(J53) Planifier une année d’école-maison (2)

Les présentations.

On a passé du temps à observer nos enfants. À essayer de les voir sous un nouvel angle. Pas si nouveau. Mais quand même. Avec peut-être aussi un objectif autre. Autre que celui du parent. Plutôt avec celui du parent-éducateur. Certains diront qu’un et l’autre sont la même personne. Et je suis assez d’accord. À la différence près des comptes qu’ils ont à rendre. En cours de route. Ou à l’arrivée. Et ça, ça fait toute la différence.

La page de présentation.

C’est tout simple. Et c’est une belle façon d’attaquer le travail. Sans pression. En utilisant vos observations précédentes. Elle ne contient rien de compromettant. Elle sert seulement à vous présenter. Une première impression. Un bon moment pour vous exprimer. J’y inclus:

  • Le nom de mon enfant
  • Son niveau scolaire selon le régime scolaire québécois (même si je suis une autre pédagogie)
  • L’année scolaire
  • Le titre du document
  • Le code permanent de mon enfant, s’il y a lieu
  • Le nom de la personne qui a élaboré le plan
  • La date de création du document final
  • Et une image. Un dessin, une photo. Qui représente l’enfant, quelque chose qu’il aime, une passion, etc.

Amusez-vous. Les étapes suivantes seront…disons-le comme ça…mécaniques.

L’ordre.

Une table des matières. Ça a l’air de rien comme ça mais c’est important. Pourquoi? Pour plusieurs raisons:

  • Pour faciliter les communications à distance avec les intervenants qui vous seront attitrés
  • Parce qu’il y a des chances pour que ce soit la seule et unique page qui soit réellement lue dans votre plan de scolarisation. Malheureusement.
  • Pour avoir des repères qui vous feront sauver du temps en cours d’année.

Faites-la à votre guise. Une simple liste. Un document avec hyperliens intégrés. À vous de choisir. Selon que vous garderez une formule digitale seulement. Ou que vous ferez un document papier. Selon vos connaissances en informatique. Ou vos envies du moment. Mais faites-en une.

Et la loi.

C’est une grande source de craintes. Et de questionnements. Et c’est normal. On veut ce qu’il y a de mieux pour nos enfants. Et on veut être bien interprété. On veut aussi se placer dans une position confortable. Pour dormir sur nos deux oreilles. En étant en règle. En respectant nos obligations. Et en faisant respecter nos droits. Ça va dans les deux sens.

J’ai appris sur le tas. Quand j’ai commencé, je n’avais pas internet. Je ne connaissais pas les associations. Ni mes droits. Ni les attentes des autres parties. J’étais un peu naïve. Et ça m’a servie. Un temps. Maintenant je suis beaucoup mieux informée. Et j’en suis fort heureuse. Mais il m’a fallu passer par des périodes plus tourmentées. Et ça. J’aurais pu m’en passer.

Les associations vous le diront. Les flous des textes de lois font en sorte que vous pouvez déclarer ou pas vos enfants. Ceci dit, si vous faites le choix de ne pas déclarer, soyez tout de même au fait des lois en vigueur. On est jamais trop bien outillé. Si vous faites comme moi et déclarez vos enfants, les lois vous serviront à faire respecter vos droits. Mais aussi à comprendre les obligations des intervenants. Et bien souvent le pourquoi de leurs requêtes. Et de leurs réactions. Et ainsi d’éviter beaucoup de conflits. En permettant une meilleure communication. Une meilleure compréhension du rôle de chacun.

La scolarisation à la maison est régie à plusieurs niveaux. Il y a bien sûr les paliers gouvernementaux. Écoles. Commissions scolaires. Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Mais il y a aussi la Loi Sur la protection de la jeunesse. Et le Code civil. Et chacun se rapporte à certains aspects de l’école-maison. Et chacun peut laisser place à interprétation. De là l’importance d’en prendre connaissance. Et de prendre des notes. Et d’intégrer les articles de lois pertinents dans votre plan. Pour vous y référer rapidement en cas de besoin. Mais aussi pour que tous en soient informés. Car une enseignante n’est pas nécessairement au fait de la Loi sur la protection de la jeunesse. Et une intervenante de la DPJ n’est pas nécessairement une experte en évaluation académique. À chacun son métier. Mais je vous suggère de faire un survol de l’ensemble de la réglementation. Car en cas de litige, vous serez le pont entre tout ce beau monde. Un parent informé en vaut deux. C’est pas moi qui l’a inventé. Voici un court résumé de qui fait quoi. Rien d’exhaustif. Plus un élan pour entamer vos recherches.

  • Le Ministère: Au Québec, l’enseignement est régi par le Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Cette section du gouvernement est responsable de la mise en place des programmes de formation. Et des méthodes d’évaluation. Et de l’application de la Loi sur l’instruction publique. Articles 1, 13, 14, 17 et 18. Mais surtout 15 alinéa 4. En ce qui nous concerne. Elle supervise les pratiques d’enseignement appliquées par les organisations de première ligne. C’est votre ultime recours en cas de litige.
  • La DPJ: elle est responsable de l’application de la Loi sur la protection de la jeunesse. Articles 38 alinéa 1 et 39. En ce qui touche l’école-maison, on parle du devoir des parents à fournir une éducation à leurs enfants. Ils ne sont pas là pour évaluer les performances académiques mais bien pour veiller à ce que les besoins et droits de l’enfant soient respectés.
  • En appui aux réglementations des 2 premiers intervenants, les articles 599 et 600 du  Code civilsont également   d’intérêt.
  • Les commissions scolaires: les commissions scolaires sont les organisations responsables de l’évaluation de l’expérience éducative des enfants de leur territoire. Elles sont donc les représentantes officielles du Ministère de l’éducation et ont la tâche d’appliquer la Loi sur l’instruction publique. Ainsi que l’ensemble des mesures décrites par les orientations ministérielles en matière d’école-maison.
  • Les écoles du réseau public: parfois, les commissions scolaires délèguent la tâche d’évaluation aux écoles de quartier. Vous aurez donc à rencontrer un ou plusieurs intervenants tels que membres de la direction, professeur du niveau de votre enfant ou encore des spécialistes.

Ouf! C’est lourd. J’en conviens. Mais un parent bien informé est essentiel dans un projet d’école-maison. Une bonne façon de commencer votre exploration de la sphère légale liée à votre future aventure est de parcourir ce document concernant les orientations ministérielles. Faites un résumé de l’ensemble de la législation et faites-en l’introduction de votre plan de scolarisation. Vous démontrerez votre connaissance. De vos devoirs. Et de vos droits. Et de votre implication. Et de votre sérieux.

La voie.

Une fois qu’on a choisi l’école-maison comme route. Qu’on s’est informé sur le cadre légal. Il faut aussi choisir sa voie. Celle qui nous permettra d’avancer. Rien ne vous empêche de changer en cours de route. De prendre un temps d’arrêt. Pour revoir l’itinéraire. Mais si on veut avancer, il faut choisir une voie de départ. C’est ce que votre pédagogie représente. Je vous en cite ici quelques-unes. Mais encore une fois, faites-vos recherches. Car je ne les ai pas toutes vécues. Ni toutes explorées avec autant d’ardeur.

Le programme officiel du Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur

C’est assez simple comme idée. Ce programme est celui qui est appliqué dans la grande majorité des écoles du réseau public. En consultant les ressources, vous aurez des listes explicites pour vous guider. Des progressions d’apprentissage standards. Des listes de vocabulaire par niveau. Des listes de documents d’enseignement approuvés. Des procédures d’évaluation. Bref, vous aurez une bonne quantité d’outils. Destinés à priori aux enseignants.

L’utilisation de ce programme à son lot d’avantages et d’inconvénients. Comme tout le reste. Dont:

  • Il est général. Donc si vous voulez offrir une expérience éducative personnalisée à votre enfant, vous devrez l’adapter. L’effort en vaudra assurément la chandelle.
  • Il est facilitant au niveau des communications. Les intervenants le connaissent. Ils travaillent avec chaque jour.
  • Vous serez assurés de trouver des ressources faciles à utiliser. En français. Provenant du Québec.
  • Il est aussi adapté à un projet d’école-maison de courte durée. L’enfant sera probablement réconforté par cette continuité.

Que vous choisissiez ou non cette forme d’école-maison il est bon d’en être au fait. Parce que c’est le langage des intervenants. Leur point de départ dans l’évaluation de l’équivalence éducative. C’est un peu comme apprendre une langue. Personnellement, j’ai les documents suivants en format digital et papier. Je les fais imprimer une fois. En début de parcours. Voici quelques liens utiles.

Préscolaire

Primaire

Secondaire

Matériel éducatif

  • Le RÉCIT qui est un réseau axé sur l’intégration et le développement des compétences par l’intégration des TIC
  • Le guide de recherche du matériel didactique approuvé

L’école à distance

Une autre option où à peu près tout est dit dans le nom. J’ai déjà cité cette option dans la section sur le programme ministériel. Pour le secondaire. Mais il y a d’autres opportunités. En français. Et une tonne en anglais. Je me contente de vous guider vers les options francophones. Car ce blog est en français. Car les ressources anglophones sont faciles à trouver.

Les avantages et inconvénients vous diront encore une fois si la formule est pour vous. Ou encore quelle formule choisir. Il faut s’attendre à un enseignement plutôt traditionnel. Mais qui n’est pas aligné avec le programme québécois. Évidemment. Vous aurez probablement à faire des conversions. À donner des explications. La routine doit être maintenue. Les évaluations s’enchaînent. Il faut de la constance. Mais tout le matériel est déjà là. Toute la planification est faite. Ne vous reste qu’à accompagner. Ça peut être très intéressant pour certains. Moins pour d’autres.

  • Le CNED, le Centre d’éducation à distance de la France. En formule complète ou à la carte. Réglementée ou libre. Avec possible service de tuteur. Il faut s’informer car les offres et tarifs varient. Selon qui vous êtes. Où vous habitez. Ce que vous recherchez. Et informez-vous sur la progression dans le système français avant de choisir!
  • L’Académie-en-ligne. La formule gratuite du CNED. Sans tutorat. En formule autonome. Mais avec la même qualité de matériel.
  • EAD. Enseignement à distance de la Belgique. Avec des tarifs familiaux abordables.

Le Unschooling

Là on entre dans le vif du sujet. Dans ce qui, à mon avis, est une des plus belles opportunités de l’école-maison. Le droit de choisir sa formule. En fonction des enfants. De ses valeurs. De la vie que l’on veut construire. Nous ne sommes pas des unschoolers. Par choix. Mais j’ai un énorme respect pour les parents qui prennent cette option. Car elle est exigeante. Elle n’offre pas d’accalmie. Il faut être à l’écoute. Tout le temps. Attentif aux moindres détails. Creuser. Fouiller. Remettre nos choix en question. C’est une aventure qui demande de rester sur le qui vive. Mais qui peut permettre un épanouissement sans pareil. Pour l’enfant. Le parent éducateur. Et tout ce qui les entoure. Je n’entrerai pas dans le sujet en profondeur. Je parlerais à travers mon chapeau. Mais je vais vous donner quelques pistes de réflexions. Et de recherches.

De ce que j’en comprends. Vous pouvez me corriger. Le unschooling est:

  • une formule éducative où l’apprenant est au centre des décisions. Où il est le principal décideur des directions à prendre. En étant accommpagné. Plus ou moins intensément. Selon son âge. Ses besoins.
  • une prise de conscience que les apprentissages et la vie sont indisociables. Surtout chez l’enfant. Qui a une propention naturelle à apprendre. À suivre ses élans de curiosité.

Le unschooling n’exige donc pas de planification à long terme serrée. Mais beaucoup d’adaptation. Afin de suivre l’enfant. Et d’être la courroie de transmission entre ses acquis et les exigences des évaluateurs. Il faut savoir naviguer dans l’entre-deux. C’est inévitable.

Je vous laisse donc avec quelques pistes de recherche

Ce ne sont que quelques pistes. Parcourez le web. Lisez des livres. Rejoignez des communauté sur Facebook. Et gardez-vous à l’affût. Et bonne découverte!

Thomas Jefferson.

Thomas Jefferson Education. Ou encore Leadership Education. Ou tout simplement Tjed. Cette philosophie éducative est basée sur les 7 grands principes suivants:

  • L’utilisation d’œuvres classiques. Si possible en version originale et intégrale.
  • L’accompagnement par mentorat plutôt que l’enseignement.
  • La recherche d´inspiration. Par rapport à l´imposition d´exigences.
  • La structure du temps. Plutôt que la gestion des contenus.
  • La recherche de la qualité. Sans exiger le conformisme.
  • La simplicité. Par opposition à la complexité.
  • L’exemple parental. L’importance de la formation continue. Et de l’établissement d’un milieu de vie propice au développement des connaissances. Et des aptitudes de tous genres.

Ces principes sont, bien sûr, applicables à différents degrés. Selon l’enfant. Mais surtout la phase d’apprentissage dans lequel il se situe. Les grandes phases sont:

  • Le développement global. Ou de base. De 0 à 8 ans. La période parfaite pour les apprentissages par expérience. Dans le quotidien. Et le confort de son environnement immédiat. Avec la famille. Le temps de jouer. De lire des histoires. D’écouter de la musique. De sensibiliser les enfants à l’art. De les impliquer dans les tâches du quotidien. De leurs offrir des occasions d’explorer et découvrir le monde.
  • La découverte de la connaissance. Ou plutôt la découverte de son rôle dans le développement. Et l’acquisition de connaissances. De 8 à 12 ans. Suite logique de la précédente phase. Où l’enfant commence a relier son quotidien à différents apprentissages. Dans une structure de temps un peu plus construite. Mais obligatoirement logique.
  • Le développement intellectuel. De 12 à 16 ans. C’est le moment où le mentorat prend vraiment son importance. Et où la pensée abstraite devient plus accessible. Permettant ainsi une meilleure compréhension de la critique.
  • La période d’approfondissement. De 16 à environ 22 ans. Tout est déjà dit. C’est le moment où le jeunes prend les directions qui l’interpelle. Le moment où il décide de ce qu’il veut approfondir. Ou développer.
thomas-jefferson

Thomas Jefferson 1743-1826

C’est donc un type de formation exigeant. Pour l’apprenant. Qui se doit de s’automotiver. S’auto-critiquer. S’auto-corriger. S’auto-stimuler. Et pour le parents. Qui doit être un exemple. De tous les jours. S’investir sans compter.

L’éducation classique.

C’est une formule éducative qui implique un projet à lng terme. Plus souvent qu’autrement. Qui implique de vivre le présent en gardant un oeil sur l’avenir. Et en s’inspirant fortement du passé. Évidemment. L’objectif premier est d’apprendre à apprendre. Et à penser. Le développement de l’intellect est au coeur de la chose. Et ce en misant sur les sciences humaines. Histoire. Philosophie. Géographie. Langues anciennes. Y sont à l’honneur.

Un des piliers de la formation classique est le découpage des apprenants. En 4 stades d’apprentissage. Ou phases.

  • La phase pré-grammaticale. on y utilise la propention naturelle de l’enfant à la découverte. Au jeu. son aisance à accepter la nouveauté. On le guide vers une découverte du monde. À utiliser ses sens pour donner du sens. À bouger. À s’exprimer. Artistiquement. Ou autrement. Du pré-scolaire à la 2e année.
  • La phase grammaticale. On se sert de la curiosité de l’enfant. Encore présente. Mais également de son plaisir à interagir. À communiquer. On poursuit son aprentissage du monde. En intégrant de la mémorisation. Des regroupements. On lui démontre doucement sa capacité à créer des liens. à connecter des faits. À intégrer des connaisasnces. On lui apprend à se reconnaitre. D’un point de vue intellectuel. De la 3e année à la fin du primaire.
  • La phase logique. C’est le moment où l’on intégre des outils. Où l’on favorise l’utilisation de certaines base commune. On l’on conduit l’élève à établir une communication plus construite. Plus réfléchie. C’est le temps des cartes géographiques. Ou thématiques. Des lignes du temps. Des présentations. Des conférences.Et des débats. Secondaire 1 et 2.
  • La phase rhétorique.Finalement. L’aboutissement d’un long processus. Long et exigeant. L’élève est emmené à présenter. À débattre. À exposer ses recherches. À faire des synthèses. Il se voit attitrer des responsabilités. Transmet ses connaissances aussi. C’est le temps d’approfondir. De valider. De solidifier.
Socrate, classical studies, education classqiue

Socrate

Et ça aura été notre coup de coeur. Bien qu’ayant choisi une méthode éclectique. Je crois que la formation de notre premier enfant aura été classique à 80-90%. Selon son niveau académique. Et ce, jusqu’en secondaire 3. Année où l’obtebtion du DES nous aura fait bifurquer. Vers un programme québécois standard.

La transition n’est pas nécessairement facile. C’est le pourquoi du long terme. Exprimé plus haut. Mais pour des familles plutot intellectuelle. C’est un tracé magnifique. Les ressources sont nombreuses. En anglais. Soyez avertis! Mais ce n’est pas la route la plus facile. Il y a énormément de lectures. De réflexsions. De recherches. De travail en solitaire aussi. De là l’importance de bien connaître votre enfant. Et de bien vous connaître.

Ah! Et il y a souvent un caractère religieux intégré aux ressources. À vous de voir. Vous pouvez adapter. Enlever. Faire avec. À votre guise.

Des ressources:

Charlotte Mason.

Un autre grand courant populaire chez nos collègues anglophones. Qu’est-ce que Charlotte Mason? Charlotte Mason se base sur l’idée que l’enfant est une personne. Et que, comme toute personne , il forme un tout indissociable.

“Education is an Atmosphere, a Discipline, a Life.”

En fait, selon les grands principes, l’enfant absorbe beaucoup plus que seulement des connaissances. Il est affecté par son milieu. Par la discipline de vie qui lui est offert. En parts égales. En voici les grandes lignes:

  • Les living books. Ils en sont la base. Des livres significatifs. Des auteurs significatifs également. L’importance de la richesse des idées qu’ils contiennent. Auxquels s’ajoutent des narrations. De la calligraphie. De la copie. Pour développer la sphère littéraire. Et la capacité à communiquer. Et de faire des liens.
  • L’étude de la nature. Pour la découverte du monde qui entoure l’enfant. Mais également pour qu’il réalise qu’il fait partie d’un tout encore plus grand.
  • Les arts. Musique. Arts visuels. En favorisant favorisant l’accès aux grandes oeuvres. Et à leur créateur. En permettant à l’enfant de passer du temps en leur compagnie. À apprécier. À ressentir. À critiquer.
  • L’acquisition de bonnes habitudes de vie. Et leur intégration à long terme. Par divers moyens.
Charlotte Mason, homeschooling, ecole-maison

Charlotte Mason

Charlotte Mason va donc au-delà de la simple philosophie éducative. Elle nous plonge dans une philosophie de vie. Un modèle de gestion du quotidien. Il faut être prêt à plonger. C’est certain. C’est une implication en continu. Mais c’est aussi entrer dans un monde de douceur. Où les défis sont possibles à réaliser dans le confort. C’est magnifique. Mais encore là… Pensez à vos enfants. À vous. À vos valeurs. Tout ce que je vous présente aujourd’hui a de magnifiques côtés. Offre un potentiel de réalisation. Mais reste à trouver celui qui vous permettra d’atteindre vos propres objectifs.

Pour en savoir plus, il y a Ambleside online qui est un bon point de départ.

La pédagogie par projet. Ou Unit Study.

Ici, c’est assez clair. On utilise un thème comme prétexte à l’intégration de la matière scolaire. L’intérêt. Les apprentissages interreliés permettent souvent de mieux assimiler la matière. Donc, tout peut y passer. Ou une partie seulement. L’idée est de prendre un sujet. Parce qu’il passionne l’élève. Ou parce que vous croyez qu’il peut le faire progresser. Et d’y adjoindre du matériel significatif. Dans le plus de matières possible. Afin que tout se complémente. Un peu comme les pièces d’un casse-tête. Et vienne tisser une toile. Dans la tête de votre enfant.

Un de ses grands avantages est qu’elle force l’apprenant à voir un même concept sous différents angles. À adapter sa pensée selon le contexte. L’enfant développe ainsi une certaine souplesse intellectuelle. Qui est une grande richesse. Les ressources sont infinies. En anglais. En français, je vous suggère de jeter un coup d’oeil du côté de Carpe Diem. Mais libre à vous de monter les projets vous-même. Je vous donnerai un exemple d’intégration de projet dans le plan de scolarisation. Dans le prochain volet.

Montessori. Waldorf. Reggio Emilia.

Je les mets ensemble. Ils ont tous leur petites particularités. Mais ils ont aussi des bases communes. Ce sont des noms connus de plusieurs. Parce que leur pédagogie sont appliquées dans des écoles. Publiques ou privées. Et ce, à traves le monde.

Tout d’abord. On y sent un grand respect de l’enfant. De son rythme. De sa capacité à reconnaître ses besoins. On mise sur son autonomie. Également. L’enfant y est vu comme un tout. Intellectuel. Affectif. Créatif. Physique. Mais aussi spirituel. Et psychologique.

Dans tous les cas on tente de protéger l’enfant de la surcharge. De lui procurer un environnement adapté. Optimal. Naturel. Qui lui permet d’aiguiser ses sens graduellement.

Elles comportent bien entendu quelques particularités qui les distinguent. Sinon, elles n’existeraient pas. En voici certaines:

  • L’application du curriculum et les divisions des niveaux scolaires.
  • La méthode d’enseignement. Montessori confère plus de liberté individuelle à l’enfant dans le choix de ce qu’il veut faire. Alors que Waldorf propose plusieurs activités. Souvent en groupe. Quoique emmener par les enfants.
  • L’imaginaire et le fantastique. Pour Montessori, il s’agit ici d’une partie de la sphère créative. Alors que pour Waldorf, ils sont une part importante du développement de l’enfant et sont inclus dans le curriculum général.

Des mots clés. Je ne m’étendrai pas sur ces trois pédagogies outremesure. Car c’est un sujet complexe que de comparer des façons de faire. Qui ont toutes du bon. Mais qui ont toutes un public cible également. Et parce que c’est un sujet largement exploité déjà. Car déjà apppliqué dans plusieurs écoles. Je vous laisserai donc avec quelques mots-clé reliés à chacune:

  • Montessori: leadership, indépendance, multi-âge, manipulation, choix, auto-correction, entraide, enseignant-guide.
  • Waldorf: individualité, exclusion technologique, nature, approche basée sur le jeu, créativité, expression, anthroposophie, enseignant-dirigeant.
  • Reggio: coopération, résolution de problèmes, résolution de conflits, éducation à la citoyenneté, portfolio, pédagogie par projet, enseignant-collaborateur.

Encore une fois. Ceci n’est qu’un survol. Faites vos recherches. Cibler ce qui vous interpelle. Et allez-y à fond.

Next.

Je dois l’avouer. Je suis un peu essoufflée. La semaine prochaine. On établit l’horaire et le calendrier. Puis je vous donne quelques exemples de matières que je mets dans mon plan de scolarisation. Puis je finalise. Avec la bibliographie. La médiagraphie. Et l’approche de socialisation.

Bonne semaine. Bonnes lectures. Bonnes découvertes. Je l’espère.

 

 

 

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