Pas de deux

Tempo.

Le tempo est donné. La mesure est lancée. Il n’aura fallu qu’une journée. Qu’une occasion. Insérée. Proposée. Imposée. Un peu. Parce que la vie est ainsi faite. Il faut parfois la brusquer. Pour la ramener. Les mauvais plis sont facilement créés. Je crois que vous le savez.

La danse.

Nous y voilà. Nous y sommes entrés. Dans la danse. Dans la cadence. Sentir le rythme. Qui mijote. Qui concocte. Un changement. Qui s’opère tranquillement. Comme un murmure dans le temps. Comme une brise qui s’entend. À peine. Mais qui est là. Constante. Confiante. Que le mouvement s’inscrit. Sans heurts. Ni bruits.

Hier.

Hier, je vous parlais de lumière. De cette invitation à éclairer le chemin. À éblouir demain. À la lueur de la douceur. De celle qui mène au bonheur. Hier, je vous parlais du présent. De celui qui fuit. Aussi vite que le temps. De celui qu’il faut valoriser à tout moment. Mais, ce présent est passé. La lumière s’est installée. Il ne faut pas en douter. Par l’action. Par l’intention.

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Aujourd’hui.

Mais aujourd’hui apparaît. Il prend le relais. Avec l’insistance. D’imposer sa prévalence. Aujourd’hui s’inscrit. Se définit. S’écrie. Emprunte sa voie. Ou sa voix. C’est selon. À chacun ses démons. Car oui. Ils sont là. Alimentés par la précarité. Par le doute. Qui survient. Ici et là. Sur la route. L’importance de la lumière. De la chaleur. Construire. Avec ardeur.

Aujourd’hui se construit. Des premiers rayons. Jusqu’à la dernière respiration. Il vivra. Il grandira. S’enflammera. Se nourrira. Il gravera sa marque. S’assurera qu’on le remarque. À condition qu’on s’y attaque. Qu’on fasse l’effort. De le prendre. À bras-le-corps.

Ensemble.

Et si on dansait. Ensemble. Et si on valsait. À s’y méprendre. Sur la vie. Qui étourdit. Sur les peurs. Qui engendrent la noirceur. Si on dansait. Ensemble. Dans une nuée. À travers la journée. Mettant le rythme en suspens. Et si on se choisissait. Comme famille. Dans un monde qui grapille. Sans gêne aucune. Ce qui nourrit. Ce qui unit.

Car la famille, ça se construit. Ça se renforcit. À coup de choix. Et d’émois. Car il faut être là. La présence. Ça s’invente pas. Il faut oser se mettre en pause. Obliger le silence. Se permettre. De reprendre son souffle. De s’écouter.

Il faut se donner le droit. De s’arrêter. De se regarder. De se retrouver. De reprendre. Là où on a laissé. Rien ne sert de s’acharner. Il suffit d’un instant. D’un temps. D’un silence. Pour reprendre la danse. Mais. Chaque note a son importance. Chaque soupir est créateur de souvenir.

2.

On est jour deux. Tout est encore possible. Rien n’est déterminé. Le chemin est entamé. Mais à peine. C’est l’ivresse. De l’infini qui se dessine. Et de l’appel de la destination. Vous avez trouvé? Ce à quoi aujourd’hui est destiné?

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Cidre chaud.

Pour réchauffer. Pour apaiser. Pour rassembler. Pour visualiser. Patiemment. La douceur du temps. Qui s’infuse. Qui se charge. Des saveurs. Qu’on lui offre. Avec coeur.

Secret.

Le secret. 10pommes. 1 orange. 1main pleine de canneberges. Du sirop d’érable. C’est selon. Allez-y avec votre besoin de douceur. 1 bâton de cannelle. Pour la force. Une étoile d’anis. Pour le côté festif. Un peu de poussière de muscade. Une trainée de gingembre. Mettez à tremper. Laissez reposer. Avec chaleur. Et douceur. Et partager. C’est le secret.

Tant qu’à y être.

Je vous propose ceci. Comme un éloge. À la lenteur. Au ensemble. À la simplicité. D’être. Comme dessiné. D’un trait. Qui se prolonge. Au fil des jours. Au fil du temps.

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(J58) 150 ans

C’est aujourd’hui.

On l’a vu venir. On en a entendu parler. On s’est questionné. C’est aujourd’hui. Le Canada a 150 ans. C’est plus ou moins vrai. Plus ou moins faux. C’est vieux. Mais pas tant. Assez vieux pour oublier. Trop jeune pour ne pas se souvenir.

Célébrer.

On aura beau dire. Tergiverser. Critiquer. Mettre en doute. Nier. Débattre. Le temps est venu. De célébrer. De prendre le temps. De s’arrêter. De se visiter. De se découvrir. Pour vrai. De profiter de ce que l’on a de plus beau. De plus grand. De nos gens. De notre environnement. De célébrer le beau. Le bon. Le lourd sera là encore demain. Ne vous inquiétez pas. De grandes batailles nous attendent. Faites le plein pendant qu’il est encore temps.

Faire le tri.

La monarchie. La démocratie. Notre terre qui se décrépit. Les Premières Nations qu’on oublie. Les raisons sont là. En bon nombre. Pour pleurer. Pour se décourager. Pour rager. Mais pas aujourd’hui. Chaque chose en son temps. Et avant de partir au front. Ou de reprendre la route. Il est bon de se rassembler. Pour se parer le cœur. Et la tête.

C’est de valeurs.

Car c’est de ça dont il est question. De ce qui fait parti de nous. De ce qui nous représente. De ce qui construit le tableau de ce pays auquel nous appartenons. Au-delà des races. Des langues. Des religions. Que vous y soyez nés. Que vous l’ayez quittez. Que vous l’ayez choisi. C’est le temps de faire rayonner. Non pas une nationalité. Mais plutôt une vision partagée. Et ça. Ça transcendent les allégeances. Ça ouvre des cœurs. Et ça peut mener vers l’impossible.

Nos vœux.

Alors. En ce jour festif. Rappelons-nous. D’où nous venons. Qui nous sommes. Mais surtout où nous allons. Allons à la rencontre. Des gens qui nous entourent. De l’immensité de notre nature. De la grandeur de notre culture. Apprenons quelque chose. Et transmettons un peu de vous. 

Notre cadeau.

Voici notre cadeau. Un de nos éléments festifs d’aujourd’hui. Et on vous livre notre secret. En espérant que vous l’aimerez autant que nous.

Queues de castor citronnées à l’érable et à la canelle 

Queues de castor citronnées à l'érable et à la canelle

Queues de castor citronnées à la canelle et à l’érable

1/2 tasse de lait d’amande tiédi
1/4tasses d’eau 

8g ou 2.5 c. à thé de levure sèche

2 c. à soupe + 1 c. à thé de sirop d’érable

2 c. à soupe de beurre fondu

1/2 c. à thé + 2 c. à soupe de canelle

1/2 c. à thé de sel de mer

1 oeuf

2 1/2 tasses de farine de blé 

1 citron

1 tasse de sucre

– Faire gonfler la levure dans l’eau et le lait avec 1 c. à thé de sirop d’érable.

– Ajouter le reste du sirop d’érable, le beurre fondu, la canelle, le sel et l’œuf.

– Ajouter la farine et mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse, non collante.

– Pétrir 6 minutes au robot ou 10 minutes à la main.

– Laisser doubler 1 heure. Séparer en 8 parts et abaisser. Laisser reposer 30 minutes couvert.

– Frire 30 secondes de chaque côté dans une huile à 350F.

– Arroser de jus de citron. Saupoudrer du mélange sucre-canelle.

(J55) La part des choses

Nous.

Nous sommes 6. Enfin. Presque. Dans les faits nous le serons vraiment d’ici quelques semaines. Mais pour les besoins de la cause, je dirai que nous sommes 6. Vous comprendrez rapidement pourquoi.

Le tribu.

Je disais donc. Nous sommes une famille de 6. 4 enfants entre 0 et 16 ans. Et deux parents évidemment. Travailleurs autonomes. Travailleurs culturels de sûrcroit. Ça fait qu’on prend de la place. Ça fait de nous ce que certains appellent une famille nombreuse. Ce que d’autres appellent des courageux. Ou encore des irresponsables. À chacun ses critères. À chacun sa vision. J’ai rien à redire là-dessus.

À la loupe.

Là où je veux vraiment en venir. Ce que j’ai envie de mettre en lumière. Ce qui occupe mon esprit depuis un certain temps. J’ai envie d’attirer votre attention sur une partie bien précise de notre réalité. Qui s’est transformée en objectif. Ou en processus. Ou en cheminement. Peu importe.

Tirer partie.

En tant que famille nombreuse, nous consommons. C’est évident. Nous répondons aux besoins de chacun. Et à certaines de leurs envies aussi. Parce que ça aussi ça compte. Mais nous nous engageons à le faire plus intelligemment chaque jour. À tout le moins, nous essayons.

Éduquer.

Nous avons choisi de voir la vie comme une occasion d’apprentissage. Et d’éducation. Nous avons fait le pari de prêcher par l’exemple. En espérant que le message se rende. Principalement à nos enfants. Nous avons voulu leur démontrer qu’ils ont un pouvoir. Qu’ils sont en mesure de s’exprimer. D’émettre des opinions. À travers chacune de leurs actions. Que leur rôle dans la société commence là. Car cette société, on veut la voir s’épanouir. S’adapter. S’enrichir. Car c’est assurément le leg le plus précieux que nous aurons à leur léguer.

Au-delà.

Nous avons voulu faire le pari que notre pouvoir va au-delà de l’argent. Au-delà d’un vote aux 4 ans. Au-delà de manifestations anonymes. Au-delà de pétitions. Nous avons choisi d’utiliser notre pouvoir de consommateurs. Car nous le trouvions significatif. Et plus que pertinent. Dans une société où la politique nous semble si inaccessible. Et où l’économie est souvent incertaine. Voire chambranlante.

Pas le choix.

Nous n’avons pas le choix. Nous devons manger. Se loger. Se vêtir. C’est un minimum. Alors nous avons fait le pari d’en tirer parti. Comment? Voici quelques exemples. SI vous voulez emboîter le pas, passez par ici!

Alimentation.

  • En achetant local. Le plus possible de saison. En favorisant les producteurs à petite échelle. Qui ont misé sur des cultures diversifiées. Qui prennent soin de leur terre comme d’un trésor. Plutôt que de l’exploiter. Gens de Québec, vous connaissez le Marché de proximité?
  • En s’engageant envers un producteur à l’avance. De façon à minimiser son endettement. À lui offrir un revenu garanti. À nous permettre un contact de qualité avec lui. Disponible sur Ma Ferme ou Équiterre.
  • En priorisant les aliments biologiques et équitables. Pour notre santé. Et celle de la Terre. Et des travailleurs.
  • En minimisant les produits d’importation. Car le transport de tout ça entraîne lui aussi son lot de conséquences.
  • En diminuant notre quantité de viande. Car c’est énergivore la production animale. Lisez ça!
  • En optant pour des solutions d’achat en grosses quantités ou carrément zéro déchet. Comme proposée par Nous Rire ou Prana.
  • En cultivant. En cuisinant. En transformant les surplus.

Acheter sans emballage

Vêtements.

  • En achetant le minimum. Ça évite les piles de lessive à n’en plus finir. Et ça prend moins de place dans les tiroirs. On mise sur la qualité. Et la neutralité. Surtout pour les petits qui grandissent vite.
  • En ciblant des entreprises et des artisants locaux. On a alors plus de chances que ce soit adapté à notre réalité. Vous savez, l’hiver québécois! Même chose pour les jouets, en passant.
  • En priorisant les fibres végétales biologiques. Par soucis pour la terre. Les travailleurs. Et notre peau.
  • En visant la qualité comme objectif premier. Ce sera plus cher. Je vous l’assure. Mais je préfère payer une fois plutôt que deux. Ou trois.
  • En n’oubliant pas de visiter les frippes. Ou de faire des échanges entre amis. Et de donner ce qui ne fait plus.
  • En utilisant des couches lavables. Il y en a des bios. Faites au Québec. Pour tous les goût. Au moins quand vous êtes à la maison. C’est meilleur pour la peau de bébé. Pour la planète. Et pour le porte-feuille.

Logement.

  • En minimisant notre consommation énergétique. Ici, on a dit adieu à la sécheuse. Et le lave-vaisselle devrait suivre. Bientôt.
  • En fabricant ses propres produits nettoyants. C’est plus souvent qu’autrement vraiment simple.
  • En minimisant ce que l’on possède. C’est pas facile dans notre cas. On y va une étape à la fois.
  • En diminuant sa quantité de déchets. Par le recyclage. Le compostage. L’achat responsable. En évitant le gaspillage.
  • En recherchant les opportunités coopératives. Où l’individu membre à plus d’influence.

Autres.

  • En prévoyant. Transport. Vacances. Tout peut être fait de façon plus sensée. Et sensible. Il y a toujours place à l’amélioration. J’en suis convaincue.
  • En éduquant. Lire des étiquettes, c’est un investissement. S’impliquer, c’est prendre concsience d’une réalité qui est celle d’un autre. Tout ça fait de nous de meilleurs citoyens. Plus emphatiques. Mieux engagés.
  • En priorisant la santé. C’est pas mal plus simple qu’on pourrait le croire. Pas mal plus accessible que les promesses retrouvées sur les flacons de pharmacie.

Ça commence tôt.

Nos choix de vie s’articulent donc à partir de la base. Des essentiels. Auquel s’ajoute le travail. C’est notre réalité de travailleurs autonomes. De travailleurs culturels. Mais ça. C’est une autre histoire. Tout c’est choix ont des coûts. Tantôt en argent. Tantôt en temps. Parfois on économise. Mais toujours on investit. C’est ça la magie.

Petit train.

C’est tout une entreprise. Ce sont des changements qui s’effectuent dans le long terme. Au fil des prises de conscience. Des découvertes. Cette responsabilisation individuelle et familiale s’articule lentement. S’insère graduellement dans une société. Elle aussi en mouvance. En changement. Écologiques. Politiques. Économiques. Sociologiques.

Parallèlement aux prises de conscience, il faut apprendre à faire. Se donner des chances. Découvrir comment faire plus simple. Parce que la vie est déjà assez compliquée. Déjà assez occupée. Il faut accepter de mettre certaines choses de côté. Pour avoir le bonheur de faire des découvertes insoupçonnées.

Au final.

Nous sommes fiers. De ce que nous sommes. En tant qu’individus. En tant que famille. Je suis fière de voir mes enfants grandir avec cette réalité. Cette conscience de l’autre. Et de demain. Est-ce que tous ces beaux concepts ont de mauvais côtés? Malheureusement oui. Est-ce que certains sacrifices me font un peu mal parfois? Assurément. Parce que je rêve de plus. Plus de simplicité. Plus de calme. Plus d’autosuffisance. Parce que j’ai parfois l’impression d’être au mauvais endroit. Mais c’est alors que je me retourne. Que je vois mes enfants. Curieux. Impliqués. Et tellement plus conscients que je l’étais. À leur âge. Et bien plus tard. Et je reprends espoir. Et je reprends mon souffle.

 Je vous laisse avec ce que Papa Bee pense de Maman Bee. 😉

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB


 

(J50) Sortir le méchant 

L’inévitable.

Fallait s’y attendre. Le malveillant visiteur a fini par se pointer chez nous. Un habitué de la froide saison. Du genre que l’on attend. Mais du genre que l’on se passerait bien. Celui qui ne cogne pas avant d’entrer. Et qui, cette fois-ci, s’incruste. Misère!

À tour de rôle.

Bon. Le voilà bien à l’aise. Il a commencé par le plus vieux. Puis, il m’a importunée un bon 2 semaines. Et maintenant, il s’en prend au petit 2e. Chacun son tour. Pas de jaloux!

Un peu de tout.

Un virus c’est complexe. Le même indésirable n’aura pas nécessairement le même effet sur deux personnes différentes. Tout dépend de ce que nous sommes. De nos forces et faiblesses du moment. Il y a tellement de facteurs qui entre en ligne de compte. C’est ce qui rend la vie si belle. Et si déstabilisante.

Ça peut être un nez qui coule. Ou qui est complètement bloqué. Une gorge en feu. Une vilaine toux. Une fièvre inconfortable. Peu importe. L’important est de rester attentifs. De prendre le temps d’observer ce qui se passe. D’être présents. De réagir selon les évènements. On se cramponne à l’instant. On supporte le corps dans sa bataille. Et on enveloppe le cœur de douceur et d’amour. On apaise du mieux qu’on peut. Le plus globalement possible.

C’est hot!

Le méchant virus est un être de feu. Il entraîne bien souvent un embrasement du lieu qu’il investit. Bien fait pour lui! Le malheureux, il encourt lui-même sa propre perte. Et le résultat de cet embrasement est la fièvre. Faut pas partir en peur. La fièvre est alors un signal d’alarme. Un appel à la vigilance. Mais fièvre ou pas, c’est notre rôle de parents d’être présents et attentifs quand son enfant est malade.

La part des choses.

La fièvre n’est donc pas une maladie. C’est un symptôme. Un indicateur que le corps est en mode défense. Contre un virus. Une bactérie. Des toxines. Elle fait partie de notre arsenal de combat essentiel. Vital. En élevant sa température normale, le corps permet l’augmentation des processus de plusieurs métabolismes importants:

  • La circulation sanguine est augmentée. Dans tous les organes vitaux. Sous l’effet de l’accélération des battements cardiaques.
  • Le système immunitaire. Le courageux qui part en guerre.
  • Le système respiratoire. Par l’augmentation de la cadence de la respiration. Qui fournira plus d’oxygène à l’organisme. En entier.
  • Le système éliminatoire. Qui fait son effort de combat afin de débarrasser le malade de l’intrus. Etqui refroidit le corps par la l’évaporation de la transpiration.

La fièvre a donc un rôle à jouer dans le recouvrement de la santé. Il faut donc être prudents. Et viser plus précisément la source de la maladie. Plutôt qu’un symptôme. Et offrir des soins en conséquence. Il faut être conscient qu’en offrant des médicaments ayant pour but de supprimer la fièvre on met en veille les système de défense du corps. Avec ce que ça implique en terme de conséquences. Sur le développement des capacités du corps à combattre. Et la durée de la maladie. C’est là que le bon jugement entre en ligne de compte. Et que notre instinct de parents doit parler.

Notez que certains cas exigent des consultations. Je ne dis pas de ne pas consulter. Ou de ne pas médicamenter. Je dis plutôt que chez nous, on laisse une chance au corps de s’exprimer. On lui donne une chance de nous prouver qu’il sait ce qu’il fait. Avant d’intervenir. C’est très personnel. Etcela n’implique aucun jugement des façons de faire qui peuvent différer.

À la rescousse.

Nous avons une panoplie de moyens d’intervention et de supports quand un petit (ou un grand) tombe malade. Selon la situation. Selon les symptômes. En voici quelques-uns:

  1. Créer environnement calme. Favorisant le repos. S’assurer qu’il y a une douce lumière. Et une bonne aération des lieux.
  2. Diffuser des huiles essentielles selon les besoins. De la lavande pour apaiser. De l’eucalyptus pour décongestionner. Du romarin pour stimuler. Du ravinsara pour aider à tuer les virus.
  3. S’assurer de fournir une alimentation légère et de qualité. Des fruits. Des jus. Des bouillons. Ajoutez-y une touche de gingembre et d’ail c’est encore mieux.
  4. S’assurer de maintenir un bon niveau d’hydratation. L’eau est toujours excellent choix. Mais il y a aussi les tisanes. Chaudes ou froides. Décoctions. Eau de coco. Mon melange herbal secret: 2 parts de framboisier, 2 parts de cataire et 1 part d’achillée millefeuille.
  5. Appliquer des cataplasmes d’argile sur le bas du ventre pour abaisser la fièvre.

Les moments clés.

Une fièvre peut passer par plusieurs stades. Il y a d’abord le moment où elle débute. Signal que le corps met en branle des moyens de défenses. Puis il y a la montée. Où le corps tente d’atteindre une température idéale pour mener sa bataille. À ce stade. la chaleur se concentre sur les organes vitaux.  En laissant souvent les extrémités fraîches. Il est donc plutôt inutile de tenter d’abaisser la fièvre à ce stade. Puis la fièvre atteint un stade où le corps entier est chaud. C’est le signe que la température recherchée a été atteinte. Et c’est le bon moment pour intervenir. Pour soutenir en évacuant le surplus de chaleur. Mes plantes préférées sont alors la camomille et le trèfle rouge. À boire ou à mettre dans le bain.

Petite gâterie.

Personne n’aime être malade. Et personne n’aime voir son enfant malade. Pour rendre le moment plus doux, nous misons sur un ralentissement de la cadence. Sur la douceur. J’ai déjà lu qu’un enfant apprend à prendre soin de lui en voyant sa mère lui prodiguer des soins. Alors c’est le pari que nous faisons. Pour mettre toutes les chances de notre côté. Pour que nos enfants se donne le droit de vivre les choses. À leur rythme. Dans le respect de ce qu’ils sont. Et de ce qu’ils ont comme besoins. Je vous laisse avec une petite douceur réservée aux grands malades chez les Bees.

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Smoothie bleuets et sureau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Smoothie bleuets et sureau pour journées difficiles

25ml de baies de sureau séchées

1 1/2 tasse d’eau très chaude

1 tasse de bleuets congelés

15ml de miel

Le jus d’une demi lime

15ml de gélatine en poudre et 2-3 c. à soupe d’eau

Infuser les baies dans l’eau chaude une quinzaine de minutes.

Faire gonfler la gélatine dans 2-3 cuillères à soupe d’eau.

Tout mettre au mélangeur.

Vous pouvez servir au verre ou en faire des popsicles.

(J48) Bienfaits vite faits

Il était une fois.

Il était une fois une tradition du sud qui s’était risquée jusqu’au nord. Elle s’est transformée avec le temps. Elle s’est adaptée. Elle a adoptée les coutumes et les ressources locales. Puis, on l’a oublié. Et là, on l’a redécouvre. On l’analyse aussi un peu. Pis elle fait pas mal notre affaire. Pis elle s’insère juste parfaitement dans notre vie de fous. Youppi!

Je disais donc.

Le switchel origine des Caraïbes. Il s’est par la suite implanté aux États-Unis. Et fut adopté par les travailleurs et paysans. Ceux qui forgeaient le pays. Beau temps. Mauvais temps. Qui ne pouvaient se permettre le luxe de se déshydrater. Et qui n’avaient pas de Gatorade. Grand bien leur fasse.

Simple comme 1-2-3.

Le switchel est simple. De l’eau. Un élément sucrant. Du vinaigre de cidre de pomme. Une fois la recette maîtrisée on peut développer. C’est là que le fun commence. Bon de l’eau c’est de l’eau. Je vous dirais que filtrée c’est encore mieux. À vous de voir. Mais pour le reste, on peut s’amuser. Selon ses envies. Et ses besoins aussi.

1.

Donc l’eau. Ben oui, de l’eau. Filtrée ou pas. Mais aromatisée ou pas aussi. Personnellement je préfère mettre de l’eau qui s’aromatisera à froid. Doucement. En m’assurant de garder le maximum de nutriments. Du cru qui reste cru quoi. Mais vous pouvez essayer de substituer par de la tisane ou une décoction. Laissez-vous aller. Vous ne devriez pas trop le regretter.

2.

À l’origine, il s’agissait de mélasse. Puis, en remontant vers le nord, le sirop d’érable s’est mis de la partie. Puis le miel aussi. À chacun ses petits plus. Mais à mon humble avis. Le secret est dans la diversité.

La mélasse est plus goûteuse. Mais elle est aussi un apport en fer de qualité. Pas le truc de fantaisie, là. La vraie affaire. La mélasse verte bio. Bien épaisse et collante. Nos voisins l’appellent la Blackstrap. Un essentiel de cuisine pour les futures mamans. Les femmes. Les anémiques. Bref. Allez-y avec la totale. Pour vous donner une idée. 15ml comblera 15% de vos besoins quotidiens en fer. Et 6% de ceux en calcium. En plus de vous offrir un apport non négligeable en sélénium, cuivre, potassium et B6. Pas mal, non!

Le miel. Doux et doré. Optez pour du cru. Et du local. C’est toujours mieux. Pourquoi se contenter de moins. Il est un bon support pour la digestion. En plus d’être anti-viral. Et anti-bactérien. Et d’être chargé en vitamines. En minéraux. En antioxydants. Et en enzymes. Mon préféré en hiver.

Le sirop d’érable. Nul besoin de le vanter. On l’aime. D’amour. Au printemps, on le supplie. Et, le reste de l’année, c’est une merveilleuse gâterie. Mais au-delà de tout ça. Vous obtiendrez un beau cocktail d’antioxydants et minéraux. Pas de raison de se sentir coupable.

3.

Le dernier. Mais non le moindre. Prenez le bio. Prenez le cru. Encore attaché à sa mère. C’est elle le secret. Assurez-vous qu’il soit dans un contenant de verre. Vous ne voulez de plastique dans votre drink. C’est lui donc qui rend le tout si magique. Qui en plus de fournir son lot de minéraux vous donnera un shoot de bonnes bactéries. Celles qui vous accompagnent dans la santé. Celles qui vous accompagneront dans les combats du quotidien. Celles qui vous rendront plus forts. Je vous le dis. Elles sont magiques. Dans notre cas on a fait notre vinaigre de cidre de pomme maison. Il y a quelques mois. Si jamais vous tombez en amour avec le switchel lancez-vous l’an prochain. Ça vaut le coup. Et ça coûte rien!

Stop ou encore?img_0123-1

Le plaisir peut s’arrêter là. Ou continuer. Ce que je vous suggère fortement. Question d’y ajouter votre touche. Question de lui ajouter d’autres bienfaits. Comme vous voulez. Quelques suggestions pour vous inspirer.

Du gingembre. Merveilleuse racine aux pouvoirs anti-inflammatoires reconnus. Riche en antoxydants. Utilisé en médecine naturelle depuis des lustres pour une multitude de problèmes. Des problèmes digestifs aux nausées (maman en devenir, vous voyez vote recette se construire?) En passant par tous les troubles reliés à l’inflammation. Et ils sont nombreux. De toutes façons , c’est tellement bon.

Des agrumes. Parce que c’est bon. Et que ça vient bien balancer la saveur en ajoutant de la fraîcheur. Et que c’est plein de vitamine C. Support immunitaire et absobtion du calcium. On aime ça. Pour nous. Et nos enfants. Soyez créatifs. Citrons, limes, oranges, pamplemousses. Seules. Avec des herbes. Ou des épices. Have fun.

Des herbes. Encore là, elles ont leurs propriétés bien à elles. Que je vais me garder de décrire en long et en large ici. Trop c’est comme pas assez. Mais encore là. Osez. Basilic, thym, romarin, lavande, menthe. Partez à l’aventure.

Puis. Des fruits. Et des baies. Ou encore des épices. Je pense, entre autres, au curcuma. À la cardamome. À la canelle. À la noix de coco. À des fleurs. Comme la violette. Ou encore l’hibiscus. Bref, je crois que ça vous donne une idée. Alors maintenant on se lance.

Switchel de base

Ingrédients

1 litre d’eau filtrée

60 ml de vinaigre de cidre de pomme bio

60 ml de miel ou autre sucre

1 morceau d’environ 5 cm de racine de gingembre pelée et tranchée finement

Le jus et le zeste d’une lime

Tout mettre dans un pot Mason. Il est possible de boire tout de suite mais je conseille de laisser au frigo au moins 2h, idéalement 12 et possiblement jusqu’à 24heures.

Maintenant, si vous avez envie d’un petit pétillant festif dans votre vie. Mettez tout dans des bouteilles refermables en verre. Laissez patienter sur le comptoir quelques jours. 2 ou 3 environ. Et réfrigérez pour stopper la fermentation et refroidir.

Servir sur glace.

Et savourer le bonheur.

Promesse tenue.

Je vous l’avais dit. Simple comme bonjour. Un enfant de 4 ans peut le faire. Pas besoin de SCOBY. Pas besoin de matériel de fermentation coûteux. Presque pas d’attente insoutenable. Vous savez. Celle qui vous torture en attendant que le fruit de votre travail soit propre à etre consommé.

(J42) Tape la galette!

Sentir.

Vous l’avez senti vous aussi? Ce vent frisquet sur la peau. Cette odeur de pluie. Ce ralentissement après la frénésie de la rentrée. Cet équilibre qui cherche à reprendre le dessus. Après les canicules. Après les vacances. Parfois épuisantes. Vous l’avez senti cet automne qui prend discrètement sa place? Nous oui. Oh! Bonheur qu’il soit enfin là!

Le goût.

Moi, l’automne me donne des envies. De cocooning. De sorties en nature. J’ai envie de sortir confortablement emmitoufflée. Et j’ai envie de rentrer à la maison la nature qui se prépare à dormir. J’ai envie de plats mijotés le soir. Et de collation au parc en après-midi. J’ai envie de tout avoir. L’automne pour moi c’est le meilleur des deux mondes. Le beurre et l’argent du beurre. Je le veux et je l’aurai.

Avant.

L’avant hiver. Peut-être. Mais c’est un super avant. Un temps qui est un don à soi. Ranger et nettoyer la maison pour l’habiter beaucoup. La désencombrer des poussières de l’été. Lui redonner ses lettres de noblesse. Lui rendre son titre de foyer familial. Home sweet home. Au programme:

Un grand ménage aux huiles essentielles. J’ai fait le plein de Dr. Bronner’s. Au pin pour les planchers, à l’orange pour la cuisine et le salon, à la lavande pour les chambres à coucher et à l’eucalyptus pour la salle de bain. À chacun ses arômes et le mélange est juste parfait. Ça sent chez nous!

Les savons. À lessive. Dentifrice. Shampoings. De corps. Les réserves se créent tranquillement. Vive le romarin et le pollen.

Le Tétris de l’ameublement. On déplace. On replace. On essaie de se créer un petit monde adapté aux besoin de chacun. De chacun qui a grandi durant l’été. De chacun qui s’est mis de nouveaux objectifs en tête. De chacun qui a besoin de son petit coin de paradis. Et de tranquilité. Et un petit coin où on peut se retrouver. Juste nous. Sans flafla.

Le congélo qui crie famine. Après l’été et la course. Les collations fruitées sur le pouce. Les crudités-trempette à la sauvette. C’est le temps de sortir le cul-de-poule géant de grand-maman et d’expérimenter des nouveautés. Des biscuits à coup de douzaines. Des pâtés et des pains qui donnent faim. C’est le temps des commandes de fruits secs et de noix. C’est le temps de remplir les dépenses. Maintenant que l’abondance est sur son déclin et que l’on peut y mettre plus de temps.

Cadeau.

Je vous donne ma recette (toute neuve!) de galettes à grignoter au parc ou à la maison. Bonnes au déjeuner ou comme en collation. Sans prétention. En solo ou avec un verre de lait. Ou encore un café. Ou concassée dans un yogourt. Elles sont sans limite. À vous de vous les approprier!

Galettes d'automne

Galettes d’automne

Galettes d’autome

3/4 t. de beurre demi-sel

1/3 t. de cassonade

2 c. à table de miel

1 oeuf

1 c. à thé de vanille

3/4 t. de noix de grenoble hachées

1/4 t. de noix de coco non-sucrée

1t. de raisins secs

1 t. de farine tout-usage

1/2 c. à thé de canelle

1/2 c. à thé de bicarbonate de soude

3 t. d’avoine en gros flocons

Préchauffer le four à 350f et beurrer une grande plaque de cuisson.

Battre en crème le beurre, le sucre, le miel, l’oeuf et la vanille.

Tamiser la farine et le bicarbonate de soude.

Ajouter la canelle, les raisins secs, et les deux types de noix au mélange sec.

Combiner les deux appareils.

Ajouter les flocons d’avoine.

Façonner 24 boulettes avec vos mains et applatissez-les un peu (environ, rien ne vous oblige à sortir la balance non plus!)

Cuire 12-15 minutes à 350F, une douzaine à la fois.

Laissez-leur un temps de repos à la sortie du four pour leur permettre de prendre un peu de tonus. Elles sont comme moi en été. La chaleur les ramollies.

Sur ce.

Bon automne. Profitez-en pour retrouver votre équilibre. Pour vous redonner une routine confortable et sécurisante. Reprenez votre souffle. Respirez. Dorlotez-vous et laissez-vous gâter. Et si le coeur vous en dit, suivez-nous sur notre facebook. Je vous y laisserai un petit cadeau aujourd’hui. Ne tardez pas, il n’est pas éternel!

(J19) Apprivoiser les mal-aimés: A comme aubergine

 

Les préjugés.

Mes enfants sont somme toute assez ouverts. Ils mangent une bonne variété d’aliments, jouent à différents types de jeux. Ils sont curieux en général. Comme des enfants devraient l’être quoi! Mais, nous devons affronter quelques obstacles de temps à autres. Un légumes par ci, une sortie par là, un film trop lent. Bref, parfois il faut chercher des moyens de présenter les choses afin que les expériences passées ne viennent pas entacher la curiosité et l’envie de découverte naturelles des enfants.

Premier cas.

L’aubergine. Molle, un peu grasse, de couleur plutôt neutre. Mes enfants ne sautent pas de joie quand j’annonce que le diner en contient. Alors j’essaie, non pas de la cacher mais plutôt de la valoriser en la cuisinant avec plein d’autres aliments amis de mes enfants. Notre coup de coeur:

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Gratin d’aubergines et de tomates

Gratin d’aubergines et de tomates

Ingrédients:

30 ml d’huile d’olive

1 oignon

4 gousses d’ail

2 conserve de tomates en dés (1L env.)

2-3 aubergines (selon la grosseur), tranchées sur la longueur

huile pour la cuisson

200g de cheddar fort râpé (Allez-y avec ce que vous avez ou selon les goûts de votre famille. )

50g de parmesan râpé

1 oeuf battu

sel, poivre, herbes au goût.

15ml levure alimentaire en flocons

La sauce:

Faire revenir l’oignon et l’ail dans l’huile. Ajouter les tomates et faire mijoter 30 minutes ou jusqu’à ce que la sauce ait la consistance d’un coulis de tomates. Saler, poivrer au goût.

Les aubergines:

Cuire les aubergines avec l’huile dans la poêle. Saler, poivrer. Éponger le surplus de gras. Réserver.

Le montage:

À la façon d’une lasagne, faire des étages de tranches d’aubergines et de coulis de tomates en terminant par un étage de coulis. Verser l’oeuf battu. Saupoudrer les fromages râpés et la levure.

Cuisson:

Cuire 20 minutes au four à 350F. Laisser reposer 5-10 minutes avant de servir.

Pour les intellos de l’assiette.

Pour ceux qui aiment intellectualiser leur assiette, voici un aperçu de ce qu’une aubergine a à vous offrir:

Peu de calories: autour de 25 par 100g

Une bonne quantité de fibres: env. 3g par 100g

De la vitamine B: augmentation du métabolisme, amélioration des système nerveux et immunitaire. Prévention de l’anémie, aide à combattre le stress et la dépression

De la vitamine C: contribue au système immunitaire, synthèse du collagène et des globules rouges, métabolisation du fer.

De la vitamine E: antioxydant, effet bénéfique sur le cholestérol

De la vitamine K: coagulation du sang, fixation du calcium dans les os

Du calcium et du magnésium: pour la santé osseuse et dentaire

Du fer: nécessaire au transport de l’oxygène et à la production des globules rouges du sang

Du manganèse: qui permet la synthèe des vitamines E et B1

Du phospore: support énergétique

Du potassium: utile pour réduire les risques d’hypertension

Du zinc: nécessaire à la santé reproductive et contribu à protéger l’organisme face aux infections bactériennes et virales.

Comme toutes les plantes de la familles des solanacées, l’aubergine contient de la nicotine, à raison de 0,01mg par 100g. La quantité de nicotine équivalente à celle que l’on retrouve dans une cigarette se retrouve donc dans 9-10 kg d’aubergine. Constat, on ne s’empêche pas d’en manger mais on abuse pas non plus.