(J49) Planifier une année d’école-maison 1

Ça y est.

On commence. Par le commencement. Avant de remplir du papier. Il faut se mettre en situation. Revenir en arrière. Se demander d’où on vient. Revoir les portraits de chaque membre de l’équipe. C’est essentiel. Car avant tout, il faut que tous pagayent dans le bon sens. Si on veut arriver à bon port.

Tout d’abord.

Laissez-moi vous dire que vous ne partez pas de zéro. Ne l’oubliez jamais. Vous avez une connaissance de vos enfants. En tant qu’enfants. Vous avez une connaissance de vous-mêmes. En tant que persones. En tant que parents. Vous avez un bagage de valeurs. Personnelles, familiales, sociales, écologiques. Name it. Vous avez aussi la tête pleine d’idées, de désirs, de motivations. Teintés par votre parcours. Votre vécu. Tout ça constituent les fondations de ce que vous vous apprêtez à construire. Ce qui constituera l’immuable. L’indélogeable. Un béton lié par votre plus grand atout. Votre amour pour vos enfants. C’est pas rien tout ça.

Maintenant.

Une fois que vous avez pris conscience de ce qui se trouve dans vos bagages, l’exploration commence. Chaque chose en son temps. Commençons par découvrir les participants. Il y a vous, en tant que parents. Qui avez un projet. Mais qui n’avez pas nécessairement en tête quel type d’accompagnant vous serez. C’est important qu’un projet d’école-maison respecte les désirs, les limites, les visions d’un parent. Car ce projet, il vous en demandera du temps. Et des efforts. Car il vous emmènera son lot de doutes. De craintes. De remises en question. De batailles aussi. Peut-être. Probablement. Et toutes ces données changeront. Au fil des ans. Des enfants. De la vie en mouvement. Rien ne sera acquis. C’est la vie. Alors prenez un temps pour pensez à vous. Ça peut faire toute la différence. Et garder les traces de tout ça. Ça vous sera utile quand vous aurez l’impression de perdre le Nord.

L’équipage.

Continuons notre progression vers le vif du sujet. Vous connaissez vos enfants. Vous avez peut-être suivi de près leurs parcours scolaires de près. Mais là, c’est différent. Vous serez le capitaine. Et afin que tout roule, il faut connaître ses enfants en tant qu’apprenants. 

Il y a d’abord les catégories d’apprenants dites sensorielles. Qui constituent une bonne base. Pour entamer l’observation. Se donner un point de départ. Ce n’est pas tout. Mais c’est un outil précieux. Une cartographie du voyage. Qui peut éviter bien des impasses. Bien des détours inutiles. Voici un aperçu. N’hésitez pas à pousser plus loin ce qui vous interpelle.

  • Les visuels: ils apprennent à travers l’observation et ont une grande capacité à visualiser. Ils apprécient les supports visuels, les graphiques, les photos.
  • Les auditifs: ils captent l’information par l’écoute. Peuvent sembler absents ou désintéressés mais demeurent attentifs tout de même.
  • Les tactiles: on en retrouve 2types. Ceux qui aiment manipuler, toucher. Et ceux qui ressentent le besoin d’encoder l’information par des graphiques, des notes, des dessins.
  • Les kinesthésiques: les kinesthésiques apprennent dans le mouvement. Sortez les ballons, les cordes à sauter et les trampolines!
  • Les séquentiels: ils aiment apprendre par étape, dans un ordre. Ils aimeront les plans, les lignes du temps.
  • Les simultanés: au contraire des séquentiels, ils préfèrent avoir une vue d’ensemble. Sortez les cartes du monde et autres représentations globales qui leurs permettront de faire des liens et de catégoriser selon leurs envies.
  • Les logiques: ils ont besoin d’analyser et de réfléchir avant de se lancer. Ce sont souvent des amateurs de maquettes, de modèles réduits et autres montages conceptuels.
  • Les verbaux: ceux-ci ont besoin d’interagir verbalement pour apprendre. Ils aiment la discussion, les débats pour assimiler les connaissances.
  • Les interactifs: ils aiment les travaux en équipe et être entourés.
  • Les solitaires: leur rendement est souvent meilleur dans un environnement calme. Ils ont besoin de limiter les éléments perturbateurs pour offrir leur plein rendement. Sortez les casques d’écoute ou faites leur un coin bien à eux.
  • Ceux qui préfèrent l’expérimentation indirecte: ils aiment en général l’enseignement classique, de type magistral. Ils préfèrent se servir de l’expérience des autres pour se construire leur propre bagage.
  • Ceux qui préfère l’expérimentation directe: ils ont besoin de sentir qu’ils sont partie prenante du processus d’apprentissage, de manipuler, d’interagir.
  • Les rythmiques-mélodiques: ils pensent en rythme ou selon des patrons, qu’ils soient proposés ou de leur cru. Ce sont souvent des amoureux de la musique. Ils aiment apprendre en marchant ou en frappant des rythmes réguliers.

Chaque enfant est donc un unique mélange de genre. Ils auront probablement une prédominance dans un type sensoriel. Mais ils ne seront jamais purement et simplement confinés à une seule et même catégorie. Parole de maman. Et l’effort d’observation en vaut la chandelle. Car plus l’enfant est stimulé efficacement plus l’apprentissage est enrichissant. Et plus l’expérience sera agréable. Pour tout le monde. Évidemment!

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Commencer l’aventure


Pause.

Vous pouvez prendre une pause. N’oubliez pas de respirer. Profondément. De vous donner du temps. Mais tout ce temps mis à observer vos enfants est important. Même si vous n’en êtes pas à vos débuts. Car avec le temps, tout le monde change. Grandit. Évolue.

Investissement. 

Le temps investit ici peut sembler perdu. Vain. Mais croyez-moi, tout ira tellement plus vite et efficacement après. Quand le temps sera venu de choisir une pédagogie. Ou d’en mélanger plusieurs. Quand vous aurez à déterminer un horaire et un calendrier. À choisir votre matériel. À établir une prévision de cadence. Et plus. Et plus. Et plus.

Ce n’est qu’un au revoir.

J’arrête ici pour le moment. Probablement que tout cela ne semble pas très excitant pour la plupart. Cependant, je crois fermement que de commencer par un temps d’observation est la clé d’un plan efficace et utile. Car le plan de scolarisation doit avant tout vous être utile. Vous ne devez pas le faire pour faire plaisir à une instance. Vous devez le faire pour vous. Pour vos enfants. Car à priori, ce projet, c’est vous qui le vivrez. C’est vous qui surmonterez les défis. Un après l’autre.

Je vous dis donc à la semaine prochaine. Avec un tout autre programme. Plus technique. Où il sera question de planification dans le temps. De lois. De pédagogies. Et autres facettes pratico-pratiques de l’école-maison. Au plaisir de vous y retrouver.

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