son temps

Comment dire.

Il neige. Il fait de plus en plus froid. Le gris s’affadit. Le blanc s’enorgueillit. La nature reprend du poil de la bête. C’est l’annonce du combat. Entre le jour et la nuit. Entre la fête et la retraite. Ce temps où tout déboule. Où la vie se chamboule. Où il faut prendre racine. Pour ne pas perdre pied. Sur un sol gelé.

Il y a.

Il y a Noël. Mais avant. Les fins de session. La frénésie du magasinage. Les vacances imminentes. Les 5 à 7. Les lundis au vendredis. Les emplettes. Les virus par ici. La pression par là. Et tralala.

C’est de valeur.

D’un côté ça coûte cher. Pas juste en valeur. Mais aussi en énergie. L’économie des ressources. Ça commence à la source. Charité bien ordonnée. Il ne faut pas l’oublier. C’est humain d’aimer. Mais c’est une nécessité de se prioriser. Facile à dire. Je le sais.

L’industrie du mini.

Minimalisme. Hygge. Zéro déchet. Ils sont en bonne compagnie. Ce sont tous des beaux concepts. Jusqu’à ce qu’il nous fasse perdre la tête. C’est beau le fait main. Le cozy. Le recyclé. Le récupérer. Mais il faut savoir additionner. À trop en donner on se retrouve dans le rouge. Bien avant le compte de Visa. L’équilibre c’est un peu de ci. Et un peu de ça.

Tirer le bon numéro.

On a choisi. Il y a quelques années. De se réserver. Entre nous. Papa, maman et petits. Une date. Un moment. Chez nous, c’est Yule. Le solstice. Là où la lumière renaît. Là où on voit le chemin reprendre. Le bout du tunnel qui s’annonce. Les possibilités qui germent. Chez nous, c’est le 21. Un temps d’arrêt. Avant les partys de famille. Avant que ça fourmille. Une bouffée d’air. Frais comme le dehors.

Signifier.

C’est le jour signifiant. Celui qui a du sens. Chez nous. Pour nous. Celui qu’on a décidé de désirer. De marquer d’un X. Un trésor à chasser. Un peu à la fois. Celui dont on a tracé le parcours. Avec coeur. Avec amour. Pour eux. Pour être avec eux. Parce que c’est trop facile d’oublier. De passer tout droit. De se laisser entraîner. On voulait du signifiant. On y met du temps.

Avant.

J’aime les rituels. Ces petites routines. Rythmées. Sensées. Magiques. J’aime le fait qu’elles s’imprègnent. Doucement. J’aime leurs incrustations. À coups d’odeurs. De saveurs. De douceurs. Et c’est ce qui nous inspire. Pour créés notre avant. L’Avent qui prend par la main. Qui nous entraîne sur son chemin. Teinté d’hier. Annonciateur de demain. Avec ses surprises.

Cadeau.

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Calendrier de l’Avent 2017 à colorier

Cette année. si le coeur vous en dit. On vous invite dans notre bateau. Ou notre traîneau. À vous de choisir. Peu importe. On vous donne notre calendrier de l’Avent à colorier. 1 coloriage par jour. du 1 au 21. Mais pas seulement ça. Il y aura des recueils d’activités qui suivront. 3 cycles. 3 étapes. Que nous aimerions partager avec vous. Parce que le village est tellement beau. Parce qu’on aimerait partager. Et que vous nous montriez un peu. Juste un peu. De ce que en ferez. Quotidiennement. Hebdomadairement. De façon continue. Ou totalement décousue. On s’en fout. On vous veut juste avec nous. Pour finir l’année. Et pour se préparer à recommencer.

C’est ici. Format standard ou régulier. À imprimer. À votre goût. Faites-nous signe si vous vous lancez.

Crayons à colorier

À vos crayons

 

(J59) Patience et longueur de temps

Contexte.

Les gens du milieu le savent. Le public en a eu vent. Par les médias. Avec ce que ça comporte. Et colporte. Et puis il y a mes collègues. Celles de l’école-maison. Qui sont sur le qui-vive. Comme les gardiennes que nous sommes. Depuis longtemps. Presque toujours. Gardiennes de la liberté de choix. Et éducative. Au nom du respect de l’enfance. De la famille. De l’individualité. Et de son importance dans le groupe. De la richesse qu’elle procure. À la société. Le milieu éducatif québécois est en remodelage. En processus de remodelage.

Terrain glissant.

Le climat est incertain. Le terrain s’effrite. Devant nos yeux. Il faut s’en occuper. On ne peut le nier. Il faut y aller de prudence. Comme toujours. Quand de grands changements sont en jeu. Il faut faire le portrait général. Échafauder des plans. Esquisser des visions. Tenir compte de l’environnement. De la clientèle. Les temps changent. Les gens aussi. Il faut s’adapter. Pour le bien commun. Sans s’oublier. Sans oublier l’individu. Ses besoins. Ses attentes aussi.

Restauration.

C’est un peu dans ce contexte que nous sommes. Dans ce contexte que flotte l’incertitude. Née du dépôt d’un projet de loi. Le projet de loi 144. Mais je le rappelle. C’est un projet. De par son nom. Sa nature. Et son état. Il s’agit d’une entrée en matière. D’un brut. Issu de rencontres. De recherches. De discussions. De constatations. Issu également d’intentions. De visions. De valeurs. Et sûrement de quelques promesses électorales. Faut pas se leurrer non plus. Le temps est au réalisme. Pas à la partisanerie. Et quelque part. Au milieu de tout ça. Pour une raison ou une autre. Il y a la volonté de changer. D’essayer. Et qui dit essai. Dit risques. De gagner. D’échouer. De bouleverser. De surprendre…c’est normal.

Danger.

Il est là le danger. À mon avis. Celui d’être aveuglés. Par la surprise. Ou la peur. Celui qui survient quand on monte aux barricades. Trop rapidement. Mal informés. Mal préparés. Dépourvus des outils nécessaires. Il faut prendre sur soi. Affiner sa stratégie. Avant de s’élancer. Il faut connaître la lutte qui nous attend. Avoir une idée des défis qui sont au-devant de nous. Plutôt que de s’acharner. À s’en épuiser. Dans des combats trop nombreux. Inadéquatement ciblés. Sans en avoir valider la nécessité. Ou la pertinence.

Patience.

C’est ma première arme. Celle qui constitue ma base. Je choisis de prendre le temps. Et je vous invite à me rejoindre. En tout. Ou en partie. Je choisis de prendre le temps d’éduquer. Comme je l’ai fait depuis le début de l’aventure. Parce que c’est important de se connaître. Pour ensuite se reconnaître. Le temps n’est plus à la peur. Il est à l’ouverture. Au dévoilement. À la force d’association. À l’acceptation.

Longueur de temps.

Il faut voir loin. Peu importe notre parcours. Comme dans tout projet d’envergure. C’est d’une société dont il est question. Pas d’une aventure improvisée. Encore moins sans lendemain. Il est question de demain. Et c’est grand demain. Et c’est long. Long longtemps. Alors. Aussi bien prendre son temps.

Évaluer la route

Entrevoir le chemin à parcourir


Prendre son temps.

Je parle de prendre son temps. Pas de le perdre. Pas de le regarder passer. Inerte. Je parle de prendre le temps de sonder le terrain. De planifier la route. De s’informer. De se former. Et aussi prendre le temps. Pour respirer. Se ressourcer. S’enrichir. Intellectuellement. Humainement. Pour grandir. Intérieurement. Et redonner. S’impliquer. Contribuer efficacement. À la cause que nous soutenons.

Vers l’avant.

Elle est là. L’arrivée. Entre temps, je suis en route. Je reste alerte. Attentive. Mais aussi confiante. C’est ce qui me donne l’élan. Pour continuer. À y croire. À voir grand. Et beau. Et loin. J’espère vous croiser sur ma route. Ou même la partager avec vous. Le temps qu’il faut. Le temps que ça durera. Par ci. Par là. J’ai envie de vous connaître. Ça me fait grandir. Inévitablement. Et ça me rend fière. De ce que le groupe auquel je suis associée construit. Chaque jour. 

Mes convictions sont profondes. Mais ouvertes. Elles sont solidement enracinées. Elles soutiennent un sol. Propice à l’érosion. Depuis la nuit des temps. Mes convictions sont celles qui veulent un avenir grand. Pour mes enfants. Pour les vôtres. Et pour les leurs. Pourquoi pas. Mes convictions sont aussi celles qui soutendent mon présent. Un présent que je vois diversifié. Riche. Collaboratif.  Un présent qui nous mènera tous vers un horizon. Un horizon gagnant.

Pour s’informer. Et réfléchir.

Je vous laisse ma liste. De trucs à lire. Ou à relire. À voir. Ou revoir. Pour l’été.Ne vous gênez pas.  Si vous avez des coups de cœur. Des découvertes. Partagez!

Education documentaries on creativity and the future of learning

Waiting for Superman

School of trust

Race to nowhere

Where to invade next (disponible sur Netflix)