Et si le temps prenait son temps

Comment dire.

Il neige. Il fait de plus en plus froid. Le gris s’affadit. Le blanc s’enorgueillit. La nature reprend du poil de la bête. C’est l’annonce du combat. Entre le jour et la nuit. Entre la fête et la retraite. Ce temps où tout déboule. Où la vie se chamboule. Où il faut prendre racine. Pour ne pas perdre pied. Sur un sol gelé.

Il y a.

Il y a Noël. Mais avant. Les fins de session. La frénésie du magasinage. Les vacances imminentes. Les 5 à 7. Les lundis au vendredis. Les emplettes. Les virus par ici. La pression par là. Et tralala.

C’est de valeur.

D’un côté ça coûte cher. Pas juste en valeur. Mais aussi en énergie. L’économie des ressources. Ça commence à la source. Charité bien ordonnée. Il ne faut pas l’oublier. C’est humain d’aimer. Mais c’est une nécessité de se prioriser. Facile à dire. Je le sais.

L’industrie du mini.

Minimalisme. Hygge. Zéro déchet. Ils sont en bonne compagnie. Ce sont tous des beaux concepts. Jusqu’à ce qu’il nous fasse perdre la tête. C’est beau le fait main. Le cozy. Le recyclé. Le récupérer. Mais il faut savoir additionner. À trop en donner on se retrouve dans le rouge. Bien avant le compte de Visa. L’équilibre c’est un peu de ci. Et un peu de ça.

Tirer le bon numéro.

On a choisi. Il y a quelques années. De se réserver. Entre nous. Papa, maman et petits. Une date. Un moment. Chez nous, c’est Yule. Le solstice. Là où la lumière renaît. Là où on voit le chemin reprendre. Le bout du tunnel qui s’annonce. Les possibilités qui germent. Chez nous, c’est le 21. Un temps d’arrêt. Avant les partys de famille. Avant que ça fourmille. Une bouffée d’air. Frais comme le dehors.

Signifier.

C’est le jour signifiant. Celui qui a du sens. Chez nous. Pour nous. Celui qu’on a décidé de désirer. De marquer d’un X. Un trésor à chasser. Un peu à la fois. Celui dont on a tracé le parcours. Avec coeur. Avec amour. Pour eux. Pour être avec eux. Parce que c’est trop facile d’oublier. De passer tout droit. De se laisser entraîner. On voulait du signifiant. On y met du temps.

Avant.

J’aime les rituels. Ces petites routines. Rythmées. Sensées. Magiques. J’aime le fait qu’elles s’imprègnent. Doucement. J’aime leurs incrustations. À coups d’odeurs. De saveurs. De douceurs. Et c’est ce qui nous inspire. Pour créés notre avant. L’Avent qui prend par la main. Qui nous entraîne sur son chemin. Teinté d’hier. Annonciateur de demain. Avec ses surprises.

Cadeau.

Avent2017

Calendrier de l’Avent 2017 à colorier

Cette année. si le coeur vous en dit. On vous invite dans notre bateau. Ou notre traîneau. À vous de choisir. Peu importe. On vous donne notre calendrier de l’Avent à colorier. 1 coloriage par jour. du 1 au 21. Mais pas seulement ça. Il y aura des recueils d’activités qui suivront. 3 cycles. 3 étapes. Que nous aimerions partager avec vous. Parce que le village est tellement beau. Parce qu’on aimerait partager. Et que vous nous montriez un peu. Juste un peu. De ce que en ferez. Quotidiennement. Hebdomadairement. De façon continue. Ou totalement décousue. On s’en fout. On vous veut juste avec nous. Pour finir l’année. Et pour se préparer à recommencer.

C’est ici. Format standard ou régulier. À imprimer. À votre goût. Faites-nous signe si vous vous lancez.

Crayons à colorier

À vos crayons

 

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(J33) TDAH…ou l’ABC de l’étiquette

Flashback.

J’ai été longtemps partie. Je me suis éclipsée. Un peu volontairement. Un peu involontairement. J’ai repris mon souffle. C’était nécessaire. Je cherchais mon air. J’avais besoin de m’éclaircir les idées. D’oxygéner mon esprit et mon corps en profondeur. De dissiper le brouillard.

Maintenant.

Et je reviens. D’un long voyage. Intérieur, certes. Mais j’ai tout de même l’impression d’avoir franchi une distance impressionnante. J’ai l’impression de m’être perdue, retrouvée. De m’être connue. Ou reconnue. Je ne saurais trop dire exactement. Mais une chose est certaine, à travers ce voyage, qui était d’abord celui d’un autre, j’ai grandi. Beaucoup grandi.

Arts et lettres.

Il y a de ces lettres qui font peur. Chez nous elles se groupent ainsi: TDAH. Elles nous font peur car elles font partie d’un des piliers de la famille, Papa. Elles font peur parce qu’elle sont le reflet de ce qui fait de mon amoureux ce qu’il est professionnellement. Son art est teinté des caractéristiques du TDAH, un éclectisme, une surcharge, une décomposition (harmonieuse) du monde aussi. Mon amoureux exprime par son art SA vision si unique du monde. Et je l’aime. Et beaucoup d’autres l’aiment aussi. Mais…

La vie n’est pas une oeuvre d’art.

La vie d’aujourd’hui comporte son lot de contraintes..et de possibilités. On a la nécessité de produire, d’être productif. La lenteur n’est pas un luxe que tout le monde peut se permettre. En fait, notre vie ne nous le permet pas trop. Nous sommes des individus, des parents, des amoureux, des artistes professionnels. Nous avons des rêves et des objectifs. Nous avons des comptes à rendre, des demandes à honorer. Comme plusieurs d’entre vous je suppose. Je rêve d’une vie où celui que j’aime serait apprécié à sa juste valeur. Une vie où il pourrait offrir le meilleur de lui-même. Une vie où chacun, vous comme lui et moi, pourrions enrichir la société de nos particularités personnelles. Je sais. Je rêve un peu fort, là.

Cercle vicieux.

Et vient la ronde des diagnostiques. Je ne saurais dire, personnellement l’importance que je lui accorde. Pour moi, peu importe qu’il y ait diagnostique ou pas, ce qui prime à mes yeux est d’abord une bonne connaissance de soi. De ses forces. De ses faiblesses. De ses besoins, aussi. Une connaissance de soi qui permet de s’outiller et de rayonner. Une connaissance de soi qui mène à une meilleure estime de soi. Car, c’est là que, bien souvent, le bas blesse.

Uniformité.

En exigeant uniformément on détruit la couleur des gens que l’on côtoye. En demandant la même chose à tous, on s’appauvrit en tant que socitété. On stérilise la créativité. Le développement. L’évolution. En brimant les échanges, on détruit les possibilités d’ouverture. On développe des peurs non fondées face à l’autre.

De façon plus vicieuse, en étiquettant bêtement, j’ai peur que l’on accentue la dévalorisation de la personne. Que l’on objectivise l’humain. Qu’on réduise à un diagnostique un individu. Qu’on l’embarre dans un monde limité ou il aura peine à s’exprimer. À briller. À partager. À s’impliquer.

Il n’y en aura pas de facile.

Les problèmes d’estime de soi, de dévalorisation, d’échecs successifs peuvent mener à des endroits bien sombres. Des endroits malheureusement trop fréquentés cependant. L’angoisse. L’anxiété. Les dépendances de toutes sortes. La dépression. La fuite, mentale ou physique. Il faut prendre le taureau par les cornes une fois pour toutes. Il le faut, en tant que société. En tant qu’individu aussi.

Le doigt sur le bon bobo.

Il faut sensibiliser. De monsieur et madame tout le monde au personnel de santé. Il faut des diagnostiques réalistes et efficaces. Il faut de l’accompagnement. Du respect. Et de l’écoute. Beaucoup d’écoute. De la vraie, là!

Pour certains, un traitement chimique sera nécessaire. Je ne suis pas contre. Au contraire. Mais je crois sincèrement que la pilule miraculeuse n’existe pas. Il faut outiller les patients et leur entourage. Il faut des thérapies pour guérir et prévenir la récidive. De la rééducation. De l’éducation. Tout comme on ne règlera pas les problèmes de la faim en donnant du poisson, on ne règlera pas le fléau des maladies mentales par des pilules seules.

Faire le tour de la question.

Je suis toujours surprise du peu de développement autour du traitement des maladies mentales. J’aimerais entendre parler de plus de recherches sur les liens entre carences, dysfonctions physiques et fragilité mentale. J’aimerais entendre parler de groupes de travail qui accompagneraient globalement des patients et leur famille. J’aimerais voir que l’on considère l’humain comme un être de corps, de coeur et d’esprit.

Les démons n’aiment pas la lumière.

Je crois fermement que le bonheur nait de la lumière. Que les démons fuient la lumière. Je crois que la nuit n’est pas éternelle. Et que la douce lumière de la lune est assez étincellante pour nous assurer un minimum de sécurité. Je ne crois pas au miracle. Mais je crois qu’avec de l’amour et des efforts, on peut faire de grandes choses. Je crois aussi en la transparence et en l’honnêteté. Et en la résilience. Et j’ai espoir.

L’oeil de la tornade.

Je me suis faite prendre par surprise par un tourbillon. Un énorme tournbillon. Je me suis retrouvée dans le coeur de la tornade. Celui où la vision est limitée. Celui où le silence règne. Celui où l’on se sent bien bien seul. Mais voilà que le soleil est revenu. Il y a encore du ménage à faire. Des choses à reconstruire. Mais l’énergie de la cellule familiale est là pour ça. Ensemble, on est une équipe du tonnerre.

Alors, voilà. Je suis de retour. Pour de bon j’espère. Avec une tonne de choses à vous jaser. Et avec une grande impatience de lire vos commentaires et d’échanger. Joyeuses Pâques.

Tirés des carnets invisibles, volume 2. par FlexiB

Tirés des carnets invisibles, volume 2. par FlexiB

(J29) ❤︎

(Petite pause)

Be my Valentine 2015,  Escalier du Faubourg, Québec,

Be my Valentine 2015, Escalier du Faubourg, Québec

Aujourd’hui, chez nous, ça se passe en famille. Tranquillement, en se laissant guider par les humeurs de chacun. On prend une bouffée d’air en famille, on se gâte, on prend le temps de savourer la chance qu’on a d’être ensemble. Je prends un petit moment pendant que c’est calme ici pour vous souhaiter de l’amour et de la douceur. Bonne Saint-Valentin!