(J49) Planifier une année d’école-maison 1

Ça y est.

On commence. Par le commencement. Avant de remplir du papier. Il faut se mettre en situation. Revenir en arrière. Se demander d’où on vient. Revoir les portraits de chaque membre de l’équipe. C’est essentiel. Car avant tout, il faut que tous pagayent dans le bon sens. Si on veut arriver à bon port.

Tout d’abord.

Laissez-moi vous dire que vous ne partez pas de zéro. Ne l’oubliez jamais. Vous avez une connaissance de vos enfants. En tant qu’enfants. Vous avez une connaissance de vous-mêmes. En tant que persones. En tant que parents. Vous avez un bagage de valeurs. Personnelles, familiales, sociales, écologiques. Name it. Vous avez aussi la tête pleine d’idées, de désirs, de motivations. Teintés par votre parcours. Votre vécu. Tout ça constituent les fondations de ce que vous vous apprêtez à construire. Ce qui constituera l’immuable. L’indélogeable. Un béton lié par votre plus grand atout. Votre amour pour vos enfants. C’est pas rien tout ça.

Maintenant.

Une fois que vous avez pris conscience de ce qui se trouve dans vos bagages, l’exploration commence. Chaque chose en son temps. Commençons par découvrir les participants. Il y a vous, en tant que parents. Qui avez un projet. Mais qui n’avez pas nécessairement en tête quel type d’accompagnant vous serez. C’est important qu’un projet d’école-maison respecte les désirs, les limites, les visions d’un parent. Car ce projet, il vous en demandera du temps. Et des efforts. Car il vous emmènera son lot de doutes. De craintes. De remises en question. De batailles aussi. Peut-être. Probablement. Et toutes ces données changeront. Au fil des ans. Des enfants. De la vie en mouvement. Rien ne sera acquis. C’est la vie. Alors prenez un temps pour pensez à vous. Ça peut faire toute la différence. Et garder les traces de tout ça. Ça vous sera utile quand vous aurez l’impression de perdre le Nord.

L’équipage.

Continuons notre progression vers le vif du sujet. Vous connaissez vos enfants. Vous avez peut-être suivi de près leurs parcours scolaires de près. Mais là, c’est différent. Vous serez le capitaine. Et afin que tout roule, il faut connaître ses enfants en tant qu’apprenants. 

Il y a d’abord les catégories d’apprenants dites sensorielles. Qui constituent une bonne base. Pour entamer l’observation. Se donner un point de départ. Ce n’est pas tout. Mais c’est un outil précieux. Une cartographie du voyage. Qui peut éviter bien des impasses. Bien des détours inutiles. Voici un aperçu. N’hésitez pas à pousser plus loin ce qui vous interpelle.

  • Les visuels: ils apprennent à travers l’observation et ont une grande capacité à visualiser. Ils apprécient les supports visuels, les graphiques, les photos.
  • Les auditifs: ils captent l’information par l’écoute. Peuvent sembler absents ou désintéressés mais demeurent attentifs tout de même.
  • Les tactiles: on en retrouve 2types. Ceux qui aiment manipuler, toucher. Et ceux qui ressentent le besoin d’encoder l’information par des graphiques, des notes, des dessins.
  • Les kinesthésiques: les kinesthésiques apprennent dans le mouvement. Sortez les ballons, les cordes à sauter et les trampolines!
  • Les séquentiels: ils aiment apprendre par étape, dans un ordre. Ils aimeront les plans, les lignes du temps.
  • Les simultanés: au contraire des séquentiels, ils préfèrent avoir une vue d’ensemble. Sortez les cartes du monde et autres représentations globales qui leurs permettront de faire des liens et de catégoriser selon leurs envies.
  • Les logiques: ils ont besoin d’analyser et de réfléchir avant de se lancer. Ce sont souvent des amateurs de maquettes, de modèles réduits et autres montages conceptuels.
  • Les verbaux: ceux-ci ont besoin d’interagir verbalement pour apprendre. Ils aiment la discussion, les débats pour assimiler les connaissances.
  • Les interactifs: ils aiment les travaux en équipe et être entourés.
  • Les solitaires: leur rendement est souvent meilleur dans un environnement calme. Ils ont besoin de limiter les éléments perturbateurs pour offrir leur plein rendement. Sortez les casques d’écoute ou faites leur un coin bien à eux.
  • Ceux qui préfèrent l’expérimentation indirecte: ils aiment en général l’enseignement classique, de type magistral. Ils préfèrent se servir de l’expérience des autres pour se construire leur propre bagage.
  • Ceux qui préfère l’expérimentation directe: ils ont besoin de sentir qu’ils sont partie prenante du processus d’apprentissage, de manipuler, d’interagir.
  • Les rythmiques-mélodiques: ils pensent en rythme ou selon des patrons, qu’ils soient proposés ou de leur cru. Ce sont souvent des amoureux de la musique. Ils aiment apprendre en marchant ou en frappant des rythmes réguliers.

Chaque enfant est donc un unique mélange de genre. Ils auront probablement une prédominance dans un type sensoriel. Mais ils ne seront jamais purement et simplement confinés à une seule et même catégorie. Parole de maman. Et l’effort d’observation en vaut la chandelle. Car plus l’enfant est stimulé efficacement plus l’apprentissage est enrichissant. Et plus l’expérience sera agréable. Pour tout le monde. Évidemment!

Planning, planner, notebook, page blanche, plan de scolarisation

Commencer l’aventure


Pause.

Vous pouvez prendre une pause. N’oubliez pas de respirer. Profondément. De vous donner du temps. Mais tout ce temps mis à observer vos enfants est important. Même si vous n’en êtes pas à vos débuts. Car avec le temps, tout le monde change. Grandit. Évolue.

Investissement. 

Le temps investit ici peut sembler perdu. Vain. Mais croyez-moi, tout ira tellement plus vite et efficacement après. Quand le temps sera venu de choisir une pédagogie. Ou d’en mélanger plusieurs. Quand vous aurez à déterminer un horaire et un calendrier. À choisir votre matériel. À établir une prévision de cadence. Et plus. Et plus. Et plus.

Ce n’est qu’un au revoir.

J’arrête ici pour le moment. Probablement que tout cela ne semble pas très excitant pour la plupart. Cependant, je crois fermement que de commencer par un temps d’observation est la clé d’un plan efficace et utile. Car le plan de scolarisation doit avant tout vous être utile. Vous ne devez pas le faire pour faire plaisir à une instance. Vous devez le faire pour vous. Pour vos enfants. Car à priori, ce projet, c’est vous qui le vivrez. C’est vous qui surmonterez les défis. Un après l’autre.

Je vous dis donc à la semaine prochaine. Avec un tout autre programme. Plus technique. Où il sera question de planification dans le temps. De lois. De pédagogies. Et autres facettes pratico-pratiques de l’école-maison. Au plaisir de vous y retrouver.

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(J43) L’espace de tête

Partage de nuages.

Permettez-moi  de vous offrir un petit moment parabolique. Permettez-moi cet écart un instant. Donnez-moi ce petit plaisir. Qui sera, je vous l’assure, le meilleur véhicule pour vous transmettre un de mes bonheurs. Une de mes plus grandes fiertés. Un de ces trucs qui me donnent envie de me donner une bonne tape dans le dos.

Semer.

Tout commence au printemps de la vie. Lorsque la chaleur commence à faire dégeler la terre. Lorsque cette dernière commence à affirmer ses particularités. Ses richesses. Ses défis. Lorsque le sol meuble est une invitation qu’on ne peut refuser. Lorsque l’envie d’y mettre un peu du sien nous enflamme. Lorsque toutes les conditions semblent en place pour que la vie s’épanouisse encore plus.

Grandir. Oups! Pousser!

Puis les rayons du soleil deviennent de plus en plus chauds. La croissance en profite, bien sûr. Mais il faut rester attentif. Les catastrophes naturelles peuvent toujours poindre à l’horizon. Il faut garder l’oeil sur ce terreau si généreux et gorgé de possibilités. Il faut écouter sa voix, silencieuse mais oh! combien révélatrice. Il faut savoir mettre des mots sur les non-dits. Il faut garder confiance aussi.

Récolter.

Puis vient le temps. Ce temps où les fruits de notre travail prennent forme. Et couleurs. Et saveurs. Et odeurs. Où les sens rejoignent les espérances dans le temps. Où l’on sait enfin que le jeu en a vallu la chandelle. Où l’on célèbre. Et où l’on prend note des impératifs changements à apporter aussi.

Conserver.

Toute cette belle récolte. Cette abondance de vie. Cette nourriture du corps ne doit pas se perdre. Il est temps de mettre en conserve, de stériliser. D’y aller d’essentiel en essentiel. De se permettre quelques petites gâteries au passage également. De conserver ce qui ne peut être utilisé. De s’assurer, qu’au moment opportun, il sera possible d’en profiter. Que la beauté des fruits de notre labeur viendra, dans la froideur et la noirceur de l’hiver, nous réchauffer et nous réconforter.

Parallèle.

Et il en est de même avec l’esprit. Nos enfants, dès leur plus jeune âge, nous poussent à sustanter leur insatiable curiosité. Leur immense besoin d’apprendre, de découvrir. Leur besoin naturel de se dépasser nous entraîne à leur suite. Puis vient le temps de la scolarisation pour certains. Pour décrire notre situation, je qualifierais ce passage d’entrée dans les apprentissages dirigés peut-être. En fait, je n’y ai jamais vraiment pensé. J’imagine que le titre me viendra plus aisément quand l’histoire sera complétée. Encore que je n’arrive pas à en entrevoir la fin.

Semences du patrimoine.

Chez nous, les apprentissages viennent également avec leur part d’inutilités. En fait c’est ce que le milieu scolaire qui régit nos évaluations semble en penser. C’est ce que nous ressentons quand on les voit reléguer ce qui représente à l’horaire plus de 3h de lectures et travaux par semaine à une seule case horaire. La faible valeur quantitative accordée se traduit inévitablement en méconnaissance. Puis en dévalorisation. Puis..

Quand la lumière émerge des nuages.

Quand la lumière émerge des nuages.

Bourrage de crâne.

J’ai souvent l’impression qu’on considère ce bloc de bourrage de crâne. De pelletage de nuages? Je ne comprends pas trop. Ce qui est appelé Éthique et culture religieuse est composé chez nous de 4 périodes hebdomadaires réparties comme suit: Religions et pratiques religieuses, Éthique et philosophie, Mythologie et Grec ancien. Non mon fils ne parle pas grec quand il va au dépanneur chercher un litre de lait. Non, nous ne sommes pas pratiquants ni même associés à une religion. Serait-ce pour autant des apprentissages inutiles? Un apprentissage, quel qu’il soit peut-il réellement être inutile?

Espace de tête.

Un peu comme cet espace vide laissé dans la mise en conserve pour en assurer la bonne conservation, mon bloc inutile n’est pas du gaspillage. Il est, à mon avis, ce qui permet au reste de garder sa forme. Sa valeur.

L’espace de tête habite silencieusement l’esprit de mes enfants. Puis un jour, on le voit prendre forme à travers la vie. On le voit accompagner la naissance du raisonnement. On le voit structurer la démarche. On le voit appuyer la notion de patience aussi. Car c’est aussi ça apprendre. Avoir la confiance et la patience d’accepter sans nécessairement comprendre la valeur de ce qui nous est offert.

Ma conserverie.

Voici ce que nous mettrons en conserve cette année. Libre à vous de vous en inspirer ou non. Le point important que je voulais livrer aujourd’hui est que: l’utilité n’est pas nécessaire en tout temps. L’instantanéité non plus. Surtout en éducation.

(J40) À vos marques

Bonjour.

Hey oui! Ça fait tellement longtemps. Des lustres. J’en ai perdu le fil. Et la main. Et presque l’assurance de l’inspiration qui refait surface au fil du cliquetis du clavier. Mais je suis là. Comme ci. Comme ça. Vibrant au rythme des mêmes passions. Mais ayant appris beaucoup sur moi-même. Je suis là aujourd’hui beaucoup plus humble. Je suis là beaucoup plus consciente de mes limites. En respect de moi-même en fait. Je suis là plus honnête que jamais. Parce que de me cacher derrière mon masque de maman-éducatrice-artiste-travailleuse autonome-amoureuse-tralala m’a coûté plusieurs mois de ma vie. Parce qu’en fait j’ai bien cru y laisser ma vie.

1, 2, 3 go.

Je reviens. J’y suis. Un peu nouvelle. Un peu comme avant. Je reprends ma vie en toute conscience de mes limites. Un peu plus transparente. Un peu moins exigeante aussi. J’ai choisi d’alléger ma vie. J’ai choisi d’élaguer ce qui me ruinait le moral. Certains diront qu’on ne fait pas que  ce que l’on aime. Je dirai qu’en ce moment, je ne suis en mesure de faire que ce qui me fait vibrer. Utopique? L’avenir nous le dira.

Vivre.

J’ai dû réapprivoiser ma vie. Minute par minute. Puis heure par heure. J’en suis à profiter de journée entière. Quel voyage ce fut. Quelle leçon d’humilité aussi. Les tâches se sont accumulées. Certaines ont été délaissées. D’autres déléguées. D’autres restructurées ou réapprivoisées. J’ai dû, et je dois encore, réapprendre à respirer, marcher, travailler. J’en suis venue à ne plus pouvoir lire. Encore moins écrire. Il n’y a toujours pas de diagnostique officiel. Mais l’énergie reprend de la force et c’est encourageant.

Choisir.

J’ai fait le ménage. J’ai épuré mon horaire. J’ai choisi de garder ce blog. Parce qu’il est mon exhutoire. Mon lien avec le monde aussi. Parce que vos messages sont une nourriture d’une valeur inestimable. Parce que j’aime ça. Tout simplement. Pourquoi chercher plus loin.

J’ai gardé l’école-maison dans ma vie. Pour être honnête, je me suis questionnée. Non pas tant sur mon désir de poursuivre. Plutôt sur mon aptitude à le faire. À la hauteur des exigences que nous nous étions fixées. Au départ. Avant que la vie ne me reprenne.

J’ai choisi de poursuivre le projet à la base de The Bees au-delà des déceptions. Car notre rêve nous a un peu filé entre les doigts au même moment où je perdais le contrôle de ma vie. Parce que cette maison de rêve en manque d’amour nous apparaîssait faite sur mesure pour nous. Parce qu’au-delà de l’immensité du chagrin et de la déception, il y a la résilience et l’apprentissage de l’acceptation du destin.

Le rêve qui ne sera pas réalité. La douleur encore vive dans les coeurs de notre famille. Mais qui guérit doucement.

Le rêve qui ne sera pas réalité. La douleur encore vive dans les coeurs de notre famille. Mais qui guérit doucement.

Revenir.

Je reviens donc. À la fois plus forte et plus fragile. Tantôt pareille. Tantôt changée. Des projets plein la tête et le coeur. Mais une volonté de raisonner l’irraisonnable afin de maintenir et, si possible, d’améliorer la santé et l’énergie. Je reviens donc avec ce même amour de l’éducation, de la famille, de la cuisine et de l’auto-suffisance qu’avant. Mais je reviens avec un amour débordant également pour la santé, le respect et la connaissance de soi, pour l’amour de soi et de nos proches.

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Des recettes à tester par les enfants.

À demain.

Je vous dis donc à demain. Et, je l’espère, à tout plein de jours qui suivront. Rebienvenue dans la ruche. Faites comme chez vous. Prenez ce qui vous va. Et laissez le reste aller où bon lui semblera.

Mélissa

(J36) Passer le flambeau

Un secret.

J’ai envie, aujourd’hui de vous partager un de mes secret. J’ai envie de vous livrer une des raisons de mon attachement si profond pour l’instruction en famille. J’ai envie de vous dévoiler une partie de ce qui me passionne, m’émeut et m’impressionne. J’ai envie de vous jaser de ce qui est, chez nous, la base immuable de l’éducation.

Instruction et éducation.

Chez nous, le lien est fort entre l’instruction et l’éducation. Le pas à franchir entre les deux est court. La frontière est pratiquement impalpable. Tellement qu’on s’y perd nous-même un peu. Je pense. Mais ça ne nous dérange pas vraiment. Ça nous plaît même pas mal. Au fond…

Au fond.

Ce que nous voulons pour nos enfants est qu’ils grandissent. De corps. De tête. De coeur aussi. Rien de bien original. Ça doit même être plutôt universel. Au fond, nous voulons les voir évoluer dans un équilibre qu’ils se construisent à chaque jour. Nous voulons les voir se développer en douceur. Le plus possible. Car la vie n’est pas toujours facile. Chez nous comme ailleurs.

Franchir les étapes.

En tant que parents, nous nous voyons comme des accompagnateurs de nos enfants. Nous leur proposons des routes, des moyens de franchir les étapes. Les obstacles aussi. Nous partageons, au quotidien, avec eux, les joies et difficultés qu’impliquent les voyages. Nous les réconfortons dans leurs peurs et leurs insécurités. Nous célébrons avec eux leurs victoires et dépassements. Mais. Je réalise que la fratrie est d’autant sinon plus importante parfois que l’accompagnement parental.

Frères et soeurs.

Mes enfants ne sont pas mes amis. Ils ne sont pas amis entre eux non plus. Ils n’ont pas à partager les mêmes intérêts ou les mêmes passions. Ils n’ont pas à se définir par leurs similitudes pour développer une appartenance familiale qui dépasse tout. Un lien dont la force me surprend et m’émeut. En tant qu’enfant unique j’éprouve parfois de l’envie pour cette relation encore jeune mais tellement forte que je vois se construire entre chacun de mes enfants. En même temps, je trouve très réconfortant de les voir veiller les uns sur les autres maintenant. En espérant que demain, l’image sera un peu la même.

Faire confiance.

C’est ainsi que jour après jour, j’apprends humblement à laisser aller, à déléguer, à faire confiance à mes enfants. C’est ainsi que jour après jour, le lien se renforcit, gagnant en solidité et en souplesse. En couleurs et en saveurs. Fonder une famille c’est aussi ça dans la ruche, c’est donner à chacun la chance de faire valoir le meilleur de lui-même et d’être supporter dans sa fragilité.

Ensemble.

Ensemble.

(J32) Méthodologie au préscolaire

Pourquoi?

La méthodologie fait partie de nos cursus préscolaire et primaire. Rendus au secondaire, je prends pour acquis que mon étudiant connaît les outils à sa disposition, sait les utiliser aussi. Je prends aussi pour acquis que, s’il a une interrogation ou un blocage à ce niveau, il a les ressources pour trouver ses réponses. En lui ou autour de lui. Et que ça ne signifie pas nécessairement demander à maman ou aller sur Wikipédia, de grâce!

La méthodologie est une avenue que nous avons choisie d’emprunter dans le but de donner à nos enfants-étudiants plus de confiance en eux et en leur capacité de trouver réponses à leurs questions. Un moyen que l’on met à leur disposition pour découvrir leur univers éducatif. Pour prendre conscience de l’étendue des possibilités qui s’offrent à eux. Est-ce indispensable? Probablement pas. Est-ce une richesse qui a sa place dans un curriculum scolaire. Selon moi, assurément.

Dessiner les cibles.

J’établis mon programme de méthodologie un peu à la façon d’une cible. Une série d’objectifs, principaux et secondaires, gravitant autour d’un ou plusieurs buts centraux préalablement déterminés. Il est impossible de tout voir. Il y a une partie qui sera acquise dans la vie de tous les jours. Une autre partie qui ne sera vue que dans le cadre du programme. Et une autre, majoritaire, qui chevauchera les 2 univers…C’est ça la vie!

Comme mon programme préscolaire est divisé en 4 périodes de 6 mois, je me contente de 3 buts à développer par période. Le premier but traite d’un thème, du vocabulaire relié et des outils qui lui sont associés. Mon 2e but est relié à l’établissement et à la réalisation de routine. Troisièmement, on travaille l’implication dans la cellule familiale. En gros, ça va comme suit.

Période 1: 3 à 3 1/2 ans.

Pour commencer j’ai envie de travailler le temps. Le temps qui passe. Le temps qui se perd. Le temps qu’on compte. Le temps consacré. Le temps visible. Le temps invisible. Le temps sous toutes ses coutures. Il faut bien se comprendre. Au préscolaire, mes attentes ne sont pas dans la réussite d’évaluations mais plutôt dans le maintien de la propension naturelle de l’enfant à apprendre. Je ne vise pas de performances particulières. Mais je tiens à présenter à mon enfant des outils. De cette façon, je crois que lorsque viendra le temps de les travailler plus en profondeur, il sera en terrain connu et pourra diriger son attention sur les tâches à accomplir, sans être distrait par la nouveauté.

Le vocabulaire présenté. Savoir l’utiliser et le décrire dans diverses situations. Savoir le reconnaître également dans certains cas. Voilà l’objectif. Pour nous, ce sera:

– seconde, minute et heure

– jour, semaine, mois, année (an)

– nuit, jour

– dimanche, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi

– janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, décembre

– printemps, été, automne, hiver

– passé, présent, futur

– hier, aujourd’hui, demain

Les outils de découvertes. Découvrir leur fonctionnement. Savoir les utiliser. Déterminer les contextes d’utilisation.

– la poutre du temps

– la roue des saisons

– le calendrier

– l’horloge

– la ligne du temps

– l’horaire

– le tableau météo

Des pistes de réflexion prises ici: Prendre son temps et perdre son temps, Les goûters philo, Milan jeunesse

Routine: suite séquencielle à 3 étapes.

Tâches familiales: ranger ses jouets ou articles scolaires après utilisation, plier les lingettes et débarbouillettes, mettre ses vêtements sales au panier.

Période 2: 3 1/2 à 4 ans.

Je poursuis mon programme de méthodologie avec le thème de l’espace. Prendre conscience de la place qui nous revient, de celle qui appartient à l’autre. Les concepts d’intimité et de collectivité. L’espace en tant qu’environnement naturel ou construit. L’environnement en tant que facteur influençant le vivant et l’environnement influencé à son tour par l’activité humaine. L’espace comme prétexte à découvrir les méthodes d’orientation. Comme prétexte à travailler le potentiel de la description précise d’un lieu, d’une situation. L’espace pour présenter les différents moyens de représenter le monde aussi. Et de saisir la portée de l’imaginaire et de ses possibilités reliées à la création d’univers.

De la même façon que dans la période 1, du vocabulaire à reconnaître, à utiliser et à expliquer. Il n’est toujours pas nécessaire d’en faire la lecture et l’écriture, bien entendu. Cette fois-ci ce sera:

– chambre, salle de bain, cuisine, salon

– maison, rue, quartier, ville, pays, planète

– nord, sud, est, ouest

– en haut, en bas, à gauche, à droite, dessus, dessous, à côté

– ici, là, près, loin

Les outils de découvertes. Découvrir leur fonctionnement. Savoir les utiliser. Déterminer les contextes d’utilisation. Identique à la période précédente, mais avec de nouveaux objectifs.

– plan

– carte (réelle ou fictive)

– globe terrestre

– atlas

– boussole

– cartes flash

Des pistes de réflexion prises ici: Moi et les autres, Les goûters philo, Milan jeunesse

Des activités d’apprentissage pigées entre autres ici

Routine: suite séquencielle à 4 étapes.

Tâches familiales: mettre la table, nourrir les chats, nettoyer la table.

Période 3: 4 à 4 1/2 ans.

4 ans. C’est le temps où on augmente un peu la cadence. Bien sûr, tout cela reste souple et adaptable à l’enfant, à ses besoins et à ses désirs. Dans notre cas, on a un petit vite. Il mange vite, apprend vite et veut vite passer à ce qui suit. Je ne m’attends donc pas à ce que ce soit comme avec mon plus vieux qui peut passer des dizaines d’heures par semaine à lire. Hélios est heureux dans le mouvement. Alors je tâche de lui monter un programme où il pourra acquérir son apprentissage de façon rapide et où il pourra se consacrer à une autre passion plus physique. En ce moment, c’est le skateboard. Mon coeur de mère voudrait bien que ce soit moins spectaculaire mais bon…c’est sa vie.

Le thème choisi pour introduire cette démarche d’apprentissage plus structurée est le corps. Son petit corps à lui. Sa constitution, son fonctionnement, les interrelations. Les 5 sens. L’alimentation. Les mesures d’hygiène pour se garder en forme. Les mesures de sécurité à respecter. Les concepts de santé et de maladie. La croissance.

Du vocabulaire à reconnaître, à utiliser et à expliquer. Certains mots font partie d’objectif de lecture, je les ai soulignés.

– partie du corps: tête, cheveux, main, pied, jambe, bras, etc.

– les sens (noms): bouche, nez, yeux, oreille, peau, dent, langue

– l’alimentation: fruit, légume, céréale, viande, eau, lait, noix, oeuf, etc.

– les sens (actions): voir, goûter, sentir, toucher, entendre

– l’hygiène: savon, brosse, bain, douche, sport, dodo

Des pistes de réflexion ici: Le corps et l’esprit, les goûters philo, Milan jeunesse

Réaliser des exercices à consignes simples (1 verbe).

Tâches familiales: participer au lavage de la vaisselle, suspendre les vêtements pour sécher (séchoir), arroser les plantes.

Période 4: 4 1/2 à 5 ans.

Déjà la dernière étape du préscolaire chez nous. Le thème est choisi avec la conscience que la scolarisation commence sous peu. La rigueur d’intensifie. La précision prend de l’importance. Nous travaillerons donc les mesures. Mesure de temps, de distance, de longueur, de poids, de grandeur, de volume. Nous intégrons l’estimation. La comparaison aussi.

Du vocabulaire à reconnaître, à utiliser et à expliquer. Certains mots font partie d’objectif de lecture, je les ai soulignés.

– long, court, seconde, minute, heure, jour, nuit, semaine, mois, année (an)

– centimètre, mètre, kilomètre, loin, proche, près

– gramme, kilo, lourd, léger

– grand, petit

– litre

– plus, moins, égal

Les outils de découvertes. Découvrir leur fonctionnement. Savoir les utiliser. Déterminer les contextes d’utilisation. Découvrir la pertinence de la précision.

– horloge, cadran, calendrier, poutre du temps, ligne du temps

– règle, ruban à mesurer

– balance

– tasse à mesurer

– réglettes

Des pistes de réflexion ici: Les petits et les grands, les goûters philo, Milan jeunesse

Réaliser des recettes de cuisine simples.

Tâches familiales: trier les vêtements à laver, préparer des collations simples, peler les carottes et pommes de terre

Prendre la route

Prendre la route

(J25) M&M comme dans…

M comme Maria

Maria était une femme. Forte, intelligente et en avance sur son temps. Observatrice, empathique et travaillante. Mais, à la base, Maria était une femme.

M comme Montessori

Oh! Là vous savez de qui je parle. C’est là que la femme devient médecin et pédagogue. C’est là que la finesse de la femme devient une méthode éducative qui traverse le temps et les barrières. C’est là que sa vision transcende les doutes d’origine et attire le respect.

Je vous présente.

Pour ce post, j’ai une invitée. Une maman éducatrice passionnée et autodidacte. Une femme créative, dynamique et en constante évolution. Je lui ai demandé de vous parler de la pédagogie Montessori parce que j’ai beaucoup de respect pour son cheminement…et parce qu’elle si connaît mieux que moi. Alors, laissez moi vous présenter: Catherine Bouchard de la Garderie Les minipouces

Qui es-tu?

Me décrire… tout un défi. Je n’entre dans aucun moules de la société contemporaine. Je crois souvent que je ne suis pas née à la bonne époque. Je suis certes une passionnée, tout ce que j’aime je le fais à fond et en suivant mon instinct car me faire dire quoi faire; je déteste. J’ai concentré mes études universitaires sur le monde musulman, une grande passion chez moi. J’ai fait tous les cours d’arabe disponibles et j’en aurais fait plus s’il y en avait eus. C’est une culture tellement riche et merveilleuse et qui est malheureusement malmenée aujourd’hui. Ensuite, j’ai eu la chance de connaître la maternité et, encore là, je voulais vivre mon expérience à fond. Maternage, portage, allaitement long. Dans le désir de pouvoir garder ma marmaille avec moi et dans le prolongement de l’amour pour la petite enfance et ses apprentissages, j’ai ouvert mon service de garde. La pédagogie Montessori m’a toujours plu et, la passion prenant le dessus, j’y ai plongé à fond.

Quoi?

L’origine n’est pas si lointaine. C’est Maria Montessori qui en est l’instigatrice. Première femme médecin en Italie, diplômée en 1896, c’est en 1900 qu’elle se lance dans la pédagogie. Elle travaille d’abord auprès d’enfants déficients pour ensuite se consacrer à des enfants « normaux » (je déteste le mot). Elle crée les Casa dei Bambini, des « écoles », ou en fait des maisons pour enfants, où ceux-ci sont libres d’aller mais doivent faire leur part. De 1913 à 1936, elle voyage (même jusqu’aux États-Unis) pour donner des cours, des conférences, des échanges, mais tout ça se termine avec la montée du fascisme en Italie et la fermeture de ses écoles. Elle s’enfuit donc en Espagne mais devra encore déménager suite à l’arrivée au pouvoir de Franco. Elle s’installe donc au Pays-Bas. Elle a aussi travaillé en Inde. Son fils Mario a continué son œuvre jusqu’en 1982. Il y a aujourd’hui environ 22 000 écoles Montessori et ce, à travers le monde.

Les clés.

L’AUTONOMIE, une des phrases célèbres de Montessori « aide-moi à faire seul » ou « ne jamais aider un enfant dans une tâche où il se sent capable de la faire ».C’est vraiment un point très important de cette pédagogie.

L’ORDRE, que ce soit de soi ou de l’environnement.

Et au quotidien.

Pour moi, c’est plus qu’une pédagogie, ça peut devenir une méthode vie. Mais bon, pour ce qui du ludique, pour qu’un jouet soit « montessori » il doit être auto-correctif. Les jeux ne nécessitent pas d’achat. On peut tout simplement faire avec ce que l’on a à la maison. Pratiquer les versées avec la plus petite tasse à mesurer, par exemple. L’enfant ne se fera pas dire dire « non c’est pas ça », il le devinera par lui-même. C’est aussi travailler à faire de son environnement, un milieu où il peut être automne, où il pourrait presque tout faire sans demander l’aide d’un adulte (aller aux toilettes, se laver les mains, se servir de l’eau ou une collation etc…). L’observation de l’enfant est un point très important. Lorsque l’enfant est concentré dans son travail (on réfère souvent au terme travail pour jouer selon Montessori), il est important de ne pas venir « briser » cette concentration, de ne pas venir l’interrompre dans son processus d’apprentissage. Ce n’est pas un rôle si passif puisque l’éducateur doit observer afin de mieux adapter le matériel disponible et connaître parfaitement les besoins de l’enfant. L’éducateur doit aussi être disponible pour aider l’enfant dès que celui-ci en fera sentir le besoin. Voilà là où moi, je décroche un peu. J’aime énormément cette pédagogie mais je ne suis pas une adepte puriste. J’aime bien prendre une part active, quand la situation se présente, aux jeux et découvertes. Je crois qu’il est très important de tisser un lien affectif fort et puissant avec nos enfants ou les enfants à notre charge. L’autonomie, oui, mais je crois que le maternage, à bonne dose, est aussi une merveilleuse chose que tout enfant est en droit de recevoir.

Ta couleur personnelle.

Moi j’aime bien mélanger, créer un environnement unique qui me ressemble c’est pourquoi je m’inspire beaucoup de Montessori mais j’y ajoute un touche de pédagogie Waldorf, un peu de Raggio et beaucoup de touche maman, jusqu’à présent, mon instinct m’a toujours apporté de belles surprises donc, je le suis.

Maria Montessori

Maria Montessori

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Un téléfilm sur Maria Montessori

Plein de livres et de biographies dont Dr. Montessori’s Own Handbook

Des formations professionnelles

Bonne découverte!

(J23) Lettres en jeu

Parenthèses.

Je suis désolée pour ceux et celles que l’éducation ne passionne pas autant que moi. Je suis consciente que les publications du moment sont très axées sur l’enseignement et la pédagogie en ce moment, mais c’est aussi ça notre vie. À l’automne on cuisine beaucoup, à l’été on jardine…et en janvier, on prépare notre future année scolaire. C’est un bonheur pour moi, mais c’est passager de vous inquiétez pas!

Le b.a.-ba de l’ABC

Je sors un peu, aujourd’hui, de la construction curriculaire pour vous parler de ce qui, pour moi, représente la base de tout, de ce qui chez nous commence à la naissance et se poursuit tout au long de la vie. De ce qui, pour nous, est la base de tous les apprentissages, de ce qui construit un cerveau apte à comprendre, à faire des liens et à développer des idées. Je veux vous parler ici d’un des grands amours de ma vie: la lecture.

Flash.

Dans mon moment café/prise de messages matinal, je suis tombé sur un article intitulé The 10 Best Things You’re Not Doing for Your Homeschool. Je l’ai d’abord parcouru en diagonale puis je l’ai repris plus sérieusement car je le trouvais digne d’intérêt. Mais une chose me dérangeait. J’en ai un peu marre des reproches, des « tu ne devrais pas faire comme ça », « tu n’es pas assez à l’écoute », etc. Il y a sûrement des parents qui s’y prennent mal dans le milieu de l’école-maison, mais je crois que si ceux que je croise sur le net ont fait l’effort de fouiller des ressources ou de demander de l’aide, ils sont assurément sur une bonne voie. Alors, je reprends la formule, de façon simplifiée, de cette façon:

Le SEUL élément essentiel à une école-maison selon moi.

La lecture. Lisez à vos enfants dès leur naissance mais aussi quand ils sont grands. Lisez pour vous-mêmes afin qu’ils développent le goût de plonger, à leur tour, dans les livres. Proposez des livres partout dans la maison, et toutes sortes de livres. Il n’y a pas de lectures insignifiantes! Laissez-les inventer des histoires, transformer des aventures, créer de nouveaux mondes. Laisser les plonger dans l’univers, fictif ou non de la littérature. Les livres permettent de tisser un lien avec notre enfant autant qu’ils lui ouvrent les portes de l’indépendance. Des livres, des livres et encore des livres!

Faire la lecture à votre enfant vous permet de prendre une pause avec lui, de ralentir l’élan de la routine. Mais cela permet également à votre enfant, de stocker sans aucun effort, des banques de vocabulaire, de syntaxe, de personnages ou encore de lieux. Sans aucun effort, il apprend à exprimer l’intangible et, inversement, à créer sa propre vision d’une fiction par exemple. Lire à ses enfants, c’est leur permettre de s’enrichir dans le doux réconfort de la voix d’un parent et de se bâtir des repères…dans le respect d’un rythme plus naturel que la télévision.

Proposez la diversité. Varier, les langues, les niveaux de langage, le style littéraire. Offrez, sans hésitation de la littérature classique ou des textes encyclopédiques. Laissez traîner des bouquins un peu partout, du livre de recettes à la biographie en passant pas les BD. Piquez leur curiosité, combler leurs besoins de casser l’ennui ou de faire de nouvelles découvertes. Vous pouvez même proposer des livres audio pendant que vous bricolez ou faites une activité calme. Il n’y a pas de limites à ce que l’on peut faire.

Voir grand.

Le fait de proposer des grandes oeuvres, écrites par des auteurs qui ont traversé le temps est un gage de qualité. Le vocabulaire y sera assurément riche, le style sera reconnaissable, les personnages bien construits, les lieux longuement décrits. Parfois, on y retrouvera des références historiques ou culturelles qui serviront de prétextes à pousser de nouveaux apprentissages. Les portes d’un nouveau monde s’ouvrent…

Je vous propose certains de mes auteurs coup de coeur. Mais la découverte est constante alors, ceci n’est qu’un point de départ.

0-5 ans: Découvrir les mots et des images.

Chez les tout-petits, je recherche des livres bien écrits, des histoires intéressantes et éducatives mais, surtout, de belles images qu’ils auront envie de regarder, puis de nommer et de décrire. Vous avez, ici, des versions originales…mais les traductions sont aussi disponibles dans la plupart des cas.

Dr. Seuss (ou Theo Lesieg ou Theodore Geisel): Dr. Seuss’s ABC: An Amazing Alphabet Book!

Eric Carle:  The Very Hungry Caterpillar board book

Margaret Wise Brown: Goodnight Moon

Molly Idle: Flora and the Flamingo

Élise Gravel: Le grand Antonio

6-12 ans: Évasion et expression.

L’entrée dans le monde des apprentissages formels pour la plupart. Le moment idéal pour proposer doucement des oeuvres dont la réputation a traversé le temps et la distance. Le temps de les introduire sans peur dans le monde de la littérature. (Mes enfants lisent aussi des oeuvres populaires, le bonheur est dans l’équilibre, hein!)

Jules Verne: Le Tour du monde en quatre-vingts jours

La Comptesse de Ségur: Les Malheurs de Sophie

Lewis Caroll: Alice au pays des merveilles

Roald Dahl: Charlie et la chocolaterie

E.B. White: Stuart Little

12 + : là où il ne faut arrêter. Surtout pas!

Parce que les grands aussi aiment se faire raconter des histoires.

C.S. Lewis: Chroniques de Narnia

Victor Hugo: Les Miserables

Boris Vian: L’Écume des jours

Daniel Defoe: Robinson Crusoé

Beaudelaire: Les Fleurs Du Mal

Des auteurs québécois.

Bien que plus jeune, la littérature jeunesse québécoise actuelle n’a rien à envier au reste de la planète. Je ne saurai trop vous recommander de partir à la découverte des auteurs et illustrateurs passionnés qui créent, chaque jour, de véritables merveilles. Fréquentez vos libraires indépendants locaux, demandez leur conseil. Ils sont les plus à même de vous guider. Visitez le Salon du Livre de votre région. Abonnez-vous à une bibliothèque et informez-vous des activités qui vous sont accessibles. Ce sont toutes d’excellentes façons de faire de vos enfants de bons lecteurs.

Le feu par le feu.

L’analphabétisme demeure un fléau au Québec, une province où les ressources nous semblent pourtant abondantes. La lecture en tant que partie intégrante de la vie de famille, en tant qu’activité familiale est un des moyens de lutter contre ce phénomène aux lourdes conséquences sociales et économiques. Aidez vos jeunes à lire et à comprendre le langage écrit au-delà des mots écrits, accompagnez-les dans leur entrée dans le monde en contruisant, avec eux, un coffre à outils solides qui leur permettra d’être non seulement fonctionnels mais aussi, et surtout, confiants en leurs capacités et leur potentiel.

Le plaisir avant tout.

Les livres plus haut ne sont bien sûr que des suggestions. Il en va de vos goûts du moment et des intérêts de vos enfants avant tout. Gardez en tête le privilège que vous avez de partager ces doux moments en famille. Mettez-vous à l’aise. Accompagnez la lecture d’un thé, d’un chocolat chaud ou d’une limonade. Variez les lieux, sortez du salon ou de la chambre à coucher. Faites-vous plaisir car, dans bien des années, je vous garantis que ces précieux temps de lecture feront partie de ses souvenirs que vous chérirez chaleureusement.

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De tout pour tous les goûts!