(J55) La part des choses

Nous.

Nous sommes 6. Enfin. Presque. Dans les faits nous le serons vraiment d’ici quelques semaines. Mais pour les besoins de la cause, je dirai que nous sommes 6. Vous comprendrez rapidement pourquoi.

Le tribu.

Je disais donc. Nous sommes une famille de 6. 4 enfants entre 0 et 16 ans. Et deux parents évidemment. Travailleurs autonomes. Travailleurs culturels de sûrcroit. Ça fait qu’on prend de la place. Ça fait de nous ce que certains appellent une famille nombreuse. Ce que d’autres appellent des courageux. Ou encore des irresponsables. À chacun ses critères. À chacun sa vision. J’ai rien à redire là-dessus.

À la loupe.

Là où je veux vraiment en venir. Ce que j’ai envie de mettre en lumière. Ce qui occupe mon esprit depuis un certain temps. J’ai envie d’attirer votre attention sur une partie bien précise de notre réalité. Qui s’est transformée en objectif. Ou en processus. Ou en cheminement. Peu importe.

Tirer partie.

En tant que famille nombreuse, nous consommons. C’est évident. Nous répondons aux besoins de chacun. Et à certaines de leurs envies aussi. Parce que ça aussi ça compte. Mais nous nous engageons à le faire plus intelligemment chaque jour. À tout le moins, nous essayons.

Éduquer.

Nous avons choisi de voir la vie comme une occasion d’apprentissage. Et d’éducation. Nous avons fait le pari de prêcher par l’exemple. En espérant que le message se rende. Principalement à nos enfants. Nous avons voulu leur démontrer qu’ils ont un pouvoir. Qu’ils sont en mesure de s’exprimer. D’émettre des opinions. À travers chacune de leurs actions. Que leur rôle dans la société commence là. Car cette société, on veut la voir s’épanouir. S’adapter. S’enrichir. Car c’est assurément le leg le plus précieux que nous aurons à leur léguer.

Au-delà.

Nous avons voulu faire le pari que notre pouvoir va au-delà de l’argent. Au-delà d’un vote aux 4 ans. Au-delà de manifestations anonymes. Au-delà de pétitions. Nous avons choisi d’utiliser notre pouvoir de consommateurs. Car nous le trouvions significatif. Et plus que pertinent. Dans une société où la politique nous semble si inaccessible. Et où l’économie est souvent incertaine. Voire chambranlante.

Pas le choix.

Nous n’avons pas le choix. Nous devons manger. Se loger. Se vêtir. C’est un minimum. Alors nous avons fait le pari d’en tirer parti. Comment? Voici quelques exemples. SI vous voulez emboîter le pas, passez par ici!

Alimentation.

  • En achetant local. Le plus possible de saison. En favorisant les producteurs à petite échelle. Qui ont misé sur des cultures diversifiées. Qui prennent soin de leur terre comme d’un trésor. Plutôt que de l’exploiter. Gens de Québec, vous connaissez le Marché de proximité?
  • En s’engageant envers un producteur à l’avance. De façon à minimiser son endettement. À lui offrir un revenu garanti. À nous permettre un contact de qualité avec lui. Disponible sur Ma Ferme ou Équiterre.
  • En priorisant les aliments biologiques et équitables. Pour notre santé. Et celle de la Terre. Et des travailleurs.
  • En minimisant les produits d’importation. Car le transport de tout ça entraîne lui aussi son lot de conséquences.
  • En diminuant notre quantité de viande. Car c’est énergivore la production animale. Lisez ça!
  • En optant pour des solutions d’achat en grosses quantités ou carrément zéro déchet. Comme proposée par Nous Rire ou Prana.
  • En cultivant. En cuisinant. En transformant les surplus.

Acheter sans emballage

Vêtements.

  • En achetant le minimum. Ça évite les piles de lessive à n’en plus finir. Et ça prend moins de place dans les tiroirs. On mise sur la qualité. Et la neutralité. Surtout pour les petits qui grandissent vite.
  • En ciblant des entreprises et des artisants locaux. On a alors plus de chances que ce soit adapté à notre réalité. Vous savez, l’hiver québécois! Même chose pour les jouets, en passant.
  • En priorisant les fibres végétales biologiques. Par soucis pour la terre. Les travailleurs. Et notre peau.
  • En visant la qualité comme objectif premier. Ce sera plus cher. Je vous l’assure. Mais je préfère payer une fois plutôt que deux. Ou trois.
  • En n’oubliant pas de visiter les frippes. Ou de faire des échanges entre amis. Et de donner ce qui ne fait plus.
  • En utilisant des couches lavables. Il y en a des bios. Faites au Québec. Pour tous les goût. Au moins quand vous êtes à la maison. C’est meilleur pour la peau de bébé. Pour la planète. Et pour le porte-feuille.

Logement.

  • En minimisant notre consommation énergétique. Ici, on a dit adieu à la sécheuse. Et le lave-vaisselle devrait suivre. Bientôt.
  • En fabricant ses propres produits nettoyants. C’est plus souvent qu’autrement vraiment simple.
  • En minimisant ce que l’on possède. C’est pas facile dans notre cas. On y va une étape à la fois.
  • En diminuant sa quantité de déchets. Par le recyclage. Le compostage. L’achat responsable. En évitant le gaspillage.
  • En recherchant les opportunités coopératives. Où l’individu membre à plus d’influence.

Autres.

  • En prévoyant. Transport. Vacances. Tout peut être fait de façon plus sensée. Et sensible. Il y a toujours place à l’amélioration. J’en suis convaincue.
  • En éduquant. Lire des étiquettes, c’est un investissement. S’impliquer, c’est prendre concsience d’une réalité qui est celle d’un autre. Tout ça fait de nous de meilleurs citoyens. Plus emphatiques. Mieux engagés.
  • En priorisant la santé. C’est pas mal plus simple qu’on pourrait le croire. Pas mal plus accessible que les promesses retrouvées sur les flacons de pharmacie.

Ça commence tôt.

Nos choix de vie s’articulent donc à partir de la base. Des essentiels. Auquel s’ajoute le travail. C’est notre réalité de travailleurs autonomes. De travailleurs culturels. Mais ça. C’est une autre histoire. Tout c’est choix ont des coûts. Tantôt en argent. Tantôt en temps. Parfois on économise. Mais toujours on investit. C’est ça la magie.

Petit train.

C’est tout une entreprise. Ce sont des changements qui s’effectuent dans le long terme. Au fil des prises de conscience. Des découvertes. Cette responsabilisation individuelle et familiale s’articule lentement. S’insère graduellement dans une société. Elle aussi en mouvance. En changement. Écologiques. Politiques. Économiques. Sociologiques.

Parallèlement aux prises de conscience, il faut apprendre à faire. Se donner des chances. Découvrir comment faire plus simple. Parce que la vie est déjà assez compliquée. Déjà assez occupée. Il faut accepter de mettre certaines choses de côté. Pour avoir le bonheur de faire des découvertes insoupçonnées.

Au final.

Nous sommes fiers. De ce que nous sommes. En tant qu’individus. En tant que famille. Je suis fière de voir mes enfants grandir avec cette réalité. Cette conscience de l’autre. Et de demain. Est-ce que tous ces beaux concepts ont de mauvais côtés? Malheureusement oui. Est-ce que certains sacrifices me font un peu mal parfois? Assurément. Parce que je rêve de plus. Plus de simplicité. Plus de calme. Plus d’autosuffisance. Parce que j’ai parfois l’impression d’être au mauvais endroit. Mais c’est alors que je me retourne. Que je vois mes enfants. Curieux. Impliqués. Et tellement plus conscients que je l’étais. À leur âge. Et bien plus tard. Et je reprends espoir. Et je reprends mon souffle.

 Je vous laisse avec ce que Papa Bee pense de Maman Bee. 😉

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB

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4 réflexions sur “(J55) La part des choses

  1. Wow l’aquafaba (écrit en tout petit sur la bd), je viens de faire toute une découverte géniale ! Je ne suis pas végétalienne, mais t’sé au lieu de jeter tout ce beau liquide précieux !! Le reste de l’article est tout aussi génial ! Merci !

    J'aime

    • Oui! On est pas végétalien non plus…mais j’aime la diversité et je déteste le gaspillage. Et que dire des yeux des enfants quand ils voient tout ça se transformer en un merveilleux dessert!

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