Et si le temps prenait son temps

Comment dire.

Il neige. Il fait de plus en plus froid. Le gris s’affadit. Le blanc s’enorgueillit. La nature reprend du poil de la bête. C’est l’annonce du combat. Entre le jour et la nuit. Entre la fête et la retraite. Ce temps où tout déboule. Où la vie se chamboule. Où il faut prendre racine. Pour ne pas perdre pied. Sur un sol gelé.

Il y a.

Il y a Noël. Mais avant. Les fins de session. La frénésie du magasinage. Les vacances imminentes. Les 5 à 7. Les lundis au vendredis. Les emplettes. Les virus par ici. La pression par là. Et tralala.

C’est de valeur.

D’un côté ça coûte cher. Pas juste en valeur. Mais aussi en énergie. L’économie des ressources. Ça commence à la source. Charité bien ordonnée. Il ne faut pas l’oublier. C’est humain d’aimer. Mais c’est une nécessité de se prioriser. Facile à dire. Je le sais.

L’industrie du mini.

Minimalisme. Hygge. Zéro déchet. Ils sont en bonne compagnie. Ce sont tous des beaux concepts. Jusqu’à ce qu’il nous fasse perdre la tête. C’est beau le fait main. Le cozy. Le recyclé. Le récupérer. Mais il faut savoir additionner. À trop en donner on se retrouve dans le rouge. Bien avant le compte de Visa. L’équilibre c’est un peu de ci. Et un peu de ça.

Tirer le bon numéro.

On a choisi. Il y a quelques années. De se réserver. Entre nous. Papa, maman et petits. Une date. Un moment. Chez nous, c’est Yule. Le solstice. Là où la lumière renaît. Là où on voit le chemin reprendre. Le bout du tunnel qui s’annonce. Les possibilités qui germent. Chez nous, c’est le 21. Un temps d’arrêt. Avant les partys de famille. Avant que ça fourmille. Une bouffée d’air. Frais comme le dehors.

Signifier.

C’est le jour signifiant. Celui qui a du sens. Chez nous. Pour nous. Celui qu’on a décidé de désirer. De marquer d’un X. Un trésor à chasser. Un peu à la fois. Celui dont on a tracé le parcours. Avec coeur. Avec amour. Pour eux. Pour être avec eux. Parce que c’est trop facile d’oublier. De passer tout droit. De se laisser entraîner. On voulait du signifiant. On y met du temps.

Avant.

J’aime les rituels. Ces petites routines. Rythmées. Sensées. Magiques. J’aime le fait qu’elles s’imprègnent. Doucement. J’aime leurs incrustations. À coups d’odeurs. De saveurs. De douceurs. Et c’est ce qui nous inspire. Pour créés notre avant. L’Avent qui prend par la main. Qui nous entraîne sur son chemin. Teinté d’hier. Annonciateur de demain. Avec ses surprises.

Cadeau.

Avent2017

Calendrier de l’Avent 2017 à colorier

Cette année. si le coeur vous en dit. On vous invite dans notre bateau. Ou notre traîneau. À vous de choisir. Peu importe. On vous donne notre calendrier de l’Avent à colorier. 1 coloriage par jour. du 1 au 21. Mais pas seulement ça. Il y aura des recueils d’activités qui suivront. 3 cycles. 3 étapes. Que nous aimerions partager avec vous. Parce que le village est tellement beau. Parce qu’on aimerait partager. Et que vous nous montriez un peu. Juste un peu. De ce que en ferez. Quotidiennement. Hebdomadairement. De façon continue. Ou totalement décousue. On s’en fout. On vous veut juste avec nous. Pour finir l’année. Et pour se préparer à recommencer.

C’est ici. Format standard ou régulier. À imprimer. À votre goût. Faites-nous signe si vous vous lancez.

Crayons à colorier

À vos crayons

 

(J55) La part des choses

Nous.

Nous sommes 6. Enfin. Presque. Dans les faits nous le serons vraiment d’ici quelques semaines. Mais pour les besoins de la cause, je dirai que nous sommes 6. Vous comprendrez rapidement pourquoi.

Le tribu.

Je disais donc. Nous sommes une famille de 6. 4 enfants entre 0 et 16 ans. Et deux parents évidemment. Travailleurs autonomes. Travailleurs culturels de sûrcroit. Ça fait qu’on prend de la place. Ça fait de nous ce que certains appellent une famille nombreuse. Ce que d’autres appellent des courageux. Ou encore des irresponsables. À chacun ses critères. À chacun sa vision. J’ai rien à redire là-dessus.

À la loupe.

Là où je veux vraiment en venir. Ce que j’ai envie de mettre en lumière. Ce qui occupe mon esprit depuis un certain temps. J’ai envie d’attirer votre attention sur une partie bien précise de notre réalité. Qui s’est transformée en objectif. Ou en processus. Ou en cheminement. Peu importe.

Tirer partie.

En tant que famille nombreuse, nous consommons. C’est évident. Nous répondons aux besoins de chacun. Et à certaines de leurs envies aussi. Parce que ça aussi ça compte. Mais nous nous engageons à le faire plus intelligemment chaque jour. À tout le moins, nous essayons.

Éduquer.

Nous avons choisi de voir la vie comme une occasion d’apprentissage. Et d’éducation. Nous avons fait le pari de prêcher par l’exemple. En espérant que le message se rende. Principalement à nos enfants. Nous avons voulu leur démontrer qu’ils ont un pouvoir. Qu’ils sont en mesure de s’exprimer. D’émettre des opinions. À travers chacune de leurs actions. Que leur rôle dans la société commence là. Car cette société, on veut la voir s’épanouir. S’adapter. S’enrichir. Car c’est assurément le leg le plus précieux que nous aurons à leur léguer.

Au-delà.

Nous avons voulu faire le pari que notre pouvoir va au-delà de l’argent. Au-delà d’un vote aux 4 ans. Au-delà de manifestations anonymes. Au-delà de pétitions. Nous avons choisi d’utiliser notre pouvoir de consommateurs. Car nous le trouvions significatif. Et plus que pertinent. Dans une société où la politique nous semble si inaccessible. Et où l’économie est souvent incertaine. Voire chambranlante.

Pas le choix.

Nous n’avons pas le choix. Nous devons manger. Se loger. Se vêtir. C’est un minimum. Alors nous avons fait le pari d’en tirer parti. Comment? Voici quelques exemples. SI vous voulez emboîter le pas, passez par ici!

Alimentation.

  • En achetant local. Le plus possible de saison. En favorisant les producteurs à petite échelle. Qui ont misé sur des cultures diversifiées. Qui prennent soin de leur terre comme d’un trésor. Plutôt que de l’exploiter. Gens de Québec, vous connaissez le Marché de proximité?
  • En s’engageant envers un producteur à l’avance. De façon à minimiser son endettement. À lui offrir un revenu garanti. À nous permettre un contact de qualité avec lui. Disponible sur Ma Ferme ou Équiterre.
  • En priorisant les aliments biologiques et équitables. Pour notre santé. Et celle de la Terre. Et des travailleurs.
  • En minimisant les produits d’importation. Car le transport de tout ça entraîne lui aussi son lot de conséquences.
  • En diminuant notre quantité de viande. Car c’est énergivore la production animale. Lisez ça!
  • En optant pour des solutions d’achat en grosses quantités ou carrément zéro déchet. Comme proposée par Nous Rire ou Prana.
  • En cultivant. En cuisinant. En transformant les surplus.

Acheter sans emballage

Vêtements.

  • En achetant le minimum. Ça évite les piles de lessive à n’en plus finir. Et ça prend moins de place dans les tiroirs. On mise sur la qualité. Et la neutralité. Surtout pour les petits qui grandissent vite.
  • En ciblant des entreprises et des artisants locaux. On a alors plus de chances que ce soit adapté à notre réalité. Vous savez, l’hiver québécois! Même chose pour les jouets, en passant.
  • En priorisant les fibres végétales biologiques. Par soucis pour la terre. Les travailleurs. Et notre peau.
  • En visant la qualité comme objectif premier. Ce sera plus cher. Je vous l’assure. Mais je préfère payer une fois plutôt que deux. Ou trois.
  • En n’oubliant pas de visiter les frippes. Ou de faire des échanges entre amis. Et de donner ce qui ne fait plus.
  • En utilisant des couches lavables. Il y en a des bios. Faites au Québec. Pour tous les goût. Au moins quand vous êtes à la maison. C’est meilleur pour la peau de bébé. Pour la planète. Et pour le porte-feuille.

Logement.

  • En minimisant notre consommation énergétique. Ici, on a dit adieu à la sécheuse. Et le lave-vaisselle devrait suivre. Bientôt.
  • En fabricant ses propres produits nettoyants. C’est plus souvent qu’autrement vraiment simple.
  • En minimisant ce que l’on possède. C’est pas facile dans notre cas. On y va une étape à la fois.
  • En diminuant sa quantité de déchets. Par le recyclage. Le compostage. L’achat responsable. En évitant le gaspillage.
  • En recherchant les opportunités coopératives. Où l’individu membre à plus d’influence.

Autres.

  • En prévoyant. Transport. Vacances. Tout peut être fait de façon plus sensée. Et sensible. Il y a toujours place à l’amélioration. J’en suis convaincue.
  • En éduquant. Lire des étiquettes, c’est un investissement. S’impliquer, c’est prendre concsience d’une réalité qui est celle d’un autre. Tout ça fait de nous de meilleurs citoyens. Plus emphatiques. Mieux engagés.
  • En priorisant la santé. C’est pas mal plus simple qu’on pourrait le croire. Pas mal plus accessible que les promesses retrouvées sur les flacons de pharmacie.

Ça commence tôt.

Nos choix de vie s’articulent donc à partir de la base. Des essentiels. Auquel s’ajoute le travail. C’est notre réalité de travailleurs autonomes. De travailleurs culturels. Mais ça. C’est une autre histoire. Tout c’est choix ont des coûts. Tantôt en argent. Tantôt en temps. Parfois on économise. Mais toujours on investit. C’est ça la magie.

Petit train.

C’est tout une entreprise. Ce sont des changements qui s’effectuent dans le long terme. Au fil des prises de conscience. Des découvertes. Cette responsabilisation individuelle et familiale s’articule lentement. S’insère graduellement dans une société. Elle aussi en mouvance. En changement. Écologiques. Politiques. Économiques. Sociologiques.

Parallèlement aux prises de conscience, il faut apprendre à faire. Se donner des chances. Découvrir comment faire plus simple. Parce que la vie est déjà assez compliquée. Déjà assez occupée. Il faut accepter de mettre certaines choses de côté. Pour avoir le bonheur de faire des découvertes insoupçonnées.

Au final.

Nous sommes fiers. De ce que nous sommes. En tant qu’individus. En tant que famille. Je suis fière de voir mes enfants grandir avec cette réalité. Cette conscience de l’autre. Et de demain. Est-ce que tous ces beaux concepts ont de mauvais côtés? Malheureusement oui. Est-ce que certains sacrifices me font un peu mal parfois? Assurément. Parce que je rêve de plus. Plus de simplicité. Plus de calme. Plus d’autosuffisance. Parce que j’ai parfois l’impression d’être au mauvais endroit. Mais c’est alors que je me retourne. Que je vois mes enfants. Curieux. Impliqués. Et tellement plus conscients que je l’étais. À leur âge. Et bien plus tard. Et je reprends espoir. Et je reprends mon souffle.

 Je vous laisse avec ce que Papa Bee pense de Maman Bee. 😉

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB


 

(J49) Planifier une année d’école-maison 1

Ça y est.

On commence. Par le commencement. Avant de remplir du papier. Il faut se mettre en situation. Revenir en arrière. Se demander d’où on vient. Revoir les portraits de chaque membre de l’équipe. C’est essentiel. Car avant tout, il faut que tous pagayent dans le bon sens. Si on veut arriver à bon port.

Tout d’abord.

Laissez-moi vous dire que vous ne partez pas de zéro. Ne l’oubliez jamais. Vous avez une connaissance de vos enfants. En tant qu’enfants. Vous avez une connaissance de vous-mêmes. En tant que persones. En tant que parents. Vous avez un bagage de valeurs. Personnelles, familiales, sociales, écologiques. Name it. Vous avez aussi la tête pleine d’idées, de désirs, de motivations. Teintés par votre parcours. Votre vécu. Tout ça constituent les fondations de ce que vous vous apprêtez à construire. Ce qui constituera l’immuable. L’indélogeable. Un béton lié par votre plus grand atout. Votre amour pour vos enfants. C’est pas rien tout ça.

Maintenant.

Une fois que vous avez pris conscience de ce qui se trouve dans vos bagages, l’exploration commence. Chaque chose en son temps. Commençons par découvrir les participants. Il y a vous, en tant que parents. Qui avez un projet. Mais qui n’avez pas nécessairement en tête quel type d’accompagnant vous serez. C’est important qu’un projet d’école-maison respecte les désirs, les limites, les visions d’un parent. Car ce projet, il vous en demandera du temps. Et des efforts. Car il vous emmènera son lot de doutes. De craintes. De remises en question. De batailles aussi. Peut-être. Probablement. Et toutes ces données changeront. Au fil des ans. Des enfants. De la vie en mouvement. Rien ne sera acquis. C’est la vie. Alors prenez un temps pour pensez à vous. Ça peut faire toute la différence. Et garder les traces de tout ça. Ça vous sera utile quand vous aurez l’impression de perdre le Nord.

L’équipage.

Continuons notre progression vers le vif du sujet. Vous connaissez vos enfants. Vous avez peut-être suivi de près leurs parcours scolaires de près. Mais là, c’est différent. Vous serez le capitaine. Et afin que tout roule, il faut connaître ses enfants en tant qu’apprenants. 

Il y a d’abord les catégories d’apprenants dites sensorielles. Qui constituent une bonne base. Pour entamer l’observation. Se donner un point de départ. Ce n’est pas tout. Mais c’est un outil précieux. Une cartographie du voyage. Qui peut éviter bien des impasses. Bien des détours inutiles. Voici un aperçu. N’hésitez pas à pousser plus loin ce qui vous interpelle.

  • Les visuels: ils apprennent à travers l’observation et ont une grande capacité à visualiser. Ils apprécient les supports visuels, les graphiques, les photos.
  • Les auditifs: ils captent l’information par l’écoute. Peuvent sembler absents ou désintéressés mais demeurent attentifs tout de même.
  • Les tactiles: on en retrouve 2types. Ceux qui aiment manipuler, toucher. Et ceux qui ressentent le besoin d’encoder l’information par des graphiques, des notes, des dessins.
  • Les kinesthésiques: les kinesthésiques apprennent dans le mouvement. Sortez les ballons, les cordes à sauter et les trampolines!
  • Les séquentiels: ils aiment apprendre par étape, dans un ordre. Ils aimeront les plans, les lignes du temps.
  • Les simultanés: au contraire des séquentiels, ils préfèrent avoir une vue d’ensemble. Sortez les cartes du monde et autres représentations globales qui leurs permettront de faire des liens et de catégoriser selon leurs envies.
  • Les logiques: ils ont besoin d’analyser et de réfléchir avant de se lancer. Ce sont souvent des amateurs de maquettes, de modèles réduits et autres montages conceptuels.
  • Les verbaux: ceux-ci ont besoin d’interagir verbalement pour apprendre. Ils aiment la discussion, les débats pour assimiler les connaissances.
  • Les interactifs: ils aiment les travaux en équipe et être entourés.
  • Les solitaires: leur rendement est souvent meilleur dans un environnement calme. Ils ont besoin de limiter les éléments perturbateurs pour offrir leur plein rendement. Sortez les casques d’écoute ou faites leur un coin bien à eux.
  • Ceux qui préfèrent l’expérimentation indirecte: ils aiment en général l’enseignement classique, de type magistral. Ils préfèrent se servir de l’expérience des autres pour se construire leur propre bagage.
  • Ceux qui préfère l’expérimentation directe: ils ont besoin de sentir qu’ils sont partie prenante du processus d’apprentissage, de manipuler, d’interagir.
  • Les rythmiques-mélodiques: ils pensent en rythme ou selon des patrons, qu’ils soient proposés ou de leur cru. Ce sont souvent des amoureux de la musique. Ils aiment apprendre en marchant ou en frappant des rythmes réguliers.

Chaque enfant est donc un unique mélange de genre. Ils auront probablement une prédominance dans un type sensoriel. Mais ils ne seront jamais purement et simplement confinés à une seule et même catégorie. Parole de maman. Et l’effort d’observation en vaut la chandelle. Car plus l’enfant est stimulé efficacement plus l’apprentissage est enrichissant. Et plus l’expérience sera agréable. Pour tout le monde. Évidemment!

Planning, planner, notebook, page blanche, plan de scolarisation

Commencer l’aventure


Pause.

Vous pouvez prendre une pause. N’oubliez pas de respirer. Profondément. De vous donner du temps. Mais tout ce temps mis à observer vos enfants est important. Même si vous n’en êtes pas à vos débuts. Car avec le temps, tout le monde change. Grandit. Évolue.

Investissement. 

Le temps investit ici peut sembler perdu. Vain. Mais croyez-moi, tout ira tellement plus vite et efficacement après. Quand le temps sera venu de choisir une pédagogie. Ou d’en mélanger plusieurs. Quand vous aurez à déterminer un horaire et un calendrier. À choisir votre matériel. À établir une prévision de cadence. Et plus. Et plus. Et plus.

Ce n’est qu’un au revoir.

J’arrête ici pour le moment. Probablement que tout cela ne semble pas très excitant pour la plupart. Cependant, je crois fermement que de commencer par un temps d’observation est la clé d’un plan efficace et utile. Car le plan de scolarisation doit avant tout vous être utile. Vous ne devez pas le faire pour faire plaisir à une instance. Vous devez le faire pour vous. Pour vos enfants. Car à priori, ce projet, c’est vous qui le vivrez. C’est vous qui surmonterez les défis. Un après l’autre.

Je vous dis donc à la semaine prochaine. Avec un tout autre programme. Plus technique. Où il sera question de planification dans le temps. De lois. De pédagogies. Et autres facettes pratico-pratiques de l’école-maison. Au plaisir de vous y retrouver.

(J29) ❤︎

(Petite pause)

Be my Valentine 2015,  Escalier du Faubourg, Québec,

Be my Valentine 2015, Escalier du Faubourg, Québec

Aujourd’hui, chez nous, ça se passe en famille. Tranquillement, en se laissant guider par les humeurs de chacun. On prend une bouffée d’air en famille, on se gâte, on prend le temps de savourer la chance qu’on a d’être ensemble. Je prends un petit moment pendant que c’est calme ici pour vous souhaiter de l’amour et de la douceur. Bonne Saint-Valentin!

(J28) De fil et d’aiguilles

T pour tout le monde.

Chez nous tout le monde tricote. Ce n’est pas une affaire de filles. C’est une affaire d’autonomie, de créativité et de patience. Tricoter fait partie de ces aptitudes à acquérir, très tôt. C’est même inscrit au programme scolaire de façon officielle, du primaire à la fin du secondaire.

Chez nous tout le monde veut tricoter. Ce n’est quand même pas une torture. C’est un moment partagé, en famille, où l’on profite tantôt du silence apaisant, tantôt d’une conversation imprévue et enrichissante. Chez nous, on est tricoté serré!

R pour respect de l’effort.

Apprendre à tricoter permet de constater la valeur de l’effort soutenu, de façon concrète. Cela nous permet de prendre conscience de la valeur du temps et de l’intention, au-delà de la simple échelle monétaire d’un bien ou d’un vêtement. C’est à l’image de ce que représente la vie. Maille par maille le tricot se construit sous nos yeux. À la façon de nos vies qui se forgent, action par action.

I pour imagination.

Le tricot est d’une grande souplesse. Ses seules limites sont celles de l’imagination. Personnellement, c’est mon médium artistique de prédilection. Cette technique m’offre l’équilibre dont j’ai besoin entre l’expression, la créativité et les défis reliés aux contraintes techniques. J’ai autant de plaisir à faire des chaussettes qu’une oeuvre. J’ai autant de plaisir à développer des patrons qu’à en tester. J’ai autant de plaisir à enseigner qu’à créer. Car ce n’est jamais pareil. Parfois les différences sont subtiles, mais elles sont toujours là.

C pour capital d’attention et canalisation de l’énergie.

Tricoter demande de la concentration et un bon sens de l’observation. C’est un exercice de travail manuel qui est peut s’intégrer facilement au quotidien pour aider un enfant (ou un grand) à développer des qualités qui lui serviront dans la vie, au travail ou encore à l’école. Suivre un patron, compter des mailles, les maintenir et apprendre à en reconnaître les caractéristiques. Respecter des directives et des contraintes, établir un plan de travail, évaluer des situations, émettre des hypothèses et des pistes de solutions.

Le tricot, en étant à la fois méditatif et constructif, permet d’arriver rapidement et sans heurts à une fierté face aux accomplissements. Le temps file et le résultat se construit, simultanément. Le tricot pour les TDA/H, c’est merveilleux. Pour ceux qui manquent de confiance en eux, c’est salutaire!

O pour originalité

Tricoter permet de créer des objets, des vêtements ou autres, à son image. Avec un minimum de connaissances, la liste des expérimentations possibles est grande: couleurs, textures, formes sont toutes des outils qui permettent de laisser libre cours à l’imagination et à l’expression de sa personnalité. Et la libre expression de sa personnalité est un grand pas dans la construction d’un meilleur estime de soi.

T pour tuer le temps.

Dans la même veine que la lecture, le tricot est un passe-temps abordable, accessible, constructif et évolutif. Le tricot demande de l’investissement certes mais, en retour c’est un excellent moyen de décrocher, de fixer l’esprit sur un nouvel élément. Le tricot pour décrocher de la routine quotidienne et de ses tourments.

E pour équilibre mental.

Personnellement, mon travail implique que je passe plusieurs heures par jours devant l’ordinateur et la télévision. Le tricot est un des facteurs qui me permet de rééquilibrer mes activités en me donnant un exutoire non technologique. La lenteur du geste, comparativement au bombardement d’images que j’impose quotidiennement à mes yeux et mon cerveau, est comme une bouffée d’air pur. Une halte qui me permet de me retrouver avec moi-même et, par conséquent, de regénérer mon niveau d’énergie intellectuel…et émotif.

R pour relaxer et rester en santé.

De plus en plus d’études démontrent le lien entre la réduction du stress et une meilleure santé. Or, le tricot, comme tout ce qui implique de la répétition (mantra, activités physiques, etc) est maintenant reconnu comme ayant un effet sur la santé cardiaque, les troubles reliés aux tensions musculaires ou encore à la pression sanguine. C’est ce que l’on nomme The Relaxation Response.

Cadeaux

Je considère que d’apprendre à quelqu’un à tricoter est un merveilleux cadeau. Je considère la transmission de l’héritage culturel comme primordial dans ma famille et le tricot y a une place de choix.

La Saint-Valentin arrive. Comme j’ai travaillé à la création d’un petit quelque chose sur cette thématique, je vous invite à faire de même. Voici 2 chartes, une monochrome texturée et une bicolore. Des petits projets géniaux pour les enfants! Ne vous gênez pas pour les intégrer à d’autres projets non plus.

Saint-Valentin monochrome

Saint-Valentin monochrome

Screen Shot 2015-02-05 at 11.19.48 AM

Saint-Valentin bicolore

 

(J12) Laver, laver

J'ai été absente. Ça a été vite et on s'est retrouvé avec un petit de 2 ans obsédé de l'ordi. Alors j'ai pris des notes et je vous fais une rafale de posts pour reprendre le temps et le décompte.

1+1=5

Ça dit tout. Dans une famille, on n’additionne pas. On multiplie. On décuple. Tout est exponentiel. De l’amour au repas. Des inquiétudes aux…montagnes de lessive. Et quand je dis montagnes, je parle pas de la petite colline grimpée en famille un dimanche après-midi d’automne. Je parle de l’Éverest!

Des couches de bonheur

Je ne déteste pas faire la lessive. C’est une belle activité à partager avec les enfants. Ils peuvent trier par couleur, apprendre à boutonner, à dérouler des manches. Mais, pour être honnête, je trouve difficile de voir la lumière au bout du panier. Les torchons, les draps (vive les débuts de la propreté!), les couches, les vêtements, les serviettes, etc. Il y en a toujours, peu importe toute la bonne volonté qu’on y met.

Laver sans entacher.

Il y a aussi l’impact de notre famille sur l’environnement qui me déroutait un peu. Quand je vois la liste d’ingrédients dans les liquides à lessive commerciaux, je m’interroge. Et comme je n’ai pas le temps de faire une recherche pour chacun d’eux, j’ai fait le choix de les laisser prendre la poussière sur les tablettes. Du coup, on fait notre lessive. Facile comme tout. Et les enfants adorent. Une autre belle activité d’apprentissage au quotidien.

Ma recette

bees_j12_net

200g Borax

200g Carbonate de soude

250g Bicarbonate de soude

227g Savon (1 barre)

Huiles essentielles

Cette recette est plus en proportion qu’en quantité. 1 tasse de chacun et un savon râpé. Vous pouvez bien sûr décider de quintupler la recette et d’en faire une fois l’an.

Avoir l’espace de stockage nécessaire, c’est ce que je ferais.

Alors, vous râpez le savon. Vous mélangez tout dans un grand saladier. Vous mettez dans des pots. Et voilà! Simple comme bonjour. 30ml de poudre par lessive.

Je préfère prendre un savon neutre et ajouter des huiles essentielles à mon eau de lavage. Au gré de nos envies et de nos besoins.

Mes chouchous:

– tea tree pour les couches

– lavande pour les draps

– citron pour la cuisine

Pas de quoi y laisser sa chemise

Faire la lessive pour une famille peut revenir coûteux. Ici, on aime les vêtements propres, mais si c’est possible de mettre nos sous sur autres choses, on s’en plaint pas. J’ai fait un petit calcul, et une lessive maison, dans le cas de la recette ci-haut, a un coût de revient de 16cents la brassée, sans les huiles essentielles. Pas si mal.

Les liens ci-haut mènent vers les produits que je me procure. Ce sont des produits canadiens de bonne qualité et provenant d’un marchand en ligne avec lequel j’ai un très bon service. (En passant par le lien, vous aurez 10$ de réduction sur les achats de 25$ et plus). Et comme les économies sont importantes pour notre projet, le fait que les taxes soit inférieures me plaît beaucoup.

(J7) Le temps d’aimer

Chez nous.

Notre métier nous sollicite énormément une grande partie de l’année. Durant la période des Fêtes, cependant, c’est assez tranquille. C’est le moment où l’on reprend contact et où on reprend notre souffle.

Même avec toutes les meilleures intentions du monde, on a tendance à se laisser embarquer dans un tourbillon effréné. Trop souvent, on oublie l’importance de l’instant présent. Et c’est à ce moment-ci, alors que la tempête s’estompe, que l’on réalise ce qui nous est passé sous le nez.

Alors l’Avent nous permet de nous retrouver. De constater le chemin parcouru aussi.

Je profite donc de ce dimanche pour vous donner quelques-unes de nos activités familiales de l’Avent en rafale.

Évidemment.

– Lire des contes de Noël bien emmitoufflés dans une chaude couverture.

– Faire découvrir des classiques du cinéma à nos enfants.

– Construire une maison de pain d’épices. (Ma recette).

– Fabriquer et écrire des cartes pour la famille et les amis. Et prendre une grande marche pour aller les porter à la poste.

– Choisir et décorer un sapin. Ou réinventer la tradition en créant son propre arbre de Noël. Pourquoi pas!

– Aller livrer des cadeaux surprise chez des personnes qui ont marquées notre année positivement (des biscuits, du pain, des grignottines, un tricot, etc.).

– Etc.

Mais aussi.

– Fabriquer des chandelliers ou des bougeoirs décoratifs avec des matériaux recyclés.

– S’écrire une lettre à nous-mêmes, à ouvrir l’an prochain, à pareille date.

– Imaginer un itinéraire au Père Noël, à partir d’une carte du ciel. Découvrir les constellations sur sa route.

– Un bain qui brille dans le noir ou qui se transforme en atelier de lutin artiste.

– Faire des petits casse-croûtes pour nos amis volants qui ont le courage de passer l’hiver au Québec. ( De cette façon).

– Créer une décoration pour le sapin, en famille. En indiquant l’année, cette tradition peut rapidement devenir un album souvenir au bout de quelques années.

– Célébrer le solstice d’hiver avec un brunch débordant de fraîcheur.

– Etc.

Un cadeau.

Voici des images à colorier pour vos enfants. Elles pourraient servir à faire de belles cartes de Noël, je pense.

Et, pour vous remercier, nous vous invitons à venir poster vos réalisations sur notre page Facebook (The Bees Journey) à partir du 10 décembre prochain. Nous ferons tirer au sort, parmi toutes les photos reçues, un album de coloriage, au choix). Les albums seront disponibles à prrtir de janvier prochain.

Ne nous cherchez pas tout de suite sur Facebook, nous sommes en construction!

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