Sous toutes réserves

Corne d’abondance.

L’automne commence à s’effacer. Après avoir tout donné. Après avoir transformé. La chaleur de l’été. En denrées. En petits plats à cuisiner. Pour remplir les tablettes. La dépense. Les casseroles.  Alouette.

Décembre.

Avec décembre. Les couleurs s’estompent. L’éblouissement est présent. La routine s’effrite. Le changement. L’isolement. Le retranchement. La dualité. Le combat. Entre le dehors. Et le dedans. Entre la solitude. Et les festivités. Peut-être une question d’attitude. Je ne sais pas pour vous. Mais ici. Je n’ai qu’une envie. Me fixer. Chez moi. Avec mon clan. Mon chum. Mes enfants. J’ai n’ai qu’une envie. Celle de se retrouver. De me rééquilibrer. Mais.

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Mais.

Décembre. C’est aussi l’appel. De la fête. Qui tempête. Qui ose. Qui s’impose. Des contacts inopinés. Un peu forcés. Difficiles à esquiver. De ceux qui viennent. Nous déranger. On ne peut le nier. Mais de là à l’affirmer. À cheval donné. Le cadeau est parfois empoisonné.

Le clan.

J’aime ma famille. J’aime ceux qui me rappellent d’où je viens. Mais. En décembre. J’ai d’autres besoins. D’autres besoins. Que d’être confrontée. Sur-stimulée. Forcée. En décembre. J’ai besoin d’être réconfortée. Sans rien exiger. J’ai besoin de me ressourcer. D’énergies à puiser. En décembre. J’ai pas envie de m’épuiser. De m’essouffler. Pour une envie. De l’un. De l’autre. Bref. D’autrui.

À bien y penser.

À bien y penser. J’ai besoin de trouver. Un sens. À toutes ces dépenses. De temps. D’énergies. Vitales. D’argent. Durement gagné. À gros prix de sacrifices. Pas toujours assumés. J’ai besoin de me raccrocher. À quelque chose qui vient me parler. J’ai besoin de voir miroiter. Que ce que je suis. Ce que j’ai construit. Assidument. Lourdement. Patiemment. En fait partie. J’ai besoin de me rattacher. À l’essentiel. Dans la continuité.

 

Choisir.

La vie c’est choisir. Construire. Investir. C’est donner. Le meilleur de soi. En espérant qu’il devienne un Moi. C’est maintenir. Une vision d’avenir. Dans un présent exigeant. C’est croire. Qu’avec l’espoir. Demain sera. Tel qu’on souhaitait le voir.

Par la fenêtre.

Par la fenêtre. Je regarde. La nature qui se tord. Un peu. Sous le froid. Qui s’installe. Non sans effroi. Par la fenêtre. Je me remémore. L’appel du dehors. Si insistant. Il y a quelques instants. Je suis une fille d’automne. Une fille de la terre. Qui gronde. Qui donne. De cette terre généreuse. Chaleureuse. L’hiver me fait peur. M’incite à une certaine torpeur. Mon intérieur frissonne. Mon coeur cherche la vie. Qui résonne. Le fourmillement. Tout est en suspend. Je dois apprendre. À laisser-aller. À m’abandonner. Dans la confiance. De la vie. De sa présence.

Choisir.

Choisir. C’est donc aussi être soi. C’est surtout être soi. C’est être. Sans auxiliaire. Sans conditionnel. C’est avoir. Dans un présent. Tout sauf imparfait. Choisir. C’est conjuguer. Avoir et être. Au je. Au me. Et au moi. Pour que le reste suive. Pour que le verbe s’écrive. Choisir. C’est dire. Avec ou sans voix. Ce que nous aimons. Ce que nous voulons. Ce dont nous rêvons.

3.

Jour 3. Le 3 fait le mois. Le 3 fait le Moi. Un petit écureuil. Qui a travaillé fort. Pour accumuler. Pour s’assurer. Pour se rassurer. Qu’une fois le temps froid. Qu’une fois le temps venu. Il ne serait pas pris au dépourvu. C’est un peu nous. C’est beaucoup moi.

Un petit écureuil. Pour vous inviter. À penser. À repenser. À toutes ces festivités. À toutes ces occasions des disperser. Le travail. Si vaillamment réalisé. Un petit écureuil. Pour se rappeler. Que l’essentiel. Est loin de s’accumuler. Que l’essentiel se vit. Grandit. S’inscrit. Dans une vision de vie.

Un petit écureuil. Pour se rappeler l’importance. D’y aller avec prudence. Que la modération. Que l’optimisation. C’est avant tout une question de responsabilisation. Que nous avons le choix. De donner le ton. De donner l’air. À la chanson.

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Doucement.

Je vous invite. À finir dimanche. Doucement. En écoutant. En s’enveloppant. De la Petite fille aux allumettes. Des mots. À savourer. À s’en imprégner. Tous ensemble. En même temps. Simultanément.

 

C’est parti!

1er décembre.

Bonjour décembre. Dernier droit. Fin de cycle. En mode préparation. À effectuer un tournant. J’en ai besoin. J’en ai envie. C’est une question de survie. 21 jours. 3 semaines. Pour prendre conscience. Faire le ménage. Trier. Épurer. Nettoyer. Polir. Regarnir.  Laisser le passé passer. Laisser demain entrer. Par la grande porte.

Calendrier.

Le calendrier marque le temps. Le temps qui passe. Le temps qui marque. Le temps qui craque. Le temps qui recolle. Le calendrier de l’avent c’est différent. On ferme le temps. On fait place au suivant. L’annonce du solstice. En guise de prémisses. À travers lui. La lumière rejaillit. Revient à la vie.

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21.

Notre Avent est différent. 21 jours. Parce que c’est la fin. Parce que le cycle automnal y prend fin. Parce que qu’avec l’hiver. Tout est ouvert. Je tiens à refermer. Derrière nous. Le passé. Beau. Comme pas beau. Le présent est le plus important. Donc 21 jours. Remplis d’amour. Remplis de détours. Pour s’assurer. D’avoir vraiment fait le tour. 21 jours. Pour reprendre le rythme. Pour reprendre notre souffle. Les racines confinées. Dans un sol gelé. Ce n’est pas le temps de bouger. Mais de visualiser.

Embarquez-vous?

Embarquez-vous? Avec nous. Le chemin ne sera pas le mien. Vous en ferez ce que vous voulez. Mais si le coeur vous en dit:

  • il y a un dessin à télécharger par ici
  • il y aura des activités au jour le jour ici.
  • il y aura un #yulejourney2017 pour partager
  • Il y a un album Pinterest pour compléter

Que ce soit pour vous inspirer. Pour nous inspirer. Pour nous montrer. Pour participer. On vous souhaite la bienvenue. On est honoré. De vous accueillir. De se laisser envahir. Par l’énergie. Par de l’amour en gros débit.

En venir au fait.

Jour 1. L’avez-vous repéré? En haut. À gauche. De belles bougies. Lumineuses. Chaleureuses. Des flammes. Qui éclairent les âmes. Ça commence bien. Ça éclaire le chemin.

Mettez-y des couleurs. Selon votre humeur. La beauté du papier. Rien n’est fixé. Rien n’est prédéterminé. Tout est dans le laisser-aller. La liberté. Et la possibilité. De se la donner. Prenez-votre élan. Et pourquoi pas le faire avec vos enfants?

Suggestions d’activités.

En ce Yule voyage. Pourquoi pas regarnir les bagages. De nouveaux souvenirs. De pages à parcourir. Alors. Aujourd’hui. Chez nous. Nous allons faire des bougies. Toutes simples. Un peu de cire ici. Quelques mèches par là. Des contenants. Qu’on ne prenait pas. Et le tour est joué. Rien ne sert de courir. Mettre un hold. Mettre un baume. Laisser fondre. Permettre de remodeler. Le passé. L’image est là. Forte. De toutes les possibilités. Qui ne sont pas figées. Que l’on peut réutiliser. Que l’on peut récupérer. Pour s’éclairer. Pour s’allumer. Pour illuminer. Le chemin. Parcouru. Ou inconnu.

À propos.

Nos chandelles. Elles sont de cire. Je tiens à l’écrire. C’est un choix. Parce que la cire contribue. Elle vient assainir. Apaiser. Embaumer. Elle vient purifier. Désencrasser. L’air qui est respiré. C’est un choix. Bien à vous. Mais l’essayer. C’est l’adopter. On en reparlera. En long. En large.

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Mettre des mots.

Et si jamais. Si jamais vous avez le temps. Voici une suggestion de lecture. Comme accompagnement. Comme divertissement. Matière à réflexion. Ce soir nous lirons Le Géant qui vola le Soleil et la LuneParce que les histoires réchauffent le coeur. Enveloppent la vie. Explique l’invisible.

À demain!

 

Et si le temps prenait son temps

Comment dire.

Il neige. Il fait de plus en plus froid. Le gris s’affadit. Le blanc s’enorgueillit. La nature reprend du poil de la bête. C’est l’annonce du combat. Entre le jour et la nuit. Entre la fête et la retraite. Ce temps où tout déboule. Où la vie se chamboule. Où il faut prendre racine. Pour ne pas perdre pied. Sur un sol gelé.

Il y a.

Il y a Noël. Mais avant. Les fins de session. La frénésie du magasinage. Les vacances imminentes. Les 5 à 7. Les lundis au vendredis. Les emplettes. Les virus par ici. La pression par là. Et tralala.

C’est de valeur.

D’un côté ça coûte cher. Pas juste en valeur. Mais aussi en énergie. L’économie des ressources. Ça commence à la source. Charité bien ordonnée. Il ne faut pas l’oublier. C’est humain d’aimer. Mais c’est une nécessité de se prioriser. Facile à dire. Je le sais.

L’industrie du mini.

Minimalisme. Hygge. Zéro déchet. Ils sont en bonne compagnie. Ce sont tous des beaux concepts. Jusqu’à ce qu’il nous fasse perdre la tête. C’est beau le fait main. Le cozy. Le recyclé. Le récupérer. Mais il faut savoir additionner. À trop en donner on se retrouve dans le rouge. Bien avant le compte de Visa. L’équilibre c’est un peu de ci. Et un peu de ça.

Tirer le bon numéro.

On a choisi. Il y a quelques années. De se réserver. Entre nous. Papa, maman et petits. Une date. Un moment. Chez nous, c’est Yule. Le solstice. Là où la lumière renaît. Là où on voit le chemin reprendre. Le bout du tunnel qui s’annonce. Les possibilités qui germent. Chez nous, c’est le 21. Un temps d’arrêt. Avant les partys de famille. Avant que ça fourmille. Une bouffée d’air. Frais comme le dehors.

Signifier.

C’est le jour signifiant. Celui qui a du sens. Chez nous. Pour nous. Celui qu’on a décidé de désirer. De marquer d’un X. Un trésor à chasser. Un peu à la fois. Celui dont on a tracé le parcours. Avec coeur. Avec amour. Pour eux. Pour être avec eux. Parce que c’est trop facile d’oublier. De passer tout droit. De se laisser entraîner. On voulait du signifiant. On y met du temps.

Avant.

J’aime les rituels. Ces petites routines. Rythmées. Sensées. Magiques. J’aime le fait qu’elles s’imprègnent. Doucement. J’aime leurs incrustations. À coups d’odeurs. De saveurs. De douceurs. Et c’est ce qui nous inspire. Pour créés notre avant. L’Avent qui prend par la main. Qui nous entraîne sur son chemin. Teinté d’hier. Annonciateur de demain. Avec ses surprises.

Cadeau.

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Calendrier de l’Avent 2017 à colorier

Cette année. si le coeur vous en dit. On vous invite dans notre bateau. Ou notre traîneau. À vous de choisir. Peu importe. On vous donne notre calendrier de l’Avent à colorier. 1 coloriage par jour. du 1 au 21. Mais pas seulement ça. Il y aura des recueils d’activités qui suivront. 3 cycles. 3 étapes. Que nous aimerions partager avec vous. Parce que le village est tellement beau. Parce qu’on aimerait partager. Et que vous nous montriez un peu. Juste un peu. De ce que en ferez. Quotidiennement. Hebdomadairement. De façon continue. Ou totalement décousue. On s’en fout. On vous veut juste avec nous. Pour finir l’année. Et pour se préparer à recommencer.

C’est ici. Format standard ou régulier. À imprimer. À votre goût. Faites-nous signe si vous vous lancez.

Crayons à colorier

À vos crayons

 

(J43) L’espace de tête

Partage de nuages.

Permettez-moi  de vous offrir un petit moment parabolique. Permettez-moi cet écart un instant. Donnez-moi ce petit plaisir. Qui sera, je vous l’assure, le meilleur véhicule pour vous transmettre un de mes bonheurs. Une de mes plus grandes fiertés. Un de ces trucs qui me donnent envie de me donner une bonne tape dans le dos.

Semer.

Tout commence au printemps de la vie. Lorsque la chaleur commence à faire dégeler la terre. Lorsque cette dernière commence à affirmer ses particularités. Ses richesses. Ses défis. Lorsque le sol meuble est une invitation qu’on ne peut refuser. Lorsque l’envie d’y mettre un peu du sien nous enflamme. Lorsque toutes les conditions semblent en place pour que la vie s’épanouisse encore plus.

Grandir. Oups! Pousser!

Puis les rayons du soleil deviennent de plus en plus chauds. La croissance en profite, bien sûr. Mais il faut rester attentif. Les catastrophes naturelles peuvent toujours poindre à l’horizon. Il faut garder l’oeil sur ce terreau si généreux et gorgé de possibilités. Il faut écouter sa voix, silencieuse mais oh! combien révélatrice. Il faut savoir mettre des mots sur les non-dits. Il faut garder confiance aussi.

Récolter.

Puis vient le temps. Ce temps où les fruits de notre travail prennent forme. Et couleurs. Et saveurs. Et odeurs. Où les sens rejoignent les espérances dans le temps. Où l’on sait enfin que le jeu en a vallu la chandelle. Où l’on célèbre. Et où l’on prend note des impératifs changements à apporter aussi.

Conserver.

Toute cette belle récolte. Cette abondance de vie. Cette nourriture du corps ne doit pas se perdre. Il est temps de mettre en conserve, de stériliser. D’y aller d’essentiel en essentiel. De se permettre quelques petites gâteries au passage également. De conserver ce qui ne peut être utilisé. De s’assurer, qu’au moment opportun, il sera possible d’en profiter. Que la beauté des fruits de notre labeur viendra, dans la froideur et la noirceur de l’hiver, nous réchauffer et nous réconforter.

Parallèle.

Et il en est de même avec l’esprit. Nos enfants, dès leur plus jeune âge, nous poussent à sustanter leur insatiable curiosité. Leur immense besoin d’apprendre, de découvrir. Leur besoin naturel de se dépasser nous entraîne à leur suite. Puis vient le temps de la scolarisation pour certains. Pour décrire notre situation, je qualifierais ce passage d’entrée dans les apprentissages dirigés peut-être. En fait, je n’y ai jamais vraiment pensé. J’imagine que le titre me viendra plus aisément quand l’histoire sera complétée. Encore que je n’arrive pas à en entrevoir la fin.

Semences du patrimoine.

Chez nous, les apprentissages viennent également avec leur part d’inutilités. En fait c’est ce que le milieu scolaire qui régit nos évaluations semble en penser. C’est ce que nous ressentons quand on les voit reléguer ce qui représente à l’horaire plus de 3h de lectures et travaux par semaine à une seule case horaire. La faible valeur quantitative accordée se traduit inévitablement en méconnaissance. Puis en dévalorisation. Puis..

Quand la lumière émerge des nuages.

Quand la lumière émerge des nuages.

Bourrage de crâne.

J’ai souvent l’impression qu’on considère ce bloc de bourrage de crâne. De pelletage de nuages? Je ne comprends pas trop. Ce qui est appelé Éthique et culture religieuse est composé chez nous de 4 périodes hebdomadaires réparties comme suit: Religions et pratiques religieuses, Éthique et philosophie, Mythologie et Grec ancien. Non mon fils ne parle pas grec quand il va au dépanneur chercher un litre de lait. Non, nous ne sommes pas pratiquants ni même associés à une religion. Serait-ce pour autant des apprentissages inutiles? Un apprentissage, quel qu’il soit peut-il réellement être inutile?

Espace de tête.

Un peu comme cet espace vide laissé dans la mise en conserve pour en assurer la bonne conservation, mon bloc inutile n’est pas du gaspillage. Il est, à mon avis, ce qui permet au reste de garder sa forme. Sa valeur.

L’espace de tête habite silencieusement l’esprit de mes enfants. Puis un jour, on le voit prendre forme à travers la vie. On le voit accompagner la naissance du raisonnement. On le voit structurer la démarche. On le voit appuyer la notion de patience aussi. Car c’est aussi ça apprendre. Avoir la confiance et la patience d’accepter sans nécessairement comprendre la valeur de ce qui nous est offert.

Ma conserverie.

Voici ce que nous mettrons en conserve cette année. Libre à vous de vous en inspirer ou non. Le point important que je voulais livrer aujourd’hui est que: l’utilité n’est pas nécessaire en tout temps. L’instantanéité non plus. Surtout en éducation.

(J28) De fil et d’aiguilles

T pour tout le monde.

Chez nous tout le monde tricote. Ce n’est pas une affaire de filles. C’est une affaire d’autonomie, de créativité et de patience. Tricoter fait partie de ces aptitudes à acquérir, très tôt. C’est même inscrit au programme scolaire de façon officielle, du primaire à la fin du secondaire.

Chez nous tout le monde veut tricoter. Ce n’est quand même pas une torture. C’est un moment partagé, en famille, où l’on profite tantôt du silence apaisant, tantôt d’une conversation imprévue et enrichissante. Chez nous, on est tricoté serré!

R pour respect de l’effort.

Apprendre à tricoter permet de constater la valeur de l’effort soutenu, de façon concrète. Cela nous permet de prendre conscience de la valeur du temps et de l’intention, au-delà de la simple échelle monétaire d’un bien ou d’un vêtement. C’est à l’image de ce que représente la vie. Maille par maille le tricot se construit sous nos yeux. À la façon de nos vies qui se forgent, action par action.

I pour imagination.

Le tricot est d’une grande souplesse. Ses seules limites sont celles de l’imagination. Personnellement, c’est mon médium artistique de prédilection. Cette technique m’offre l’équilibre dont j’ai besoin entre l’expression, la créativité et les défis reliés aux contraintes techniques. J’ai autant de plaisir à faire des chaussettes qu’une oeuvre. J’ai autant de plaisir à développer des patrons qu’à en tester. J’ai autant de plaisir à enseigner qu’à créer. Car ce n’est jamais pareil. Parfois les différences sont subtiles, mais elles sont toujours là.

C pour capital d’attention et canalisation de l’énergie.

Tricoter demande de la concentration et un bon sens de l’observation. C’est un exercice de travail manuel qui est peut s’intégrer facilement au quotidien pour aider un enfant (ou un grand) à développer des qualités qui lui serviront dans la vie, au travail ou encore à l’école. Suivre un patron, compter des mailles, les maintenir et apprendre à en reconnaître les caractéristiques. Respecter des directives et des contraintes, établir un plan de travail, évaluer des situations, émettre des hypothèses et des pistes de solutions.

Le tricot, en étant à la fois méditatif et constructif, permet d’arriver rapidement et sans heurts à une fierté face aux accomplissements. Le temps file et le résultat se construit, simultanément. Le tricot pour les TDA/H, c’est merveilleux. Pour ceux qui manquent de confiance en eux, c’est salutaire!

O pour originalité

Tricoter permet de créer des objets, des vêtements ou autres, à son image. Avec un minimum de connaissances, la liste des expérimentations possibles est grande: couleurs, textures, formes sont toutes des outils qui permettent de laisser libre cours à l’imagination et à l’expression de sa personnalité. Et la libre expression de sa personnalité est un grand pas dans la construction d’un meilleur estime de soi.

T pour tuer le temps.

Dans la même veine que la lecture, le tricot est un passe-temps abordable, accessible, constructif et évolutif. Le tricot demande de l’investissement certes mais, en retour c’est un excellent moyen de décrocher, de fixer l’esprit sur un nouvel élément. Le tricot pour décrocher de la routine quotidienne et de ses tourments.

E pour équilibre mental.

Personnellement, mon travail implique que je passe plusieurs heures par jours devant l’ordinateur et la télévision. Le tricot est un des facteurs qui me permet de rééquilibrer mes activités en me donnant un exutoire non technologique. La lenteur du geste, comparativement au bombardement d’images que j’impose quotidiennement à mes yeux et mon cerveau, est comme une bouffée d’air pur. Une halte qui me permet de me retrouver avec moi-même et, par conséquent, de regénérer mon niveau d’énergie intellectuel…et émotif.

R pour relaxer et rester en santé.

De plus en plus d’études démontrent le lien entre la réduction du stress et une meilleure santé. Or, le tricot, comme tout ce qui implique de la répétition (mantra, activités physiques, etc) est maintenant reconnu comme ayant un effet sur la santé cardiaque, les troubles reliés aux tensions musculaires ou encore à la pression sanguine. C’est ce que l’on nomme The Relaxation Response.

Cadeaux

Je considère que d’apprendre à quelqu’un à tricoter est un merveilleux cadeau. Je considère la transmission de l’héritage culturel comme primordial dans ma famille et le tricot y a une place de choix.

La Saint-Valentin arrive. Comme j’ai travaillé à la création d’un petit quelque chose sur cette thématique, je vous invite à faire de même. Voici 2 chartes, une monochrome texturée et une bicolore. Des petits projets géniaux pour les enfants! Ne vous gênez pas pour les intégrer à d’autres projets non plus.

Saint-Valentin monochrome

Saint-Valentin monochrome

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Saint-Valentin bicolore