Sous toutes réserves

Corne d’abondance.

L’automne commence à s’effacer. Après avoir tout donné. Après avoir transformé. La chaleur de l’été. En denrées. En petits plats à cuisiner. Pour remplir les tablettes. La dépense. Les casseroles.  Alouette.

Décembre.

Avec décembre. Les couleurs s’estompent. L’éblouissement est présent. La routine s’effrite. Le changement. L’isolement. Le retranchement. La dualité. Le combat. Entre le dehors. Et le dedans. Entre la solitude. Et les festivités. Peut-être une question d’attitude. Je ne sais pas pour vous. Mais ici. Je n’ai qu’une envie. Me fixer. Chez moi. Avec mon clan. Mon chum. Mes enfants. J’ai n’ai qu’une envie. Celle de se retrouver. De me rééquilibrer. Mais.

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Mais.

Décembre. C’est aussi l’appel. De la fête. Qui tempête. Qui ose. Qui s’impose. Des contacts inopinés. Un peu forcés. Difficiles à esquiver. De ceux qui viennent. Nous déranger. On ne peut le nier. Mais de là à l’affirmer. À cheval donné. Le cadeau est parfois empoisonné.

Le clan.

J’aime ma famille. J’aime ceux qui me rappellent d’où je viens. Mais. En décembre. J’ai d’autres besoins. D’autres besoins. Que d’être confrontée. Sur-stimulée. Forcée. En décembre. J’ai besoin d’être réconfortée. Sans rien exiger. J’ai besoin de me ressourcer. D’énergies à puiser. En décembre. J’ai pas envie de m’épuiser. De m’essouffler. Pour une envie. De l’un. De l’autre. Bref. D’autrui.

À bien y penser.

À bien y penser. J’ai besoin de trouver. Un sens. À toutes ces dépenses. De temps. D’énergies. Vitales. D’argent. Durement gagné. À gros prix de sacrifices. Pas toujours assumés. J’ai besoin de me raccrocher. À quelque chose qui vient me parler. J’ai besoin de voir miroiter. Que ce que je suis. Ce que j’ai construit. Assidument. Lourdement. Patiemment. En fait partie. J’ai besoin de me rattacher. À l’essentiel. Dans la continuité.

 

Choisir.

La vie c’est choisir. Construire. Investir. C’est donner. Le meilleur de soi. En espérant qu’il devienne un Moi. C’est maintenir. Une vision d’avenir. Dans un présent exigeant. C’est croire. Qu’avec l’espoir. Demain sera. Tel qu’on souhaitait le voir.

Par la fenêtre.

Par la fenêtre. Je regarde. La nature qui se tord. Un peu. Sous le froid. Qui s’installe. Non sans effroi. Par la fenêtre. Je me remémore. L’appel du dehors. Si insistant. Il y a quelques instants. Je suis une fille d’automne. Une fille de la terre. Qui gronde. Qui donne. De cette terre généreuse. Chaleureuse. L’hiver me fait peur. M’incite à une certaine torpeur. Mon intérieur frissonne. Mon coeur cherche la vie. Qui résonne. Le fourmillement. Tout est en suspend. Je dois apprendre. À laisser-aller. À m’abandonner. Dans la confiance. De la vie. De sa présence.

Choisir.

Choisir. C’est donc aussi être soi. C’est surtout être soi. C’est être. Sans auxiliaire. Sans conditionnel. C’est avoir. Dans un présent. Tout sauf imparfait. Choisir. C’est conjuguer. Avoir et être. Au je. Au me. Et au moi. Pour que le reste suive. Pour que le verbe s’écrive. Choisir. C’est dire. Avec ou sans voix. Ce que nous aimons. Ce que nous voulons. Ce dont nous rêvons.

3.

Jour 3. Le 3 fait le mois. Le 3 fait le Moi. Un petit écureuil. Qui a travaillé fort. Pour accumuler. Pour s’assurer. Pour se rassurer. Qu’une fois le temps froid. Qu’une fois le temps venu. Il ne serait pas pris au dépourvu. C’est un peu nous. C’est beaucoup moi.

Un petit écureuil. Pour vous inviter. À penser. À repenser. À toutes ces festivités. À toutes ces occasions des disperser. Le travail. Si vaillamment réalisé. Un petit écureuil. Pour se rappeler. Que l’essentiel. Est loin de s’accumuler. Que l’essentiel se vit. Grandit. S’inscrit. Dans une vision de vie.

Un petit écureuil. Pour se rappeler l’importance. D’y aller avec prudence. Que la modération. Que l’optimisation. C’est avant tout une question de responsabilisation. Que nous avons le choix. De donner le ton. De donner l’air. À la chanson.

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Doucement.

Je vous invite. À finir dimanche. Doucement. En écoutant. En s’enveloppant. De la Petite fille aux allumettes. Des mots. À savourer. À s’en imprégner. Tous ensemble. En même temps. Simultanément.

 

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Pas de deux

Tempo.

Le tempo est donné. La mesure est lancée. Il n’aura fallu qu’une journée. Qu’une occasion. Insérée. Proposée. Imposée. Un peu. Parce que la vie est ainsi faite. Il faut parfois la brusquer. Pour la ramener. Les mauvais plis sont facilement créés. Je crois que vous le savez.

La danse.

Nous y voilà. Nous y sommes entrés. Dans la danse. Dans la cadence. Sentir le rythme. Qui mijote. Qui concocte. Un changement. Qui s’opère tranquillement. Comme un murmure dans le temps. Comme une brise qui s’entend. À peine. Mais qui est là. Constante. Confiante. Que le mouvement s’inscrit. Sans heurts. Ni bruits.

Hier.

Hier, je vous parlais de lumière. De cette invitation à éclairer le chemin. À éblouir demain. À la lueur de la douceur. De celle qui mène au bonheur. Hier, je vous parlais du présent. De celui qui fuit. Aussi vite que le temps. De celui qu’il faut valoriser à tout moment. Mais, ce présent est passé. La lumière s’est installée. Il ne faut pas en douter. Par l’action. Par l’intention.

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Aujourd’hui.

Mais aujourd’hui apparaît. Il prend le relais. Avec l’insistance. D’imposer sa prévalence. Aujourd’hui s’inscrit. Se définit. S’écrie. Emprunte sa voie. Ou sa voix. C’est selon. À chacun ses démons. Car oui. Ils sont là. Alimentés par la précarité. Par le doute. Qui survient. Ici et là. Sur la route. L’importance de la lumière. De la chaleur. Construire. Avec ardeur.

Aujourd’hui se construit. Des premiers rayons. Jusqu’à la dernière respiration. Il vivra. Il grandira. S’enflammera. Se nourrira. Il gravera sa marque. S’assurera qu’on le remarque. À condition qu’on s’y attaque. Qu’on fasse l’effort. De le prendre. À bras-le-corps.

Ensemble.

Et si on dansait. Ensemble. Et si on valsait. À s’y méprendre. Sur la vie. Qui étourdit. Sur les peurs. Qui engendrent la noirceur. Si on dansait. Ensemble. Dans une nuée. À travers la journée. Mettant le rythme en suspens. Et si on se choisissait. Comme famille. Dans un monde qui grapille. Sans gêne aucune. Ce qui nourrit. Ce qui unit.

Car la famille, ça se construit. Ça se renforcit. À coup de choix. Et d’émois. Car il faut être là. La présence. Ça s’invente pas. Il faut oser se mettre en pause. Obliger le silence. Se permettre. De reprendre son souffle. De s’écouter.

Il faut se donner le droit. De s’arrêter. De se regarder. De se retrouver. De reprendre. Là où on a laissé. Rien ne sert de s’acharner. Il suffit d’un instant. D’un temps. D’un silence. Pour reprendre la danse. Mais. Chaque note a son importance. Chaque soupir est créateur de souvenir.

2.

On est jour deux. Tout est encore possible. Rien n’est déterminé. Le chemin est entamé. Mais à peine. C’est l’ivresse. De l’infini qui se dessine. Et de l’appel de la destination. Vous avez trouvé? Ce à quoi aujourd’hui est destiné?

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Cidre chaud.

Pour réchauffer. Pour apaiser. Pour rassembler. Pour visualiser. Patiemment. La douceur du temps. Qui s’infuse. Qui se charge. Des saveurs. Qu’on lui offre. Avec coeur.

Secret.

Le secret. 10pommes. 1 orange. 1main pleine de canneberges. Du sirop d’érable. C’est selon. Allez-y avec votre besoin de douceur. 1 bâton de cannelle. Pour la force. Une étoile d’anis. Pour le côté festif. Un peu de poussière de muscade. Une trainée de gingembre. Mettez à tremper. Laissez reposer. Avec chaleur. Et douceur. Et partager. C’est le secret.

Tant qu’à y être.

Je vous propose ceci. Comme un éloge. À la lenteur. Au ensemble. À la simplicité. D’être. Comme dessiné. D’un trait. Qui se prolonge. Au fil des jours. Au fil du temps.

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Et si le temps prenait son temps

Comment dire.

Il neige. Il fait de plus en plus froid. Le gris s’affadit. Le blanc s’enorgueillit. La nature reprend du poil de la bête. C’est l’annonce du combat. Entre le jour et la nuit. Entre la fête et la retraite. Ce temps où tout déboule. Où la vie se chamboule. Où il faut prendre racine. Pour ne pas perdre pied. Sur un sol gelé.

Il y a.

Il y a Noël. Mais avant. Les fins de session. La frénésie du magasinage. Les vacances imminentes. Les 5 à 7. Les lundis au vendredis. Les emplettes. Les virus par ici. La pression par là. Et tralala.

C’est de valeur.

D’un côté ça coûte cher. Pas juste en valeur. Mais aussi en énergie. L’économie des ressources. Ça commence à la source. Charité bien ordonnée. Il ne faut pas l’oublier. C’est humain d’aimer. Mais c’est une nécessité de se prioriser. Facile à dire. Je le sais.

L’industrie du mini.

Minimalisme. Hygge. Zéro déchet. Ils sont en bonne compagnie. Ce sont tous des beaux concepts. Jusqu’à ce qu’il nous fasse perdre la tête. C’est beau le fait main. Le cozy. Le recyclé. Le récupérer. Mais il faut savoir additionner. À trop en donner on se retrouve dans le rouge. Bien avant le compte de Visa. L’équilibre c’est un peu de ci. Et un peu de ça.

Tirer le bon numéro.

On a choisi. Il y a quelques années. De se réserver. Entre nous. Papa, maman et petits. Une date. Un moment. Chez nous, c’est Yule. Le solstice. Là où la lumière renaît. Là où on voit le chemin reprendre. Le bout du tunnel qui s’annonce. Les possibilités qui germent. Chez nous, c’est le 21. Un temps d’arrêt. Avant les partys de famille. Avant que ça fourmille. Une bouffée d’air. Frais comme le dehors.

Signifier.

C’est le jour signifiant. Celui qui a du sens. Chez nous. Pour nous. Celui qu’on a décidé de désirer. De marquer d’un X. Un trésor à chasser. Un peu à la fois. Celui dont on a tracé le parcours. Avec coeur. Avec amour. Pour eux. Pour être avec eux. Parce que c’est trop facile d’oublier. De passer tout droit. De se laisser entraîner. On voulait du signifiant. On y met du temps.

Avant.

J’aime les rituels. Ces petites routines. Rythmées. Sensées. Magiques. J’aime le fait qu’elles s’imprègnent. Doucement. J’aime leurs incrustations. À coups d’odeurs. De saveurs. De douceurs. Et c’est ce qui nous inspire. Pour créés notre avant. L’Avent qui prend par la main. Qui nous entraîne sur son chemin. Teinté d’hier. Annonciateur de demain. Avec ses surprises.

Cadeau.

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Calendrier de l’Avent 2017 à colorier

Cette année. si le coeur vous en dit. On vous invite dans notre bateau. Ou notre traîneau. À vous de choisir. Peu importe. On vous donne notre calendrier de l’Avent à colorier. 1 coloriage par jour. du 1 au 21. Mais pas seulement ça. Il y aura des recueils d’activités qui suivront. 3 cycles. 3 étapes. Que nous aimerions partager avec vous. Parce que le village est tellement beau. Parce qu’on aimerait partager. Et que vous nous montriez un peu. Juste un peu. De ce que en ferez. Quotidiennement. Hebdomadairement. De façon continue. Ou totalement décousue. On s’en fout. On vous veut juste avec nous. Pour finir l’année. Et pour se préparer à recommencer.

C’est ici. Format standard ou régulier. À imprimer. À votre goût. Faites-nous signe si vous vous lancez.

Crayons à colorier

À vos crayons

 

(J58) 150 ans

C’est aujourd’hui.

On l’a vu venir. On en a entendu parler. On s’est questionné. C’est aujourd’hui. Le Canada a 150 ans. C’est plus ou moins vrai. Plus ou moins faux. C’est vieux. Mais pas tant. Assez vieux pour oublier. Trop jeune pour ne pas se souvenir.

Célébrer.

On aura beau dire. Tergiverser. Critiquer. Mettre en doute. Nier. Débattre. Le temps est venu. De célébrer. De prendre le temps. De s’arrêter. De se visiter. De se découvrir. Pour vrai. De profiter de ce que l’on a de plus beau. De plus grand. De nos gens. De notre environnement. De célébrer le beau. Le bon. Le lourd sera là encore demain. Ne vous inquiétez pas. De grandes batailles nous attendent. Faites le plein pendant qu’il est encore temps.

Faire le tri.

La monarchie. La démocratie. Notre terre qui se décrépit. Les Premières Nations qu’on oublie. Les raisons sont là. En bon nombre. Pour pleurer. Pour se décourager. Pour rager. Mais pas aujourd’hui. Chaque chose en son temps. Et avant de partir au front. Ou de reprendre la route. Il est bon de se rassembler. Pour se parer le cœur. Et la tête.

C’est de valeurs.

Car c’est de ça dont il est question. De ce qui fait parti de nous. De ce qui nous représente. De ce qui construit le tableau de ce pays auquel nous appartenons. Au-delà des races. Des langues. Des religions. Que vous y soyez nés. Que vous l’ayez quittez. Que vous l’ayez choisi. C’est le temps de faire rayonner. Non pas une nationalité. Mais plutôt une vision partagée. Et ça. Ça transcendent les allégeances. Ça ouvre des cœurs. Et ça peut mener vers l’impossible.

Nos vœux.

Alors. En ce jour festif. Rappelons-nous. D’où nous venons. Qui nous sommes. Mais surtout où nous allons. Allons à la rencontre. Des gens qui nous entourent. De l’immensité de notre nature. De la grandeur de notre culture. Apprenons quelque chose. Et transmettons un peu de vous. 

Notre cadeau.

Voici notre cadeau. Un de nos éléments festifs d’aujourd’hui. Et on vous livre notre secret. En espérant que vous l’aimerez autant que nous.

Queues de castor citronnées à l’érable et à la canelle 

Queues de castor citronnées à l'érable et à la canelle

Queues de castor citronnées à la canelle et à l’érable

1/2 tasse de lait d’amande tiédi
1/4tasses d’eau 

8g ou 2.5 c. à thé de levure sèche

2 c. à soupe + 1 c. à thé de sirop d’érable

2 c. à soupe de beurre fondu

1/2 c. à thé + 2 c. à soupe de canelle

1/2 c. à thé de sel de mer

1 oeuf

2 1/2 tasses de farine de blé 

1 citron

1 tasse de sucre

– Faire gonfler la levure dans l’eau et le lait avec 1 c. à thé de sirop d’érable.

– Ajouter le reste du sirop d’érable, le beurre fondu, la canelle, le sel et l’œuf.

– Ajouter la farine et mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse, non collante.

– Pétrir 6 minutes au robot ou 10 minutes à la main.

– Laisser doubler 1 heure. Séparer en 8 parts et abaisser. Laisser reposer 30 minutes couvert.

– Frire 30 secondes de chaque côté dans une huile à 350F.

– Arroser de jus de citron. Saupoudrer du mélange sucre-canelle.

(J57) Sauve qui peut

Il était une fois.

Il était une fois une maman. Il était une fois une famille. De trois enfants. Bientôt quatre. Il était une fois un ventre qui grossissait. Un utérus en mode BabyHouse. Il était une fois une petite fille. Curieuse de ce qui se tramait. De ce qui se transformait. Devant elle. Mais derrière des portes closes à la fois. Il était une fois une famille ordinaire. Qui se préparait à l’extraordinaire.

Bedon de laine, bedon rond.

Et puis j’arrondissais. Je devenais de plus en plus évidente. Difficile à manquer. Le projet se concrétisait. Tranquillement. On se préparait. Et on préparait les enfants. On voulait une épopée familiale. Un happy ending à notre image. À l’image de ce vers quoi nos rêves soutendent. Une grande finale. Une grandiose symphonie. Ça aura été autre chose. Mais j’y reviendrai. Sûrement. Quand ce sera le bon moment.

Introduction.

Bref. On jasait. Les enfants posaient des questions. On tentait de les laisser diriger les conversations. Pour répondre à leurs interrogations. Pour apaiser leurs inquiétudes. Pour qu’ils se sentent impliqués. Parce qu’on les voulait ainsi. Impliqués. On les invitait à suivre le parcours. On leur faisait des comptes-rendus. On y allait au gré de leurs envies. Dans le plus grand respect de leurs limites. On les incitait à créer le contact. Avec le futur membre de la famille. Doucement. En lui parlant. Le touchant. L’écoutant.  On entrevoyait un germe de lien. On se délectait de cette naissance qui s’effectuait sous nos yeux. Celle de la fratrie qui nous faisait rêver. On était aux anges.

Bébé de famille.

Puis il y avait Aster. La petite dernière. Sur qui on portait une attention particulière. Parce que fragile comme le verre. À cause d’un sevrage forcé. Imposé. Mais nécessaire. Pour mon équilibre. De femme. De mère. À cause de ce qu’elle est aussi. Tout simplement. On l’entraînait dans l’aventure. Prudemment. Conscients des défis que la situation lui imposait. En lui permettant de rester à l’écart. Au besoin. Et en l’accueillant avec une joie immense. Le reste du temps.

Puis.

Le temps est venu. Pas comme on avait prévu. Pas de la façon qu’on l’aurait voulu. Malgré la visualisation. Malgré les préparatifs. Et tout le cœur qu’on y avait mis. Ainsi va la vie. L’expérience en famille n’aura pas eu lieu. Malgré notre bonne volonté. C’est douloureux. Mais ce fût pour le mieux. C’est ce que la tête finit par comprendre. Pendant que le corps guérit. Et que le cœur se donne du temps. Pour digérer. Cicatriser.

5H48.

Il était 5H48. Quand bébé est arrivé dans mes bras. Quand enfin nos yeux se sont croisés. Dans un fragile équilibre. De douceur et de froideur. Dans une atmosphère à l’image des émotions. Qui nous envahissaient. Nous submergeaient. On aurait voulu que ça se passe en équipe. Que les présentations soient futiles. Superflues. Mais il fallait faire avec ce que la vie nous offrait.

Ciao. Bye.

Quitter. C’est tout ce qu’on voulait. Quitter. Pour rentrer. Se retrouver. À l’endroit où nous nous devions d’être. Entourés de ceux qui nous sont le plus chers. Retrouver la famille. Pour que l’équipe soit complète. Pour s’unir. Dans l’intensité du moment. Après des jours d’incertitude. De déception. Pour reprendre pied. En s’appuyant. Les uns sur les autres.

Toc. Toc. Toc.

6H. Il aura fallu attendre 6H. Une éternité. Dans les circonstances. Puis on l’a eu. Le fameux OK. Timide. Forcé. Hésitant. Mais on l’a eu. On a emmitouflé bébé. On a pris la route. Puis on est arrivés. Soulagés. Essoufflés. Fatigués. Fébriles. Mais heureux. Au travers de tout ça. On était surtout heureux. On a pris soin de cogner à la porte. Comme se doit de faire tout invité. Parce que ultimement. On avait quelqu’un à présenter.

Rencontre.

Et la porte s’est ouverte. Et on est entrés. On a déposé la coquille au sol. Pour faciliter le contact. Hélios s’est approché. A salué bébé. Mais pas d’Aster. Ma petite qui m’avait tant manqué. Elle ne venait pas vers moi. Ni vers le bébé. Qu’elle chérissait. Quelques jours auparavant. À travers moi. Puis je l’ai aperçue. Foncer comme une fusée. Pour aller se cacher.

24H.

Et ce fût ainsi. Durant 24H. 24 longues heures. Où elle s’est retirée. Où elle refusait mon contact. La proximité avec bébé. La nouvelle réalité. Qu’elle se faisait imposer. 24H d’impuissance. À ne pas pouvoir la réconforter. Car après tout. J’étais à l’origine de ce qui la troublait. Ce bébé qui venait tout chambouler. Une longue journée. Où j’ai oscillé. Entre la reconnaissance envers la vie. Pour cet autre miracle de la maternité. Et l’impuissance. Devant ma petite en désarroi. Face à un si grand changement.

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Trouver l’équilibre ensemble.

Abracadabra!

Puis tout s’est placé. Comme par magie. En toute simplicité. Il aura fallu une sortie. Puis une entrée en scène. Différente. Où Aster était a l’honneur. Où elle revêtait un nouveau rôle. Il aura fallu qu’elle soit celle qui s’intègre à l’environnement de son nouveau petit frère. Et non le contraire. On aurait pû y penser. Vaut mieux tard que jamais. La suite s’est déroulée plus rondement. On a recommencé à respirer. Graduellement. Et à espérer. Que nos rêves de famille allaient se réaliser.

Retour du balancier.

Les jours se suivent. Les choses se placent. Nous sommes satisfaits. De ce qui a été fait. De comment on l’a fait. Nous somme fiers d’avoir fait confiance à la vie. Mais surtout à nos enfants. De leur avoir fait cadeau du temps qu’ils nécessitaient. D’avoir pris la voie de la patience. Et surtout de la confiance. De la résilience. Il nous reste encore beaucoup  à apprendre. Surtout au niveau de l’équilibre. De l’ensemble. Et des individus qui le composent. C’est un défi de taille. Qui n’a comme égal que le bonheur. D’avoir enfin cette famille. Dont j’ai tant rêvé. Mais on y parvient. En se ressourçant. À travers les enfants. À travers les victoires. En les voyant. S’aimant. S’entraidant. De temps en temps. Entre deux séances de picossage. C’est inévitable.

(🚸) Les voyages forment la jeunesse

« Dans le cadre d’un projet commun initié par Julie (Maman escargot), je me suis jointe à d’autres parents-éducateurs blogueurs afin de témoigner de mon expérience de scolarisation à domicile. Le thème proposé: Ce que la scolarisation à domicile représente pour vous (votre famille, vos enfants), ce que ça vous apporte et comment vous le vivez au quotidien. »

Un jour.

Je ne me souviens pas trop du moment précis. De l’instant où l’idée a germé? Où l’élan de folie a pris forme. J’ai plutôt l’impression que c’était ce qui devait être. L’école-maison ne s’est pas imposée dans notre vie. Elle a été la suite. Logique. De ce qui avait été. Et elle allait teinter ce qui allait s’offrir à nous. Par la suite.

Point de départ.

Si vous nous avez déjà lu vous savez. Vous savez que j’ai eu mon premier fils assez jeune. Je suis devenue adulte en devenant mère. Et nous avons grandi ensemble. Pas à pas. Tour à tour, j’ai enfilé les rôles. Constamment maman. Mais ponctuellement étudiante. Puis travailleuse autonome. Nous nous sommes habitués à une routine à deux. Nous sommes devenus une équipe. Des compagnons de voyage.

Planifier.

Donc. Rien n’a réellement été planifié. Nous sommes partis à l’aventure. Simple de même. Pas toujours en fait. Mais pour commencer du moins. Sans trop savoir où on s’en allait. Ni où ça allait nous conduire. Ni combien de temps on serait sur la route. C’est sûrement dû à la candeur de la jeunesse. Mais ce fut merveilleux.

La route.

Le voyage aura été riche. Ponctué de paysages splendides. De rencontres enrichissantes. D’expériences confrontantes. On aura vécu des moments de doute. D’incertitudes. On aura escaladé des montagnes. Mais on aura tout traversé ensemble. Comme l’équipe que l’on était. Et on en ressort forts. Comme jamais je ne l’aurais cru.

Faut pas se leurrer.

Il y a eu des jours de tempête. Des orages. Et des grands vents. Des moments d’attente. Des impressions d’immobilité. Des ruelles sombres et lugubres. Des douaniers zélés aussi. On en a vu de toutes les couleurs. Mais au final. Ce que j’en retiens. Ce sont les arcs-en-ciel. Qui ont toujours suivis. Juré. Craché.

Terminus.

Ce premier voyage est fini. Du moins presque. Du moins avec moi. Mon fils prend une autre route. Qui lui appartient. Et je sais qu’il saura se repérer. J’ai confiance. Je l’ai vu grandir. Tomber. Se relever. Il ira loin. Aussi loin qu’il le souhaitera. Et j’en suis émue. Et fière. Et un brin nostalgique. Quand je pense école-maison, c’est ce qui me vient en tête. Instantanément.

Tout le monde ne descend pas.

Et nous y voilà. Nous reprenons la route. Avec un nouvel équipage. Cette fois nous sommes deux capitaines. Évidemment, tout est à refaire. Rien n’est acquis. Parce que l’équipe a de nouveaux rêves. D’autres besoins. Elle a ses forces. Et ses faiblesses. Et un vécu. Indépendant. Et collectif. Ce n’est pas négligeable.

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Revenir et repartir

Voir du pays.

Le plus beau dans tout ça. Ce qui fait qu’on a le courage de reprendre la route. Ce qui fait qu’on a l’énergie de s’élancer à nouveau. Dans le vide. C’est…indescriptible. Décevant de même. Je ne saurai jamais ce que l’on serait devenus. L’allure que notre famille aurait prise. Si on avait choisi de vivre autrement. Mais je sais que j’aime ce que nous sommes. Tellement. Et que j’ai envie que l’on continue. De découvrir. De foncer. De vivre. Ensemble. Je veux voir mes enfants se construire. Devenir et être. Ce qu’ils sont réellement. Sans pression. Ni jugement. Parce que je sais aujourd’hui. Je sais que c’est de cette façon qu’ils seront à leur meilleur. Et qu’ils toucheront au bonheur. Et qu’ils auront envie de le partager. Avec d’autres. Inévitablement.

Lever l’ancre.

Nous repartons donc. Sous peu. Vers de nouveaux horizons. Fébriles. Devant l’inconnu. Mais forts. Et confiants. D’être ensemble. C’est le plus beau. Quel chemin prendrons-nous? Je ne sais pas. Pour combien de temps serons-nous du voyage? Je ne sais pas plus. Ce que je sais? Je sais que j’en sortirai grandie. Et que ce sera le cas pour tout le monde. Je sais que le voyage sera une aventure. Marquante. Formatrice. Enrichissante. Pour tous. Jeunes et moins jeunes.

Et.

Avant de mettre le point final. Avant de clore. Laissez-moi vous souhaiter bon voyage. Peu importe votre destination. Peu importe avec qui vous partez. Prenez le temps de le vivre. Et de vous laisser imprégner. Et si l’école-maison vous interpelle. Si vos pas vous y mènent. Préparez-vous à vivre. De grandes émotions. De grandes réalisations.

(J56) Mea Culpa

Contexte.

Juste pour vous situer. Parce que c’est là que j’en suis rendue. À la presque fin. Ou au presque début. Je ne saurais trop vers lequel pencher. Bref, 39-2 semaines dans la bedaine. Avec ce que ça entraîne. De bouleversements. Physiques. Hormonaux. De doutes. De questionnements. D’impatience. Et, disons le. De sérénité aussi. Quand même!

Le début de la fin.

C’est à peu près là. Où je me situe. Parce que cette grossesse tire à sa fin. Mais également parce que ce sera la dernière. Ne vous détrompez pas. Le deuil est assumé. Et serein. J’ai l’impression d’avoir donné le meilleur de moi-même. Du moins de ce côté. J’ai l’impression aussi d’y avoir vécu ce que j’avais à y vivre. J’en ai profité. Pour grandir. Pour aimer. Pour m’apprivoiser. Pour découvrir. Pour me découvrir. Pour me situer. Et me projeter aussi. Bref, je crois vraiment en avoir retirer énormément. Mais ce temps est maintenant presque chose du passé. Après 4 grossesses. Je me sens extrêmement choyée.

Nouveau chapitre.

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Je n’ose même pas penser aux nombre de chapitres qu’il a conclus. Aux nombres de pages tournées. Mon arrière-grand-père avec les plus jeunes des 4 générations qui l’ont suivi.

En même temps. C’est un peu bouleversant. Ça signifie tourner une page. Et en démarrer une autre. Bien entendu. Une autre page encore vierge. Et même si l’appel se fait sentir. Je suis encore hésitante. Ou peut-être que je suis plus consciente. Tout simplement. Il faut dire que le dernier chapitre représente toute ma vie d’adulte. Jusqu’à  aujourd’hui. 17 ans de vie. C’est pas rien. Je sais désormais que le prochain chapitre verra rapidement mon premier bébé devenir adulte. À son tour. C’est un chapitre annonciateur de nouveaux cycles. Ça fait un peu peur tout ça.

J’y pense.

Quand j’y pense, j’ai le vertige. Tout se bouscule. Tout s’emmêle. S’embrouille. Par ici. Par là. Bref, j’entrevois les grandes lignes. Et c’est enivrant. Et inconfortant. Je me demande parfois si je suis la seule à vivre autant de dualités.

Je n’ai pas peur du quotidien. De relever des défis. De foncer vers de l’inconnu. Ce n’est pas ça. C’est autre chose. Difficile à décrire. À écrire. De l’ordre du ressenti. De l’intangible. L’impression d’être sur la corde raide. Surplombant la frontière entre l’espoir. Et la fatalité. En souhaitant ardemment garder confiance. Et surtout en ne voulant pas se faire tester par la vie. C’est probablement un peu hormonal. Mais peu importe. Il faut que l’avancée se poursuive. À une bonne cadence. De façon régulière. Car c’est le meilleur moyen de garder le cap. Et de maintenir l’équilibre.

Constat.

Outre les doutes. Outre les questionnements. Clore un chapitre entraîne son lot de constats. Inévitablement. Des mises au point. Nécessaires. Plus souvent qu’autrement. Et dans l’ensemble, je suis assez fière. Du chemin parcouru. Des obstacles surmontés. De la confiance acquise. Mais il y a place à l’amélioration. J’en conviens. Pour la suite. J’espère avant tout être à la hauteur. De quoi? On verra bien ce que la vie proposera. Mais en attendant. Je tente de prendre du recul. De voir le portrait dans l’ensemble. Sans filtre. Ni recadrage. La vie ce n’est pas Instagram. Il ne faut pas l’oublier.

Effort soutenu.

Le quotidien est la chose la plus exigeante du monde. Du moins, pour moi. C’est aller rêver sur Pinterest de la parfaite cuisine organisée. Se retrouver dans la sienne après le passage de 3 enfants éternellement affamés. Et se dire qu’on aurait dû lâcher l’écran bien avant. Si vous saviez tout ce qui se produit dans notre cuisine en 10 minutes! C’est monter un projet scolaire étoffé. Sur un sujet qui passionne notre enfant. Et le voir s’en désintéresser. Au moment où. On s’apprête à lui présenter. Et tout recommencer. C’est se lever à 4:30AM. Pour essayer de passer un peu de temps avec son chum. Et pour travailler un peu. Et déclencher le détecteur de fumée en se faisant un café. Misère! Et c’est aussi tout ce qui tourne autour de nous. Tous ces satellites qui influencent notre vie. Directement ou indirectement. C’est gens qu’on aime et qui vieillissent. Ou sont malades. Ou tristes. À qui ont fait une place dans notre vie. Avec tout notre cœur. Et les meilleures intentions du monde. Même si ça bouleverse les plans.

Mea Culpa. Je ne suis pas la plus organisée. Ne vous détrompez pas. Je suis pleine de bonne volonté. Mais ciel que je trouve ça difficile. De tout coordonner. De tout conjuguer. D’insérer l’imprévisible dans la routine. Je voudrais prendre soin de moi, des enfants, de mon couple, des animaux et de la maison. Avoir plus de temps à investir sur ma carrière et faire plus d’activités avec les enfants. En famille. Je voudrais que mes enfants se réveillent chaque matin à l’odeur du pain frais et passer des heures à leur lire des histoires chaque soir. Mais il faut apprendre à laisser-aller. Un peu. Ici et là. Pour qu’à la fin on sente un équilibre. Individuel. Et familial. Du moins momentanément. Car. Entre vous et moi. La culpabilité ne fait pas avancer. Malheureusement.

Focus.

C’est un peu aussi la raison de ce blog. Qui va. Par ci par là. Dans les différentes sphères de notre vie. Sans s’attarder. Plutôt en survolant ce qui nous tient à cœur. En répertoriant ce que nous aimons par-dessus tout. En concrétisant ce qui nous rend le plus heureux. Le plus fiers. Et ce qui fait de nous qui nous sommes. À travers le temps. C’est un peu notre Vision Board familial. Intemporel. Avec beaucoup de mots. C’est ce qui nous donne la force de patienter. Quand on a l’impression que la vie nous maintient. Immobiles. Et celui qui nous redonne l’énergie d’avancer. Quand les obstacles se dressent.

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Un clin d’oeil à mon grand. Celui avec qui tout a commencé. Celui avec qui je suis devenue adulte. Celui avec qui j’ai bravé vents et marées. Celui qui s’apprête, aujourd’hui, à devenir adulte. À son tour.

J’imagine.

J’imagine que c’est ça la vie. Regarder devant. Avoir un peu peur. Avancer quand même. Que les pas soient hésitants. Ou assurés. Juste garder le cap. Par espoir. Par curiosité. Par volonté d’aller plus loin. De risquer.

J’imagine que c’est ça la vie. Changer de trajet. Et accepter que d’autres prennent un autre tracé.

J’imagine que c’est aussi ça la vie. Prendre de l’expérience. Gagner en assurance. Devenir plus téméraire. Ou simplement plus confiant.

En fait. J’imagine que la vie est bien plus le résultat de ce que l’on est. Et des traces que nos pas auront laissées. Que de ce que nous ne sommes pas. En fait. Je l’espère.