(J57) Sauve qui peut

Il était une fois.

Il était une fois une maman. Il était une fois une famille. De trois enfants. Bientôt quatre. Il était une fois un ventre qui grossissait. Un utérus en mode BabyHouse. Il était une fois une petite fille. Curieuse de ce qui se tramait. De ce qui se transformait. Devant elle. Mais derrière des portes closes à la fois. Il était une fois une famille ordinaire. Qui se préparait à l’extraordinaire.

Bedon de laine, bedon rond.

Et puis j’arrondissais. Je devenais de plus en plus évidente. Difficile à manquer. Le projet se concrétisait. Tranquillement. On se préparait. Et on préparait les enfants. On voulait une épopée familiale. Un happy ending à notre image. À l’image de ce vers quoi nos rêves soutendent. Une grande finale. Une grandiose symphonie. Ça aura été autre chose. Mais j’y reviendrai. Sûrement. Quand ce sera le bon moment.

Introduction.

Bref. On jasait. Les enfants posaient des questions. On tentait de les laisser diriger les conversations. Pour répondre à leurs interrogations. Pour apaiser leurs inquiétudes. Pour qu’ils se sentent impliqués. Parce qu’on les voulait ainsi. Impliqués. On les invitait à suivre le parcours. On leur faisait des comptes-rendus. On y allait au gré de leurs envies. Dans le plus grand respect de leurs limites. On les incitait à créer le contact. Avec le futur membre de la famille. Doucement. En lui parlant. Le touchant. L’écoutant.  On entrevoyait un germe de lien. On se délectait de cette naissance qui s’effectuait sous nos yeux. Celle de la fratrie qui nous faisait rêver. On était aux anges.

Bébé de famille.

Puis il y avait Aster. La petite dernière. Sur qui on portait une attention particulière. Parce que fragile comme le verre. À cause d’un sevrage forcé. Imposé. Mais nécessaire. Pour mon équilibre. De femme. De mère. À cause de ce qu’elle est aussi. Tout simplement. On l’entraînait dans l’aventure. Prudemment. Conscients des défis que la situation lui imposait. En lui permettant de rester à l’écart. Au besoin. Et en l’accueillant avec une joie immense. Le reste du temps.

Puis.

Le temps est venu. Pas comme on avait prévu. Pas de la façon qu’on l’aurait voulu. Malgré la visualisation. Malgré les préparatifs. Et tout le cœur qu’on y avait mis. Ainsi va la vie. L’expérience en famille n’aura pas eu lieu. Malgré notre bonne volonté. C’est douloureux. Mais ce fût pour le mieux. C’est ce que la tête finit par comprendre. Pendant que le corps guérit. Et que le cœur se donne du temps. Pour digérer. Cicatriser.

5H48.

Il était 5H48. Quand bébé est arrivé dans mes bras. Quand enfin nos yeux se sont croisés. Dans un fragile équilibre. De douceur et de froideur. Dans une atmosphère à l’image des émotions. Qui nous envahissaient. Nous submergeaient. On aurait voulu que ça se passe en équipe. Que les présentations soient futiles. Superflues. Mais il fallait faire avec ce que la vie nous offrait.

Ciao. Bye.

Quitter. C’est tout ce qu’on voulait. Quitter. Pour rentrer. Se retrouver. À l’endroit où nous nous devions d’être. Entourés de ceux qui nous sont le plus chers. Retrouver la famille. Pour que l’équipe soit complète. Pour s’unir. Dans l’intensité du moment. Après des jours d’incertitude. De déception. Pour reprendre pied. En s’appuyant. Les uns sur les autres.

Toc. Toc. Toc.

6H. Il aura fallu attendre 6H. Une éternité. Dans les circonstances. Puis on l’a eu. Le fameux OK. Timide. Forcé. Hésitant. Mais on l’a eu. On a emmitouflé bébé. On a pris la route. Puis on est arrivés. Soulagés. Essoufflés. Fatigués. Fébriles. Mais heureux. Au travers de tout ça. On était surtout heureux. On a pris soin de cogner à la porte. Comme se doit de faire tout invité. Parce que ultimement. On avait quelqu’un à présenter.

Rencontre.

Et la porte s’est ouverte. Et on est entrés. On a déposé la coquille au sol. Pour faciliter le contact. Hélios s’est approché. A salué bébé. Mais pas d’Aster. Ma petite qui m’avait tant manqué. Elle ne venait pas vers moi. Ni vers le bébé. Qu’elle chérissait. Quelques jours auparavant. À travers moi. Puis je l’ai aperçue. Foncer comme une fusée. Pour aller se cacher.

24H.

Et ce fût ainsi. Durant 24H. 24 longues heures. Où elle s’est retirée. Où elle refusait mon contact. La proximité avec bébé. La nouvelle réalité. Qu’elle se faisait imposer. 24H d’impuissance. À ne pas pouvoir la réconforter. Car après tout. J’étais à l’origine de ce qui la troublait. Ce bébé qui venait tout chambouler. Une longue journée. Où j’ai oscillé. Entre la reconnaissance envers la vie. Pour cet autre miracle de la maternité. Et l’impuissance. Devant ma petite en désarroi. Face à un si grand changement.

brother and sister

Trouver l’équilibre ensemble.

Abracadabra!

Puis tout s’est placé. Comme par magie. En toute simplicité. Il aura fallu une sortie. Puis une entrée en scène. Différente. Où Aster était a l’honneur. Où elle revêtait un nouveau rôle. Il aura fallu qu’elle soit celle qui s’intègre à l’environnement de son nouveau petit frère. Et non le contraire. On aurait pû y penser. Vaut mieux tard que jamais. La suite s’est déroulée plus rondement. On a recommencé à respirer. Graduellement. Et à espérer. Que nos rêves de famille allaient se réaliser.

Retour du balancier.

Les jours se suivent. Les choses se placent. Nous sommes satisfaits. De ce qui a été fait. De comment on l’a fait. Nous somme fiers d’avoir fait confiance à la vie. Mais surtout à nos enfants. De leur avoir fait cadeau du temps qu’ils nécessitaient. D’avoir pris la voie de la patience. Et surtout de la confiance. De la résilience. Il nous reste encore beaucoup  à apprendre. Surtout au niveau de l’équilibre. De l’ensemble. Et des individus qui le composent. C’est un défi de taille. Qui n’a comme égal que le bonheur. D’avoir enfin cette famille. Dont j’ai tant rêvé. Mais on y parvient. En se ressourçant. À travers les enfants. À travers les victoires. En les voyant. S’aimant. S’entraidant. De temps en temps. Entre deux séances de picossage. C’est inévitable.

(🚸) Les voyages forment la jeunesse

« Dans le cadre d’un projet commun initié par Julie (Maman escargot), je me suis jointe à d’autres parents-éducateurs blogueurs afin de témoigner de mon expérience de scolarisation à domicile. Le thème proposé: Ce que la scolarisation à domicile représente pour vous (votre famille, vos enfants), ce que ça vous apporte et comment vous le vivez au quotidien. »

Un jour.

Je ne me souviens pas trop du moment précis. De l’instant où l’idée a germé? Où l’élan de folie a pris forme. J’ai plutôt l’impression que c’était ce qui devait être. L’école-maison ne s’est pas imposée dans notre vie. Elle a été la suite. Logique. De ce qui avait été. Et elle allait teinter ce qui allait s’offrir à nous. Par la suite.

Point de départ.

Si vous nous avez déjà lu vous savez. Vous savez que j’ai eu mon premier fils assez jeune. Je suis devenue adulte en devenant mère. Et nous avons grandi ensemble. Pas à pas. Tour à tour, j’ai enfilé les rôles. Constamment maman. Mais ponctuellement étudiante. Puis travailleuse autonome. Nous nous sommes habitués à une routine à deux. Nous sommes devenus une équipe. Des compagnons de voyage.

Planifier.

Donc. Rien n’a réellement été planifié. Nous sommes partis à l’aventure. Simple de même. Pas toujours en fait. Mais pour commencer du moins. Sans trop savoir où on s’en allait. Ni où ça allait nous conduire. Ni combien de temps on serait sur la route. C’est sûrement dû à la candeur de la jeunesse. Mais ce fut merveilleux.

La route.

Le voyage aura été riche. Ponctué de paysages splendides. De rencontres enrichissantes. D’expériences confrontantes. On aura vécu des moments de doute. D’incertitudes. On aura escaladé des montagnes. Mais on aura tout traversé ensemble. Comme l’équipe que l’on était. Et on en ressort forts. Comme jamais je ne l’aurais cru.

Faut pas se leurrer.

Il y a eu des jours de tempête. Des orages. Et des grands vents. Des moments d’attente. Des impressions d’immobilité. Des ruelles sombres et lugubres. Des douaniers zélés aussi. On en a vu de toutes les couleurs. Mais au final. Ce que j’en retiens. Ce sont les arcs-en-ciel. Qui ont toujours suivis. Juré. Craché.

Terminus.

Ce premier voyage est fini. Du moins presque. Du moins avec moi. Mon fils prend une autre route. Qui lui appartient. Et je sais qu’il saura se repérer. J’ai confiance. Je l’ai vu grandir. Tomber. Se relever. Il ira loin. Aussi loin qu’il le souhaitera. Et j’en suis émue. Et fière. Et un brin nostalgique. Quand je pense école-maison, c’est ce qui me vient en tête. Instantanément.

Tout le monde ne descend pas.

Et nous y voilà. Nous reprenons la route. Avec un nouvel équipage. Cette fois nous sommes deux capitaines. Évidemment, tout est à refaire. Rien n’est acquis. Parce que l’équipe a de nouveaux rêves. D’autres besoins. Elle a ses forces. Et ses faiblesses. Et un vécu. Indépendant. Et collectif. Ce n’est pas négligeable.

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Revenir et repartir

Voir du pays.

Le plus beau dans tout ça. Ce qui fait qu’on a le courage de reprendre la route. Ce qui fait qu’on a l’énergie de s’élancer à nouveau. Dans le vide. C’est…indescriptible. Décevant de même. Je ne saurai jamais ce que l’on serait devenus. L’allure que notre famille aurait prise. Si on avait choisi de vivre autrement. Mais je sais que j’aime ce que nous sommes. Tellement. Et que j’ai envie que l’on continue. De découvrir. De foncer. De vivre. Ensemble. Je veux voir mes enfants se construire. Devenir et être. Ce qu’ils sont réellement. Sans pression. Ni jugement. Parce que je sais aujourd’hui. Je sais que c’est de cette façon qu’ils seront à leur meilleur. Et qu’ils toucheront au bonheur. Et qu’ils auront envie de le partager. Avec d’autres. Inévitablement.

Lever l’ancre.

Nous repartons donc. Sous peu. Vers de nouveaux horizons. Fébriles. Devant l’inconnu. Mais forts. Et confiants. D’être ensemble. C’est le plus beau. Quel chemin prendrons-nous? Je ne sais pas. Pour combien de temps serons-nous du voyage? Je ne sais pas plus. Ce que je sais? Je sais que j’en sortirai grandie. Et que ce sera le cas pour tout le monde. Je sais que le voyage sera une aventure. Marquante. Formatrice. Enrichissante. Pour tous. Jeunes et moins jeunes.

Et.

Avant de mettre le point final. Avant de clore. Laissez-moi vous souhaiter bon voyage. Peu importe votre destination. Peu importe avec qui vous partez. Prenez le temps de le vivre. Et de vous laisser imprégner. Et si l’école-maison vous interpelle. Si vos pas vous y mènent. Préparez-vous à vivre. De grandes émotions. De grandes réalisations.

(J56) Mea Culpa

Contexte.

Juste pour vous situer. Parce que c’est là que j’en suis rendue. À la presque fin. Ou au presque début. Je ne saurais trop vers lequel pencher. Bref, 39-2 semaines dans la bedaine. Avec ce que ça entraîne. De bouleversements. Physiques. Hormonaux. De doutes. De questionnements. D’impatience. Et, disons le. De sérénité aussi. Quand même!

Le début de la fin.

C’est à peu près là. Où je me situe. Parce que cette grossesse tire à sa fin. Mais également parce que ce sera la dernière. Ne vous détrompez pas. Le deuil est assumé. Et serein. J’ai l’impression d’avoir donné le meilleur de moi-même. Du moins de ce côté. J’ai l’impression aussi d’y avoir vécu ce que j’avais à y vivre. J’en ai profité. Pour grandir. Pour aimer. Pour m’apprivoiser. Pour découvrir. Pour me découvrir. Pour me situer. Et me projeter aussi. Bref, je crois vraiment en avoir retirer énormément. Mais ce temps est maintenant presque chose du passé. Après 4 grossesses. Je me sens extrêmement choyée.

Nouveau chapitre.

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Je n’ose même pas penser aux nombre de chapitres qu’il a conclus. Aux nombres de pages tournées. Mon arrière-grand-père avec les plus jeunes des 4 générations qui l’ont suivi.

En même temps. C’est un peu bouleversant. Ça signifie tourner une page. Et en démarrer une autre. Bien entendu. Une autre page encore vierge. Et même si l’appel se fait sentir. Je suis encore hésitante. Ou peut-être que je suis plus consciente. Tout simplement. Il faut dire que le dernier chapitre représente toute ma vie d’adulte. Jusqu’à  aujourd’hui. 17 ans de vie. C’est pas rien. Je sais désormais que le prochain chapitre verra rapidement mon premier bébé devenir adulte. À son tour. C’est un chapitre annonciateur de nouveaux cycles. Ça fait un peu peur tout ça.

J’y pense.

Quand j’y pense, j’ai le vertige. Tout se bouscule. Tout s’emmêle. S’embrouille. Par ici. Par là. Bref, j’entrevois les grandes lignes. Et c’est enivrant. Et inconfortant. Je me demande parfois si je suis la seule à vivre autant de dualités.

Je n’ai pas peur du quotidien. De relever des défis. De foncer vers de l’inconnu. Ce n’est pas ça. C’est autre chose. Difficile à décrire. À écrire. De l’ordre du ressenti. De l’intangible. L’impression d’être sur la corde raide. Surplombant la frontière entre l’espoir. Et la fatalité. En souhaitant ardemment garder confiance. Et surtout en ne voulant pas se faire tester par la vie. C’est probablement un peu hormonal. Mais peu importe. Il faut que l’avancée se poursuive. À une bonne cadence. De façon régulière. Car c’est le meilleur moyen de garder le cap. Et de maintenir l’équilibre.

Constat.

Outre les doutes. Outre les questionnements. Clore un chapitre entraîne son lot de constats. Inévitablement. Des mises au point. Nécessaires. Plus souvent qu’autrement. Et dans l’ensemble, je suis assez fière. Du chemin parcouru. Des obstacles surmontés. De la confiance acquise. Mais il y a place à l’amélioration. J’en conviens. Pour la suite. J’espère avant tout être à la hauteur. De quoi? On verra bien ce que la vie proposera. Mais en attendant. Je tente de prendre du recul. De voir le portrait dans l’ensemble. Sans filtre. Ni recadrage. La vie ce n’est pas Instagram. Il ne faut pas l’oublier.

Effort soutenu.

Le quotidien est la chose la plus exigeante du monde. Du moins, pour moi. C’est aller rêver sur Pinterest de la parfaite cuisine organisée. Se retrouver dans la sienne après le passage de 3 enfants éternellement affamés. Et se dire qu’on aurait dû lâcher l’écran bien avant. Si vous saviez tout ce qui se produit dans notre cuisine en 10 minutes! C’est monter un projet scolaire étoffé. Sur un sujet qui passionne notre enfant. Et le voir s’en désintéresser. Au moment où. On s’apprête à lui présenter. Et tout recommencer. C’est se lever à 4:30AM. Pour essayer de passer un peu de temps avec son chum. Et pour travailler un peu. Et déclencher le détecteur de fumée en se faisant un café. Misère! Et c’est aussi tout ce qui tourne autour de nous. Tous ces satellites qui influencent notre vie. Directement ou indirectement. C’est gens qu’on aime et qui vieillissent. Ou sont malades. Ou tristes. À qui ont fait une place dans notre vie. Avec tout notre cœur. Et les meilleures intentions du monde. Même si ça bouleverse les plans.

Mea Culpa. Je ne suis pas la plus organisée. Ne vous détrompez pas. Je suis pleine de bonne volonté. Mais ciel que je trouve ça difficile. De tout coordonner. De tout conjuguer. D’insérer l’imprévisible dans la routine. Je voudrais prendre soin de moi, des enfants, de mon couple, des animaux et de la maison. Avoir plus de temps à investir sur ma carrière et faire plus d’activités avec les enfants. En famille. Je voudrais que mes enfants se réveillent chaque matin à l’odeur du pain frais et passer des heures à leur lire des histoires chaque soir. Mais il faut apprendre à laisser-aller. Un peu. Ici et là. Pour qu’à la fin on sente un équilibre. Individuel. Et familial. Du moins momentanément. Car. Entre vous et moi. La culpabilité ne fait pas avancer. Malheureusement.

Focus.

C’est un peu aussi la raison de ce blog. Qui va. Par ci par là. Dans les différentes sphères de notre vie. Sans s’attarder. Plutôt en survolant ce qui nous tient à cœur. En répertoriant ce que nous aimons par-dessus tout. En concrétisant ce qui nous rend le plus heureux. Le plus fiers. Et ce qui fait de nous qui nous sommes. À travers le temps. C’est un peu notre Vision Board familial. Intemporel. Avec beaucoup de mots. C’est ce qui nous donne la force de patienter. Quand on a l’impression que la vie nous maintient. Immobiles. Et celui qui nous redonne l’énergie d’avancer. Quand les obstacles se dressent.

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Un clin d’oeil à mon grand. Celui avec qui tout a commencé. Celui avec qui je suis devenue adulte. Celui avec qui j’ai bravé vents et marées. Celui qui s’apprête, aujourd’hui, à devenir adulte. À son tour.

J’imagine.

J’imagine que c’est ça la vie. Regarder devant. Avoir un peu peur. Avancer quand même. Que les pas soient hésitants. Ou assurés. Juste garder le cap. Par espoir. Par curiosité. Par volonté d’aller plus loin. De risquer.

J’imagine que c’est ça la vie. Changer de trajet. Et accepter que d’autres prennent un autre tracé.

J’imagine que c’est aussi ça la vie. Prendre de l’expérience. Gagner en assurance. Devenir plus téméraire. Ou simplement plus confiant.

En fait. J’imagine que la vie est bien plus le résultat de ce que l’on est. Et des traces que nos pas auront laissées. Que de ce que nous ne sommes pas. En fait. Je l’espère.

(J55) La part des choses

Nous.

Nous sommes 6. Enfin. Presque. Dans les faits nous le serons vraiment d’ici quelques semaines. Mais pour les besoins de la cause, je dirai que nous sommes 6. Vous comprendrez rapidement pourquoi.

Le tribu.

Je disais donc. Nous sommes une famille de 6. 4 enfants entre 0 et 16 ans. Et deux parents évidemment. Travailleurs autonomes. Travailleurs culturels de sûrcroit. Ça fait qu’on prend de la place. Ça fait de nous ce que certains appellent une famille nombreuse. Ce que d’autres appellent des courageux. Ou encore des irresponsables. À chacun ses critères. À chacun sa vision. J’ai rien à redire là-dessus.

À la loupe.

Là où je veux vraiment en venir. Ce que j’ai envie de mettre en lumière. Ce qui occupe mon esprit depuis un certain temps. J’ai envie d’attirer votre attention sur une partie bien précise de notre réalité. Qui s’est transformée en objectif. Ou en processus. Ou en cheminement. Peu importe.

Tirer partie.

En tant que famille nombreuse, nous consommons. C’est évident. Nous répondons aux besoins de chacun. Et à certaines de leurs envies aussi. Parce que ça aussi ça compte. Mais nous nous engageons à le faire plus intelligemment chaque jour. À tout le moins, nous essayons.

Éduquer.

Nous avons choisi de voir la vie comme une occasion d’apprentissage. Et d’éducation. Nous avons fait le pari de prêcher par l’exemple. En espérant que le message se rende. Principalement à nos enfants. Nous avons voulu leur démontrer qu’ils ont un pouvoir. Qu’ils sont en mesure de s’exprimer. D’émettre des opinions. À travers chacune de leurs actions. Que leur rôle dans la société commence là. Car cette société, on veut la voir s’épanouir. S’adapter. S’enrichir. Car c’est assurément le leg le plus précieux que nous aurons à leur léguer.

Au-delà.

Nous avons voulu faire le pari que notre pouvoir va au-delà de l’argent. Au-delà d’un vote aux 4 ans. Au-delà de manifestations anonymes. Au-delà de pétitions. Nous avons choisi d’utiliser notre pouvoir de consommateurs. Car nous le trouvions significatif. Et plus que pertinent. Dans une société où la politique nous semble si inaccessible. Et où l’économie est souvent incertaine. Voire chambranlante.

Pas le choix.

Nous n’avons pas le choix. Nous devons manger. Se loger. Se vêtir. C’est un minimum. Alors nous avons fait le pari d’en tirer parti. Comment? Voici quelques exemples. SI vous voulez emboîter le pas, passez par ici!

Alimentation.

  • En achetant local. Le plus possible de saison. En favorisant les producteurs à petite échelle. Qui ont misé sur des cultures diversifiées. Qui prennent soin de leur terre comme d’un trésor. Plutôt que de l’exploiter. Gens de Québec, vous connaissez le Marché de proximité?
  • En s’engageant envers un producteur à l’avance. De façon à minimiser son endettement. À lui offrir un revenu garanti. À nous permettre un contact de qualité avec lui. Disponible sur Ma Ferme ou Équiterre.
  • En priorisant les aliments biologiques et équitables. Pour notre santé. Et celle de la Terre. Et des travailleurs.
  • En minimisant les produits d’importation. Car le transport de tout ça entraîne lui aussi son lot de conséquences.
  • En diminuant notre quantité de viande. Car c’est énergivore la production animale. Lisez ça!
  • En optant pour des solutions d’achat en grosses quantités ou carrément zéro déchet. Comme proposée par Nous Rire ou Prana.
  • En cultivant. En cuisinant. En transformant les surplus.

Acheter sans emballage

Vêtements.

  • En achetant le minimum. Ça évite les piles de lessive à n’en plus finir. Et ça prend moins de place dans les tiroirs. On mise sur la qualité. Et la neutralité. Surtout pour les petits qui grandissent vite.
  • En ciblant des entreprises et des artisants locaux. On a alors plus de chances que ce soit adapté à notre réalité. Vous savez, l’hiver québécois! Même chose pour les jouets, en passant.
  • En priorisant les fibres végétales biologiques. Par soucis pour la terre. Les travailleurs. Et notre peau.
  • En visant la qualité comme objectif premier. Ce sera plus cher. Je vous l’assure. Mais je préfère payer une fois plutôt que deux. Ou trois.
  • En n’oubliant pas de visiter les frippes. Ou de faire des échanges entre amis. Et de donner ce qui ne fait plus.
  • En utilisant des couches lavables. Il y en a des bios. Faites au Québec. Pour tous les goût. Au moins quand vous êtes à la maison. C’est meilleur pour la peau de bébé. Pour la planète. Et pour le porte-feuille.

Logement.

  • En minimisant notre consommation énergétique. Ici, on a dit adieu à la sécheuse. Et le lave-vaisselle devrait suivre. Bientôt.
  • En fabricant ses propres produits nettoyants. C’est plus souvent qu’autrement vraiment simple.
  • En minimisant ce que l’on possède. C’est pas facile dans notre cas. On y va une étape à la fois.
  • En diminuant sa quantité de déchets. Par le recyclage. Le compostage. L’achat responsable. En évitant le gaspillage.
  • En recherchant les opportunités coopératives. Où l’individu membre à plus d’influence.

Autres.

  • En prévoyant. Transport. Vacances. Tout peut être fait de façon plus sensée. Et sensible. Il y a toujours place à l’amélioration. J’en suis convaincue.
  • En éduquant. Lire des étiquettes, c’est un investissement. S’impliquer, c’est prendre concsience d’une réalité qui est celle d’un autre. Tout ça fait de nous de meilleurs citoyens. Plus emphatiques. Mieux engagés.
  • En priorisant la santé. C’est pas mal plus simple qu’on pourrait le croire. Pas mal plus accessible que les promesses retrouvées sur les flacons de pharmacie.

Ça commence tôt.

Nos choix de vie s’articulent donc à partir de la base. Des essentiels. Auquel s’ajoute le travail. C’est notre réalité de travailleurs autonomes. De travailleurs culturels. Mais ça. C’est une autre histoire. Tout c’est choix ont des coûts. Tantôt en argent. Tantôt en temps. Parfois on économise. Mais toujours on investit. C’est ça la magie.

Petit train.

C’est tout une entreprise. Ce sont des changements qui s’effectuent dans le long terme. Au fil des prises de conscience. Des découvertes. Cette responsabilisation individuelle et familiale s’articule lentement. S’insère graduellement dans une société. Elle aussi en mouvance. En changement. Écologiques. Politiques. Économiques. Sociologiques.

Parallèlement aux prises de conscience, il faut apprendre à faire. Se donner des chances. Découvrir comment faire plus simple. Parce que la vie est déjà assez compliquée. Déjà assez occupée. Il faut accepter de mettre certaines choses de côté. Pour avoir le bonheur de faire des découvertes insoupçonnées.

Au final.

Nous sommes fiers. De ce que nous sommes. En tant qu’individus. En tant que famille. Je suis fière de voir mes enfants grandir avec cette réalité. Cette conscience de l’autre. Et de demain. Est-ce que tous ces beaux concepts ont de mauvais côtés? Malheureusement oui. Est-ce que certains sacrifices me font un peu mal parfois? Assurément. Parce que je rêve de plus. Plus de simplicité. Plus de calme. Plus d’autosuffisance. Parce que j’ai parfois l’impression d’être au mauvais endroit. Mais c’est alors que je me retourne. Que je vois mes enfants. Curieux. Impliqués. Et tellement plus conscients que je l’étais. À leur âge. Et bien plus tard. Et je reprends espoir. Et je reprends mon souffle.

 Je vous laisse avec ce que Papa Bee pense de Maman Bee. 😉

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB


 

(J54) Planifier une année d’école-maison (3)

Dernier droit.

On a étudié nos enfants. On a analysé une série d’opportunités. Farfouiller dans le monde des pédagogies. Standards ou alternatives. Survoler les philosophies d’apprentissage. On a commencé à tisser des liens. À faire des connections. Entre nos enfants. Leurs besoins d’apprentissage et d’épanouissement. Et ce qui leur permettra d’optimiser leur expérience. Et la nôtre.

Dissection.

Selon ce sur quoi nos choix ce sont posés. Selon ce qui nous a interpellé. Nous sommes en mesure d’établir des listes. D’objectifs à atteindre. De sujet à travailler. De matériel à se procurer. Dans le fond, nous sommes en mesure de fixer nos incontournables. D’un point de vue étudiant. Et parent-accompagnant.

Avec tout ça en main on peut avancer encore un peu. Je vous propose de définir votre calendrier. Un calendrier scolaire. Si on veut. Ou plus des balises temporelles. Qui seront d’une aide portante quand viendra le temps de diviser la matière à voir. De prévoir des vacances. De planifier des sorties. Et par la suite. Un horaire hebdomaire. Puis quotidien. Il n’est pas question ici de vous emprisonner. Mais plutôt d’avoir un élément de référence.

Grand deviendra petit.

Je commence par établir mon calendrier annuel. Je détermine ma date de départ. Et ma date de fin. Les périodes de congé. Et leur répartition. Un peu comme ceci.

Année scolaire 2017-2018

Du septembre 2017 au 15 juin 2018

Bloc 1: du 11 au 29 septembre 2017

Bloc 2: du 09 au 27 octobre 2017

Bloc 3: du 06 au 24 novembre 2017

Bloc 4: du 04 au 22 décembre 2017

Vacances de Noël: du 23 décembre 2017 au 08 janvier 2018

calendar, calendrier

calendrier 2017-2018


Et ainsi de suite. Je crois que vous comprenez assez bien le principe. Je poursuis avec ma planification hebdomadaire. Comme vous avez constaté. Chaque bloc comprend 3 semaines de travail. Et une semaine de relâche. Ou de congé. Appelez ça comme bon vous semble. Voici le descriptif d’une semaine.

Chaque semaine de travail est répartie comme suit:

Du lundi au vendredi. Le mercredi étant une demie-journée de travail.

18 périodes de 30 minutes. Soit 4 par jour. Sauf le mercredi où il n’y en a que 2.

Pour un total de 9 heures de travail par semaine.

Et finalement,la planification de mon horaire quotidien. Pas de stress. On se donne le droit de le modifier. De le moduler. De l’ajuster. En temps et lieu. L’objectif premier est le bonheur de tout le monde. Alors comme je disais, 4 périodes par jour les lundis, mardis, jeudis et vendredis. 2 le mercredi. Et elles seront réservées aux projets. Et chaque projet est conçu pour être complété en 6 heures. Petit calcul rapide. 5 projets dans l’année entière.

2 périodes en avant-midi. Et deux en après-midi. Pour les journées complètes. Ne reste qu’à distribuer mes matières. Selon la philosophie éducative choisie. Ou les philosophies. Car tout est possible. Dans notre cas on pige ici et là. Pour le moment, notre école-maison est constituée d’éducation classique, de Charlotte Mason et de pédagogie par projet. Surtout. Disons qu’elles sont nos fondations.

Les matières que nous avons choisies pour la dernière année de préscolaire de notre fils sont les suivantes:

  • Français
  • Mathématiques
  • Anglais
  • Histoire / Géographie
  • Sciences / Étude de la nature
  • Arts
  • Musique
  • Religion / philosophie

Et nous les répartissons comme ceci. Encore une fois. Je vous donne des exemples. Mettez-y du vôtre. Faites-le à votre image.

schedule, horaire

Horaire hebdomadaire, préscolaire 2


Matières premières.

Les plans sont échafaudés. Il est temps de choisir avec quoi on va travailler. Vous pouvez vous informer à des gens. Si vous suivez le programme du minisère, demandez à votre école ressource . De même si vous avez un projet de courte durée. Vous aurez une idée de ce à quoi votre enfant devra s’attendre au retour. Sinon, une bonne façon de débuter vos recherches est d’aller à la rencontre de gens qui ont les mêmes valeurs que vous. En personne. Via des groupes Facebook. Des forums. Des sites dédiés à des philosophies éducatives. Comme ceux mentionnés dans mon 2e post sur le sujet.

Et. Parce que je ne vous laisserai pas partir comme ça évidemment. Vous pouvez visiter les maisons d’éditions en ligne. Des magazines sur le sujet. Ou encore certains libraires. Profiter des aperçus. Avant de faire des choix. En voici quelques-uns:

Et si vous recherchez des ressources en ligne. Ou en téléchargement. En voici quelques-unes. Tous niveaux confondus. Je ne les ai pas toutes testées. Certaines sont mes coups de cœur. D’autres sont laissées à votre bon jugement.

Soyez sages. On a souvent tendance à vouloir tout prendre. Surtout au début. Prenez votre temps. Cherchez conseils et suggestions. Et gardez en tête que ce seront des outils de travail. Qu’ils doivent convenir à l’apprenant. Et qu’ils doivent donner envie de travailler. À tout le monde. Certains ont des corrigés d’autres pas. Certains sont illustrés. Ou encore en couleur. Bref, il y en a pour tous les goûts.

Il y en a beaucoup en anglais. C’est la réalité de l’école-maison. Vous pouvez traduire. Ou vous en servir comme prétexte à l’apprentissage de l’anglais intensif. J’ai volontairement omis plusieurs sites d’intérêt pour alléger le tout. Gardez en tête les sites reliés aux  chaînes de télé spécialisées. Aux magazines. Aux gouvernements et à leurs ministères. Aux organismes humanitaires. Aux musées. Aux bibliothèques. Au top 100 de Cathy Duffy. Et tout ce qui peut vous passer par la tête. Ou presque.

Admirer.

Voilà venu le moment. Celui où tout le temps passé à observer prend forme. Où la réflexion s’articule de façon plus concrète. Celui où le fruit de vos efforts devient tangible. C’est ici le corps du projet. La façon dont je procède quand j’utilise du matériel pédagogique de type livre ou cahier.

  • Je place toutes mes matières dans un ordre qui me convient.
  • Je titre de façon précise.
  • J’inscris le nom de mon document de travail principal.
  • Je dresse la liste des principaux thèmes à l’étude.
  • Je définis les objectifs intermédiaires.
  • Je cite quelques exemples de moyens utilisés pour y parvenir.
plan prescolaire, preschool plan

Exemple de planification préscolaire

elementary plan, planification primaire

Exemple de planification scolaire au primaire

Je devais vous donner un exemple de ma planification lors de projet. Je vous reviendrai là-dessus. Il y a trop à dire. Finalement. Et je déteste les trucs bâclés. Tant qu’à faire. Allons-y avec la totale.

D’où est-ce que ça sort.

À la fin de mon plan de scolarisation, j’y vais en détail. Je fais des listes exhaustives de ce qui est prévu comme matériel. Autant les livres que les cahiers. Autant les sites internet que les logiciels. Ou les applications. Sans oublier les lectures obligatoires. Les films. Les documentaires. En fait, tous mes supports sont listés, par matière. Ma façon de procéder:

Titre, auteur, maison d’éditions ou boîte de production, éditions, année, ISBN ou numéro d’identification.

Pis, la socialisation?

Je dresse une liste d’activités significatives. Des voyages. Des sorties. Des activités. Cela permet aux évaluateurs de mieux connaître l’enfant. De mieux cerner les valeurs familiales. D’avoir un aperçu de la dynamique éducative. De comprendre certains objectifs. C’est certain que la socialisation se fait chaque jour. Mais je m’en tiens aux événements marquants. Je ne vois pas l’utilité de citer que mon enfants fait les courses avec moi. Tous les enfants peuvent faire ça. Je m’assure de décrire la socialisation dans une perspective d’expérience formatrice. Éducative. De prendre la tangente de l’épanouissement. Et du développement personnel.

Projection.

On se retrouve donc la semaine prochaine. Avec le montage d’une planification d’un projet. Dans le détail.

(J56) Mes 10 indispensables de future maman

Toujours à refaire.

T’as beau pas en être au premier. T’as beau avoir passé par là. Il n’y a pas 2 grossesses pareilles. Pas de répit. Pas le temps de t’asseoir sur tes lauriers. En te disant que tu sais ce qui s’en vient. Tu peux te servir des expériences passées. Comme élan. Ou comme point d’ancrage. Mais de là à simplement répéter. Il y a peu de chance que ça marche.

Kit de survie.

J’ai pas eu des grossesses très compliquées. J’ai vu pire. Disons-le comme ça. Mais entre mes deux premières et mes deux dernières, il y a eu un monde. J’ai découvert les nausées. Le nerf sciatique coincé. J’ai pris un peu plus de poids aussi. J’ai persévéré dans l’allaitement. J’ai été jusqu’au tandem. En étant pas assez préparée. Probablement. Et en oubliant de m’écouter. Surtout.

Last round.

Pour mon dernier round, j’ai pris les devants. Je me suis fait un kit de survie. J’ai rapatrié mes essentiels. Rien de bien compliqué. Juste le nécessaire. Pour me permettre le plus de confort possible. Avec le moins de chichi possible. Je vous laisse mon top 10. Dans un désordre qui est tout moi. Ne tenez donc pas compte de l’ordre de présentation.

1. Ma sage-femme.

Ne montez pas aux barricades. Si vous aimez votre médecin, j’ai rien contre. Ce que j’entends par ici, c’est que je me suis hâtée de m’inscrire. Pour avoir un suivi comme je le souhaitais. Pour avoir toutes les chances possibles d’être dans cette bulle de confort dont elle est génératrice. C’est primordial. Cette complicité avec son spécialiste de la santé. Dans un moment charnière comme la grossesse. Où tellement de données entre en ligne de compte. Et dans le cas notre famille. Où il y a plusieurs personnes impliquées. Ce qui n’est pas à négliger.

2. Du linge mou.

Je ne suis pas une adepte du magasinage. J’aime pas ça. Tout simplement. J’ai aucun intérêt dans tout ce qui touche le vêtement en général. Et encore moins en ce qui concerne un vêtement que j’aurai pas le temps d’user. Comme c’est la dernière fois j’ai choisi de miser sur le linge mou. Je n’aurai donc pas été la maman la plus coquette. Ni la plus tendance. Mais j’aurai été tellement confortable.

3. Mes suppléments alimentaires.

Ces indispensables sont venus avec la découverte des nausées. Et aussi un peu de l’allaitement en simultané. L’énergie que me demandait ma fille par ses boires fréquents. De jour comme de nuit. Jumelé à la difficulté que j’avais à manger. Et je ne parle même pas de repas équilibrés.

  • De la chlorophylle. Pour prévenir l’anémie. Pour son pouvoir énergisant. Ses propriétés antioxydantes. Si vous voulez essayer, commencez doucement. Surtout en début de grossesse.
  • Du magnésium. Pour m’assurer que le bébé reçoit une bonne quantité de nutriments. Parce que ça favorise le sommeil. Pour son action sur la création et la regénérescence des tissus.
  • Une multivitamine prénatale. Mon choix s’est tourné vers la compagnie New Chapters. Elle est pas donnée. Ni remboursée par le régime publique. Mais elle me va bien. Ne me cause aucun inconfort. Convient aux végétariens. Je ne suis pas la posologie à la lettre. Je me fie à ce que j’ai mangé. Et à comment je me sens. Faut bien que ça serve à quelque chose l’instinct maternel.
  • Et de la mélasse verte. Pour un boost de fer. Une fois de temps à autre.

4. Ma tisane de future maman,

Je me suis concoctée un mélange. En grande quantité. Et facile à refaire. Ça ne me prend que quelques secondes. Il se prend chaud. Ou froid.

pregnancy herbal teaTisane de future maman

4 parts de feuilles de framboisier séchées

2 parts de feuilles d’ortie séchées

1 part d’avoine séchée

1 part de cataire séchée

J’utilise 5 ml de mélange par tasse d’eau chaude.

Infusez 10 à 15 min.

Mettez-y du miel si vous le souhaitez.

J’en prends tout au long de la grossesse. En augmentant graduellement la dose. Pour faire simple: un nombre de tasses équivalent au trimestre. Donc, 3e trimestre 3 tasses. Quand j’outrepasse la date fatidique j’en prends jusqu’à 1 litre par jour.

Sans s’aventurer dans un dédale d’herboriste, voici les raisons de la présence de chacune des plantes. Si vous avez une grossesse à risque, informez-vous!

  • Le framboisier. Le grand classique de la grossesse. Et qui gagnerait à être mieux connu. Et plus utilisé. C’est un régulateur hormonal.  Riche en vitamines A, B complexe, C et D. Tonifiant utérin efficace. Il ne déclenchera pas l’accouchement. Ne vous promettra pas un accouchement rapide. Ou facile. Ou sans douleur. Peut être utile dans la gestion des nausées.
  • L’ortie. Pour sa teneur élevée en fer. Et son aspect nourrissant. Elle a aussi dès propriété de tonifiant utérin. Combiner avec le framboisier elle facilite l’élimination. Au revoir constipation encombrante.
  • L’avoine. Pour fortifier le système nerveux. Alcaliniser le corps. Et déminéraliser.
  • La cataire. Parce que j’ai une amie nommée insomnie. Et qu’elle est plus présente quand je suis enceinte. C’est donc une aide à dormir. Ou à dormir plus paisiblement. De plus elle aide à libérer le foie en temps de maladie. Quand tout le reste n’a pas réussi à protéger des envahisseurs. Son côté calmant m’a également soulagé d’un retour d’extra cystoles. Merci!

5. Mon régime d’hygiène dentaire.

J’ai les gencives fragiles. Enceinte c’est pire. J’ai pas le choix. Il faut que j’y mette de la constance. Et du temps. Je poursuis donc ma routine. En omettant l’extrait de pépins de pamplemousse. En mettant de l’huile essentielle de tea tree dans le dentifrice. Et en évitant tout relâchement. Tant que faire ce peut. On n’est pas des machines.

6. Des fermentations.

En début de grossesse. Avec les nausées. C’est à peu près tout ce qui m’est agréable de manger. De plus, ils sont une riche source de probiotiques. Sont bénéfiques pour soutenir mon système immunitaire. Qui est fragilisé par mon état. Et sollicité par le fait qu’on a de petits enfants qui attrapent petits microbes par-ci. Petits virus par-là. Pour les curieux qui voudraient s’initier. Un petit livre superbe. Mes chouchous:

  • Yogourt
  • Kéfir
  • Kombucha
  • Switchel
  • Kimchi, kimchou. C’est selon.
  • Choucroute
  • Miso

Et quelques semaines avant le test de strepB, je fais une cure plus soutenue. Avec un supplément.

7. Des sels d’Epsom.

Une fois par semaine. Parfois deux. J’en verse une grosse poignée un bain chaud. Probablement que les grossesses d’hiver y sont pour quelque chose. C’est génial pour les courbatures. Je dois vieillir. Mais également pour favoriser un sommeil réparateur. Si vous souffrez de crampes. Tentez le coup. Et remercier le merveilleux magnésium!

8. Aromathérapie.

J’ai un odorat très fin. Enceinte c’est presque dérangeant. Je dois faire un effort pour éviter les odeurs fortes. Ou synthétiques. Ou juste dérangeantes. J’ai de la misère moi avec les fragrances de coton frais. Ou de pluies printanières. Alors tout y passe. Du savon à vaisselle au nettoyant à planchers. En passant par les odeurs de frigo. Ou tout se mélange. Pas toujours harmonieusement.

D’un autre côté, j’en profite. Je diffuse des huiles essentielles. Un peu. Partout. En m’informant. Évidemment. En m’assurant de leur qualité. Laine feutrée. Billes d’argile. Diffuseur. Spray. Produits d’entretien ménagers. Ou carrément une goutte sur mes vêtements. Quand la sortie le demande.

9. Le ballon.

Parce que vient un temps ou je cherche mon confort. Désespérément. Et que le ballon me l’offre. Je m’en sers comme fauteuil. Il m’aide à étirer les muscles de mes hanches. À soulager la tension dans mon dos. Et certains disent qu’il permet au bébé en postérieur de se retourner. Bon…ce serait probablment trop demander. Après trois naissance en postérieur. Mais je rêve. Ça fait de mal à personne. Hein!?

10. Mon écharpe de support.

Depuis le début de cette 4e grossesse, je me sens lourde. Comme si mon corps avait décidé qu’il avait assez donné. C’est pas si terrible au début. Plus inconfortable qu’autre chose. Mais quand la fin se pointe le bout du nez. Ouf! C’est pas tous les jours facile. Selon les tâches quotidiennes. Les enfants qui veulent aussi être portés. Ou tout autre éléments qui rend le quotidien unique. Et imprévisible.

Encore une fois, je n’ai pas fait de folles dépenses. Seulement une longue écharpe que je noue. Sur et sous le bedon. Question de lui démontrer un peu d’empathie. Et de le remercier. De son dévouement. Présent et passé.

(J53) Planifier une année d’école-maison (2)

Les présentations.

On a passé du temps à observer nos enfants. À essayer de les voir sous un nouvel angle. Pas si nouveau. Mais quand même. Avec peut-être aussi un objectif autre. Autre que celui du parent. Plutôt avec celui du parent-éducateur. Certains diront qu’un et l’autre sont la même personne. Et je suis assez d’accord. À la différence près des comptes qu’ils ont à rendre. En cours de route. Ou à l’arrivée. Et ça, ça fait toute la différence.

La page de présentation.

C’est tout simple. Et c’est une belle façon d’attaquer le travail. Sans pression. En utilisant vos observations précédentes. Elle ne contient rien de compromettant. Elle sert seulement à vous présenter. Une première impression. Un bon moment pour vous exprimer. J’y inclus:

  • Le nom de mon enfant
  • Son niveau scolaire selon le régime scolaire québécois (même si je suis une autre pédagogie)
  • L’année scolaire
  • Le titre du document
  • Le code permanent de mon enfant, s’il y a lieu
  • Le nom de la personne qui a élaboré le plan
  • La date de création du document final
  • Et une image. Un dessin, une photo. Qui représente l’enfant, quelque chose qu’il aime, une passion, etc.

Amusez-vous. Les étapes suivantes seront…disons-le comme ça…mécaniques.

L’ordre.

Une table des matières. Ça a l’air de rien comme ça mais c’est important. Pourquoi? Pour plusieurs raisons:

  • Pour faciliter les communications à distance avec les intervenants qui vous seront attitrés
  • Parce qu’il y a des chances pour que ce soit la seule et unique page qui soit réellement lue dans votre plan de scolarisation. Malheureusement.
  • Pour avoir des repères qui vous feront sauver du temps en cours d’année.

Faites-la à votre guise. Une simple liste. Un document avec hyperliens intégrés. À vous de choisir. Selon que vous garderez une formule digitale seulement. Ou que vous ferez un document papier. Selon vos connaissances en informatique. Ou vos envies du moment. Mais faites-en une.

Et la loi.

C’est une grande source de craintes. Et de questionnements. Et c’est normal. On veut ce qu’il y a de mieux pour nos enfants. Et on veut être bien interprété. On veut aussi se placer dans une position confortable. Pour dormir sur nos deux oreilles. En étant en règle. En respectant nos obligations. Et en faisant respecter nos droits. Ça va dans les deux sens.

J’ai appris sur le tas. Quand j’ai commencé, je n’avais pas internet. Je ne connaissais pas les associations. Ni mes droits. Ni les attentes des autres parties. J’étais un peu naïve. Et ça m’a servie. Un temps. Maintenant je suis beaucoup mieux informée. Et j’en suis fort heureuse. Mais il m’a fallu passer par des périodes plus tourmentées. Et ça. J’aurais pu m’en passer.

Les associations vous le diront. Les flous des textes de lois font en sorte que vous pouvez déclarer ou pas vos enfants. Ceci dit, si vous faites le choix de ne pas déclarer, soyez tout de même au fait des lois en vigueur. On est jamais trop bien outillé. Si vous faites comme moi et déclarez vos enfants, les lois vous serviront à faire respecter vos droits. Mais aussi à comprendre les obligations des intervenants. Et bien souvent le pourquoi de leurs requêtes. Et de leurs réactions. Et ainsi d’éviter beaucoup de conflits. En permettant une meilleure communication. Une meilleure compréhension du rôle de chacun.

La scolarisation à la maison est régie à plusieurs niveaux. Il y a bien sûr les paliers gouvernementaux. Écoles. Commissions scolaires. Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Mais il y a aussi la Loi Sur la protection de la jeunesse. Et le Code civil. Et chacun se rapporte à certains aspects de l’école-maison. Et chacun peut laisser place à interprétation. De là l’importance d’en prendre connaissance. Et de prendre des notes. Et d’intégrer les articles de lois pertinents dans votre plan. Pour vous y référer rapidement en cas de besoin. Mais aussi pour que tous en soient informés. Car une enseignante n’est pas nécessairement au fait de la Loi sur la protection de la jeunesse. Et une intervenante de la DPJ n’est pas nécessairement une experte en évaluation académique. À chacun son métier. Mais je vous suggère de faire un survol de l’ensemble de la réglementation. Car en cas de litige, vous serez le pont entre tout ce beau monde. Un parent informé en vaut deux. C’est pas moi qui l’a inventé. Voici un court résumé de qui fait quoi. Rien d’exhaustif. Plus un élan pour entamer vos recherches.

  • Le Ministère: Au Québec, l’enseignement est régi par le Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Cette section du gouvernement est responsable de la mise en place des programmes de formation. Et des méthodes d’évaluation. Et de l’application de la Loi sur l’instruction publique. Articles 1, 13, 14, 17 et 18. Mais surtout 15 alinéa 4. En ce qui nous concerne. Elle supervise les pratiques d’enseignement appliquées par les organisations de première ligne. C’est votre ultime recours en cas de litige.
  • La DPJ: elle est responsable de l’application de la Loi sur la protection de la jeunesse. Articles 38 alinéa 1 et 39. En ce qui touche l’école-maison, on parle du devoir des parents à fournir une éducation à leurs enfants. Ils ne sont pas là pour évaluer les performances académiques mais bien pour veiller à ce que les besoins et droits de l’enfant soient respectés.
  • En appui aux réglementations des 2 premiers intervenants, les articles 599 et 600 du  Code civilsont également   d’intérêt.
  • Les commissions scolaires: les commissions scolaires sont les organisations responsables de l’évaluation de l’expérience éducative des enfants de leur territoire. Elles sont donc les représentantes officielles du Ministère de l’éducation et ont la tâche d’appliquer la Loi sur l’instruction publique. Ainsi que l’ensemble des mesures décrites par les orientations ministérielles en matière d’école-maison.
  • Les écoles du réseau public: parfois, les commissions scolaires délèguent la tâche d’évaluation aux écoles de quartier. Vous aurez donc à rencontrer un ou plusieurs intervenants tels que membres de la direction, professeur du niveau de votre enfant ou encore des spécialistes.

Ouf! C’est lourd. J’en conviens. Mais un parent bien informé est essentiel dans un projet d’école-maison. Une bonne façon de commencer votre exploration de la sphère légale liée à votre future aventure est de parcourir ce document concernant les orientations ministérielles. Faites un résumé de l’ensemble de la législation et faites-en l’introduction de votre plan de scolarisation. Vous démontrerez votre connaissance. De vos devoirs. Et de vos droits. Et de votre implication. Et de votre sérieux.

La voie.

Une fois qu’on a choisi l’école-maison comme route. Qu’on s’est informé sur le cadre légal. Il faut aussi choisir sa voie. Celle qui nous permettra d’avancer. Rien ne vous empêche de changer en cours de route. De prendre un temps d’arrêt. Pour revoir l’itinéraire. Mais si on veut avancer, il faut choisir une voie de départ. C’est ce que votre pédagogie représente. Je vous en cite ici quelques-unes. Mais encore une fois, faites-vos recherches. Car je ne les ai pas toutes vécues. Ni toutes explorées avec autant d’ardeur.

Le programme officiel du Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur

C’est assez simple comme idée. Ce programme est celui qui est appliqué dans la grande majorité des écoles du réseau public. En consultant les ressources, vous aurez des listes explicites pour vous guider. Des progressions d’apprentissage standards. Des listes de vocabulaire par niveau. Des listes de documents d’enseignement approuvés. Des procédures d’évaluation. Bref, vous aurez une bonne quantité d’outils. Destinés à priori aux enseignants.

L’utilisation de ce programme à son lot d’avantages et d’inconvénients. Comme tout le reste. Dont:

  • Il est général. Donc si vous voulez offrir une expérience éducative personnalisée à votre enfant, vous devrez l’adapter. L’effort en vaudra assurément la chandelle.
  • Il est facilitant au niveau des communications. Les intervenants le connaissent. Ils travaillent avec chaque jour.
  • Vous serez assurés de trouver des ressources faciles à utiliser. En français. Provenant du Québec.
  • Il est aussi adapté à un projet d’école-maison de courte durée. L’enfant sera probablement réconforté par cette continuité.

Que vous choisissiez ou non cette forme d’école-maison il est bon d’en être au fait. Parce que c’est le langage des intervenants. Leur point de départ dans l’évaluation de l’équivalence éducative. C’est un peu comme apprendre une langue. Personnellement, j’ai les documents suivants en format digital et papier. Je les fais imprimer une fois. En début de parcours. Voici quelques liens utiles.

Préscolaire

Primaire

Secondaire

Matériel éducatif

  • Le RÉCIT qui est un réseau axé sur l’intégration et le développement des compétences par l’intégration des TIC
  • Le guide de recherche du matériel didactique approuvé

L’école à distance

Une autre option où à peu près tout est dit dans le nom. J’ai déjà cité cette option dans la section sur le programme ministériel. Pour le secondaire. Mais il y a d’autres opportunités. En français. Et une tonne en anglais. Je me contente de vous guider vers les options francophones. Car ce blog est en français. Car les ressources anglophones sont faciles à trouver.

Les avantages et inconvénients vous diront encore une fois si la formule est pour vous. Ou encore quelle formule choisir. Il faut s’attendre à un enseignement plutôt traditionnel. Mais qui n’est pas aligné avec le programme québécois. Évidemment. Vous aurez probablement à faire des conversions. À donner des explications. La routine doit être maintenue. Les évaluations s’enchaînent. Il faut de la constance. Mais tout le matériel est déjà là. Toute la planification est faite. Ne vous reste qu’à accompagner. Ça peut être très intéressant pour certains. Moins pour d’autres.

  • Le CNED, le Centre d’éducation à distance de la France. En formule complète ou à la carte. Réglementée ou libre. Avec possible service de tuteur. Il faut s’informer car les offres et tarifs varient. Selon qui vous êtes. Où vous habitez. Ce que vous recherchez. Et informez-vous sur la progression dans le système français avant de choisir!
  • L’Académie-en-ligne. La formule gratuite du CNED. Sans tutorat. En formule autonome. Mais avec la même qualité de matériel.
  • EAD. Enseignement à distance de la Belgique. Avec des tarifs familiaux abordables.

Le Unschooling

Là on entre dans le vif du sujet. Dans ce qui, à mon avis, est une des plus belles opportunités de l’école-maison. Le droit de choisir sa formule. En fonction des enfants. De ses valeurs. De la vie que l’on veut construire. Nous ne sommes pas des unschoolers. Par choix. Mais j’ai un énorme respect pour les parents qui prennent cette option. Car elle est exigeante. Elle n’offre pas d’accalmie. Il faut être à l’écoute. Tout le temps. Attentif aux moindres détails. Creuser. Fouiller. Remettre nos choix en question. C’est une aventure qui demande de rester sur le qui vive. Mais qui peut permettre un épanouissement sans pareil. Pour l’enfant. Le parent éducateur. Et tout ce qui les entoure. Je n’entrerai pas dans le sujet en profondeur. Je parlerais à travers mon chapeau. Mais je vais vous donner quelques pistes de réflexions. Et de recherches.

De ce que j’en comprends. Vous pouvez me corriger. Le unschooling est:

  • une formule éducative où l’apprenant est au centre des décisions. Où il est le principal décideur des directions à prendre. En étant accommpagné. Plus ou moins intensément. Selon son âge. Ses besoins.
  • une prise de conscience que les apprentissages et la vie sont indisociables. Surtout chez l’enfant. Qui a une propention naturelle à apprendre. À suivre ses élans de curiosité.

Le unschooling n’exige donc pas de planification à long terme serrée. Mais beaucoup d’adaptation. Afin de suivre l’enfant. Et d’être la courroie de transmission entre ses acquis et les exigences des évaluateurs. Il faut savoir naviguer dans l’entre-deux. C’est inévitable.

Je vous laisse donc avec quelques pistes de recherche

Ce ne sont que quelques pistes. Parcourez le web. Lisez des livres. Rejoignez des communauté sur Facebook. Et gardez-vous à l’affût. Et bonne découverte!

Thomas Jefferson.

Thomas Jefferson Education. Ou encore Leadership Education. Ou tout simplement Tjed. Cette philosophie éducative est basée sur les 7 grands principes suivants:

  • L’utilisation d’œuvres classiques. Si possible en version originale et intégrale.
  • L’accompagnement par mentorat plutôt que l’enseignement.
  • La recherche d´inspiration. Par rapport à l´imposition d´exigences.
  • La structure du temps. Plutôt que la gestion des contenus.
  • La recherche de la qualité. Sans exiger le conformisme.
  • La simplicité. Par opposition à la complexité.
  • L’exemple parental. L’importance de la formation continue. Et de l’établissement d’un milieu de vie propice au développement des connaissances. Et des aptitudes de tous genres.

Ces principes sont, bien sûr, applicables à différents degrés. Selon l’enfant. Mais surtout la phase d’apprentissage dans lequel il se situe. Les grandes phases sont:

  • Le développement global. Ou de base. De 0 à 8 ans. La période parfaite pour les apprentissages par expérience. Dans le quotidien. Et le confort de son environnement immédiat. Avec la famille. Le temps de jouer. De lire des histoires. D’écouter de la musique. De sensibiliser les enfants à l’art. De les impliquer dans les tâches du quotidien. De leurs offrir des occasions d’explorer et découvrir le monde.
  • La découverte de la connaissance. Ou plutôt la découverte de son rôle dans le développement. Et l’acquisition de connaissances. De 8 à 12 ans. Suite logique de la précédente phase. Où l’enfant commence a relier son quotidien à différents apprentissages. Dans une structure de temps un peu plus construite. Mais obligatoirement logique.
  • Le développement intellectuel. De 12 à 16 ans. C’est le moment où le mentorat prend vraiment son importance. Et où la pensée abstraite devient plus accessible. Permettant ainsi une meilleure compréhension de la critique.
  • La période d’approfondissement. De 16 à environ 22 ans. Tout est déjà dit. C’est le moment où le jeunes prend les directions qui l’interpelle. Le moment où il décide de ce qu’il veut approfondir. Ou développer.
thomas-jefferson

Thomas Jefferson 1743-1826

C’est donc un type de formation exigeant. Pour l’apprenant. Qui se doit de s’automotiver. S’auto-critiquer. S’auto-corriger. S’auto-stimuler. Et pour le parents. Qui doit être un exemple. De tous les jours. S’investir sans compter.

L’éducation classique.

C’est une formule éducative qui implique un projet à lng terme. Plus souvent qu’autrement. Qui implique de vivre le présent en gardant un oeil sur l’avenir. Et en s’inspirant fortement du passé. Évidemment. L’objectif premier est d’apprendre à apprendre. Et à penser. Le développement de l’intellect est au coeur de la chose. Et ce en misant sur les sciences humaines. Histoire. Philosophie. Géographie. Langues anciennes. Y sont à l’honneur.

Un des piliers de la formation classique est le découpage des apprenants. En 4 stades d’apprentissage. Ou phases.

  • La phase pré-grammaticale. on y utilise la propention naturelle de l’enfant à la découverte. Au jeu. son aisance à accepter la nouveauté. On le guide vers une découverte du monde. À utiliser ses sens pour donner du sens. À bouger. À s’exprimer. Artistiquement. Ou autrement. Du pré-scolaire à la 2e année.
  • La phase grammaticale. On se sert de la curiosité de l’enfant. Encore présente. Mais également de son plaisir à interagir. À communiquer. On poursuit son aprentissage du monde. En intégrant de la mémorisation. Des regroupements. On lui démontre doucement sa capacité à créer des liens. à connecter des faits. À intégrer des connaisasnces. On lui apprend à se reconnaitre. D’un point de vue intellectuel. De la 3e année à la fin du primaire.
  • La phase logique. C’est le moment où l’on intégre des outils. Où l’on favorise l’utilisation de certaines base commune. On l’on conduit l’élève à établir une communication plus construite. Plus réfléchie. C’est le temps des cartes géographiques. Ou thématiques. Des lignes du temps. Des présentations. Des conférences.Et des débats. Secondaire 1 et 2.
  • La phase rhétorique.Finalement. L’aboutissement d’un long processus. Long et exigeant. L’élève est emmené à présenter. À débattre. À exposer ses recherches. À faire des synthèses. Il se voit attitrer des responsabilités. Transmet ses connaissances aussi. C’est le temps d’approfondir. De valider. De solidifier.
Socrate, classical studies, education classqiue

Socrate

Et ça aura été notre coup de coeur. Bien qu’ayant choisi une méthode éclectique. Je crois que la formation de notre premier enfant aura été classique à 80-90%. Selon son niveau académique. Et ce, jusqu’en secondaire 3. Année où l’obtebtion du DES nous aura fait bifurquer. Vers un programme québécois standard.

La transition n’est pas nécessairement facile. C’est le pourquoi du long terme. Exprimé plus haut. Mais pour des familles plutot intellectuelle. C’est un tracé magnifique. Les ressources sont nombreuses. En anglais. Soyez avertis! Mais ce n’est pas la route la plus facile. Il y a énormément de lectures. De réflexsions. De recherches. De travail en solitaire aussi. De là l’importance de bien connaître votre enfant. Et de bien vous connaître.

Ah! Et il y a souvent un caractère religieux intégré aux ressources. À vous de voir. Vous pouvez adapter. Enlever. Faire avec. À votre guise.

Des ressources:

Charlotte Mason.

Un autre grand courant populaire chez nos collègues anglophones. Qu’est-ce que Charlotte Mason? Charlotte Mason se base sur l’idée que l’enfant est une personne. Et que, comme toute personne , il forme un tout indissociable.

“Education is an Atmosphere, a Discipline, a Life.”

En fait, selon les grands principes, l’enfant absorbe beaucoup plus que seulement des connaissances. Il est affecté par son milieu. Par la discipline de vie qui lui est offert. En parts égales. En voici les grandes lignes:

  • Les living books. Ils en sont la base. Des livres significatifs. Des auteurs significatifs également. L’importance de la richesse des idées qu’ils contiennent. Auxquels s’ajoutent des narrations. De la calligraphie. De la copie. Pour développer la sphère littéraire. Et la capacité à communiquer. Et de faire des liens.
  • L’étude de la nature. Pour la découverte du monde qui entoure l’enfant. Mais également pour qu’il réalise qu’il fait partie d’un tout encore plus grand.
  • Les arts. Musique. Arts visuels. En favorisant favorisant l’accès aux grandes oeuvres. Et à leur créateur. En permettant à l’enfant de passer du temps en leur compagnie. À apprécier. À ressentir. À critiquer.
  • L’acquisition de bonnes habitudes de vie. Et leur intégration à long terme. Par divers moyens.
Charlotte Mason, homeschooling, ecole-maison

Charlotte Mason

Charlotte Mason va donc au-delà de la simple philosophie éducative. Elle nous plonge dans une philosophie de vie. Un modèle de gestion du quotidien. Il faut être prêt à plonger. C’est certain. C’est une implication en continu. Mais c’est aussi entrer dans un monde de douceur. Où les défis sont possibles à réaliser dans le confort. C’est magnifique. Mais encore là… Pensez à vos enfants. À vous. À vos valeurs. Tout ce que je vous présente aujourd’hui a de magnifiques côtés. Offre un potentiel de réalisation. Mais reste à trouver celui qui vous permettra d’atteindre vos propres objectifs.

Pour en savoir plus, il y a Ambleside online qui est un bon point de départ.

La pédagogie par projet. Ou Unit Study.

Ici, c’est assez clair. On utilise un thème comme prétexte à l’intégration de la matière scolaire. L’intérêt. Les apprentissages interreliés permettent souvent de mieux assimiler la matière. Donc, tout peut y passer. Ou une partie seulement. L’idée est de prendre un sujet. Parce qu’il passionne l’élève. Ou parce que vous croyez qu’il peut le faire progresser. Et d’y adjoindre du matériel significatif. Dans le plus de matières possible. Afin que tout se complémente. Un peu comme les pièces d’un casse-tête. Et vienne tisser une toile. Dans la tête de votre enfant.

Un de ses grands avantages est qu’elle force l’apprenant à voir un même concept sous différents angles. À adapter sa pensée selon le contexte. L’enfant développe ainsi une certaine souplesse intellectuelle. Qui est une grande richesse. Les ressources sont infinies. En anglais. En français, je vous suggère de jeter un coup d’oeil du côté de Carpe Diem. Mais libre à vous de monter les projets vous-même. Je vous donnerai un exemple d’intégration de projet dans le plan de scolarisation. Dans le prochain volet.

Montessori. Waldorf. Reggio Emilia.

Je les mets ensemble. Ils ont tous leur petites particularités. Mais ils ont aussi des bases communes. Ce sont des noms connus de plusieurs. Parce que leur pédagogie sont appliquées dans des écoles. Publiques ou privées. Et ce, à traves le monde.

Tout d’abord. On y sent un grand respect de l’enfant. De son rythme. De sa capacité à reconnaître ses besoins. On mise sur son autonomie. Également. L’enfant y est vu comme un tout. Intellectuel. Affectif. Créatif. Physique. Mais aussi spirituel. Et psychologique.

Dans tous les cas on tente de protéger l’enfant de la surcharge. De lui procurer un environnement adapté. Optimal. Naturel. Qui lui permet d’aiguiser ses sens graduellement.

Elles comportent bien entendu quelques particularités qui les distinguent. Sinon, elles n’existeraient pas. En voici certaines:

  • L’application du curriculum et les divisions des niveaux scolaires.
  • La méthode d’enseignement. Montessori confère plus de liberté individuelle à l’enfant dans le choix de ce qu’il veut faire. Alors que Waldorf propose plusieurs activités. Souvent en groupe. Quoique emmener par les enfants.
  • L’imaginaire et le fantastique. Pour Montessori, il s’agit ici d’une partie de la sphère créative. Alors que pour Waldorf, ils sont une part importante du développement de l’enfant et sont inclus dans le curriculum général.

Des mots clés. Je ne m’étendrai pas sur ces trois pédagogies outremesure. Car c’est un sujet complexe que de comparer des façons de faire. Qui ont toutes du bon. Mais qui ont toutes un public cible également. Et parce que c’est un sujet largement exploité déjà. Car déjà apppliqué dans plusieurs écoles. Je vous laisserai donc avec quelques mots-clé reliés à chacune:

  • Montessori: leadership, indépendance, multi-âge, manipulation, choix, auto-correction, entraide, enseignant-guide.
  • Waldorf: individualité, exclusion technologique, nature, approche basée sur le jeu, créativité, expression, anthroposophie, enseignant-dirigeant.
  • Reggio: coopération, résolution de problèmes, résolution de conflits, éducation à la citoyenneté, portfolio, pédagogie par projet, enseignant-collaborateur.

Encore une fois. Ceci n’est qu’un survol. Faites vos recherches. Cibler ce qui vous interpelle. Et allez-y à fond.

Next.

Je dois l’avouer. Je suis un peu essoufflée. La semaine prochaine. On établit l’horaire et le calendrier. Puis je vous donne quelques exemples de matières que je mets dans mon plan de scolarisation. Puis je finalise. Avec la bibliographie. La médiagraphie. Et l’approche de socialisation.

Bonne semaine. Bonnes lectures. Bonnes découvertes. Je l’espère.