(J55) La part des choses

Nous.

Nous sommes 6. Enfin. Presque. Dans les faits nous le serons vraiment d’ici quelques semaines. Mais pour les besoins de la cause, je dirai que nous sommes 6. Vous comprendrez rapidement pourquoi.

Le tribu.

Je disais donc. Nous sommes une famille de 6. 4 enfants entre 0 et 16 ans. Et deux parents évidemment. Travailleurs autonomes. Travailleurs culturels de sûrcroit. Ça fait qu’on prend de la place. Ça fait de nous ce que certains appellent une famille nombreuse. Ce que d’autres appellent des courageux. Ou encore des irresponsables. À chacun ses critères. À chacun sa vision. J’ai rien à redire là-dessus.

À la loupe.

Là où je veux vraiment en venir. Ce que j’ai envie de mettre en lumière. Ce qui occupe mon esprit depuis un certain temps. J’ai envie d’attirer votre attention sur une partie bien précise de notre réalité. Qui s’est transformée en objectif. Ou en processus. Ou en cheminement. Peu importe.

Tirer partie.

En tant que famille nombreuse, nous consommons. C’est évident. Nous répondons aux besoins de chacun. Et à certaines de leurs envies aussi. Parce que ça aussi ça compte. Mais nous nous engageons à le faire plus intelligemment chaque jour. À tout le moins, nous essayons.

Éduquer.

Nous avons choisi de voir la vie comme une occasion d’apprentissage. Et d’éducation. Nous avons fait le pari de prêcher par l’exemple. En espérant que le message se rende. Principalement à nos enfants. Nous avons voulu leur démontrer qu’ils ont un pouvoir. Qu’ils sont en mesure de s’exprimer. D’émettre des opinions. À travers chacune de leurs actions. Que leur rôle dans la société commence là. Car cette société, on veut la voir s’épanouir. S’adapter. S’enrichir. Car c’est assurément le leg le plus précieux que nous aurons à leur léguer.

Au-delà.

Nous avons voulu faire le pari que notre pouvoir va au-delà de l’argent. Au-delà d’un vote aux 4 ans. Au-delà de manifestations anonymes. Au-delà de pétitions. Nous avons choisi d’utiliser notre pouvoir de consommateurs. Car nous le trouvions significatif. Et plus que pertinent. Dans une société où la politique nous semble si inaccessible. Et où l’économie est souvent incertaine. Voire chambranlante.

Pas le choix.

Nous n’avons pas le choix. Nous devons manger. Se loger. Se vêtir. C’est un minimum. Alors nous avons fait le pari d’en tirer parti. Comment? Voici quelques exemples. SI vous voulez emboîter le pas, passez par ici!

Alimentation.

  • En achetant local. Le plus possible de saison. En favorisant les producteurs à petite échelle. Qui ont misé sur des cultures diversifiées. Qui prennent soin de leur terre comme d’un trésor. Plutôt que de l’exploiter. Gens de Québec, vous connaissez le Marché de proximité?
  • En s’engageant envers un producteur à l’avance. De façon à minimiser son endettement. À lui offrir un revenu garanti. À nous permettre un contact de qualité avec lui. Disponible sur Ma Ferme ou Équiterre.
  • En priorisant les aliments biologiques et équitables. Pour notre santé. Et celle de la Terre. Et des travailleurs.
  • En minimisant les produits d’importation. Car le transport de tout ça entraîne lui aussi son lot de conséquences.
  • En diminuant notre quantité de viande. Car c’est énergivore la production animale. Lisez ça!
  • En optant pour des solutions d’achat en grosses quantités ou carrément zéro déchet. Comme proposée par Nous Rire ou Prana.
  • En cultivant. En cuisinant. En transformant les surplus.

Acheter sans emballage

Vêtements.

  • En achetant le minimum. Ça évite les piles de lessive à n’en plus finir. Et ça prend moins de place dans les tiroirs. On mise sur la qualité. Et la neutralité. Surtout pour les petits qui grandissent vite.
  • En ciblant des entreprises et des artisants locaux. On a alors plus de chances que ce soit adapté à notre réalité. Vous savez, l’hiver québécois! Même chose pour les jouets, en passant.
  • En priorisant les fibres végétales biologiques. Par soucis pour la terre. Les travailleurs. Et notre peau.
  • En visant la qualité comme objectif premier. Ce sera plus cher. Je vous l’assure. Mais je préfère payer une fois plutôt que deux. Ou trois.
  • En n’oubliant pas de visiter les frippes. Ou de faire des échanges entre amis. Et de donner ce qui ne fait plus.
  • En utilisant des couches lavables. Il y en a des bios. Faites au Québec. Pour tous les goût. Au moins quand vous êtes à la maison. C’est meilleur pour la peau de bébé. Pour la planète. Et pour le porte-feuille.

Logement.

  • En minimisant notre consommation énergétique. Ici, on a dit adieu à la sécheuse. Et le lave-vaisselle devrait suivre. Bientôt.
  • En fabricant ses propres produits nettoyants. C’est plus souvent qu’autrement vraiment simple.
  • En minimisant ce que l’on possède. C’est pas facile dans notre cas. On y va une étape à la fois.
  • En diminuant sa quantité de déchets. Par le recyclage. Le compostage. L’achat responsable. En évitant le gaspillage.
  • En recherchant les opportunités coopératives. Où l’individu membre à plus d’influence.

Autres.

  • En prévoyant. Transport. Vacances. Tout peut être fait de façon plus sensée. Et sensible. Il y a toujours place à l’amélioration. J’en suis convaincue.
  • En éduquant. Lire des étiquettes, c’est un investissement. S’impliquer, c’est prendre concsience d’une réalité qui est celle d’un autre. Tout ça fait de nous de meilleurs citoyens. Plus emphatiques. Mieux engagés.
  • En priorisant la santé. C’est pas mal plus simple qu’on pourrait le croire. Pas mal plus accessible que les promesses retrouvées sur les flacons de pharmacie.

Ça commence tôt.

Nos choix de vie s’articulent donc à partir de la base. Des essentiels. Auquel s’ajoute le travail. C’est notre réalité de travailleurs autonomes. De travailleurs culturels. Mais ça. C’est une autre histoire. Tout c’est choix ont des coûts. Tantôt en argent. Tantôt en temps. Parfois on économise. Mais toujours on investit. C’est ça la magie.

Petit train.

C’est tout une entreprise. Ce sont des changements qui s’effectuent dans le long terme. Au fil des prises de conscience. Des découvertes. Cette responsabilisation individuelle et familiale s’articule lentement. S’insère graduellement dans une société. Elle aussi en mouvance. En changement. Écologiques. Politiques. Économiques. Sociologiques.

Parallèlement aux prises de conscience, il faut apprendre à faire. Se donner des chances. Découvrir comment faire plus simple. Parce que la vie est déjà assez compliquée. Déjà assez occupée. Il faut accepter de mettre certaines choses de côté. Pour avoir le bonheur de faire des découvertes insoupçonnées.

Au final.

Nous sommes fiers. De ce que nous sommes. En tant qu’individus. En tant que famille. Je suis fière de voir mes enfants grandir avec cette réalité. Cette conscience de l’autre. Et de demain. Est-ce que tous ces beaux concepts ont de mauvais côtés? Malheureusement oui. Est-ce que certains sacrifices me font un peu mal parfois? Assurément. Parce que je rêve de plus. Plus de simplicité. Plus de calme. Plus d’autosuffisance. Parce que j’ai parfois l’impression d’être au mauvais endroit. Mais c’est alors que je me retourne. Que je vois mes enfants. Curieux. Impliqués. Et tellement plus conscients que je l’étais. À leur âge. Et bien plus tard. Et je reprends espoir. Et je reprends mon souffle.

 Je vous laisse avec ce que Papa Bee pense de Maman Bee. 😉

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB

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(J56) Mes 10 indispensables de future maman

Toujours à refaire.

T’as beau pas en être au premier. T’as beau avoir passé par là. Il n’y a pas 2 grossesses pareilles. Pas de répit. Pas le temps de t’asseoir sur tes lauriers. En te disant que tu sais ce qui s’en vient. Tu peux te servir des expériences passées. Comme élan. Ou comme point d’ancrage. Mais de là à simplement répéter. Il y a peu de chance que ça marche.

Kit de survie.

J’ai pas eu des grossesses très compliquées. J’ai vu pire. Disons-le comme ça. Mais entre mes deux premières et mes deux dernières, il y a eu un monde. J’ai découvert les nausées. Le nerf sciatique coincé. J’ai pris un peu plus de poids aussi. J’ai persévéré dans l’allaitement. J’ai été jusqu’au tandem. En étant pas assez préparée. Probablement. Et en oubliant de m’écouter. Surtout.

Last round.

Pour mon dernier round, j’ai pris les devants. Je me suis fait un kit de survie. J’ai rapatrié mes essentiels. Rien de bien compliqué. Juste le nécessaire. Pour me permettre le plus de confort possible. Avec le moins de chichi possible. Je vous laisse mon top 10. Dans un désordre qui est tout moi. Ne tenez donc pas compte de l’ordre de présentation.

1. Ma sage-femme.

Ne montez pas aux barricades. Si vous aimez votre médecin, j’ai rien contre. Ce que j’entends par ici, c’est que je me suis hâtée de m’inscrire. Pour avoir un suivi comme je le souhaitais. Pour avoir toutes les chances possibles d’être dans cette bulle de confort dont elle est génératrice. C’est primordial. Cette complicité avec son spécialiste de la santé. Dans un moment charnière comme la grossesse. Où tellement de données entre en ligne de compte. Et dans le cas notre famille. Où il y a plusieurs personnes impliquées. Ce qui n’est pas à négliger.

2. Du linge mou.

Je ne suis pas une adepte du magasinage. J’aime pas ça. Tout simplement. J’ai aucun intérêt dans tout ce qui touche le vêtement en général. Et encore moins en ce qui concerne un vêtement que j’aurai pas le temps d’user. Comme c’est la dernière fois j’ai choisi de miser sur le linge mou. Je n’aurai donc pas été la maman la plus coquette. Ni la plus tendance. Mais j’aurai été tellement confortable.

3. Mes suppléments alimentaires.

Ces indispensables sont venus avec la découverte des nausées. Et aussi un peu de l’allaitement en simultané. L’énergie que me demandait ma fille par ses boires fréquents. De jour comme de nuit. Jumelé à la difficulté que j’avais à manger. Et je ne parle même pas de repas équilibrés.

  • De la chlorophylle. Pour prévenir l’anémie. Pour son pouvoir énergisant. Ses propriétés antioxydantes. Si vous voulez essayer, commencez doucement. Surtout en début de grossesse.
  • Du magnésium. Pour m’assurer que le bébé reçoit une bonne quantité de nutriments. Parce que ça favorise le sommeil. Pour son action sur la création et la regénérescence des tissus.
  • Une multivitamine prénatale. Mon choix s’est tourné vers la compagnie New Chapters. Elle est pas donnée. Ni remboursée par le régime publique. Mais elle me va bien. Ne me cause aucun inconfort. Convient aux végétariens. Je ne suis pas la posologie à la lettre. Je me fie à ce que j’ai mangé. Et à comment je me sens. Faut bien que ça serve à quelque chose l’instinct maternel.
  • Et de la mélasse verte. Pour un boost de fer. Une fois de temps à autre.

4. Ma tisane de future maman,

Je me suis concoctée un mélange. En grande quantité. Et facile à refaire. Ça ne me prend que quelques secondes. Il se prend chaud. Ou froid.

pregnancy herbal teaTisane de future maman

4 parts de feuilles de framboisier séchées

2 parts de feuilles d’ortie séchées

1 part d’avoine séchée

1 part de cataire séchée

J’utilise 5 ml de mélange par tasse d’eau chaude.

Infusez 10 à 15 min.

Mettez-y du miel si vous le souhaitez.

J’en prends tout au long de la grossesse. En augmentant graduellement la dose. Pour faire simple: un nombre de tasses équivalent au trimestre. Donc, 3e trimestre 3 tasses. Quand j’outrepasse la date fatidique j’en prends jusqu’à 1 litre par jour.

Sans s’aventurer dans un dédale d’herboriste, voici les raisons de la présence de chacune des plantes. Si vous avez une grossesse à risque, informez-vous!

  • Le framboisier. Le grand classique de la grossesse. Et qui gagnerait à être mieux connu. Et plus utilisé. C’est un régulateur hormonal.  Riche en vitamines A, B complexe, C et D. Tonifiant utérin efficace. Il ne déclenchera pas l’accouchement. Ne vous promettra pas un accouchement rapide. Ou facile. Ou sans douleur. Peut être utile dans la gestion des nausées.
  • L’ortie. Pour sa teneur élevée en fer. Et son aspect nourrissant. Elle a aussi dès propriété de tonifiant utérin. Combiner avec le framboisier elle facilite l’élimination. Au revoir constipation encombrante.
  • L’avoine. Pour fortifier le système nerveux. Alcaliniser le corps. Et déminéraliser.
  • La cataire. Parce que j’ai une amie nommée insomnie. Et qu’elle est plus présente quand je suis enceinte. C’est donc une aide à dormir. Ou à dormir plus paisiblement. De plus elle aide à libérer le foie en temps de maladie. Quand tout le reste n’a pas réussi à protéger des envahisseurs. Son côté calmant m’a également soulagé d’un retour d’extra cystoles. Merci!

5. Mon régime d’hygiène dentaire.

J’ai les gencives fragiles. Enceinte c’est pire. J’ai pas le choix. Il faut que j’y mette de la constance. Et du temps. Je poursuis donc ma routine. En omettant l’extrait de pépins de pamplemousse. En mettant de l’huile essentielle de tea tree dans le dentifrice. Et en évitant tout relâchement. Tant que faire ce peut. On n’est pas des machines.

6. Des fermentations.

En début de grossesse. Avec les nausées. C’est à peu près tout ce qui m’est agréable de manger. De plus, ils sont une riche source de probiotiques. Sont bénéfiques pour soutenir mon système immunitaire. Qui est fragilisé par mon état. Et sollicité par le fait qu’on a de petits enfants qui attrapent petits microbes par-ci. Petits virus par-là. Pour les curieux qui voudraient s’initier. Un petit livre superbe. Mes chouchous:

  • Yogourt
  • Kéfir
  • Kombucha
  • Switchel
  • Kimchi, kimchou. C’est selon.
  • Choucroute
  • Miso

Et quelques semaines avant le test de strepB, je fais une cure plus soutenue. Avec un supplément.

7. Des sels d’Epsom.

Une fois par semaine. Parfois deux. J’en verse une grosse poignée un bain chaud. Probablement que les grossesses d’hiver y sont pour quelque chose. C’est génial pour les courbatures. Je dois vieillir. Mais également pour favoriser un sommeil réparateur. Si vous souffrez de crampes. Tentez le coup. Et remercier le merveilleux magnésium!

8. Aromathérapie.

J’ai un odorat très fin. Enceinte c’est presque dérangeant. Je dois faire un effort pour éviter les odeurs fortes. Ou synthétiques. Ou juste dérangeantes. J’ai de la misère moi avec les fragrances de coton frais. Ou de pluies printanières. Alors tout y passe. Du savon à vaisselle au nettoyant à planchers. En passant par les odeurs de frigo. Ou tout se mélange. Pas toujours harmonieusement.

D’un autre côté, j’en profite. Je diffuse des huiles essentielles. Un peu. Partout. En m’informant. Évidemment. En m’assurant de leur qualité. Laine feutrée. Billes d’argile. Diffuseur. Spray. Produits d’entretien ménagers. Ou carrément une goutte sur mes vêtements. Quand la sortie le demande.

9. Le ballon.

Parce que vient un temps ou je cherche mon confort. Désespérément. Et que le ballon me l’offre. Je m’en sers comme fauteuil. Il m’aide à étirer les muscles de mes hanches. À soulager la tension dans mon dos. Et certains disent qu’il permet au bébé en postérieur de se retourner. Bon…ce serait probablment trop demander. Après trois naissance en postérieur. Mais je rêve. Ça fait de mal à personne. Hein!?

10. Mon écharpe de support.

Depuis le début de cette 4e grossesse, je me sens lourde. Comme si mon corps avait décidé qu’il avait assez donné. C’est pas si terrible au début. Plus inconfortable qu’autre chose. Mais quand la fin se pointe le bout du nez. Ouf! C’est pas tous les jours facile. Selon les tâches quotidiennes. Les enfants qui veulent aussi être portés. Ou tout autre éléments qui rend le quotidien unique. Et imprévisible.

Encore une fois, je n’ai pas fait de folles dépenses. Seulement une longue écharpe que je noue. Sur et sous le bedon. Question de lui démontrer un peu d’empathie. Et de le remercier. De son dévouement. Présent et passé.

(J50) Sortir le méchant 

L’inévitable.

Fallait s’y attendre. Le malveillant visiteur a fini par se pointer chez nous. Un habitué de la froide saison. Du genre que l’on attend. Mais du genre que l’on se passerait bien. Celui qui ne cogne pas avant d’entrer. Et qui, cette fois-ci, s’incruste. Misère!

À tour de rôle.

Bon. Le voilà bien à l’aise. Il a commencé par le plus vieux. Puis, il m’a importunée un bon 2 semaines. Et maintenant, il s’en prend au petit 2e. Chacun son tour. Pas de jaloux!

Un peu de tout.

Un virus c’est complexe. Le même indésirable n’aura pas nécessairement le même effet sur deux personnes différentes. Tout dépend de ce que nous sommes. De nos forces et faiblesses du moment. Il y a tellement de facteurs qui entre en ligne de compte. C’est ce qui rend la vie si belle. Et si déstabilisante.

Ça peut être un nez qui coule. Ou qui est complètement bloqué. Une gorge en feu. Une vilaine toux. Une fièvre inconfortable. Peu importe. L’important est de rester attentifs. De prendre le temps d’observer ce qui se passe. D’être présents. De réagir selon les évènements. On se cramponne à l’instant. On supporte le corps dans sa bataille. Et on enveloppe le cœur de douceur et d’amour. On apaise du mieux qu’on peut. Le plus globalement possible.

C’est hot!

Le méchant virus est un être de feu. Il entraîne bien souvent un embrasement du lieu qu’il investit. Bien fait pour lui! Le malheureux, il encourt lui-même sa propre perte. Et le résultat de cet embrasement est la fièvre. Faut pas partir en peur. La fièvre est alors un signal d’alarme. Un appel à la vigilance. Mais fièvre ou pas, c’est notre rôle de parents d’être présents et attentifs quand son enfant est malade.

La part des choses.

La fièvre n’est donc pas une maladie. C’est un symptôme. Un indicateur que le corps est en mode défense. Contre un virus. Une bactérie. Des toxines. Elle fait partie de notre arsenal de combat essentiel. Vital. En élevant sa température normale, le corps permet l’augmentation des processus de plusieurs métabolismes importants:

  • La circulation sanguine est augmentée. Dans tous les organes vitaux. Sous l’effet de l’accélération des battements cardiaques.
  • Le système immunitaire. Le courageux qui part en guerre.
  • Le système respiratoire. Par l’augmentation de la cadence de la respiration. Qui fournira plus d’oxygène à l’organisme. En entier.
  • Le système éliminatoire. Qui fait son effort de combat afin de débarrasser le malade de l’intrus. Etqui refroidit le corps par la l’évaporation de la transpiration.

La fièvre a donc un rôle à jouer dans le recouvrement de la santé. Il faut donc être prudents. Et viser plus précisément la source de la maladie. Plutôt qu’un symptôme. Et offrir des soins en conséquence. Il faut être conscient qu’en offrant des médicaments ayant pour but de supprimer la fièvre on met en veille les système de défense du corps. Avec ce que ça implique en terme de conséquences. Sur le développement des capacités du corps à combattre. Et la durée de la maladie. C’est là que le bon jugement entre en ligne de compte. Et que notre instinct de parents doit parler.

Notez que certains cas exigent des consultations. Je ne dis pas de ne pas consulter. Ou de ne pas médicamenter. Je dis plutôt que chez nous, on laisse une chance au corps de s’exprimer. On lui donne une chance de nous prouver qu’il sait ce qu’il fait. Avant d’intervenir. C’est très personnel. Etcela n’implique aucun jugement des façons de faire qui peuvent différer.

À la rescousse.

Nous avons une panoplie de moyens d’intervention et de supports quand un petit (ou un grand) tombe malade. Selon la situation. Selon les symptômes. En voici quelques-uns:

  1. Créer environnement calme. Favorisant le repos. S’assurer qu’il y a une douce lumière. Et une bonne aération des lieux.
  2. Diffuser des huiles essentielles selon les besoins. De la lavande pour apaiser. De l’eucalyptus pour décongestionner. Du romarin pour stimuler. Du ravinsara pour aider à tuer les virus.
  3. S’assurer de fournir une alimentation légère et de qualité. Des fruits. Des jus. Des bouillons. Ajoutez-y une touche de gingembre et d’ail c’est encore mieux.
  4. S’assurer de maintenir un bon niveau d’hydratation. L’eau est toujours excellent choix. Mais il y a aussi les tisanes. Chaudes ou froides. Décoctions. Eau de coco. Mon melange herbal secret: 2 parts de framboisier, 2 parts de cataire et 1 part d’achillée millefeuille.
  5. Appliquer des cataplasmes d’argile sur le bas du ventre pour abaisser la fièvre.

Les moments clés.

Une fièvre peut passer par plusieurs stades. Il y a d’abord le moment où elle débute. Signal que le corps met en branle des moyens de défenses. Puis il y a la montée. Où le corps tente d’atteindre une température idéale pour mener sa bataille. À ce stade. la chaleur se concentre sur les organes vitaux.  En laissant souvent les extrémités fraîches. Il est donc plutôt inutile de tenter d’abaisser la fièvre à ce stade. Puis la fièvre atteint un stade où le corps entier est chaud. C’est le signe que la température recherchée a été atteinte. Et c’est le bon moment pour intervenir. Pour soutenir en évacuant le surplus de chaleur. Mes plantes préférées sont alors la camomille et le trèfle rouge. À boire ou à mettre dans le bain.

Petite gâterie.

Personne n’aime être malade. Et personne n’aime voir son enfant malade. Pour rendre le moment plus doux, nous misons sur un ralentissement de la cadence. Sur la douceur. J’ai déjà lu qu’un enfant apprend à prendre soin de lui en voyant sa mère lui prodiguer des soins. Alors c’est le pari que nous faisons. Pour mettre toutes les chances de notre côté. Pour que nos enfants se donne le droit de vivre les choses. À leur rythme. Dans le respect de ce qu’ils sont. Et de ce qu’ils ont comme besoins. Je vous laisse avec une petite douceur réservée aux grands malades chez les Bees.

smoothie blueberry/elderberry

Smoothie bleuets et sureau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Smoothie bleuets et sureau pour journées difficiles

25ml de baies de sureau séchées

1 1/2 tasse d’eau très chaude

1 tasse de bleuets congelés

15ml de miel

Le jus d’une demi lime

15ml de gélatine en poudre et 2-3 c. à soupe d’eau

Infuser les baies dans l’eau chaude une quinzaine de minutes.

Faire gonfler la gélatine dans 2-3 cuillères à soupe d’eau.

Tout mettre au mélangeur.

Vous pouvez servir au verre ou en faire des popsicles.

(J45)Pour que ça roule

Ces affaires qui s’oublient pas.

Il paraît  qu’il y a des choses que l’on ne peut pas oublier. Mais des fois on se rend tout simplement compte qu’on a jamais vraiment su. Qu’on galérait un peu tout croche.  Pis que tout se passait relativement bien. Jusqu’à ce qu’on prenne le champs. Sul dos dans l’fossé. À chercher de l’aide pour se relever.

Promenade du dimanche.

Je vais être honnête. Parce que je le sais maintenant. Parce qu’au point où j’en suis j’ai pas de raison de le cacher.  J’ai abusé du cruise control. J’ai pris pour acquis qu’il ferait toujours beau. Et que la route serait sans surprise.  J’ai fait confiance à la machine. Je l’ai fait rouler à haute vitesse. J’ai mis la musique dans le tapis. Pis j’ai roulé.

Ce qui deva arriver.

Ça a l’air que la vie trouve toujours le moyen de te faire comprendre ce que tu refuses de voir.  Ce fut le cas. Ça l’est toujours. J’ai entamé un processus. C’est long. Ce sera long. Ce sera en dents de scie. Je le sais. Et je fais avec. Ça s’appelle grandir il paraît. Moi, maintenant, j’appelle ça Vivre.

Premier constat.

Mon premier constat a été de réaliser que, dans ma vie de tous les jours, j’ai besoin de routine. J’ai réalisé que ce que je réussis le mieux est basé sur une routine. Forte et flexible. Je me suis rappelée de mes années d’étudiante. De mes années d’école-maison. De mes voyages. J’ai tenté de voir pourquoi pour ça, ça marchait. Puis j’ai réalisé l’évidence. La préparation me sécurise. Elle me donne confiance. Elle me permet de me concentrer sur l’essentiel. L’important.

L’artillerie lourde.

Alors j’ai entrepris de voir ma vie comme un voyage. Une journée à la fois. Une semaine à la fois. En gardant la tête haute pour ne pas perdre les grands objectifs de vue. Ma première cible: les petits matins. Tant qu’à commencer quelque part. Commençons par le début.

ABC d’un réveil.

J’ai fait l’inventaire de mes besoins. Puis de mes musts. Puis des ces petits extras qui peuvent faire une GROSSE différence pour moi.

Mes besoins:

  • Du calme, de la lenteur, du silence
  • Mon combo de vitamines: huile de poisson, vitamines D, magnésium et gelée royale
  • Un délicieux déjeuner: des bons gras et des protéines à profusion
  • Une douche: seule, en silence et dans l’obscurité

Mes musts:

  • Un oil pulling: pendant lequel je fais autre chose
  • Une eau citronnée: pour accompagner mon repas
  • Une lampe de luminothérapie: pendant mon déjeuner
  • Un journal personnel, un agenda: que je crayonne en mangeant
  • Une séance de brossage à sec: j’en reparlerai en détail bientôt

Mes petits extras:

  • Un café avec mon chum: c’est en général le seul temps où on peut se jaser!
  • Des rideaux grands ouverts laissant entrer le soleil
  • Des huiles essentielles qui flottent dans les airs: du romarin, des agrumes

Cest ainsi que chaque matin je m’assure que mes besoins sont comblés. En priorité. Et que aussi souvent que possible je tente de ponctuer ma routine de ces petits riens qui font grimper mon niveau d’énergie. Et de bonheur. En tout, ça représente entre 15 et 45 minutes. C’est pas la mer à boire. Mais pour moi, c’est le paradis. Ça a un impact direct sur mon énergie. Ma capacité à gérer l’anxiété. À affronter la journée avec courage et laisser aller.

Et vous, vous avez une routine matinale qui vous sauve la vie?

La lumière au bout du tunnel

(J42) Tape la galette!

Sentir.

Vous l’avez senti vous aussi? Ce vent frisquet sur la peau. Cette odeur de pluie. Ce ralentissement après la frénésie de la rentrée. Cet équilibre qui cherche à reprendre le dessus. Après les canicules. Après les vacances. Parfois épuisantes. Vous l’avez senti cet automne qui prend discrètement sa place? Nous oui. Oh! Bonheur qu’il soit enfin là!

Le goût.

Moi, l’automne me donne des envies. De cocooning. De sorties en nature. J’ai envie de sortir confortablement emmitoufflée. Et j’ai envie de rentrer à la maison la nature qui se prépare à dormir. J’ai envie de plats mijotés le soir. Et de collation au parc en après-midi. J’ai envie de tout avoir. L’automne pour moi c’est le meilleur des deux mondes. Le beurre et l’argent du beurre. Je le veux et je l’aurai.

Avant.

L’avant hiver. Peut-être. Mais c’est un super avant. Un temps qui est un don à soi. Ranger et nettoyer la maison pour l’habiter beaucoup. La désencombrer des poussières de l’été. Lui redonner ses lettres de noblesse. Lui rendre son titre de foyer familial. Home sweet home. Au programme:

Un grand ménage aux huiles essentielles. J’ai fait le plein de Dr. Bronner’s. Au pin pour les planchers, à l’orange pour la cuisine et le salon, à la lavande pour les chambres à coucher et à l’eucalyptus pour la salle de bain. À chacun ses arômes et le mélange est juste parfait. Ça sent chez nous!

Les savons. À lessive. Dentifrice. Shampoings. De corps. Les réserves se créent tranquillement. Vive le romarin et le pollen.

Le Tétris de l’ameublement. On déplace. On replace. On essaie de se créer un petit monde adapté aux besoin de chacun. De chacun qui a grandi durant l’été. De chacun qui s’est mis de nouveaux objectifs en tête. De chacun qui a besoin de son petit coin de paradis. Et de tranquilité. Et un petit coin où on peut se retrouver. Juste nous. Sans flafla.

Le congélo qui crie famine. Après l’été et la course. Les collations fruitées sur le pouce. Les crudités-trempette à la sauvette. C’est le temps de sortir le cul-de-poule géant de grand-maman et d’expérimenter des nouveautés. Des biscuits à coup de douzaines. Des pâtés et des pains qui donnent faim. C’est le temps des commandes de fruits secs et de noix. C’est le temps de remplir les dépenses. Maintenant que l’abondance est sur son déclin et que l’on peut y mettre plus de temps.

Cadeau.

Je vous donne ma recette (toute neuve!) de galettes à grignoter au parc ou à la maison. Bonnes au déjeuner ou comme en collation. Sans prétention. En solo ou avec un verre de lait. Ou encore un café. Ou concassée dans un yogourt. Elles sont sans limite. À vous de vous les approprier!

Galettes d'automne

Galettes d’automne

Galettes d’autome

3/4 t. de beurre demi-sel

1/3 t. de cassonade

2 c. à table de miel

1 oeuf

1 c. à thé de vanille

3/4 t. de noix de grenoble hachées

1/4 t. de noix de coco non-sucrée

1t. de raisins secs

1 t. de farine tout-usage

1/2 c. à thé de canelle

1/2 c. à thé de bicarbonate de soude

3 t. d’avoine en gros flocons

Préchauffer le four à 350f et beurrer une grande plaque de cuisson.

Battre en crème le beurre, le sucre, le miel, l’oeuf et la vanille.

Tamiser la farine et le bicarbonate de soude.

Ajouter la canelle, les raisins secs, et les deux types de noix au mélange sec.

Combiner les deux appareils.

Ajouter les flocons d’avoine.

Façonner 24 boulettes avec vos mains et applatissez-les un peu (environ, rien ne vous oblige à sortir la balance non plus!)

Cuire 12-15 minutes à 350F, une douzaine à la fois.

Laissez-leur un temps de repos à la sortie du four pour leur permettre de prendre un peu de tonus. Elles sont comme moi en été. La chaleur les ramollies.

Sur ce.

Bon automne. Profitez-en pour retrouver votre équilibre. Pour vous redonner une routine confortable et sécurisante. Reprenez votre souffle. Respirez. Dorlotez-vous et laissez-vous gâter. Et si le coeur vous en dit, suivez-nous sur notre facebook. Je vous y laisserai un petit cadeau aujourd’hui. Ne tardez pas, il n’est pas éternel!

(J19) Apprivoiser les mal-aimés: A comme aubergine

 

Les préjugés.

Mes enfants sont somme toute assez ouverts. Ils mangent une bonne variété d’aliments, jouent à différents types de jeux. Ils sont curieux en général. Comme des enfants devraient l’être quoi! Mais, nous devons affronter quelques obstacles de temps à autres. Un légumes par ci, une sortie par là, un film trop lent. Bref, parfois il faut chercher des moyens de présenter les choses afin que les expériences passées ne viennent pas entacher la curiosité et l’envie de découverte naturelles des enfants.

Premier cas.

L’aubergine. Molle, un peu grasse, de couleur plutôt neutre. Mes enfants ne sautent pas de joie quand j’annonce que le diner en contient. Alors j’essaie, non pas de la cacher mais plutôt de la valoriser en la cuisinant avec plein d’autres aliments amis de mes enfants. Notre coup de coeur:

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Gratin d’aubergines et de tomates

Gratin d’aubergines et de tomates

Ingrédients:

30 ml d’huile d’olive

1 oignon

4 gousses d’ail

2 conserve de tomates en dés (1L env.)

2-3 aubergines (selon la grosseur), tranchées sur la longueur

huile pour la cuisson

200g de cheddar fort râpé (Allez-y avec ce que vous avez ou selon les goûts de votre famille. )

50g de parmesan râpé

1 oeuf battu

sel, poivre, herbes au goût.

15ml levure alimentaire en flocons

La sauce:

Faire revenir l’oignon et l’ail dans l’huile. Ajouter les tomates et faire mijoter 30 minutes ou jusqu’à ce que la sauce ait la consistance d’un coulis de tomates. Saler, poivrer au goût.

Les aubergines:

Cuire les aubergines avec l’huile dans la poêle. Saler, poivrer. Éponger le surplus de gras. Réserver.

Le montage:

À la façon d’une lasagne, faire des étages de tranches d’aubergines et de coulis de tomates en terminant par un étage de coulis. Verser l’oeuf battu. Saupoudrer les fromages râpés et la levure.

Cuisson:

Cuire 20 minutes au four à 350F. Laisser reposer 5-10 minutes avant de servir.

Pour les intellos de l’assiette.

Pour ceux qui aiment intellectualiser leur assiette, voici un aperçu de ce qu’une aubergine a à vous offrir:

Peu de calories: autour de 25 par 100g

Une bonne quantité de fibres: env. 3g par 100g

De la vitamine B: augmentation du métabolisme, amélioration des système nerveux et immunitaire. Prévention de l’anémie, aide à combattre le stress et la dépression

De la vitamine C: contribue au système immunitaire, synthèse du collagène et des globules rouges, métabolisation du fer.

De la vitamine E: antioxydant, effet bénéfique sur le cholestérol

De la vitamine K: coagulation du sang, fixation du calcium dans les os

Du calcium et du magnésium: pour la santé osseuse et dentaire

Du fer: nécessaire au transport de l’oxygène et à la production des globules rouges du sang

Du manganèse: qui permet la synthèe des vitamines E et B1

Du phospore: support énergétique

Du potassium: utile pour réduire les risques d’hypertension

Du zinc: nécessaire à la santé reproductive et contribu à protéger l’organisme face aux infections bactériennes et virales.

Comme toutes les plantes de la familles des solanacées, l’aubergine contient de la nicotine, à raison de 0,01mg par 100g. La quantité de nicotine équivalente à celle que l’on retrouve dans une cigarette se retrouve donc dans 9-10 kg d’aubergine. Constat, on ne s’empêche pas d’en manger mais on abuse pas non plus.

 

 

(J17) La main à la pâte

Halte-là.
Vous vous rappelez, il y a de cela quelques semaines, je vous avais présenté nos haltes d’apprentissage. Et bien, nous poursuivons la route. Et nous passons à la seconde halte: le perfectionnement de l’art du pain. Car oui, bien que la simplicité soit au rendez-vous, faire du pain et intégrer sa fabrication à mon horaire est, pour moi, un apprentissage.

Du matin au soir.
Le pain est une des bases de notre alimentation. Nous commençons en général notre journée avec lui et il nous accompagne tout au long de nos repas. Tantôt plats, tantôt farcis, tantôt simplement garnis de beurre les pains se succèdent à une vitesse assez folle chez nous. Pour être honnête, en ce moment, notre but premier étant de subvenir à nos besoins au quotidien, je mise plus sur des petits pains réguliers que j’enfourne régulièrement plutôt que sur des recettes élaborées, festives ou impressionnantes. La première étape de notre défi se situe donc dans la routine, dans le fait d’insérer de façon certaine la préparation du pain dans nos journées.

Tout ce qui reste.

J’ai donc ma recette de base, qui donne un petit pain tout simple, un tantinet rustique. Il se mange facilement avec une soupe, fait de bon sandwich ou de bonnes rôties le lendemain matin aussi. Si jamais il nous en restait encore, il ferait une chapelure des plus nourissantes. Pour éviter la redondance, j’y ajoute une pincée de ci ou une poignée de ça, selon les fonds de pots que je trouve dans le garde-manger. Je tente aussi de varier les farines, question de puiser le plus de nutriments possibles. C’est ainsi que nous avons, chaque jour, un pain différent de la veille. Parfois réconfortant, d’autres fois surprenant mais toujours savoureux.

Nos garnitures préférées:

– fruits secs: raisins, canneberges, pêches, figues, dattes, amandes, tomates

– des légumes: oignons, ail, olives

– graines: tournesol, citrouille, pavot, lin, sésame

– noix: grenoble (ça rend mon pain bleu, je ne sais pas si je suis la seule dans ce cas…), noisettes, pin

– céréales: flocons d’avoine, millet, quinoa, son de blé ou d’épautre

– des herbes et des épices: origan, cumin, fenouil, anis, cannelle, des flocons de piment

– autres: jambon, bacon cuit, saucisson, fromage, pommes de terre en purée, gras de poulet, beurre fondu, miel, etc…

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Des bambins qui font des miettes.

Ma recette de pain toute simple

1 tasse de liquide (eau, eau/lait, lait) tempéré, divisée en 2.

1 cuillère à thé comble de levure sèche

2 tasses de farine de blé (ou un mélange de farines)

1 pincée de sel

Vous faites lever la levure dans le liquide une dizaine de minutes. Si vous prenez du lait, portez-le à ébullition d’abord puis laisser-le revenir à température pièce.

Pendant ce temps, mettez farine et sel dans un grand saladier. Creusez un puits.

Ajoutez votre liquide et la levure. Mélangez (je suggère avec les mains).

Pétrissez 10 minutes, huilez la pâte et remettez-la dans le saladier. Recouvrez et laissez reposer jusqu’à ce que la pâte double en volume (1 à 2 heures).

Pétrissez la pâte à nouveau une dizaine de minutes. Mettez-la dans un moule et couvrez. Laissez doubler de volume à nouveau.

Cuire à 350-375 pendant une trentaire de minutes. Vous saurez que le pain est prêt s’il sonne creux en le cognant en dessous.

N’hésitez pas à doubler la recette si vous avez des ogres à la maison. Ou si vous souhaitez en congeler.

 

Tu étais poussière.

La farine. La farine est au pain ce que que l’oeuf est à l’omelette. Pas de farine pas de pain. Avec la farine de blé, ou de seigle, ça se passe bien normalement. Ensuite, quand on a pris confiance, on commence à mélanger ce que l’on a sous la main. En général, je m’en tiens à tout blé ou 3 parts de blé pour 1 part d’autres céréales. Plusieurs y sont passées au cours des dernières semaines: millet, avoine, sarrazin, pois chiches, semoule de blé, farine et semoule de maïs et seigle pour n’en nommer que quelques-unes. Chacune y va d’un goût et d’une valeur nutritionnelle qui lui sont propres. Ça me donne la satisfaction de nourrir ma famille de la meilleure façon possible.

Vous avez dit gluten?

Le gluten. Il fait tellement parler de lui en ce moment qu’on serait porté à croire qu’il est nouveau. Mais non. Le gluten est en fait un composé de protéines insolubles, la gliadine et la gluténine, d’amidon, de sucres réducteurs, de pentosanes et de matières minérales. À elles seules, les protéines insolubles représentent 80 à 85% de la teneur totale en protéines. Ce sont également ces protéines qui, lors du pétrissage de la farine et de l’eau vont conférer à la pâte sa texture visco-élastique qui rend possible la levée lors de la fermentation. Alors, si vous faites du pain avec des farines sans gluten, attendez-vous à une pâte beaucoup moins aérienne. De là mon ratio de 3 parts de blé pour 1 part d’autres céréales.

Farines sans gluten communes: sarrazin, quinoa, amaranthe, millet, certaines farines d’avoine

Farines avec gluten facilement panifiables: blé, seigle, épautre, froment

Farines avec gluten difficilement panifiables: orge, maïs, riz

Au banc des accusés.

Le gluten est responsable de la maladie coeliaque ou intolérance permanente au gluten. Cela signifie que, chez certaines personnes, il cause la destruction de la paroi de l’intestin grêle, menant à une malabsorbtion des nutriments et, par conséquent, à des carences alimentaires. On dénote certaines prédispositions familiales mais le maladie peut également être déclenchée par des facteurs environnementaux: infections, bactéries, virus. L’introduction trop rapide du gluten chez le nourisson pourrait aussi avoir un impact, alors que l’allaitement maternel est reconnu comme un facteur de protection.

Parmi les facteurs de risque qu’il faut prendre en compte:

– les femmes sont plus atteintes que les hommes

– la prise de suppléments contenant du fer durant la grossesse

– la taille à la naissance (garçons seulement)

– la prise d’antibiotiques durant les quatre premiers mois de vie, associée à un sevrage de l’allaitement maternel et une introduction de protéines de blé

– la trisomie

– la césarienne élective

– certaines malformations congénitales

– la schizophrénie

– l’hypothyroïdisme

– le psoriasis

La maladie a tendance à se déclarer soit dans la petite enfance, entre 6 mois et 2 ans, soit dans le premier temps de l’âge adulte, entre 20 et 40 ans.

Les symptômes à surveiller sont:

– fatigue et manque d’énergie

– douleurs abdominales, diarrhée, amaigrissement, malnutrition

– gaz intestinaux

– aphtose buccaux

– symptômes s’apparentant au colon irritable

– sensibilité au lactose

Les conséquences possibles:

– incapacité d’absorbtion des glucides, lipides et vitamines A, D, E, K

– anémie associée à une carence en fer, folates, vitamine B12

– dénutrition et retard de croissance chez l’enfant

– déficit en calcium, magnésium, zinc

– troubles d’apprentissage et du sommeil

– maladie de Crohn

– signes physiques: teint pâle, ventre bombé, nervosité, mauvaise haleine

Les prochaines étapes du défi.

Une fois que la routine sera bien établie, les prochains défis seront de tenter le coup pour passer de la levure au levain, de tenter de faire du pain avec des levures sauvages captés à partir de fruits et d’eau et de travailler à partir d’un master réfrigéré. J’irai peut-être même jusqu’à me procurer le livre The New Artisan Bread in Five Minutes a Day: The Discovery That Revolutionizes Home Baking.