C’est parti!

1er décembre.

Bonjour décembre. Dernier droit. Fin de cycle. En mode préparation. À effectuer un tournant. J’en ai besoin. J’en ai envie. C’est une question de survie. 21 jours. 3 semaines. Pour prendre conscience. Faire le ménage. Trier. Épurer. Nettoyer. Polir. Regarnir.  Laisser le passé passer. Laisser demain entrer. Par la grande porte.

Calendrier.

Le calendrier marque le temps. Le temps qui passe. Le temps qui marque. Le temps qui craque. Le temps qui recolle. Le calendrier de l’avent c’est différent. On ferme le temps. On fait place au suivant. L’annonce du solstice. En guise de prémisses. À travers lui. La lumière rejaillit. Revient à la vie.

IMGP1637

21.

Notre Avent est différent. 21 jours. Parce que c’est la fin. Parce que le cycle automnal y prend fin. Parce que qu’avec l’hiver. Tout est ouvert. Je tiens à refermer. Derrière nous. Le passé. Beau. Comme pas beau. Le présent est le plus important. Donc 21 jours. Remplis d’amour. Remplis de détours. Pour s’assurer. D’avoir vraiment fait le tour. 21 jours. Pour reprendre le rythme. Pour reprendre notre souffle. Les racines confinées. Dans un sol gelé. Ce n’est pas le temps de bouger. Mais de visualiser.

Embarquez-vous?

Embarquez-vous? Avec nous. Le chemin ne sera pas le mien. Vous en ferez ce que vous voulez. Mais si le coeur vous en dit:

  • il y a un dessin à télécharger par ici
  • il y aura des activités au jour le jour ici.
  • il y aura un #yulejourney2017 pour partager
  • Il y a un album Pinterest pour compléter

Que ce soit pour vous inspirer. Pour nous inspirer. Pour nous montrer. Pour participer. On vous souhaite la bienvenue. On est honoré. De vous accueillir. De se laisser envahir. Par l’énergie. Par de l’amour en gros débit.

En venir au fait.

Jour 1. L’avez-vous repéré? En haut. À gauche. De belles bougies. Lumineuses. Chaleureuses. Des flammes. Qui éclairent les âmes. Ça commence bien. Ça éclaire le chemin.

Mettez-y des couleurs. Selon votre humeur. La beauté du papier. Rien n’est fixé. Rien n’est prédéterminé. Tout est dans le laisser-aller. La liberté. Et la possibilité. De se la donner. Prenez-votre élan. Et pourquoi pas le faire avec vos enfants?

Suggestions d’activités.

En ce Yule voyage. Pourquoi pas regarnir les bagages. De nouveaux souvenirs. De pages à parcourir. Alors. Aujourd’hui. Chez nous. Nous allons faire des bougies. Toutes simples. Un peu de cire ici. Quelques mèches par là. Des contenants. Qu’on ne prenait pas. Et le tour est joué. Rien ne sert de courir. Mettre un hold. Mettre un baume. Laisser fondre. Permettre de remodeler. Le passé. L’image est là. Forte. De toutes les possibilités. Qui ne sont pas figées. Que l’on peut réutiliser. Que l’on peut récupérer. Pour s’éclairer. Pour s’allumer. Pour illuminer. Le chemin. Parcouru. Ou inconnu.

À propos.

Nos chandelles. Elles sont de cire. Je tiens à l’écrire. C’est un choix. Parce que la cire contribue. Elle vient assainir. Apaiser. Embaumer. Elle vient purifier. Désencrasser. L’air qui est respiré. C’est un choix. Bien à vous. Mais l’essayer. C’est l’adopter. On en reparlera. En long. En large.

IMGP1632

Mettre des mots.

Et si jamais. Si jamais vous avez le temps. Voici une suggestion de lecture. Comme accompagnement. Comme divertissement. Matière à réflexion. Ce soir nous lirons Le Géant qui vola le Soleil et la LuneParce que les histoires réchauffent le coeur. Enveloppent la vie. Explique l’invisible.

À demain!

 

Publicités

(J55) La part des choses

Nous.

Nous sommes 6. Enfin. Presque. Dans les faits nous le serons vraiment d’ici quelques semaines. Mais pour les besoins de la cause, je dirai que nous sommes 6. Vous comprendrez rapidement pourquoi.

Le tribu.

Je disais donc. Nous sommes une famille de 6. 4 enfants entre 0 et 16 ans. Et deux parents évidemment. Travailleurs autonomes. Travailleurs culturels de sûrcroit. Ça fait qu’on prend de la place. Ça fait de nous ce que certains appellent une famille nombreuse. Ce que d’autres appellent des courageux. Ou encore des irresponsables. À chacun ses critères. À chacun sa vision. J’ai rien à redire là-dessus.

À la loupe.

Là où je veux vraiment en venir. Ce que j’ai envie de mettre en lumière. Ce qui occupe mon esprit depuis un certain temps. J’ai envie d’attirer votre attention sur une partie bien précise de notre réalité. Qui s’est transformée en objectif. Ou en processus. Ou en cheminement. Peu importe.

Tirer partie.

En tant que famille nombreuse, nous consommons. C’est évident. Nous répondons aux besoins de chacun. Et à certaines de leurs envies aussi. Parce que ça aussi ça compte. Mais nous nous engageons à le faire plus intelligemment chaque jour. À tout le moins, nous essayons.

Éduquer.

Nous avons choisi de voir la vie comme une occasion d’apprentissage. Et d’éducation. Nous avons fait le pari de prêcher par l’exemple. En espérant que le message se rende. Principalement à nos enfants. Nous avons voulu leur démontrer qu’ils ont un pouvoir. Qu’ils sont en mesure de s’exprimer. D’émettre des opinions. À travers chacune de leurs actions. Que leur rôle dans la société commence là. Car cette société, on veut la voir s’épanouir. S’adapter. S’enrichir. Car c’est assurément le leg le plus précieux que nous aurons à leur léguer.

Au-delà.

Nous avons voulu faire le pari que notre pouvoir va au-delà de l’argent. Au-delà d’un vote aux 4 ans. Au-delà de manifestations anonymes. Au-delà de pétitions. Nous avons choisi d’utiliser notre pouvoir de consommateurs. Car nous le trouvions significatif. Et plus que pertinent. Dans une société où la politique nous semble si inaccessible. Et où l’économie est souvent incertaine. Voire chambranlante.

Pas le choix.

Nous n’avons pas le choix. Nous devons manger. Se loger. Se vêtir. C’est un minimum. Alors nous avons fait le pari d’en tirer parti. Comment? Voici quelques exemples. SI vous voulez emboîter le pas, passez par ici!

Alimentation.

  • En achetant local. Le plus possible de saison. En favorisant les producteurs à petite échelle. Qui ont misé sur des cultures diversifiées. Qui prennent soin de leur terre comme d’un trésor. Plutôt que de l’exploiter. Gens de Québec, vous connaissez le Marché de proximité?
  • En s’engageant envers un producteur à l’avance. De façon à minimiser son endettement. À lui offrir un revenu garanti. À nous permettre un contact de qualité avec lui. Disponible sur Ma Ferme ou Équiterre.
  • En priorisant les aliments biologiques et équitables. Pour notre santé. Et celle de la Terre. Et des travailleurs.
  • En minimisant les produits d’importation. Car le transport de tout ça entraîne lui aussi son lot de conséquences.
  • En diminuant notre quantité de viande. Car c’est énergivore la production animale. Lisez ça!
  • En optant pour des solutions d’achat en grosses quantités ou carrément zéro déchet. Comme proposée par Nous Rire ou Prana.
  • En cultivant. En cuisinant. En transformant les surplus.

Acheter sans emballage

Vêtements.

  • En achetant le minimum. Ça évite les piles de lessive à n’en plus finir. Et ça prend moins de place dans les tiroirs. On mise sur la qualité. Et la neutralité. Surtout pour les petits qui grandissent vite.
  • En ciblant des entreprises et des artisants locaux. On a alors plus de chances que ce soit adapté à notre réalité. Vous savez, l’hiver québécois! Même chose pour les jouets, en passant.
  • En priorisant les fibres végétales biologiques. Par soucis pour la terre. Les travailleurs. Et notre peau.
  • En visant la qualité comme objectif premier. Ce sera plus cher. Je vous l’assure. Mais je préfère payer une fois plutôt que deux. Ou trois.
  • En n’oubliant pas de visiter les frippes. Ou de faire des échanges entre amis. Et de donner ce qui ne fait plus.
  • En utilisant des couches lavables. Il y en a des bios. Faites au Québec. Pour tous les goût. Au moins quand vous êtes à la maison. C’est meilleur pour la peau de bébé. Pour la planète. Et pour le porte-feuille.

Logement.

  • En minimisant notre consommation énergétique. Ici, on a dit adieu à la sécheuse. Et le lave-vaisselle devrait suivre. Bientôt.
  • En fabricant ses propres produits nettoyants. C’est plus souvent qu’autrement vraiment simple.
  • En minimisant ce que l’on possède. C’est pas facile dans notre cas. On y va une étape à la fois.
  • En diminuant sa quantité de déchets. Par le recyclage. Le compostage. L’achat responsable. En évitant le gaspillage.
  • En recherchant les opportunités coopératives. Où l’individu membre à plus d’influence.

Autres.

  • En prévoyant. Transport. Vacances. Tout peut être fait de façon plus sensée. Et sensible. Il y a toujours place à l’amélioration. J’en suis convaincue.
  • En éduquant. Lire des étiquettes, c’est un investissement. S’impliquer, c’est prendre concsience d’une réalité qui est celle d’un autre. Tout ça fait de nous de meilleurs citoyens. Plus emphatiques. Mieux engagés.
  • En priorisant la santé. C’est pas mal plus simple qu’on pourrait le croire. Pas mal plus accessible que les promesses retrouvées sur les flacons de pharmacie.

Ça commence tôt.

Nos choix de vie s’articulent donc à partir de la base. Des essentiels. Auquel s’ajoute le travail. C’est notre réalité de travailleurs autonomes. De travailleurs culturels. Mais ça. C’est une autre histoire. Tout c’est choix ont des coûts. Tantôt en argent. Tantôt en temps. Parfois on économise. Mais toujours on investit. C’est ça la magie.

Petit train.

C’est tout une entreprise. Ce sont des changements qui s’effectuent dans le long terme. Au fil des prises de conscience. Des découvertes. Cette responsabilisation individuelle et familiale s’articule lentement. S’insère graduellement dans une société. Elle aussi en mouvance. En changement. Écologiques. Politiques. Économiques. Sociologiques.

Parallèlement aux prises de conscience, il faut apprendre à faire. Se donner des chances. Découvrir comment faire plus simple. Parce que la vie est déjà assez compliquée. Déjà assez occupée. Il faut accepter de mettre certaines choses de côté. Pour avoir le bonheur de faire des découvertes insoupçonnées.

Au final.

Nous sommes fiers. De ce que nous sommes. En tant qu’individus. En tant que famille. Je suis fière de voir mes enfants grandir avec cette réalité. Cette conscience de l’autre. Et de demain. Est-ce que tous ces beaux concepts ont de mauvais côtés? Malheureusement oui. Est-ce que certains sacrifices me font un peu mal parfois? Assurément. Parce que je rêve de plus. Plus de simplicité. Plus de calme. Plus d’autosuffisance. Parce que j’ai parfois l’impression d’être au mauvais endroit. Mais c’est alors que je me retourne. Que je vois mes enfants. Curieux. Impliqués. Et tellement plus conscients que je l’étais. À leur âge. Et bien plus tard. Et je reprends espoir. Et je reprends mon souffle.

 Je vous laisse avec ce que Papa Bee pense de Maman Bee. 😉

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB


 

(J42) Tape la galette!

Sentir.

Vous l’avez senti vous aussi? Ce vent frisquet sur la peau. Cette odeur de pluie. Ce ralentissement après la frénésie de la rentrée. Cet équilibre qui cherche à reprendre le dessus. Après les canicules. Après les vacances. Parfois épuisantes. Vous l’avez senti cet automne qui prend discrètement sa place? Nous oui. Oh! Bonheur qu’il soit enfin là!

Le goût.

Moi, l’automne me donne des envies. De cocooning. De sorties en nature. J’ai envie de sortir confortablement emmitoufflée. Et j’ai envie de rentrer à la maison la nature qui se prépare à dormir. J’ai envie de plats mijotés le soir. Et de collation au parc en après-midi. J’ai envie de tout avoir. L’automne pour moi c’est le meilleur des deux mondes. Le beurre et l’argent du beurre. Je le veux et je l’aurai.

Avant.

L’avant hiver. Peut-être. Mais c’est un super avant. Un temps qui est un don à soi. Ranger et nettoyer la maison pour l’habiter beaucoup. La désencombrer des poussières de l’été. Lui redonner ses lettres de noblesse. Lui rendre son titre de foyer familial. Home sweet home. Au programme:

Un grand ménage aux huiles essentielles. J’ai fait le plein de Dr. Bronner’s. Au pin pour les planchers, à l’orange pour la cuisine et le salon, à la lavande pour les chambres à coucher et à l’eucalyptus pour la salle de bain. À chacun ses arômes et le mélange est juste parfait. Ça sent chez nous!

Les savons. À lessive. Dentifrice. Shampoings. De corps. Les réserves se créent tranquillement. Vive le romarin et le pollen.

Le Tétris de l’ameublement. On déplace. On replace. On essaie de se créer un petit monde adapté aux besoin de chacun. De chacun qui a grandi durant l’été. De chacun qui s’est mis de nouveaux objectifs en tête. De chacun qui a besoin de son petit coin de paradis. Et de tranquilité. Et un petit coin où on peut se retrouver. Juste nous. Sans flafla.

Le congélo qui crie famine. Après l’été et la course. Les collations fruitées sur le pouce. Les crudités-trempette à la sauvette. C’est le temps de sortir le cul-de-poule géant de grand-maman et d’expérimenter des nouveautés. Des biscuits à coup de douzaines. Des pâtés et des pains qui donnent faim. C’est le temps des commandes de fruits secs et de noix. C’est le temps de remplir les dépenses. Maintenant que l’abondance est sur son déclin et que l’on peut y mettre plus de temps.

Cadeau.

Je vous donne ma recette (toute neuve!) de galettes à grignoter au parc ou à la maison. Bonnes au déjeuner ou comme en collation. Sans prétention. En solo ou avec un verre de lait. Ou encore un café. Ou concassée dans un yogourt. Elles sont sans limite. À vous de vous les approprier!

Galettes d'automne

Galettes d’automne

Galettes d’autome

3/4 t. de beurre demi-sel

1/3 t. de cassonade

2 c. à table de miel

1 oeuf

1 c. à thé de vanille

3/4 t. de noix de grenoble hachées

1/4 t. de noix de coco non-sucrée

1t. de raisins secs

1 t. de farine tout-usage

1/2 c. à thé de canelle

1/2 c. à thé de bicarbonate de soude

3 t. d’avoine en gros flocons

Préchauffer le four à 350f et beurrer une grande plaque de cuisson.

Battre en crème le beurre, le sucre, le miel, l’oeuf et la vanille.

Tamiser la farine et le bicarbonate de soude.

Ajouter la canelle, les raisins secs, et les deux types de noix au mélange sec.

Combiner les deux appareils.

Ajouter les flocons d’avoine.

Façonner 24 boulettes avec vos mains et applatissez-les un peu (environ, rien ne vous oblige à sortir la balance non plus!)

Cuire 12-15 minutes à 350F, une douzaine à la fois.

Laissez-leur un temps de repos à la sortie du four pour leur permettre de prendre un peu de tonus. Elles sont comme moi en été. La chaleur les ramollies.

Sur ce.

Bon automne. Profitez-en pour retrouver votre équilibre. Pour vous redonner une routine confortable et sécurisante. Reprenez votre souffle. Respirez. Dorlotez-vous et laissez-vous gâter. Et si le coeur vous en dit, suivez-nous sur notre facebook. Je vous y laisserai un petit cadeau aujourd’hui. Ne tardez pas, il n’est pas éternel!

(J40) À vos marques

Bonjour.

Hey oui! Ça fait tellement longtemps. Des lustres. J’en ai perdu le fil. Et la main. Et presque l’assurance de l’inspiration qui refait surface au fil du cliquetis du clavier. Mais je suis là. Comme ci. Comme ça. Vibrant au rythme des mêmes passions. Mais ayant appris beaucoup sur moi-même. Je suis là aujourd’hui beaucoup plus humble. Je suis là beaucoup plus consciente de mes limites. En respect de moi-même en fait. Je suis là plus honnête que jamais. Parce que de me cacher derrière mon masque de maman-éducatrice-artiste-travailleuse autonome-amoureuse-tralala m’a coûté plusieurs mois de ma vie. Parce qu’en fait j’ai bien cru y laisser ma vie.

1, 2, 3 go.

Je reviens. J’y suis. Un peu nouvelle. Un peu comme avant. Je reprends ma vie en toute conscience de mes limites. Un peu plus transparente. Un peu moins exigeante aussi. J’ai choisi d’alléger ma vie. J’ai choisi d’élaguer ce qui me ruinait le moral. Certains diront qu’on ne fait pas que  ce que l’on aime. Je dirai qu’en ce moment, je ne suis en mesure de faire que ce qui me fait vibrer. Utopique? L’avenir nous le dira.

Vivre.

J’ai dû réapprivoiser ma vie. Minute par minute. Puis heure par heure. J’en suis à profiter de journée entière. Quel voyage ce fut. Quelle leçon d’humilité aussi. Les tâches se sont accumulées. Certaines ont été délaissées. D’autres déléguées. D’autres restructurées ou réapprivoisées. J’ai dû, et je dois encore, réapprendre à respirer, marcher, travailler. J’en suis venue à ne plus pouvoir lire. Encore moins écrire. Il n’y a toujours pas de diagnostique officiel. Mais l’énergie reprend de la force et c’est encourageant.

Choisir.

J’ai fait le ménage. J’ai épuré mon horaire. J’ai choisi de garder ce blog. Parce qu’il est mon exhutoire. Mon lien avec le monde aussi. Parce que vos messages sont une nourriture d’une valeur inestimable. Parce que j’aime ça. Tout simplement. Pourquoi chercher plus loin.

J’ai gardé l’école-maison dans ma vie. Pour être honnête, je me suis questionnée. Non pas tant sur mon désir de poursuivre. Plutôt sur mon aptitude à le faire. À la hauteur des exigences que nous nous étions fixées. Au départ. Avant que la vie ne me reprenne.

J’ai choisi de poursuivre le projet à la base de The Bees au-delà des déceptions. Car notre rêve nous a un peu filé entre les doigts au même moment où je perdais le contrôle de ma vie. Parce que cette maison de rêve en manque d’amour nous apparaîssait faite sur mesure pour nous. Parce qu’au-delà de l’immensité du chagrin et de la déception, il y a la résilience et l’apprentissage de l’acceptation du destin.

Le rêve qui ne sera pas réalité. La douleur encore vive dans les coeurs de notre famille. Mais qui guérit doucement.

Le rêve qui ne sera pas réalité. La douleur encore vive dans les coeurs de notre famille. Mais qui guérit doucement.

Revenir.

Je reviens donc. À la fois plus forte et plus fragile. Tantôt pareille. Tantôt changée. Des projets plein la tête et le coeur. Mais une volonté de raisonner l’irraisonnable afin de maintenir et, si possible, d’améliorer la santé et l’énergie. Je reviens donc avec ce même amour de l’éducation, de la famille, de la cuisine et de l’auto-suffisance qu’avant. Mais je reviens avec un amour débordant également pour la santé, le respect et la connaissance de soi, pour l’amour de soi et de nos proches.

Thebees_jour40_1_web

Des recettes à tester par les enfants.

À demain.

Je vous dis donc à demain. Et, je l’espère, à tout plein de jours qui suivront. Rebienvenue dans la ruche. Faites comme chez vous. Prenez ce qui vous va. Et laissez le reste aller où bon lui semblera.

Mélissa

(J36) Passer le flambeau

Un secret.

J’ai envie, aujourd’hui de vous partager un de mes secret. J’ai envie de vous livrer une des raisons de mon attachement si profond pour l’instruction en famille. J’ai envie de vous dévoiler une partie de ce qui me passionne, m’émeut et m’impressionne. J’ai envie de vous jaser de ce qui est, chez nous, la base immuable de l’éducation.

Instruction et éducation.

Chez nous, le lien est fort entre l’instruction et l’éducation. Le pas à franchir entre les deux est court. La frontière est pratiquement impalpable. Tellement qu’on s’y perd nous-même un peu. Je pense. Mais ça ne nous dérange pas vraiment. Ça nous plaît même pas mal. Au fond…

Au fond.

Ce que nous voulons pour nos enfants est qu’ils grandissent. De corps. De tête. De coeur aussi. Rien de bien original. Ça doit même être plutôt universel. Au fond, nous voulons les voir évoluer dans un équilibre qu’ils se construisent à chaque jour. Nous voulons les voir se développer en douceur. Le plus possible. Car la vie n’est pas toujours facile. Chez nous comme ailleurs.

Franchir les étapes.

En tant que parents, nous nous voyons comme des accompagnateurs de nos enfants. Nous leur proposons des routes, des moyens de franchir les étapes. Les obstacles aussi. Nous partageons, au quotidien, avec eux, les joies et difficultés qu’impliquent les voyages. Nous les réconfortons dans leurs peurs et leurs insécurités. Nous célébrons avec eux leurs victoires et dépassements. Mais. Je réalise que la fratrie est d’autant sinon plus importante parfois que l’accompagnement parental.

Frères et soeurs.

Mes enfants ne sont pas mes amis. Ils ne sont pas amis entre eux non plus. Ils n’ont pas à partager les mêmes intérêts ou les mêmes passions. Ils n’ont pas à se définir par leurs similitudes pour développer une appartenance familiale qui dépasse tout. Un lien dont la force me surprend et m’émeut. En tant qu’enfant unique j’éprouve parfois de l’envie pour cette relation encore jeune mais tellement forte que je vois se construire entre chacun de mes enfants. En même temps, je trouve très réconfortant de les voir veiller les uns sur les autres maintenant. En espérant que demain, l’image sera un peu la même.

Faire confiance.

C’est ainsi que jour après jour, j’apprends humblement à laisser aller, à déléguer, à faire confiance à mes enfants. C’est ainsi que jour après jour, le lien se renforcit, gagnant en solidité et en souplesse. En couleurs et en saveurs. Fonder une famille c’est aussi ça dans la ruche, c’est donner à chacun la chance de faire valoir le meilleur de lui-même et d’être supporter dans sa fragilité.

Ensemble.

Ensemble.

(J35) Je suis une mère à la mer

Hier.

Hier c’était jour de fête des mères. Jour de célébration du lien qui unit une femme avec ses enfants. Lien de celles qui font équipe avec les pères. Aussi. Liens de celles qui ont choisi de perpétuer une tradition. Une tradition de don de soi et d’amour, léguée depuis belle lurette par nombre de femmes avant elles.

Celle que je suis.

Je suis bien consciente que la maternité se teinte différemment chez chacune. Qu’elle colporte son lot de valeurs et douceurs variées selon qui nous sommes et la vie qui est nôtre. Je crois cependant qu’au-delà de ce qui nous différencie toutes et chacune, qu’au-delà de nos distinctions, il y a un peu de moi en vous. Et un peu de vous en moi. Je le crois. Sincèrement.

Celle que je ne suis pas.

Je ne suis pas celle que je croyais que je serais. Je suis parfois mieux que je pensais. Généralement pas à la hauteur. Alors que je m’attendais à atteindre une destination en devenant mère, je me suis plutôt retrouvée dans un long voyage. Un voyage où la tempête peut venir briser le calme. Alors que je croyais atteindre une contrée accueillante, en devenant mère, j’ai pris le large.

Regarder loin.

La maternité peut donner le vertige. Pour éviter de perdre le nord, je m’obstine à voir loin. Pour éviter de foncer dans les tempêtes, je lève souvent les yeux au ciel. Je me plonge dans l’infini et vers l’horizon car leur immensité pardonne. Contrairement aux détails et à la proximité. Avec le temps, j’entrevois mon voyage de maman pour la beauté de la route plutôt que de le voir comme un moyen d’atteindre la rive. Et c’est tellement meilleur. Pour moi. Pour mes enfants aussi.

Babord. Tribord.

Ma maternité s’est construite en plusieurs phases. Elle se façonne à chaque enfant qui se pointe dans notre vie. Elle se modèle en collaboration avec la paternité qui me complète au quotidien. Elle mûrit avec le temps et la confiance. Elle s’enrichit des rencontres et des expériences partagées. Ici et là, ma parentalité au féminin se pare d’atours que je n’aurais su imaginer ou même rêver. Et c’est là toute la beauté de la vie de parents.

Moussaillons.

Alors, merci à mes moussaillons de m’avoir donner la chance de prendre le large. Merci de m’avoir donner l’opportunité de me découvrir à travers vous. Merci de mettre l’épaule à la roue en me faisant confiance. Merci d’accepter mon amour. Quelquefois maladroit. Merci de me pardonner les détours. Merci de regarder avec moi vers le même horizon. Merci d’être. Et de me faire maman.

La mer

La mer.

(J26) Chemin de traverse

Le chemin.

J’entends souvent parler de la notion du temps. De la difficulté de certains enfants à comprendre la notion abstraite du temps, à conjuguer avec un horaire. De la mauvaise habitude que d’autres, même adultes, ont à être à la dernière minute. Je dois avouer, bien humblement, que je ne suis pas la plus à l’aise avec la routine et avec un horaire. Ici, on mange quand la majorité a faim. On va dormir quand on est fatigué. Au fil du temps, j’ai appris à mieux me connaître, à savoir quels sont, pour moi, les meilleurs moments pour travailler ou me reposer. À connaître mes besoins en ce qui concerne l’alimentation ou l’activité physique. En observant mes enfants, j’ai appris à reconnaître leurs cycles personnels aussi. Bref, pour moi, la routine au quotidien, très peu.

En fait, chez nous, ce qui est primordial à l’équilibre de la cellule c’est le chemin global. L’itinéraire annuel, que l’on ponctue de bornes, ici et là. Ces bornes, ce sont nos traditions, nos rituels. Ce sont nos points de repère pour marquer le temps qui passe, certes, mais surtout pour prendre conscience de ce temps. Et pour s’arrêter. Pour célébrer la chance que nous avons d’être ensemble.

Planifier ses repères.

Il y a bien sûr certains repères généraux, communs à la majorité de la population dans notre culture: Noël, les vacances des Fêtes ou estivales, Pâques, Halloween, etc. Certains ont une origine religieuse, d’autres s’apparentent à un coup d’éclat de marketing, d’autres sont purement reliés au calendrier. Ce sont des propositions, des bornes que je qualifierais de fixes sur une route que nous sommes libres d’emprunter ou non. Pour moi, cependant, une grande partie du plaisir vient dans la planification de la route. La destination est un objectif en soi. Mais pas l’attrait principal. Du moins, pas pour moi.

Chaque famille, et même chacun des membres à l’intérieur d’une cellule familiale, a la possibilité de tracer son itinéraire. Selon ses objectifs, ses désirs, ses besoins. J’ai mes hits, mes haltes qui reviennent d’année en année. Celles qui, pour moi, sont source de réconfort et de certitude. Certitude que le passage dans cette aire de repos sera tantôt rééquilibrante, tantôt énergisante, tantôt apaisante.

Il y a aussi, dans ma route, une grande place pour la spontanéité. De la place pour une envie pressante de se retrouver, sans raison particulière. De la place pour assouvir un besoin de recul ou de ressourcement. De la place pour reprendre le pouls de la famille. De la place pour étancher notre soif. De la place pour prendre le temps de découvrir et/ou d’apprécier.

L’an nouveau.

Le marquage de l’année naissante est important pour moi. C’est le temps de clore un cycle et d’en commencer un autre. C’est un moment de prendre du recul. De se féliciter pour le chemin parcouru. De se pardonner certains écarts. La désorientation ponctuelle, aussi. C’est le temps de faire table rase et de se permettre de nouveaux rêves. Rien de bien extravagant. Pas de Pop! de champagne. En fait, libre à vous de rendre la journée effervescente. Mais ce n’est pas l’ivresse qui marque cette journée. C’est plutôt le rêve et le désir. En fait, voici ce que l’on fait chez nous le 1er janvier.

thebees_resolution2015

La Chandeleur.

À cette date, c’est 40 jours qui se sont écoulés depuis Noël. 1/10 d’année. Un peu plus même. Dans une saison froide et noire comme l’hiver, c’est encourageant de fêter les jours qui s’allongent et le printemps qui se rapproche. Célébrer la lumière, même encore un peu timide. Se retrouver, se réchauffer le coeur en famille. Simplement, devant un gigantesque plat de crêpes et à la lueur des bougies. Aussi simple que ça. Rendre l’ordinaire festif pour que le reste de route hivernale à parcourir soit plus doux. Un peu.

Crêpes de la Chandeleur au millet et aux agrumes. Crédit photo Victor Lépine

Crêpes de la Chandeleur au millet et aux agrumes. Crédit photo Victor Lépine

Les équinoxes.

Les équinoxes, chez nous, sont le signal de l’entrée dans une période transitoire. Le moment où l’on prend un temps de pause et l’on se prépare, ensemble, à changer le rythme. Le moment où l’on prend conscience  de ce qui a été fait, où on évalue le bout de route parcouru et sa pertinence vis-à-vis la suite du chemin. Le temps de planifier aussi, de réitérer nos objectifs. Un temps pour travailler à la recherche d’équilibre.

Les solstices.

Les extrêmes font aussi partie de l’équilibre. Atteindre des sommets permet d’avoir une vue d’ensemble. Se retrouver au pied de la montagne permet d’élaborer des plans, de rêver grand et de définir des défis. Les solstices sont des moments qui, tantôt permettent de souligner l’entrée dans une période d’effervescence, tantôt dans une accalmie bien méritée et regénératrice. Ce sont des moments pou réaligner les énergies, qu’elles soient émotives, physiques ou intellectuelles.

L’Action de grâce.

Célébrer l’abondance. L’Action de grâce est comme une bouffée d’oxygène après la course. L’été aura été intense, le rythme effréné. La préparation, parfois éreintante, aux long mois d’hiver est déjà bien entamée. L’Action de grâce permet de remercier la vie pour les gens qu’elle a mis sur notre route, la nature pour le carburant qu’elle nous offre. Mais encore plus, cette célébration permet de prendre conscience et de nous féliciter pour le travail accompli. Ensemble.

L’Avent.

L’Avent n’est pas une fête en soi. C’est un processus, qui chez nous, nous mène vers le solstice d’hiver. Une route définie vers les profondeurs de l’hiver. Un moment où l’on se réapprivoise aussi car, après la rapidité et la frénésie de l’été, nous avons parfois besoin de nous retrouver et de nous redécouvrir. De voir comment chacun a grandi à travers les derniers mois afin d’apprécier et d’optimiser les forces de chacun.

Les anniversaires.

Les anniversaires sont parmi mes célébrations favorites. Au-delà des cadeaux et des gâteaux, ils sont l’occasion, dans nos vies qui passent si vite, de mettre en vedette une personne que l’on aime. De souligner notre appréciation pour un membre de notre famille en laissant sa couleur personnelle prendre le dessus pour la journée. Alors qu’au quotidien nous tentons d’équilibrer l’apport de chacun, le jour de son anniversaire, nous le mettons à l’avant-plan, célébrons ce qu’il est et ce qui le rend si unique. Nous sautons sur l’occasion de  le remercier pour ce qu’il apporte à chaque membre du clan et nous remémorer les meilleurs moments passés à ses côtés.

Et tous les autres…

Nul besoin de les nommer. Vous savez, toutes ces fêtes dont les couleurs et artifices ornent les tablettes des magasins au cours de l’année. Ces fêtes définies par les dictats sociaux ou commerciaux. Je n’en fais pas abstraction nécessairement. Mais encore une fois nous les soulignons le plus possible à notre façon, dans la simplicité, en mettant au premier plan les gens que l’on aime. Nous les soulignons au gré de nos envies, si elles s’insèrent dans notre vie, à ce moment précis. Pour moi, elles ont plus une valeur récréative que constructive. Il s’agit d’un divertissement. C’est agréable mais non essentiel. Un petit plaisir ponctuel, rien de plus.