(J46) In utero

Je suis enceinte. C’est pas une cachette. C’est même un fait bien visible maintenant. Maintenant que nous entâmons le dernier droit.

Ce sera notre quatrième petit miracle. Et, vraisemblablement, le dernier. Car c’est bien beau les enfants, mais c’est pas toujours facile pour le cœur. Et pour le corps. Soyons honnête, j’ai maintenant traversé la mi-trentaine. Et je n’ai pas autant d’aisance avec ma bedaine.

Ce bébé, bien que désiré, est arrivé un peu de nulle part. Il s’est imposé, à notre grand bonheur. Il nous a obligé à cesser d’hésiter. Il nous a forcé à plonger. Il nous a mis devant le fait accompli. Mais c’est aussi ça la vie.

Cet enfant, jusqu’à maintenant, est l’appel du laisser aller. Le cri strident de la confiance en la vie. Le murmure du ressenti. De l’instinct. J’ai dû l’apprivoiser. Apprendre à me laisser bercer à son rythme. À lui ouvrir les bras. À croire qu’il avait fait le bon choix en nous choisissant.

J’aime à croire que, dans toutes nos imperfections, nous sommes ce dont nos enfants ont besoin. Pas que je nous crois infaillibles. Évidemment. Mais plutôt que nous possédons l’essentiel. Quelque part. Et qu’avec de l’amour et de l’écoute on peut les aider à grandir. Et de belle façon.

J’aime à croire que rien n’arrive pour rien. Même si je nous souhaite tout le bonheur et la facilité du monde. J’aime à voir à quel point mes enfants m’ont fait grandir. Et me font toujours grandir. Chaque heure. Chaque jour. Par ce qu’ils sont. Par les défis que nous surmontons avec eux.

J’aime à croire qu’en leur donnant le meilleur de nous-mêmes nous les inspirons. À tenter le coup. À risquer. À transmettre aussi. Car c’est la une des beautés de la vie de famille. S’enrichir les un les autres de nos bagages respectifs. De nos forces. De se soutenir mutuellement. Beau temps, mauvais temps.

C’est dans cet esprit que nous avons donc décidé de vivre l’arrivée de ce nouveau bébé. En prenant soin. En laissant aller. En aimant. Et en étant aimé.  Aussi simple que ça finalement.

C’est dans une optique de douceur et de confort que nous nous sommes un peu perdus. Un peu reclus. Que nous avons ciblé l’essentiel du bien-être. Du corps. Du cœur. De l’esprit. De l’union. En unicité. Et en collectivité.

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Se préparer à naître. Pour l’enfant comme pour la famille.

Et au final, je crois que cette grossesse nous amènera plus loin que nous ne l’aurions cru. Bien au-delà de l’ajout d’un membre de plus à notre famille. Je crois qu’une fois rendu à la ligne d’arrivée, c’est une famille renforcée que nous allons rencontrer. Une famille qui aura grandi. Qui se sera mieux définie.

J’espère sincèrement arriver un jour à transmettre à mes enfants toute ma reconnaissance. Ma reconnaissance de ce miracle de la vie de m’avoir donné des enfants magnifiques. En santé. Uniques. Ma reconnaissance envers eux de nous avoir, en quelques sortes, permis de les voir grandir. Et de grandir grâce à eux. S’ils savaient à quel point ils nous ont rendus meilleurs. Un jour ils sauront peut-être.

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