(J59) Patience et longueur de temps

Contexte.

Les gens du milieu le savent. Le public en a eu vent. Par les médias. Avec ce que ça comporte. Et colporte. Et puis il y a mes collègues. Celles de l’école-maison. Qui sont sur le qui-vive. Comme les gardiennes que nous sommes. Depuis longtemps. Presque toujours. Gardiennes de la liberté de choix. Et éducative. Au nom du respect de l’enfance. De la famille. De l’individualité. Et de son importance dans le groupe. De la richesse qu’elle procure. À la société. Le milieu éducatif québécois est en remodelage. En processus de remodelage.

Terrain glissant.

Le climat est incertain. Le terrain s’effrite. Devant nos yeux. Il faut s’en occuper. On ne peut le nier. Il faut y aller de prudence. Comme toujours. Quand de grands changements sont en jeu. Il faut faire le portrait général. Échafauder des plans. Esquisser des visions. Tenir compte de l’environnement. De la clientèle. Les temps changent. Les gens aussi. Il faut s’adapter. Pour le bien commun. Sans s’oublier. Sans oublier l’individu. Ses besoins. Ses attentes aussi.

Restauration.

C’est un peu dans ce contexte que nous sommes. Dans ce contexte que flotte l’incertitude. Née du dépôt d’un projet de loi. Le projet de loi 144. Mais je le rappelle. C’est un projet. De par son nom. Sa nature. Et son état. Il s’agit d’une entrée en matière. D’un brut. Issu de rencontres. De recherches. De discussions. De constatations. Issu également d’intentions. De visions. De valeurs. Et sûrement de quelques promesses électorales. Faut pas se leurrer non plus. Le temps est au réalisme. Pas à la partisanerie. Et quelque part. Au milieu de tout ça. Pour une raison ou une autre. Il y a la volonté de changer. D’essayer. Et qui dit essai. Dit risques. De gagner. D’échouer. De bouleverser. De surprendre…c’est normal.

Danger.

Il est là le danger. À mon avis. Celui d’être aveuglés. Par la surprise. Ou la peur. Celui qui survient quand on monte aux barricades. Trop rapidement. Mal informés. Mal préparés. Dépourvus des outils nécessaires. Il faut prendre sur soi. Affiner sa stratégie. Avant de s’élancer. Il faut connaître la lutte qui nous attend. Avoir une idée des défis qui sont au-devant de nous. Plutôt que de s’acharner. À s’en épuiser. Dans des combats trop nombreux. Inadéquatement ciblés. Sans en avoir valider la nécessité. Ou la pertinence.

Patience.

C’est ma première arme. Celle qui constitue ma base. Je choisis de prendre le temps. Et je vous invite à me rejoindre. En tout. Ou en partie. Je choisis de prendre le temps d’éduquer. Comme je l’ai fait depuis le début de l’aventure. Parce que c’est important de se connaître. Pour ensuite se reconnaître. Le temps n’est plus à la peur. Il est à l’ouverture. Au dévoilement. À la force d’association. À l’acceptation.

Longueur de temps.

Il faut voir loin. Peu importe notre parcours. Comme dans tout projet d’envergure. C’est d’une société dont il est question. Pas d’une aventure improvisée. Encore moins sans lendemain. Il est question de demain. Et c’est grand demain. Et c’est long. Long longtemps. Alors. Aussi bien prendre son temps.

Évaluer la route

Entrevoir le chemin à parcourir


Prendre son temps.

Je parle de prendre son temps. Pas de le perdre. Pas de le regarder passer. Inerte. Je parle de prendre le temps de sonder le terrain. De planifier la route. De s’informer. De se former. Et aussi prendre le temps. Pour respirer. Se ressourcer. S’enrichir. Intellectuellement. Humainement. Pour grandir. Intérieurement. Et redonner. S’impliquer. Contribuer efficacement. À la cause que nous soutenons.

Vers l’avant.

Elle est là. L’arrivée. Entre temps, je suis en route. Je reste alerte. Attentive. Mais aussi confiante. C’est ce qui me donne l’élan. Pour continuer. À y croire. À voir grand. Et beau. Et loin. J’espère vous croiser sur ma route. Ou même la partager avec vous. Le temps qu’il faut. Le temps que ça durera. Par ci. Par là. J’ai envie de vous connaître. Ça me fait grandir. Inévitablement. Et ça me rend fière. De ce que le groupe auquel je suis associée construit. Chaque jour. 

Mes convictions sont profondes. Mais ouvertes. Elles sont solidement enracinées. Elles soutiennent un sol. Propice à l’érosion. Depuis la nuit des temps. Mes convictions sont celles qui veulent un avenir grand. Pour mes enfants. Pour les vôtres. Et pour les leurs. Pourquoi pas. Mes convictions sont aussi celles qui soutendent mon présent. Un présent que je vois diversifié. Riche. Collaboratif.  Un présent qui nous mènera tous vers un horizon. Un horizon gagnant.

Pour s’informer. Et réfléchir.

Je vous laisse ma liste. De trucs à lire. Ou à relire. À voir. Ou revoir. Pour l’été.Ne vous gênez pas.  Si vous avez des coups de cœur. Des découvertes. Partagez!

Education documentaries on creativity and the future of learning

Waiting for Superman

School of trust

Race to nowhere

Where to invade next (disponible sur Netflix)

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