(J10) Donnez-nous notre pain quotidien

1, 2, 3.

300g de farine, 200g d’eau et une cuillère à thé de levure, c’est à peu près ce dont vous aurez besoin.

Du pain c’est relativement simple. Il s’agit simplement d’eau et de blé dans le fond. Un peu de sel pour le goût. Un peu de sucre pour le bonheur des levures si le coeur nous en dit. Des fruits secs ou des herbes pour un repas plus festif. Tout est possible, ou presque, quand on fait du pain. Mais, à la base, il est question d’eau et de blé, tout simplement. Et de feu. Et du miracle de la vie.

Né pour un petit pain.

Mes enfants me voient, presque quotidiennement, faire du pain. Toutes sortes de pains. Des pains plats, des pains de mie, des crackers nordiques, des challah juifs, des tortillas sud-américains, des stollen allemands. Et je veux que ce soit ainsi. Ils apprennent doucement, en observant, les gestes qui permettent à la farine, à l’eau et au sel de prendre vie. Ils apprennent les gestes qui plus tard leur permettront de se nourrir et de nourrir ceux qu’ils aiment. Ils sentent tout l’amour qu’il y a dans la tartine qu’ils grignottent ou dans le pain qu’ils trempent dans leur soupe. Le pain, chez nous, a une grande valeur. C’est un investissement personnel qui me nourrit le coeur autant qu’il nourrit les estomacs sans fond qui gravitent autour de moi. Si mes enfants sont nés pour un petit pain, j’en suis fort heureuse. Car le pain, chez nous, représente la victoire, la persévérance, l’investissement personnel et le don de soi.

Du pain et des jeux.

La boulangerie a longtemps fait partie d’un domaine qui m’intimidait. Et pourtant. Bien sûr, je n’arrive pas toujours au résultat prévu, du point de vue esthétique ou culinaire, mais il m’est rarement arrivé de rater un pain. C’est bon du pain. Et du pain maison, c’est encore mieux. Jamais de pain perdu. Au contraire.

Au fil du temps, au fur et à mesure que vous gagnerez en expérience et en confiance, vous vous mettrez sûrement à voyagez. Le pain, c’est une voyage dans le temps et dans l’espace facile. Une façon de se plonger dans des traditions, à partir du confort de notre cuisine, en répétant les gestes de ces hommes et de ces femmes qui ont créé les gastronomies du monde.

À ceux et celles qui n’osent toujours pas, je vous dirais: Amusez-vous! Expérimenter. Visiter des pays, des traditions. Gagnez de l’expérience. Trouvez-vous un coach ou des coéquipiers. Étudiez. (Mon coup de coeur du moment: Pains pétris maison)

Pour une bouchée de pain.

Autre avantage non négligeable. Faire du pain, c’est économique. Pour 1$, vous avez un pain à votre goût, frais sorti de votre four. Odeur réconfortante en prime pour une bonne partie de la journée. Ça n’a pas de prix. Quand nous avons commencé à faire notre pain, nous mettions 4$ dans un pot pour chaque pain que nous faisions maison, question de concrétiser les économies faites et de s’encourager. Super motivation!

Un cadeau.

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Challah au blé et au sésame. Crédit photo: Victor Lépine

   Ingrédients.

500g de farine à pain de blé entier

2.5g de levure instant

50g de sucre

200g d’eau

10g de sel

2 gros oeufs

30 ml de gras de poulet, tempéré

 

 

 

Pré-pâte.

Mettre la farine dans un saladier. Creuser un puits et y ajouter le sucre, la levure et l’eau. Recouvrir l’eau d’un peu de farine.

Laisser reposer 1 heure. (Vous verrez des bulles ou de l’écume sur le puits.)

Pâte.

Saupoudrer le sel sur la farine.

Ajouter les oeufs et le gras de poulet dans le puits.

Mélanger et pétrir 10 minutes. Remettre à lever, couvert, jusqu’à atteindre le double du volume initial (env. 2h).

Façonnage

Diviser en 3 parts et rouler en corde de 2cm de diamètre.

Tresser en pinçant les extrémités.

Mettre dans le moule à pain graisser, extrémités en dessous.

Laisser reposer 1h, couvert. Badigeonner de dorure et saupoudrer de graines de sésame.

Cuire à 350F 45 minutes.


Toute une histoire.

Comme tout est prétexte à apprendre dans une famille qui fait l’école à la maison, je vous propose des pistes d’apprentissage reliées au pain.

– Le lapbook sur le pain de Carpe Diem

– Des lectures gourmandes: Le petit Chaperon rouge, Le Petit Pouvet, Hansel et Gretel

– Le super bibliobus du Bonhomme de pain d’épices chez Hachette

– Des expérimentations culinaires: calculer des masses, des quantités, des durées. Découvrir les levures, le gluten. Etc.


Avent 2014, jour 10: Il était deux fois Noël en famille, et je tente le coup pour convaincre mon chum de jouer au Scrabble avec moi une fois la maisonnée endormie. (On reprend notre souffle. Faut bien prendre le temps de vivre un peu nous aussi.)

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(J9) Quand tu me penses, es-tu toi-même?

« Si tu te trouves à avoir un pain dans chaque main,

Échanges-en un contre quelques narcisses,

Car si le pain nourrit ton corps,

Les fleurs nourriront ton âme. »

Mahomet

Individus, clan, société.

Rêver c’est bien. S’activer à se réaliser est enivrant. Rêver seul est, ma foi, assez facile. Rêver en tant que clan, rêver pour une famille, implique un peu plus. Ça implique de compromettre certaines facettes de son rêve pour soutenir le fragile équilibre de ce qui est en devenir et de ceux qui y travaillent. Et ça implique aussi une meilleure définition du futur envisagé. Du futur dans lequel on est présentement.

Premiers pas.

Le premier pas que nous effectuons sur le chemin de notre homestead est donc celui de clarifier notre pensée, nos pensées, individuelles et communes. Aligner nos besoins, nos envies et nos rêves. Définir la route, les objectifs. S’armer d’une vision collective assez solide pour que l’horizon ne se perde pas au fil des jours.

Tout est dans tout.

Ce projet, nous l’avons bien sûr discuté en famille maintes et maintes fois. Mais, comme tout ce qui grandit, le projet a beaucoup évolué, il s’est précisé. Et se concrétise. Lentement.

Ce projet nous le voulons en accord avec ce que nous sommes. Nous voulons le voir grandir et évoluer avec nous. Nous le voulons membre de notre famille et nous nous voulons membre de sa création et de son développement.

Notre pensée du homesteading nous la voulons à la fois vivante et indépendante. Nous la voulons unique dans son développement et rassembleuse dans sa fonction. Comme les gouttes d’eau qui forment l’océan, nous recherchons une harmonie gagnante entre la vie et la pensée.

Nous voulons nous battre pour garder la porte ouverte, garder une place pour l’intuition, pour la transformation aussi. Nous voulons que le mouvement soit présent, que la réceptivité et l’adaptation forgent cette vie que nous bâtissons.

Notre vision.

– Observation; sans juger ni projeter, contempler la réalité sans nécessairement la saisir, pour le bonheur de se sentir partie d’un tout.

– Reconnaissance; sentir, constamment, le lien entre nos origines et ce que nous sommes, entre notre existencee et le monde qui nous entoure.

– Communication; communier avec soi et avec l’extérieur, s’ajuster de façon respectueuse à notre milieu.

– Patience; accepter le rythme des choses, le cheminement, l’évolution. Porter un regard attentif et non passif à la vie qui passe.

– Sensibilité; être à l’écoute de soi, transcender la peur de sa propre vulnérabilité, garder l’esprit ouvert.

– Clarté; voir vraiment, sans précipiter, selaisser pénétrer de l’essence de ce qui nous accueil et de ce que nous construisons.

– Discernement; avec justesse, sans sur ou sous-évaluation, en accord avec sa résonnance personnelle.

– Innocence; savourer le présent, le cueillir et le laisser aller.

– Prudence; maintenir l’équilibre entre l’intuition et l’illusion, remettre en question en ne succombant pas aux insécurités, laisser mûrir la pensée en toute liberté.

– Respecter la vie; porter un regard aimant sur ce qui bouge, ce qui vibre, ce qui nous entoure, comprendre le caractère vivant de l’environnement humain et naturel, dans sa liberté et ses manifestation de vie.

– Compréhension; acueillir, garder la porte ouverte à l’apprentissage.

– La science; perfectionner l’art de vivre et de laisser vivre. Observer pour comprendre, comprendre pour respecter, respecter par amour. Laisser le silence prendre place, retrouver sa capacité d’émerveillement.

Les clés.

Nous voulons que ce travail que nous entâmons serve de pont entre les êtres que nous sommes et le monde que nous rêvons de voir, de vivre. Nous voulons créer et sentir de façon plus intense ce lien se tisser entre nous et notre environnment, développer l’art de se conjuguer au présent, dans le respect et la sagesse avec le monde. Et, si tel est votre désir aussi, nous vous offrons avec bonheur les clés de notre domaine.

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Avent 2014, jour 10: on s’écrit une lettre à ouvrir l’an prochain durant l’avent.

(J8) Yeux, palettes, couilles!

1+1=5

Deux parents. Trois enfants on ne peut plus différents. Un ado intello casanier, un bambin explosif et lumineux et une petite bébé douce et rieuse.

C’est notre rôle de parents de s’adapter et de trouver ce qui permettra à chacun de se dépasser. Mais parfois, le défi est plus grand que d’autres. Parfois, on se sent juste dépassé devant l’immensité de la demande. Parfois, on tente de protéger les autres enfants des excès de l’un…alors que le plus bruyant, le plus imprévisible, est probablement celui qui, derrière toute cette fougue, a besoin de protection et d’accompagnement.

Hélios.

Hélios LeBlanc, 2 ans. De l’énergie à revendre. Comme je n’en ai jamais vu. Inarêtable, inépuisable, inégalable. Une vivacité d’esprit que seul son besoin des grands espaces égale. Une énergie qui, non canalisée, a le potentiel de se transformer en agressivité aussi. Yeux, palettes, couilles! L’alarme est lancée. À vos abris, Hélios se pointe.

Cet enfant est demandant, certes. Mais il l’est parce que nous sommes à l’écoute. Parce que l’on veut ce qu’il y a de mieux pour lui comme pour les autres. Parce que nous sommes pleinement conscients que sa vivacité peut en brûler plusieurs aussi.

Lentement mais sûrement.

Tout d’abord on respire. Puis, on se dit qu’avec l’expérience et les recherches qu’on a faites, on va assurément trouver ce qui nous est indispensable, ce qui lui permettra d’être lui parmi nous. On fouille dans ce qui nous est apparu intéressant, mais aussi dans ce qui nous avait semblé inutile à l’époque. Et…Eurêka! Je crois que j’ai trouvé!
Slow and Steady Get Me Ready

June Oberlander.

Ayant travaillé auprès de jeunes enfants durant de nombreuses années, June Oberlander décida de monter ce programme de développement pour la petite enfance à la naissance de sa première petite-fille. Elle concède que la capacité d’attention des enfants est limitée, focussant donc sur des activités ciblées et de qualité, appropriées au stade de développement de l’enfant.

Dans son livre, elle suggère, pour chaque semaine de vie de l’enfant, de 0 à 5 ans, des activités nous permettant d’accompagner nos enfants dans l’acquisition d’aptitudes et/ou de connaissances essentielles. Bien sûr, il s’agit là d’idées générales, à chacun d’adapter en fonction de sa famille, de son enfant, de ses envies du moment.

Ainsi va la vie qui va.

Je commencerai donc, dès la semaine prochaine, la série telle que la propose l’auteur, adaptée en fonction de mon fils.

Pour la fin de l’année, nous ferons donc:

– En haut, en bas

– À bout de bras

– Livro-couleurs

Je vous reviens avec les résultats. Et sûrement du matériel pour celles qui seraient tentées d’essayer chez elles.

Cap d’Espoir.

J’ai espoir. Je connais très bien les  forces de mon enfant. Je sais qu’il peut aller loin, même c’est très exigeant de répondre à ses besoins. N’ayez crainte, nous sommes d’ardents travailleurs et d’ambitieux parents. Nous relèverons le défi.

Et, peut-être réussirons-nous à nous en sortir sans dents cassées ou cornée écorchée.

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Hélios LeBlanc, 2 ans. Crédit photo: Victor Lépine

 

 

(J7) Le temps d’aimer

Chez nous.

Notre métier nous sollicite énormément une grande partie de l’année. Durant la période des Fêtes, cependant, c’est assez tranquille. C’est le moment où l’on reprend contact et où on reprend notre souffle.

Même avec toutes les meilleures intentions du monde, on a tendance à se laisser embarquer dans un tourbillon effréné. Trop souvent, on oublie l’importance de l’instant présent. Et c’est à ce moment-ci, alors que la tempête s’estompe, que l’on réalise ce qui nous est passé sous le nez.

Alors l’Avent nous permet de nous retrouver. De constater le chemin parcouru aussi.

Je profite donc de ce dimanche pour vous donner quelques-unes de nos activités familiales de l’Avent en rafale.

Évidemment.

– Lire des contes de Noël bien emmitoufflés dans une chaude couverture.

– Faire découvrir des classiques du cinéma à nos enfants.

– Construire une maison de pain d’épices. (Ma recette).

– Fabriquer et écrire des cartes pour la famille et les amis. Et prendre une grande marche pour aller les porter à la poste.

– Choisir et décorer un sapin. Ou réinventer la tradition en créant son propre arbre de Noël. Pourquoi pas!

– Aller livrer des cadeaux surprise chez des personnes qui ont marquées notre année positivement (des biscuits, du pain, des grignottines, un tricot, etc.).

– Etc.

Mais aussi.

– Fabriquer des chandelliers ou des bougeoirs décoratifs avec des matériaux recyclés.

– S’écrire une lettre à nous-mêmes, à ouvrir l’an prochain, à pareille date.

– Imaginer un itinéraire au Père Noël, à partir d’une carte du ciel. Découvrir les constellations sur sa route.

– Un bain qui brille dans le noir ou qui se transforme en atelier de lutin artiste.

– Faire des petits casse-croûtes pour nos amis volants qui ont le courage de passer l’hiver au Québec. ( De cette façon).

– Créer une décoration pour le sapin, en famille. En indiquant l’année, cette tradition peut rapidement devenir un album souvenir au bout de quelques années.

– Célébrer le solstice d’hiver avec un brunch débordant de fraîcheur.

– Etc.

Un cadeau.

Voici des images à colorier pour vos enfants. Elles pourraient servir à faire de belles cartes de Noël, je pense.

Et, pour vous remercier, nous vous invitons à venir poster vos réalisations sur notre page Facebook (The Bees Journey) à partir du 10 décembre prochain. Nous ferons tirer au sort, parmi toutes les photos reçues, un album de coloriage, au choix). Les albums seront disponibles à prrtir de janvier prochain.

Ne nous cherchez pas tout de suite sur Facebook, nous sommes en construction!

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(J6) Champs de bataille

Quoi?

Il y a des phénomènes que l’insouciance de la jeunesse ne connaît pas. Dans mon cas, une partie de ma naïveté s’est envolée à ma 2e grossesse alors que mon principal malaise se situait dans… mes gencives.

Le verdict.

Gingivite de grossesse!?! Mon statut de mère en devenir qui me pourrit la santé buccale? Eh ben!

De fil en aiguille.

La grossesse passa. La gingivite perdura. L’allaitement peut retarder la guérison et fragiliser les gencives, elle aussi, semble-t-il.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. J’ai maintenant besoin d’une greffe, que dis-je, DEUX greffes. Vous savez, les traitements d’orthodontie aussi fragilisent les gencives. $$$$

Encore une fois, la guérison est longue. Puis, l’envie pressante d’un 3e bébé se pointe. Au diable la gingivite!

La grossesse arriva tout de go, à notre plus grand bonheur et aussi à celui de la méchante infection qui en profite pour se mettre bien à l’aise.

Holà! Hors de ma bouche!

Et, bien sûr, fidèle à moi-même, j’allaite la bambine, ce qui fait de ma bouche un tout inclus à gingivite. Mais, je n’ai pas dit mon dernier mot et, à la guerre comme à la guerre, j’ai décidé d’y aller avec l’artillerie lourde.

Aux armes!

Une brosse à poils souples.

De la soie dentaire.

Un dentifrice à l’argile, maison ou du commerce (mes favoris sont à l’HE de citron et à la propolis).

De l’huile de sésame ou de coco (idéalement biologique).

Du charbon activé.

De l’extrait de pépins de pamplemousse.

Du citron (biologique de préférence, encore une fois).

Mon plan d’attaque.

Durant 2 semaines (3 en cas de besoin).

Le matin.

Un oil pulling de 10 à 20 minutes. Vous mettez 10-15ml d’huile dans votre bouche, vous tirez en la faisant passer entre vos dents et en la promenant dans votre bouche comme un rince-bouche. Crachez dans une poubelle pour sauvegarder votre tuyauterie!

Soie dentaire et brossage.

Le jus d’un demi citron dans de l’eau, chaude ou froide.

Le soir.

Rincer la bouche avec de l’eau et 3 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse.

Brossage.

En milieu de semaine (une seule fois par semaine!), je remplace le dentifrice par du charbon activé pour mon brossage du soir. Ouch! la brosse à dents! Attendez-vous à la changer sous peu! Et rincez bien pour ne pas faire peur à vos proches.

Bien sûr, bien manger vous aidera. Ça c’est toujours d’actualité.

Vitamines A, C, D. Calcium, magnésium et tous les amis de nos dents.

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Mes armes anti gingivite


Encore une petite journée tranquille en cet Avent 2014. Nous en sommes donc au jour 6. Au programme, après-midi casse-tête en famille.

(J5) Les haltes d’apprentissage

But.

Une maison. Une terre. Un homestead familial.

Origine.

On est au centre-ville. Dans un appartement, dans une coopérative. Il peut vous sembler que nous sommes à des années-lumières de notre rêve. Il nous arrive aussi de le penser, pour être honnête. Pour atténuer la peur devant l’immensité du chemin à parcourir, j’ai décider d’instaurer des mini-objectifs pour ponctuer la route. Des haltes d’apprentissage.

Le fonctionnement.

Ces choses qui se perdent. Vous savez? Ce que nos grands-mères ont fait, avec nous à leur côté parfois, et que nous avons oublié ou mis de côté. Ce qui nous paraît impossible à intégrer dans notre quotidien mais qui au final n’est pas si compliqué. Ces choses toutes simples qui peuvent aussi donner, quelquefois, bien du sens à notre vie.

Ce sont ces petits trésors que je souhaite réintégrer dans notre routine familiale. Tantôt pour la satisfaction de faire, tantôt pour mieux comprendre et apprécier ce qu’ils représentent. 1000 jours, 50 haltes. Un apprentissage à intégrer à tous les 20 jours, environ. Et à poursuivre par la suite.

Le chemin parcouru.

Certains efforts et changements ont déjà été faits. Nous tentons de consommer de façon responsable, de diminuer notre consommation énergétique, de manger sainement et localement depuis un temps déjà. Mais nous sommes prêts à aller plus loin. Un pas à la fois. Des exemples de ce que nous avons déjà franchi comme route.

Se débarasser de la sécheuse.

Utiliser des couches de coton.

Utiliser des biberons de verre ou de métal.

Faire le yaourt et le kéfir.

Diminuer la consommation de viande.

Faire le savon à lessive.

Etc.

Les haltes routières.

Les voici donc, les 50 haltes. Dans le désordre.

1- Penser en homesteader. Questionner les besoins. Tenter d’utiliser chaque objet à son plein potentiel. (ici)

2- Cultiver des herbes, des fruits et des légumes. En terre ou en pots. À l’intérieur et à l’extérieur. 4 saisons par année.

3- Perfectionner l’art de faire du pain.

4- Étudier les modes de conservation des aliments.

5- Apprendre à faire des gelées et des confitures.

6- Apprendre à faire de la pectine.

7- Développer notre répertoire de cuisine végétarienne/végétalienne.

8- Laver la vaisselle/stériliser la vaisselle à la main.

9- Faire du bénévolat.

10- Apprendre à récolter et à conserver les semences.

11- Apprendre à aiguiser les couteaux.

12- Découvrir la météo. Estimer l’heure par la position du soleil. Étudier les nuages pour prévoir le temps à venir.

13- Se débarasser de ses dettes et ne garder qu’une carte de crédit de secours.

14-Faire des teintures naturelles.

15- Apprendre à tresser des paniers.

16- Apprendre à transformer la crème en beurre.

17- Faire des fromages (vache, chèvre, vegan).

18- Apprendre à utiliser un four solaire et en fabriquer un.

19- Étudier la culture aquaponique.

20- Découvrir les plantes sauvages pouvant être consommées (incluant les champignons).

21- Apprendre les bases du secourisme.

22- Étudier l’herboristerie et les autres techniques alternatives. (C’est déjà entamé mais il faut trouver le temps et l’énergie de continuer!)

23- Préparer des produits d’épicerie (mélanges à sauce, poudre magique, etc.).

24- Diminuer la consommation de papier (incluant papier de toilette, mouchoirs, essuie-tout)

25- Fabriquer les produits de nettoyage.

26- Recycler et réutiliser plusssssss.

27- Recommencer à carder et filer la laine.

28- Apprendre à tisser.

29- Reprendre le tricot et le crochet.

30- Faire les savons.

31- Faire les produits d’hygiène (nettoyants, crèmes à raser, baumes à lèvres, etc.)

32- Diminuer la consommation d’électricité.

33- Faire les chandelles et les mèches.

34- Apprendre à réparer des objets d’utilisation courante.

35- Développer les aptitudes en couture.

36- Apprendre l’art de la courte-pointe.

37- Apprendre à faire des jerky et déshydrater les aliments de saison.

38- Développer une meilleure organisation familiale. Trouver une structure et des outils adaptés à notre réalité.

39- Diminuer la quantité de déchets produits par la famille.

40- Diminuer l’utilisation des écrans (autres que le travail).

41- Diminuer notre utilisation des transports en commun.  Favoriser la marche et le vélo.

42- Faire du papier et de l’encre.

43- Faire du vinaigre de cidre.

44- Faire du kombucha et du levain.

45- Faire des lacto-fermentations.

46- Faire des conserves.

47- Moudre la farine à partir de grains.

48- Faire les saucisses.

49- Faire les pâtes.

50- Se marier! (En espérant que mon chum relise ce post souvent pour ne pas oublier!)

Ces choses qui s'en vont

Ces choses qui s’en vont


Avent 2014, jour 5. On se la coule douce et on écoute des films pour toute la famille. Mais on s’est fait une super collation avec des gressins aux graines de sésame et de la taramosalata. Quelques olives, des clémentines, du chèvre. Et plein plein plein d’amour.

(J4) À un doigt du bonheur

J’aime manger. Beaucoup. Et ma famille aussi.

J’aime cuisiner, nourrir. J’aime les plats pleins en début de repas, j’aime le va-et-vient de l’ado qui se ressert 2-3-4 fois.

J’aime les odeurs qui se dispersent dans toutes les pièces, les petites mains qui apprennent et en mettent partout.

J’aime comme une maman dans le fond. Et j’ai envie de vous partager certains de mes (nos) coups de coeur.

Commençons.

La datte

Qui.

La datte est un petit fruit, une baie, brun à long noyau. On la retrouve à l’état frais ou séché mais aussi en dérivés tels que le sirop, la mélasse, le sucre.

Son nom vient du grec δάκτυλος / dáktylos, qui signifie doigt.

Quoi.

La datte est réellement un trésor méconnu. Voici un aperçu de ce qu’elle a à offrir (ces données peuvent varier selon que le fruit est frais ou séché).

Énergie 280 kcal / 100g

Glucides 37g

Protéines 2g

Lipides 1g

Sodium 5mg

Potassium 350mg

Magnésium 63mg

Calcium 34 mg

Fer 3mg

Vitamine A 1mg

Complexe vitamines B 0,2mg

Vitamine C 33mg

Fibres (solubles et insolubles) 7g

Pour quoi. (Quelques raisons)

Pour la prévention de nombreuses maladies en raison de son pouvoir antioxydant. (Prioriser les fruits frais)

Comme bonne source de glucides avant un effort physique musculaire.

Leur contenu en fibres: 57% de fibres insolubles et 43% de fibres solubles. Les fibres insolubles facilitent la régularité intestinale et la prévention de la constipation alors que les fibres solubles jouent un rôle important dans le contrôle du cholestérol et des taux de glucose /insuline. De là son action bénéfique et protectrice sur le système cardio-vasculaire. *Diabète: son indice glycémique va de modéré à élevé.

Pour le contrôle des rages de sucre en raison du chrome qu’elle contient.

Elle aurait un effet bénéfique, selon une consommation de 6 fruits par jour dans le dernier mois de grossesse, sur l’accouchement en réduisant, notamment, le taux de recours à l’induction et le temps de latence.

Ses taux de calcium et de magnésium qui contribue à la santé osseuse et dentaire.

Son combo magnésium / vitamines B qui ont tous deux des effets positifs sur la gestion du stress.

Mais surtout parce que c’est tellement bon!

Comment.

Des desserts. Des carrés aux dattes mais aussi des boules d’énergies, des pains gâteaux, des biscuits.

En ajout aux caris. Dans le couscous, les tajines ou le riz.

En tartinade ou purée. Seule ou en combinaison avec d’autres fruits. Sur le pain, dans le yaourt, dans les smoothies, dans les riz au lait.

En collation ou amuse-gueules. Nature ou farcie de noix ou de fromages.

Finalement.

Voici mon cadeau pour le temps froid. Une astuce plus qu’une recette.

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Café au lait aux dattes

Café au lait aux dattes