Et si le temps prenait son temps

Comment dire.

Il neige. Il fait de plus en plus froid. Le gris s’affadit. Le blanc s’enorgueillit. La nature reprend du poil de la bête. C’est l’annonce du combat. Entre le jour et la nuit. Entre la fête et la retraite. Ce temps où tout déboule. Où la vie se chamboule. Où il faut prendre racine. Pour ne pas perdre pied. Sur un sol gelé.

Il y a.

Il y a Noël. Mais avant. Les fins de session. La frénésie du magasinage. Les vacances imminentes. Les 5 à 7. Les lundis au vendredis. Les emplettes. Les virus par ici. La pression par là. Et tralala.

C’est de valeur.

D’un côté ça coûte cher. Pas juste en valeur. Mais aussi en énergie. L’économie des ressources. Ça commence à la source. Charité bien ordonnée. Il ne faut pas l’oublier. C’est humain d’aimer. Mais c’est une nécessité de se prioriser. Facile à dire. Je le sais.

L’industrie du mini.

Minimalisme. Hygge. Zéro déchet. Ils sont en bonne compagnie. Ce sont tous des beaux concepts. Jusqu’à ce qu’il nous fasse perdre la tête. C’est beau le fait main. Le cozy. Le recyclé. Le récupérer. Mais il faut savoir additionner. À trop en donner on se retrouve dans le rouge. Bien avant le compte de Visa. L’équilibre c’est un peu de ci. Et un peu de ça.

Tirer le bon numéro.

On a choisi. Il y a quelques années. De se réserver. Entre nous. Papa, maman et petits. Une date. Un moment. Chez nous, c’est Yule. Le solstice. Là où la lumière renaît. Là où on voit le chemin reprendre. Le bout du tunnel qui s’annonce. Les possibilités qui germent. Chez nous, c’est le 21. Un temps d’arrêt. Avant les partys de famille. Avant que ça fourmille. Une bouffée d’air. Frais comme le dehors.

Signifier.

C’est le jour signifiant. Celui qui a du sens. Chez nous. Pour nous. Celui qu’on a décidé de désirer. De marquer d’un X. Un trésor à chasser. Un peu à la fois. Celui dont on a tracé le parcours. Avec coeur. Avec amour. Pour eux. Pour être avec eux. Parce que c’est trop facile d’oublier. De passer tout droit. De se laisser entraîner. On voulait du signifiant. On y met du temps.

Avant.

J’aime les rituels. Ces petites routines. Rythmées. Sensées. Magiques. J’aime le fait qu’elles s’imprègnent. Doucement. J’aime leurs incrustations. À coups d’odeurs. De saveurs. De douceurs. Et c’est ce qui nous inspire. Pour créés notre avant. L’Avent qui prend par la main. Qui nous entraîne sur son chemin. Teinté d’hier. Annonciateur de demain. Avec ses surprises.

Cadeau.

Avent2017

Calendrier de l’Avent 2017 à colorier

Cette année. si le coeur vous en dit. On vous invite dans notre bateau. Ou notre traîneau. À vous de choisir. Peu importe. On vous donne notre calendrier de l’Avent à colorier. 1 coloriage par jour. du 1 au 21. Mais pas seulement ça. Il y aura des recueils d’activités qui suivront. 3 cycles. 3 étapes. Que nous aimerions partager avec vous. Parce que le village est tellement beau. Parce qu’on aimerait partager. Et que vous nous montriez un peu. Juste un peu. De ce que en ferez. Quotidiennement. Hebdomadairement. De façon continue. Ou totalement décousue. On s’en fout. On vous veut juste avec nous. Pour finir l’année. Et pour se préparer à recommencer.

C’est ici. Format standard ou régulier. À imprimer. À votre goût. Faites-nous signe si vous vous lancez.

Crayons à colorier

À vos crayons

 

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(J59) Patience et longueur de temps

Contexte.

Les gens du milieu le savent. Le public en a eu vent. Par les médias. Avec ce que ça comporte. Et colporte. Et puis il y a mes collègues. Celles de l’école-maison. Qui sont sur le qui-vive. Comme les gardiennes que nous sommes. Depuis longtemps. Presque toujours. Gardiennes de la liberté de choix. Et éducative. Au nom du respect de l’enfance. De la famille. De l’individualité. Et de son importance dans le groupe. De la richesse qu’elle procure. À la société. Le milieu éducatif québécois est en remodelage. En processus de remodelage.

Terrain glissant.

Le climat est incertain. Le terrain s’effrite. Devant nos yeux. Il faut s’en occuper. On ne peut le nier. Il faut y aller de prudence. Comme toujours. Quand de grands changements sont en jeu. Il faut faire le portrait général. Échafauder des plans. Esquisser des visions. Tenir compte de l’environnement. De la clientèle. Les temps changent. Les gens aussi. Il faut s’adapter. Pour le bien commun. Sans s’oublier. Sans oublier l’individu. Ses besoins. Ses attentes aussi.

Restauration.

C’est un peu dans ce contexte que nous sommes. Dans ce contexte que flotte l’incertitude. Née du dépôt d’un projet de loi. Le projet de loi 144. Mais je le rappelle. C’est un projet. De par son nom. Sa nature. Et son état. Il s’agit d’une entrée en matière. D’un brut. Issu de rencontres. De recherches. De discussions. De constatations. Issu également d’intentions. De visions. De valeurs. Et sûrement de quelques promesses électorales. Faut pas se leurrer non plus. Le temps est au réalisme. Pas à la partisanerie. Et quelque part. Au milieu de tout ça. Pour une raison ou une autre. Il y a la volonté de changer. D’essayer. Et qui dit essai. Dit risques. De gagner. D’échouer. De bouleverser. De surprendre…c’est normal.

Danger.

Il est là le danger. À mon avis. Celui d’être aveuglés. Par la surprise. Ou la peur. Celui qui survient quand on monte aux barricades. Trop rapidement. Mal informés. Mal préparés. Dépourvus des outils nécessaires. Il faut prendre sur soi. Affiner sa stratégie. Avant de s’élancer. Il faut connaître la lutte qui nous attend. Avoir une idée des défis qui sont au-devant de nous. Plutôt que de s’acharner. À s’en épuiser. Dans des combats trop nombreux. Inadéquatement ciblés. Sans en avoir valider la nécessité. Ou la pertinence.

Patience.

C’est ma première arme. Celle qui constitue ma base. Je choisis de prendre le temps. Et je vous invite à me rejoindre. En tout. Ou en partie. Je choisis de prendre le temps d’éduquer. Comme je l’ai fait depuis le début de l’aventure. Parce que c’est important de se connaître. Pour ensuite se reconnaître. Le temps n’est plus à la peur. Il est à l’ouverture. Au dévoilement. À la force d’association. À l’acceptation.

Longueur de temps.

Il faut voir loin. Peu importe notre parcours. Comme dans tout projet d’envergure. C’est d’une société dont il est question. Pas d’une aventure improvisée. Encore moins sans lendemain. Il est question de demain. Et c’est grand demain. Et c’est long. Long longtemps. Alors. Aussi bien prendre son temps.

Évaluer la route

Entrevoir le chemin à parcourir


Prendre son temps.

Je parle de prendre son temps. Pas de le perdre. Pas de le regarder passer. Inerte. Je parle de prendre le temps de sonder le terrain. De planifier la route. De s’informer. De se former. Et aussi prendre le temps. Pour respirer. Se ressourcer. S’enrichir. Intellectuellement. Humainement. Pour grandir. Intérieurement. Et redonner. S’impliquer. Contribuer efficacement. À la cause que nous soutenons.

Vers l’avant.

Elle est là. L’arrivée. Entre temps, je suis en route. Je reste alerte. Attentive. Mais aussi confiante. C’est ce qui me donne l’élan. Pour continuer. À y croire. À voir grand. Et beau. Et loin. J’espère vous croiser sur ma route. Ou même la partager avec vous. Le temps qu’il faut. Le temps que ça durera. Par ci. Par là. J’ai envie de vous connaître. Ça me fait grandir. Inévitablement. Et ça me rend fière. De ce que le groupe auquel je suis associée construit. Chaque jour. 

Mes convictions sont profondes. Mais ouvertes. Elles sont solidement enracinées. Elles soutiennent un sol. Propice à l’érosion. Depuis la nuit des temps. Mes convictions sont celles qui veulent un avenir grand. Pour mes enfants. Pour les vôtres. Et pour les leurs. Pourquoi pas. Mes convictions sont aussi celles qui soutendent mon présent. Un présent que je vois diversifié. Riche. Collaboratif.  Un présent qui nous mènera tous vers un horizon. Un horizon gagnant.

Pour s’informer. Et réfléchir.

Je vous laisse ma liste. De trucs à lire. Ou à relire. À voir. Ou revoir. Pour l’été.Ne vous gênez pas.  Si vous avez des coups de cœur. Des découvertes. Partagez!

Education documentaries on creativity and the future of learning

Waiting for Superman

School of trust

Race to nowhere

Where to invade next (disponible sur Netflix)

(J57) Sauve qui peut

Il était une fois.

Il était une fois une maman. Il était une fois une famille. De trois enfants. Bientôt quatre. Il était une fois un ventre qui grossissait. Un utérus en mode BabyHouse. Il était une fois une petite fille. Curieuse de ce qui se tramait. De ce qui se transformait. Devant elle. Mais derrière des portes closes à la fois. Il était une fois une famille ordinaire. Qui se préparait à l’extraordinaire.

Bedon de laine, bedon rond.

Et puis j’arrondissais. Je devenais de plus en plus évidente. Difficile à manquer. Le projet se concrétisait. Tranquillement. On se préparait. Et on préparait les enfants. On voulait une épopée familiale. Un happy ending à notre image. À l’image de ce vers quoi nos rêves soutendent. Une grande finale. Une grandiose symphonie. Ça aura été autre chose. Mais j’y reviendrai. Sûrement. Quand ce sera le bon moment.

Introduction.

Bref. On jasait. Les enfants posaient des questions. On tentait de les laisser diriger les conversations. Pour répondre à leurs interrogations. Pour apaiser leurs inquiétudes. Pour qu’ils se sentent impliqués. Parce qu’on les voulait ainsi. Impliqués. On les invitait à suivre le parcours. On leur faisait des comptes-rendus. On y allait au gré de leurs envies. Dans le plus grand respect de leurs limites. On les incitait à créer le contact. Avec le futur membre de la famille. Doucement. En lui parlant. Le touchant. L’écoutant.  On entrevoyait un germe de lien. On se délectait de cette naissance qui s’effectuait sous nos yeux. Celle de la fratrie qui nous faisait rêver. On était aux anges.

Bébé de famille.

Puis il y avait Aster. La petite dernière. Sur qui on portait une attention particulière. Parce que fragile comme le verre. À cause d’un sevrage forcé. Imposé. Mais nécessaire. Pour mon équilibre. De femme. De mère. À cause de ce qu’elle est aussi. Tout simplement. On l’entraînait dans l’aventure. Prudemment. Conscients des défis que la situation lui imposait. En lui permettant de rester à l’écart. Au besoin. Et en l’accueillant avec une joie immense. Le reste du temps.

Puis.

Le temps est venu. Pas comme on avait prévu. Pas de la façon qu’on l’aurait voulu. Malgré la visualisation. Malgré les préparatifs. Et tout le cœur qu’on y avait mis. Ainsi va la vie. L’expérience en famille n’aura pas eu lieu. Malgré notre bonne volonté. C’est douloureux. Mais ce fût pour le mieux. C’est ce que la tête finit par comprendre. Pendant que le corps guérit. Et que le cœur se donne du temps. Pour digérer. Cicatriser.

5H48.

Il était 5H48. Quand bébé est arrivé dans mes bras. Quand enfin nos yeux se sont croisés. Dans un fragile équilibre. De douceur et de froideur. Dans une atmosphère à l’image des émotions. Qui nous envahissaient. Nous submergeaient. On aurait voulu que ça se passe en équipe. Que les présentations soient futiles. Superflues. Mais il fallait faire avec ce que la vie nous offrait.

Ciao. Bye.

Quitter. C’est tout ce qu’on voulait. Quitter. Pour rentrer. Se retrouver. À l’endroit où nous nous devions d’être. Entourés de ceux qui nous sont le plus chers. Retrouver la famille. Pour que l’équipe soit complète. Pour s’unir. Dans l’intensité du moment. Après des jours d’incertitude. De déception. Pour reprendre pied. En s’appuyant. Les uns sur les autres.

Toc. Toc. Toc.

6H. Il aura fallu attendre 6H. Une éternité. Dans les circonstances. Puis on l’a eu. Le fameux OK. Timide. Forcé. Hésitant. Mais on l’a eu. On a emmitouflé bébé. On a pris la route. Puis on est arrivés. Soulagés. Essoufflés. Fatigués. Fébriles. Mais heureux. Au travers de tout ça. On était surtout heureux. On a pris soin de cogner à la porte. Comme se doit de faire tout invité. Parce que ultimement. On avait quelqu’un à présenter.

Rencontre.

Et la porte s’est ouverte. Et on est entrés. On a déposé la coquille au sol. Pour faciliter le contact. Hélios s’est approché. A salué bébé. Mais pas d’Aster. Ma petite qui m’avait tant manqué. Elle ne venait pas vers moi. Ni vers le bébé. Qu’elle chérissait. Quelques jours auparavant. À travers moi. Puis je l’ai aperçue. Foncer comme une fusée. Pour aller se cacher.

24H.

Et ce fût ainsi. Durant 24H. 24 longues heures. Où elle s’est retirée. Où elle refusait mon contact. La proximité avec bébé. La nouvelle réalité. Qu’elle se faisait imposer. 24H d’impuissance. À ne pas pouvoir la réconforter. Car après tout. J’étais à l’origine de ce qui la troublait. Ce bébé qui venait tout chambouler. Une longue journée. Où j’ai oscillé. Entre la reconnaissance envers la vie. Pour cet autre miracle de la maternité. Et l’impuissance. Devant ma petite en désarroi. Face à un si grand changement.

brother and sister

Trouver l’équilibre ensemble.

Abracadabra!

Puis tout s’est placé. Comme par magie. En toute simplicité. Il aura fallu une sortie. Puis une entrée en scène. Différente. Où Aster était a l’honneur. Où elle revêtait un nouveau rôle. Il aura fallu qu’elle soit celle qui s’intègre à l’environnement de son nouveau petit frère. Et non le contraire. On aurait pû y penser. Vaut mieux tard que jamais. La suite s’est déroulée plus rondement. On a recommencé à respirer. Graduellement. Et à espérer. Que nos rêves de famille allaient se réaliser.

Retour du balancier.

Les jours se suivent. Les choses se placent. Nous sommes satisfaits. De ce qui a été fait. De comment on l’a fait. Nous somme fiers d’avoir fait confiance à la vie. Mais surtout à nos enfants. De leur avoir fait cadeau du temps qu’ils nécessitaient. D’avoir pris la voie de la patience. Et surtout de la confiance. De la résilience. Il nous reste encore beaucoup  à apprendre. Surtout au niveau de l’équilibre. De l’ensemble. Et des individus qui le composent. C’est un défi de taille. Qui n’a comme égal que le bonheur. D’avoir enfin cette famille. Dont j’ai tant rêvé. Mais on y parvient. En se ressourçant. À travers les enfants. À travers les victoires. En les voyant. S’aimant. S’entraidant. De temps en temps. Entre deux séances de picossage. C’est inévitable.

(🚸) Les voyages forment la jeunesse

« Dans le cadre d’un projet commun initié par Julie (Maman escargot), je me suis jointe à d’autres parents-éducateurs blogueurs afin de témoigner de mon expérience de scolarisation à domicile. Le thème proposé: Ce que la scolarisation à domicile représente pour vous (votre famille, vos enfants), ce que ça vous apporte et comment vous le vivez au quotidien. »

Un jour.

Je ne me souviens pas trop du moment précis. De l’instant où l’idée a germé? Où l’élan de folie a pris forme. J’ai plutôt l’impression que c’était ce qui devait être. L’école-maison ne s’est pas imposée dans notre vie. Elle a été la suite. Logique. De ce qui avait été. Et elle allait teinter ce qui allait s’offrir à nous. Par la suite.

Point de départ.

Si vous nous avez déjà lu vous savez. Vous savez que j’ai eu mon premier fils assez jeune. Je suis devenue adulte en devenant mère. Et nous avons grandi ensemble. Pas à pas. Tour à tour, j’ai enfilé les rôles. Constamment maman. Mais ponctuellement étudiante. Puis travailleuse autonome. Nous nous sommes habitués à une routine à deux. Nous sommes devenus une équipe. Des compagnons de voyage.

Planifier.

Donc. Rien n’a réellement été planifié. Nous sommes partis à l’aventure. Simple de même. Pas toujours en fait. Mais pour commencer du moins. Sans trop savoir où on s’en allait. Ni où ça allait nous conduire. Ni combien de temps on serait sur la route. C’est sûrement dû à la candeur de la jeunesse. Mais ce fut merveilleux.

La route.

Le voyage aura été riche. Ponctué de paysages splendides. De rencontres enrichissantes. D’expériences confrontantes. On aura vécu des moments de doute. D’incertitudes. On aura escaladé des montagnes. Mais on aura tout traversé ensemble. Comme l’équipe que l’on était. Et on en ressort forts. Comme jamais je ne l’aurais cru.

Faut pas se leurrer.

Il y a eu des jours de tempête. Des orages. Et des grands vents. Des moments d’attente. Des impressions d’immobilité. Des ruelles sombres et lugubres. Des douaniers zélés aussi. On en a vu de toutes les couleurs. Mais au final. Ce que j’en retiens. Ce sont les arcs-en-ciel. Qui ont toujours suivis. Juré. Craché.

Terminus.

Ce premier voyage est fini. Du moins presque. Du moins avec moi. Mon fils prend une autre route. Qui lui appartient. Et je sais qu’il saura se repérer. J’ai confiance. Je l’ai vu grandir. Tomber. Se relever. Il ira loin. Aussi loin qu’il le souhaitera. Et j’en suis émue. Et fière. Et un brin nostalgique. Quand je pense école-maison, c’est ce qui me vient en tête. Instantanément.

Tout le monde ne descend pas.

Et nous y voilà. Nous reprenons la route. Avec un nouvel équipage. Cette fois nous sommes deux capitaines. Évidemment, tout est à refaire. Rien n’est acquis. Parce que l’équipe a de nouveaux rêves. D’autres besoins. Elle a ses forces. Et ses faiblesses. Et un vécu. Indépendant. Et collectif. Ce n’est pas négligeable.

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Revenir et repartir

Voir du pays.

Le plus beau dans tout ça. Ce qui fait qu’on a le courage de reprendre la route. Ce qui fait qu’on a l’énergie de s’élancer à nouveau. Dans le vide. C’est…indescriptible. Décevant de même. Je ne saurai jamais ce que l’on serait devenus. L’allure que notre famille aurait prise. Si on avait choisi de vivre autrement. Mais je sais que j’aime ce que nous sommes. Tellement. Et que j’ai envie que l’on continue. De découvrir. De foncer. De vivre. Ensemble. Je veux voir mes enfants se construire. Devenir et être. Ce qu’ils sont réellement. Sans pression. Ni jugement. Parce que je sais aujourd’hui. Je sais que c’est de cette façon qu’ils seront à leur meilleur. Et qu’ils toucheront au bonheur. Et qu’ils auront envie de le partager. Avec d’autres. Inévitablement.

Lever l’ancre.

Nous repartons donc. Sous peu. Vers de nouveaux horizons. Fébriles. Devant l’inconnu. Mais forts. Et confiants. D’être ensemble. C’est le plus beau. Quel chemin prendrons-nous? Je ne sais pas. Pour combien de temps serons-nous du voyage? Je ne sais pas plus. Ce que je sais? Je sais que j’en sortirai grandie. Et que ce sera le cas pour tout le monde. Je sais que le voyage sera une aventure. Marquante. Formatrice. Enrichissante. Pour tous. Jeunes et moins jeunes.

Et.

Avant de mettre le point final. Avant de clore. Laissez-moi vous souhaiter bon voyage. Peu importe votre destination. Peu importe avec qui vous partez. Prenez le temps de le vivre. Et de vous laisser imprégner. Et si l’école-maison vous interpelle. Si vos pas vous y mènent. Préparez-vous à vivre. De grandes émotions. De grandes réalisations.

(J56) Mea Culpa

Contexte.

Juste pour vous situer. Parce que c’est là que j’en suis rendue. À la presque fin. Ou au presque début. Je ne saurais trop vers lequel pencher. Bref, 39-2 semaines dans la bedaine. Avec ce que ça entraîne. De bouleversements. Physiques. Hormonaux. De doutes. De questionnements. D’impatience. Et, disons le. De sérénité aussi. Quand même!

Le début de la fin.

C’est à peu près là. Où je me situe. Parce que cette grossesse tire à sa fin. Mais également parce que ce sera la dernière. Ne vous détrompez pas. Le deuil est assumé. Et serein. J’ai l’impression d’avoir donné le meilleur de moi-même. Du moins de ce côté. J’ai l’impression aussi d’y avoir vécu ce que j’avais à y vivre. J’en ai profité. Pour grandir. Pour aimer. Pour m’apprivoiser. Pour découvrir. Pour me découvrir. Pour me situer. Et me projeter aussi. Bref, je crois vraiment en avoir retirer énormément. Mais ce temps est maintenant presque chose du passé. Après 4 grossesses. Je me sens extrêmement choyée.

Nouveau chapitre.

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Je n’ose même pas penser aux nombre de chapitres qu’il a conclus. Aux nombres de pages tournées. Mon arrière-grand-père avec les plus jeunes des 4 générations qui l’ont suivi.

En même temps. C’est un peu bouleversant. Ça signifie tourner une page. Et en démarrer une autre. Bien entendu. Une autre page encore vierge. Et même si l’appel se fait sentir. Je suis encore hésitante. Ou peut-être que je suis plus consciente. Tout simplement. Il faut dire que le dernier chapitre représente toute ma vie d’adulte. Jusqu’à  aujourd’hui. 17 ans de vie. C’est pas rien. Je sais désormais que le prochain chapitre verra rapidement mon premier bébé devenir adulte. À son tour. C’est un chapitre annonciateur de nouveaux cycles. Ça fait un peu peur tout ça.

J’y pense.

Quand j’y pense, j’ai le vertige. Tout se bouscule. Tout s’emmêle. S’embrouille. Par ici. Par là. Bref, j’entrevois les grandes lignes. Et c’est enivrant. Et inconfortant. Je me demande parfois si je suis la seule à vivre autant de dualités.

Je n’ai pas peur du quotidien. De relever des défis. De foncer vers de l’inconnu. Ce n’est pas ça. C’est autre chose. Difficile à décrire. À écrire. De l’ordre du ressenti. De l’intangible. L’impression d’être sur la corde raide. Surplombant la frontière entre l’espoir. Et la fatalité. En souhaitant ardemment garder confiance. Et surtout en ne voulant pas se faire tester par la vie. C’est probablement un peu hormonal. Mais peu importe. Il faut que l’avancée se poursuive. À une bonne cadence. De façon régulière. Car c’est le meilleur moyen de garder le cap. Et de maintenir l’équilibre.

Constat.

Outre les doutes. Outre les questionnements. Clore un chapitre entraîne son lot de constats. Inévitablement. Des mises au point. Nécessaires. Plus souvent qu’autrement. Et dans l’ensemble, je suis assez fière. Du chemin parcouru. Des obstacles surmontés. De la confiance acquise. Mais il y a place à l’amélioration. J’en conviens. Pour la suite. J’espère avant tout être à la hauteur. De quoi? On verra bien ce que la vie proposera. Mais en attendant. Je tente de prendre du recul. De voir le portrait dans l’ensemble. Sans filtre. Ni recadrage. La vie ce n’est pas Instagram. Il ne faut pas l’oublier.

Effort soutenu.

Le quotidien est la chose la plus exigeante du monde. Du moins, pour moi. C’est aller rêver sur Pinterest de la parfaite cuisine organisée. Se retrouver dans la sienne après le passage de 3 enfants éternellement affamés. Et se dire qu’on aurait dû lâcher l’écran bien avant. Si vous saviez tout ce qui se produit dans notre cuisine en 10 minutes! C’est monter un projet scolaire étoffé. Sur un sujet qui passionne notre enfant. Et le voir s’en désintéresser. Au moment où. On s’apprête à lui présenter. Et tout recommencer. C’est se lever à 4:30AM. Pour essayer de passer un peu de temps avec son chum. Et pour travailler un peu. Et déclencher le détecteur de fumée en se faisant un café. Misère! Et c’est aussi tout ce qui tourne autour de nous. Tous ces satellites qui influencent notre vie. Directement ou indirectement. C’est gens qu’on aime et qui vieillissent. Ou sont malades. Ou tristes. À qui ont fait une place dans notre vie. Avec tout notre cœur. Et les meilleures intentions du monde. Même si ça bouleverse les plans.

Mea Culpa. Je ne suis pas la plus organisée. Ne vous détrompez pas. Je suis pleine de bonne volonté. Mais ciel que je trouve ça difficile. De tout coordonner. De tout conjuguer. D’insérer l’imprévisible dans la routine. Je voudrais prendre soin de moi, des enfants, de mon couple, des animaux et de la maison. Avoir plus de temps à investir sur ma carrière et faire plus d’activités avec les enfants. En famille. Je voudrais que mes enfants se réveillent chaque matin à l’odeur du pain frais et passer des heures à leur lire des histoires chaque soir. Mais il faut apprendre à laisser-aller. Un peu. Ici et là. Pour qu’à la fin on sente un équilibre. Individuel. Et familial. Du moins momentanément. Car. Entre vous et moi. La culpabilité ne fait pas avancer. Malheureusement.

Focus.

C’est un peu aussi la raison de ce blog. Qui va. Par ci par là. Dans les différentes sphères de notre vie. Sans s’attarder. Plutôt en survolant ce qui nous tient à cœur. En répertoriant ce que nous aimons par-dessus tout. En concrétisant ce qui nous rend le plus heureux. Le plus fiers. Et ce qui fait de nous qui nous sommes. À travers le temps. C’est un peu notre Vision Board familial. Intemporel. Avec beaucoup de mots. C’est ce qui nous donne la force de patienter. Quand on a l’impression que la vie nous maintient. Immobiles. Et celui qui nous redonne l’énergie d’avancer. Quand les obstacles se dressent.

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Un clin d’oeil à mon grand. Celui avec qui tout a commencé. Celui avec qui je suis devenue adulte. Celui avec qui j’ai bravé vents et marées. Celui qui s’apprête, aujourd’hui, à devenir adulte. À son tour.

J’imagine.

J’imagine que c’est ça la vie. Regarder devant. Avoir un peu peur. Avancer quand même. Que les pas soient hésitants. Ou assurés. Juste garder le cap. Par espoir. Par curiosité. Par volonté d’aller plus loin. De risquer.

J’imagine que c’est ça la vie. Changer de trajet. Et accepter que d’autres prennent un autre tracé.

J’imagine que c’est aussi ça la vie. Prendre de l’expérience. Gagner en assurance. Devenir plus téméraire. Ou simplement plus confiant.

En fait. J’imagine que la vie est bien plus le résultat de ce que l’on est. Et des traces que nos pas auront laissées. Que de ce que nous ne sommes pas. En fait. Je l’espère.

(J55) La part des choses

Nous.

Nous sommes 6. Enfin. Presque. Dans les faits nous le serons vraiment d’ici quelques semaines. Mais pour les besoins de la cause, je dirai que nous sommes 6. Vous comprendrez rapidement pourquoi.

Le tribu.

Je disais donc. Nous sommes une famille de 6. 4 enfants entre 0 et 16 ans. Et deux parents évidemment. Travailleurs autonomes. Travailleurs culturels de sûrcroit. Ça fait qu’on prend de la place. Ça fait de nous ce que certains appellent une famille nombreuse. Ce que d’autres appellent des courageux. Ou encore des irresponsables. À chacun ses critères. À chacun sa vision. J’ai rien à redire là-dessus.

À la loupe.

Là où je veux vraiment en venir. Ce que j’ai envie de mettre en lumière. Ce qui occupe mon esprit depuis un certain temps. J’ai envie d’attirer votre attention sur une partie bien précise de notre réalité. Qui s’est transformée en objectif. Ou en processus. Ou en cheminement. Peu importe.

Tirer partie.

En tant que famille nombreuse, nous consommons. C’est évident. Nous répondons aux besoins de chacun. Et à certaines de leurs envies aussi. Parce que ça aussi ça compte. Mais nous nous engageons à le faire plus intelligemment chaque jour. À tout le moins, nous essayons.

Éduquer.

Nous avons choisi de voir la vie comme une occasion d’apprentissage. Et d’éducation. Nous avons fait le pari de prêcher par l’exemple. En espérant que le message se rende. Principalement à nos enfants. Nous avons voulu leur démontrer qu’ils ont un pouvoir. Qu’ils sont en mesure de s’exprimer. D’émettre des opinions. À travers chacune de leurs actions. Que leur rôle dans la société commence là. Car cette société, on veut la voir s’épanouir. S’adapter. S’enrichir. Car c’est assurément le leg le plus précieux que nous aurons à leur léguer.

Au-delà.

Nous avons voulu faire le pari que notre pouvoir va au-delà de l’argent. Au-delà d’un vote aux 4 ans. Au-delà de manifestations anonymes. Au-delà de pétitions. Nous avons choisi d’utiliser notre pouvoir de consommateurs. Car nous le trouvions significatif. Et plus que pertinent. Dans une société où la politique nous semble si inaccessible. Et où l’économie est souvent incertaine. Voire chambranlante.

Pas le choix.

Nous n’avons pas le choix. Nous devons manger. Se loger. Se vêtir. C’est un minimum. Alors nous avons fait le pari d’en tirer parti. Comment? Voici quelques exemples. SI vous voulez emboîter le pas, passez par ici!

Alimentation.

  • En achetant local. Le plus possible de saison. En favorisant les producteurs à petite échelle. Qui ont misé sur des cultures diversifiées. Qui prennent soin de leur terre comme d’un trésor. Plutôt que de l’exploiter. Gens de Québec, vous connaissez le Marché de proximité?
  • En s’engageant envers un producteur à l’avance. De façon à minimiser son endettement. À lui offrir un revenu garanti. À nous permettre un contact de qualité avec lui. Disponible sur Ma Ferme ou Équiterre.
  • En priorisant les aliments biologiques et équitables. Pour notre santé. Et celle de la Terre. Et des travailleurs.
  • En minimisant les produits d’importation. Car le transport de tout ça entraîne lui aussi son lot de conséquences.
  • En diminuant notre quantité de viande. Car c’est énergivore la production animale. Lisez ça!
  • En optant pour des solutions d’achat en grosses quantités ou carrément zéro déchet. Comme proposée par Nous Rire ou Prana.
  • En cultivant. En cuisinant. En transformant les surplus.

Acheter sans emballage

Vêtements.

  • En achetant le minimum. Ça évite les piles de lessive à n’en plus finir. Et ça prend moins de place dans les tiroirs. On mise sur la qualité. Et la neutralité. Surtout pour les petits qui grandissent vite.
  • En ciblant des entreprises et des artisants locaux. On a alors plus de chances que ce soit adapté à notre réalité. Vous savez, l’hiver québécois! Même chose pour les jouets, en passant.
  • En priorisant les fibres végétales biologiques. Par soucis pour la terre. Les travailleurs. Et notre peau.
  • En visant la qualité comme objectif premier. Ce sera plus cher. Je vous l’assure. Mais je préfère payer une fois plutôt que deux. Ou trois.
  • En n’oubliant pas de visiter les frippes. Ou de faire des échanges entre amis. Et de donner ce qui ne fait plus.
  • En utilisant des couches lavables. Il y en a des bios. Faites au Québec. Pour tous les goût. Au moins quand vous êtes à la maison. C’est meilleur pour la peau de bébé. Pour la planète. Et pour le porte-feuille.

Logement.

  • En minimisant notre consommation énergétique. Ici, on a dit adieu à la sécheuse. Et le lave-vaisselle devrait suivre. Bientôt.
  • En fabricant ses propres produits nettoyants. C’est plus souvent qu’autrement vraiment simple.
  • En minimisant ce que l’on possède. C’est pas facile dans notre cas. On y va une étape à la fois.
  • En diminuant sa quantité de déchets. Par le recyclage. Le compostage. L’achat responsable. En évitant le gaspillage.
  • En recherchant les opportunités coopératives. Où l’individu membre à plus d’influence.

Autres.

  • En prévoyant. Transport. Vacances. Tout peut être fait de façon plus sensée. Et sensible. Il y a toujours place à l’amélioration. J’en suis convaincue.
  • En éduquant. Lire des étiquettes, c’est un investissement. S’impliquer, c’est prendre concsience d’une réalité qui est celle d’un autre. Tout ça fait de nous de meilleurs citoyens. Plus emphatiques. Mieux engagés.
  • En priorisant la santé. C’est pas mal plus simple qu’on pourrait le croire. Pas mal plus accessible que les promesses retrouvées sur les flacons de pharmacie.

Ça commence tôt.

Nos choix de vie s’articulent donc à partir de la base. Des essentiels. Auquel s’ajoute le travail. C’est notre réalité de travailleurs autonomes. De travailleurs culturels. Mais ça. C’est une autre histoire. Tout c’est choix ont des coûts. Tantôt en argent. Tantôt en temps. Parfois on économise. Mais toujours on investit. C’est ça la magie.

Petit train.

C’est tout une entreprise. Ce sont des changements qui s’effectuent dans le long terme. Au fil des prises de conscience. Des découvertes. Cette responsabilisation individuelle et familiale s’articule lentement. S’insère graduellement dans une société. Elle aussi en mouvance. En changement. Écologiques. Politiques. Économiques. Sociologiques.

Parallèlement aux prises de conscience, il faut apprendre à faire. Se donner des chances. Découvrir comment faire plus simple. Parce que la vie est déjà assez compliquée. Déjà assez occupée. Il faut accepter de mettre certaines choses de côté. Pour avoir le bonheur de faire des découvertes insoupçonnées.

Au final.

Nous sommes fiers. De ce que nous sommes. En tant qu’individus. En tant que famille. Je suis fière de voir mes enfants grandir avec cette réalité. Cette conscience de l’autre. Et de demain. Est-ce que tous ces beaux concepts ont de mauvais côtés? Malheureusement oui. Est-ce que certains sacrifices me font un peu mal parfois? Assurément. Parce que je rêve de plus. Plus de simplicité. Plus de calme. Plus d’autosuffisance. Parce que j’ai parfois l’impression d’être au mauvais endroit. Mais c’est alors que je me retourne. Que je vois mes enfants. Curieux. Impliqués. Et tellement plus conscients que je l’étais. À leur âge. Et bien plus tard. Et je reprends espoir. Et je reprends mon souffle.

 Je vous laisse avec ce que Papa Bee pense de Maman Bee. 😉

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB


 

(J50) Sortir le méchant 

L’inévitable.

Fallait s’y attendre. Le malveillant visiteur a fini par se pointer chez nous. Un habitué de la froide saison. Du genre que l’on attend. Mais du genre que l’on se passerait bien. Celui qui ne cogne pas avant d’entrer. Et qui, cette fois-ci, s’incruste. Misère!

À tour de rôle.

Bon. Le voilà bien à l’aise. Il a commencé par le plus vieux. Puis, il m’a importunée un bon 2 semaines. Et maintenant, il s’en prend au petit 2e. Chacun son tour. Pas de jaloux!

Un peu de tout.

Un virus c’est complexe. Le même indésirable n’aura pas nécessairement le même effet sur deux personnes différentes. Tout dépend de ce que nous sommes. De nos forces et faiblesses du moment. Il y a tellement de facteurs qui entre en ligne de compte. C’est ce qui rend la vie si belle. Et si déstabilisante.

Ça peut être un nez qui coule. Ou qui est complètement bloqué. Une gorge en feu. Une vilaine toux. Une fièvre inconfortable. Peu importe. L’important est de rester attentifs. De prendre le temps d’observer ce qui se passe. D’être présents. De réagir selon les évènements. On se cramponne à l’instant. On supporte le corps dans sa bataille. Et on enveloppe le cœur de douceur et d’amour. On apaise du mieux qu’on peut. Le plus globalement possible.

C’est hot!

Le méchant virus est un être de feu. Il entraîne bien souvent un embrasement du lieu qu’il investit. Bien fait pour lui! Le malheureux, il encourt lui-même sa propre perte. Et le résultat de cet embrasement est la fièvre. Faut pas partir en peur. La fièvre est alors un signal d’alarme. Un appel à la vigilance. Mais fièvre ou pas, c’est notre rôle de parents d’être présents et attentifs quand son enfant est malade.

La part des choses.

La fièvre n’est donc pas une maladie. C’est un symptôme. Un indicateur que le corps est en mode défense. Contre un virus. Une bactérie. Des toxines. Elle fait partie de notre arsenal de combat essentiel. Vital. En élevant sa température normale, le corps permet l’augmentation des processus de plusieurs métabolismes importants:

  • La circulation sanguine est augmentée. Dans tous les organes vitaux. Sous l’effet de l’accélération des battements cardiaques.
  • Le système immunitaire. Le courageux qui part en guerre.
  • Le système respiratoire. Par l’augmentation de la cadence de la respiration. Qui fournira plus d’oxygène à l’organisme. En entier.
  • Le système éliminatoire. Qui fait son effort de combat afin de débarrasser le malade de l’intrus. Etqui refroidit le corps par la l’évaporation de la transpiration.

La fièvre a donc un rôle à jouer dans le recouvrement de la santé. Il faut donc être prudents. Et viser plus précisément la source de la maladie. Plutôt qu’un symptôme. Et offrir des soins en conséquence. Il faut être conscient qu’en offrant des médicaments ayant pour but de supprimer la fièvre on met en veille les système de défense du corps. Avec ce que ça implique en terme de conséquences. Sur le développement des capacités du corps à combattre. Et la durée de la maladie. C’est là que le bon jugement entre en ligne de compte. Et que notre instinct de parents doit parler.

Notez que certains cas exigent des consultations. Je ne dis pas de ne pas consulter. Ou de ne pas médicamenter. Je dis plutôt que chez nous, on laisse une chance au corps de s’exprimer. On lui donne une chance de nous prouver qu’il sait ce qu’il fait. Avant d’intervenir. C’est très personnel. Etcela n’implique aucun jugement des façons de faire qui peuvent différer.

À la rescousse.

Nous avons une panoplie de moyens d’intervention et de supports quand un petit (ou un grand) tombe malade. Selon la situation. Selon les symptômes. En voici quelques-uns:

  1. Créer environnement calme. Favorisant le repos. S’assurer qu’il y a une douce lumière. Et une bonne aération des lieux.
  2. Diffuser des huiles essentielles selon les besoins. De la lavande pour apaiser. De l’eucalyptus pour décongestionner. Du romarin pour stimuler. Du ravinsara pour aider à tuer les virus.
  3. S’assurer de fournir une alimentation légère et de qualité. Des fruits. Des jus. Des bouillons. Ajoutez-y une touche de gingembre et d’ail c’est encore mieux.
  4. S’assurer de maintenir un bon niveau d’hydratation. L’eau est toujours excellent choix. Mais il y a aussi les tisanes. Chaudes ou froides. Décoctions. Eau de coco. Mon melange herbal secret: 2 parts de framboisier, 2 parts de cataire et 1 part d’achillée millefeuille.
  5. Appliquer des cataplasmes d’argile sur le bas du ventre pour abaisser la fièvre.

Les moments clés.

Une fièvre peut passer par plusieurs stades. Il y a d’abord le moment où elle débute. Signal que le corps met en branle des moyens de défenses. Puis il y a la montée. Où le corps tente d’atteindre une température idéale pour mener sa bataille. À ce stade. la chaleur se concentre sur les organes vitaux.  En laissant souvent les extrémités fraîches. Il est donc plutôt inutile de tenter d’abaisser la fièvre à ce stade. Puis la fièvre atteint un stade où le corps entier est chaud. C’est le signe que la température recherchée a été atteinte. Et c’est le bon moment pour intervenir. Pour soutenir en évacuant le surplus de chaleur. Mes plantes préférées sont alors la camomille et le trèfle rouge. À boire ou à mettre dans le bain.

Petite gâterie.

Personne n’aime être malade. Et personne n’aime voir son enfant malade. Pour rendre le moment plus doux, nous misons sur un ralentissement de la cadence. Sur la douceur. J’ai déjà lu qu’un enfant apprend à prendre soin de lui en voyant sa mère lui prodiguer des soins. Alors c’est le pari que nous faisons. Pour mettre toutes les chances de notre côté. Pour que nos enfants se donne le droit de vivre les choses. À leur rythme. Dans le respect de ce qu’ils sont. Et de ce qu’ils ont comme besoins. Je vous laisse avec une petite douceur réservée aux grands malades chez les Bees.

smoothie blueberry/elderberry

Smoothie bleuets et sureau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Smoothie bleuets et sureau pour journées difficiles

25ml de baies de sureau séchées

1 1/2 tasse d’eau très chaude

1 tasse de bleuets congelés

15ml de miel

Le jus d’une demi lime

15ml de gélatine en poudre et 2-3 c. à soupe d’eau

Infuser les baies dans l’eau chaude une quinzaine de minutes.

Faire gonfler la gélatine dans 2-3 cuillères à soupe d’eau.

Tout mettre au mélangeur.

Vous pouvez servir au verre ou en faire des popsicles.