Pas de deux

Tempo.

Le tempo est donné. La mesure est lancée. Il n’aura fallu qu’une journée. Qu’une occasion. Insérée. Proposée. Imposée. Un peu. Parce que la vie est ainsi faite. Il faut parfois la brusquer. Pour la ramener. Les mauvais plis sont facilement créés. Je crois que vous le savez.

La danse.

Nous y voilà. Nous y sommes entrés. Dans la danse. Dans la cadence. Sentir le rythme. Qui mijote. Qui concocte. Un changement. Qui s’opère tranquillement. Comme un murmure dans le temps. Comme une brise qui s’entend. À peine. Mais qui est là. Constante. Confiante. Que le mouvement s’inscrit. Sans heurts. Ni bruits.

Hier.

Hier, je vous parlais de lumière. De cette invitation à éclairer le chemin. À éblouir demain. À la lueur de la douceur. De celle qui mène au bonheur. Hier, je vous parlais du présent. De celui qui fuit. Aussi vite que le temps. De celui qu’il faut valoriser à tout moment. Mais, ce présent est passé. La lumière s’est installée. Il ne faut pas en douter. Par l’action. Par l’intention.

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Aujourd’hui.

Mais aujourd’hui apparaît. Il prend le relais. Avec l’insistance. D’imposer sa prévalence. Aujourd’hui s’inscrit. Se définit. S’écrie. Emprunte sa voie. Ou sa voix. C’est selon. À chacun ses démons. Car oui. Ils sont là. Alimentés par la précarité. Par le doute. Qui survient. Ici et là. Sur la route. L’importance de la lumière. De la chaleur. Construire. Avec ardeur.

Aujourd’hui se construit. Des premiers rayons. Jusqu’à la dernière respiration. Il vivra. Il grandira. S’enflammera. Se nourrira. Il gravera sa marque. S’assurera qu’on le remarque. À condition qu’on s’y attaque. Qu’on fasse l’effort. De le prendre. À bras-le-corps.

Ensemble.

Et si on dansait. Ensemble. Et si on valsait. À s’y méprendre. Sur la vie. Qui étourdit. Sur les peurs. Qui engendrent la noirceur. Si on dansait. Ensemble. Dans une nuée. À travers la journée. Mettant le rythme en suspens. Et si on se choisissait. Comme famille. Dans un monde qui grapille. Sans gêne aucune. Ce qui nourrit. Ce qui unit.

Car la famille, ça se construit. Ça se renforcit. À coup de choix. Et d’émois. Car il faut être là. La présence. Ça s’invente pas. Il faut oser se mettre en pause. Obliger le silence. Se permettre. De reprendre son souffle. De s’écouter.

Il faut se donner le droit. De s’arrêter. De se regarder. De se retrouver. De reprendre. Là où on a laissé. Rien ne sert de s’acharner. Il suffit d’un instant. D’un temps. D’un silence. Pour reprendre la danse. Mais. Chaque note a son importance. Chaque soupir est créateur de souvenir.

2.

On est jour deux. Tout est encore possible. Rien n’est déterminé. Le chemin est entamé. Mais à peine. C’est l’ivresse. De l’infini qui se dessine. Et de l’appel de la destination. Vous avez trouvé? Ce à quoi aujourd’hui est destiné?

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Cidre chaud.

Pour réchauffer. Pour apaiser. Pour rassembler. Pour visualiser. Patiemment. La douceur du temps. Qui s’infuse. Qui se charge. Des saveurs. Qu’on lui offre. Avec coeur.

Secret.

Le secret. 10pommes. 1 orange. 1main pleine de canneberges. Du sirop d’érable. C’est selon. Allez-y avec votre besoin de douceur. 1 bâton de cannelle. Pour la force. Une étoile d’anis. Pour le côté festif. Un peu de poussière de muscade. Une trainée de gingembre. Mettez à tremper. Laissez reposer. Avec chaleur. Et douceur. Et partager. C’est le secret.

Tant qu’à y être.

Je vous propose ceci. Comme un éloge. À la lenteur. Au ensemble. À la simplicité. D’être. Comme dessiné. D’un trait. Qui se prolonge. Au fil des jours. Au fil du temps.

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(J58) 150 ans

C’est aujourd’hui.

On l’a vu venir. On en a entendu parler. On s’est questionné. C’est aujourd’hui. Le Canada a 150 ans. C’est plus ou moins vrai. Plus ou moins faux. C’est vieux. Mais pas tant. Assez vieux pour oublier. Trop jeune pour ne pas se souvenir.

Célébrer.

On aura beau dire. Tergiverser. Critiquer. Mettre en doute. Nier. Débattre. Le temps est venu. De célébrer. De prendre le temps. De s’arrêter. De se visiter. De se découvrir. Pour vrai. De profiter de ce que l’on a de plus beau. De plus grand. De nos gens. De notre environnement. De célébrer le beau. Le bon. Le lourd sera là encore demain. Ne vous inquiétez pas. De grandes batailles nous attendent. Faites le plein pendant qu’il est encore temps.

Faire le tri.

La monarchie. La démocratie. Notre terre qui se décrépit. Les Premières Nations qu’on oublie. Les raisons sont là. En bon nombre. Pour pleurer. Pour se décourager. Pour rager. Mais pas aujourd’hui. Chaque chose en son temps. Et avant de partir au front. Ou de reprendre la route. Il est bon de se rassembler. Pour se parer le cœur. Et la tête.

C’est de valeurs.

Car c’est de ça dont il est question. De ce qui fait parti de nous. De ce qui nous représente. De ce qui construit le tableau de ce pays auquel nous appartenons. Au-delà des races. Des langues. Des religions. Que vous y soyez nés. Que vous l’ayez quittez. Que vous l’ayez choisi. C’est le temps de faire rayonner. Non pas une nationalité. Mais plutôt une vision partagée. Et ça. Ça transcendent les allégeances. Ça ouvre des cœurs. Et ça peut mener vers l’impossible.

Nos vœux.

Alors. En ce jour festif. Rappelons-nous. D’où nous venons. Qui nous sommes. Mais surtout où nous allons. Allons à la rencontre. Des gens qui nous entourent. De l’immensité de notre nature. De la grandeur de notre culture. Apprenons quelque chose. Et transmettons un peu de vous. 

Notre cadeau.

Voici notre cadeau. Un de nos éléments festifs d’aujourd’hui. Et on vous livre notre secret. En espérant que vous l’aimerez autant que nous.

Queues de castor citronnées à l’érable et à la canelle 

Queues de castor citronnées à l'érable et à la canelle

Queues de castor citronnées à la canelle et à l’érable

1/2 tasse de lait d’amande tiédi
1/4tasses d’eau 

8g ou 2.5 c. à thé de levure sèche

2 c. à soupe + 1 c. à thé de sirop d’érable

2 c. à soupe de beurre fondu

1/2 c. à thé + 2 c. à soupe de canelle

1/2 c. à thé de sel de mer

1 oeuf

2 1/2 tasses de farine de blé 

1 citron

1 tasse de sucre

– Faire gonfler la levure dans l’eau et le lait avec 1 c. à thé de sirop d’érable.

– Ajouter le reste du sirop d’érable, le beurre fondu, la canelle, le sel et l’œuf.

– Ajouter la farine et mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse, non collante.

– Pétrir 6 minutes au robot ou 10 minutes à la main.

– Laisser doubler 1 heure. Séparer en 8 parts et abaisser. Laisser reposer 30 minutes couvert.

– Frire 30 secondes de chaque côté dans une huile à 350F.

– Arroser de jus de citron. Saupoudrer du mélange sucre-canelle.

(J56) Mes 10 indispensables de future maman

Toujours à refaire.

T’as beau pas en être au premier. T’as beau avoir passé par là. Il n’y a pas 2 grossesses pareilles. Pas de répit. Pas le temps de t’asseoir sur tes lauriers. En te disant que tu sais ce qui s’en vient. Tu peux te servir des expériences passées. Comme élan. Ou comme point d’ancrage. Mais de là à simplement répéter. Il y a peu de chance que ça marche.

Kit de survie.

J’ai pas eu des grossesses très compliquées. J’ai vu pire. Disons-le comme ça. Mais entre mes deux premières et mes deux dernières, il y a eu un monde. J’ai découvert les nausées. Le nerf sciatique coincé. J’ai pris un peu plus de poids aussi. J’ai persévéré dans l’allaitement. J’ai été jusqu’au tandem. En étant pas assez préparée. Probablement. Et en oubliant de m’écouter. Surtout.

Last round.

Pour mon dernier round, j’ai pris les devants. Je me suis fait un kit de survie. J’ai rapatrié mes essentiels. Rien de bien compliqué. Juste le nécessaire. Pour me permettre le plus de confort possible. Avec le moins de chichi possible. Je vous laisse mon top 10. Dans un désordre qui est tout moi. Ne tenez donc pas compte de l’ordre de présentation.

1. Ma sage-femme.

Ne montez pas aux barricades. Si vous aimez votre médecin, j’ai rien contre. Ce que j’entends par ici, c’est que je me suis hâtée de m’inscrire. Pour avoir un suivi comme je le souhaitais. Pour avoir toutes les chances possibles d’être dans cette bulle de confort dont elle est génératrice. C’est primordial. Cette complicité avec son spécialiste de la santé. Dans un moment charnière comme la grossesse. Où tellement de données entre en ligne de compte. Et dans le cas notre famille. Où il y a plusieurs personnes impliquées. Ce qui n’est pas à négliger.

2. Du linge mou.

Je ne suis pas une adepte du magasinage. J’aime pas ça. Tout simplement. J’ai aucun intérêt dans tout ce qui touche le vêtement en général. Et encore moins en ce qui concerne un vêtement que j’aurai pas le temps d’user. Comme c’est la dernière fois j’ai choisi de miser sur le linge mou. Je n’aurai donc pas été la maman la plus coquette. Ni la plus tendance. Mais j’aurai été tellement confortable.

3. Mes suppléments alimentaires.

Ces indispensables sont venus avec la découverte des nausées. Et aussi un peu de l’allaitement en simultané. L’énergie que me demandait ma fille par ses boires fréquents. De jour comme de nuit. Jumelé à la difficulté que j’avais à manger. Et je ne parle même pas de repas équilibrés.

  • De la chlorophylle. Pour prévenir l’anémie. Pour son pouvoir énergisant. Ses propriétés antioxydantes. Si vous voulez essayer, commencez doucement. Surtout en début de grossesse.
  • Du magnésium. Pour m’assurer que le bébé reçoit une bonne quantité de nutriments. Parce que ça favorise le sommeil. Pour son action sur la création et la regénérescence des tissus.
  • Une multivitamine prénatale. Mon choix s’est tourné vers la compagnie New Chapters. Elle est pas donnée. Ni remboursée par le régime publique. Mais elle me va bien. Ne me cause aucun inconfort. Convient aux végétariens. Je ne suis pas la posologie à la lettre. Je me fie à ce que j’ai mangé. Et à comment je me sens. Faut bien que ça serve à quelque chose l’instinct maternel.
  • Et de la mélasse verte. Pour un boost de fer. Une fois de temps à autre.

4. Ma tisane de future maman,

Je me suis concoctée un mélange. En grande quantité. Et facile à refaire. Ça ne me prend que quelques secondes. Il se prend chaud. Ou froid.

pregnancy herbal teaTisane de future maman

4 parts de feuilles de framboisier séchées

2 parts de feuilles d’ortie séchées

1 part d’avoine séchée

1 part de cataire séchée

J’utilise 5 ml de mélange par tasse d’eau chaude.

Infusez 10 à 15 min.

Mettez-y du miel si vous le souhaitez.

J’en prends tout au long de la grossesse. En augmentant graduellement la dose. Pour faire simple: un nombre de tasses équivalent au trimestre. Donc, 3e trimestre 3 tasses. Quand j’outrepasse la date fatidique j’en prends jusqu’à 1 litre par jour.

Sans s’aventurer dans un dédale d’herboriste, voici les raisons de la présence de chacune des plantes. Si vous avez une grossesse à risque, informez-vous!

  • Le framboisier. Le grand classique de la grossesse. Et qui gagnerait à être mieux connu. Et plus utilisé. C’est un régulateur hormonal.  Riche en vitamines A, B complexe, C et D. Tonifiant utérin efficace. Il ne déclenchera pas l’accouchement. Ne vous promettra pas un accouchement rapide. Ou facile. Ou sans douleur. Peut être utile dans la gestion des nausées.
  • L’ortie. Pour sa teneur élevée en fer. Et son aspect nourrissant. Elle a aussi dès propriété de tonifiant utérin. Combiner avec le framboisier elle facilite l’élimination. Au revoir constipation encombrante.
  • L’avoine. Pour fortifier le système nerveux. Alcaliniser le corps. Et déminéraliser.
  • La cataire. Parce que j’ai une amie nommée insomnie. Et qu’elle est plus présente quand je suis enceinte. C’est donc une aide à dormir. Ou à dormir plus paisiblement. De plus elle aide à libérer le foie en temps de maladie. Quand tout le reste n’a pas réussi à protéger des envahisseurs. Son côté calmant m’a également soulagé d’un retour d’extra cystoles. Merci!

5. Mon régime d’hygiène dentaire.

J’ai les gencives fragiles. Enceinte c’est pire. J’ai pas le choix. Il faut que j’y mette de la constance. Et du temps. Je poursuis donc ma routine. En omettant l’extrait de pépins de pamplemousse. En mettant de l’huile essentielle de tea tree dans le dentifrice. Et en évitant tout relâchement. Tant que faire ce peut. On n’est pas des machines.

6. Des fermentations.

En début de grossesse. Avec les nausées. C’est à peu près tout ce qui m’est agréable de manger. De plus, ils sont une riche source de probiotiques. Sont bénéfiques pour soutenir mon système immunitaire. Qui est fragilisé par mon état. Et sollicité par le fait qu’on a de petits enfants qui attrapent petits microbes par-ci. Petits virus par-là. Pour les curieux qui voudraient s’initier. Un petit livre superbe. Mes chouchous:

  • Yogourt
  • Kéfir
  • Kombucha
  • Switchel
  • Kimchi, kimchou. C’est selon.
  • Choucroute
  • Miso

Et quelques semaines avant le test de strepB, je fais une cure plus soutenue. Avec un supplément.

7. Des sels d’Epsom.

Une fois par semaine. Parfois deux. J’en verse une grosse poignée un bain chaud. Probablement que les grossesses d’hiver y sont pour quelque chose. C’est génial pour les courbatures. Je dois vieillir. Mais également pour favoriser un sommeil réparateur. Si vous souffrez de crampes. Tentez le coup. Et remercier le merveilleux magnésium!

8. Aromathérapie.

J’ai un odorat très fin. Enceinte c’est presque dérangeant. Je dois faire un effort pour éviter les odeurs fortes. Ou synthétiques. Ou juste dérangeantes. J’ai de la misère moi avec les fragrances de coton frais. Ou de pluies printanières. Alors tout y passe. Du savon à vaisselle au nettoyant à planchers. En passant par les odeurs de frigo. Ou tout se mélange. Pas toujours harmonieusement.

D’un autre côté, j’en profite. Je diffuse des huiles essentielles. Un peu. Partout. En m’informant. Évidemment. En m’assurant de leur qualité. Laine feutrée. Billes d’argile. Diffuseur. Spray. Produits d’entretien ménagers. Ou carrément une goutte sur mes vêtements. Quand la sortie le demande.

9. Le ballon.

Parce que vient un temps ou je cherche mon confort. Désespérément. Et que le ballon me l’offre. Je m’en sers comme fauteuil. Il m’aide à étirer les muscles de mes hanches. À soulager la tension dans mon dos. Et certains disent qu’il permet au bébé en postérieur de se retourner. Bon…ce serait probablment trop demander. Après trois naissance en postérieur. Mais je rêve. Ça fait de mal à personne. Hein!?

10. Mon écharpe de support.

Depuis le début de cette 4e grossesse, je me sens lourde. Comme si mon corps avait décidé qu’il avait assez donné. C’est pas si terrible au début. Plus inconfortable qu’autre chose. Mais quand la fin se pointe le bout du nez. Ouf! C’est pas tous les jours facile. Selon les tâches quotidiennes. Les enfants qui veulent aussi être portés. Ou tout autre éléments qui rend le quotidien unique. Et imprévisible.

Encore une fois, je n’ai pas fait de folles dépenses. Seulement une longue écharpe que je noue. Sur et sous le bedon. Question de lui démontrer un peu d’empathie. Et de le remercier. De son dévouement. Présent et passé.

(J52) Dans de beaux draps

Au quart de tour.

On a pas des enfants qui ont le sommeil facile. Le genre d’enfants qui font leurs nuits à trois mois. Ni même à six. Nos enfants ont tous trouvé un sommeil plus régulier une fois l’allaitement terminé. Et comme ils sont allaités assez longtemps. On a eu quelques moments où on en a arraché. Et encore parfois aujourd’hui. Selon la journée passée. L’état de santé. Les divagations de l’esprit. Bref, toutes les raisons semblent bonnes pour qu’on mette une croix sur notre 8heures continu nécessaire. Ou idéal.

Faire avec.

On fait tous des choix éducatifs. Selon ce que l’on croit le mieux pour nos enfants. Selon nos valeurs. De notre côté, on priorise le rythme de nos enfants. On espère qu’ils associeront le dodo avec un moment de bien-être. De confort. Un retour à la source. Un apaisement. Mais ça veut aussi dire qu’il faut les suivre. Et à plusieurs, ce n’est pas toujours évident. De l’ado à la petite hypersensible. Qui gobe comme une éponge. Toute la journée. Sans rien laisser transparaître. En passant par la petite tornade du centre. Qui cause son lot de soubresauts. De surprises. Et de stress. Soyons honnêtes.

L’équation.

Tout se met en place assez facilement. On se retrouve en début de soirée. Parents complètement épuisés. Parce qu’on se lève à l’heure des poules. Pour avoir quelques minutes. Pour se parler. Entre adultes. Question d’avoir un minimum d’équilibre. Vous comprenez.

Je disais donc. Le souper est terminé. La table est ramassée. La vaisselle presque toute lavée. Ou en train de trempée. Je suis paresseuse de même. Et là! Bang! On dirait que le décompte commence. Un peu comme la mise à feu de la navette. 5-4-3-2-1. Tout se met en place pour que l’explosion se produise. Celle de l’enfant qui encore trop d’énergie à dépenser. Car on a l’impression que ça se reproduit plus vite que ça se dépense cette affaire-là. Celle de l’enfant qui n’en peut plus du brouhaha de la journée. Celle du grand qui veut juste se relaxer après une journée à étudier. Et à conjuguer tout ça avec une vie de famille mouvementée. Bref, tout le monde a donné le meilleur de ce qu’il avait à donné. Et il est temps de juste passer à autre chose.

La routine.

Commence alors la routine de pré-dodo. Ou une tentative de. On range les jouets. Et on prend un temps de jeux calmes. On essaie d’éviter la télé. Et de mettre de la musique apaisante. On envoie les enfants se laver. Corps et dents. Et cheveux. On badigeonne les petits de gras de coco de la tête aux pieds. Pour éviter les peaux sèches qui piquent et les crises de démêlage de cheveux. On tente d’implanter une procédure qui nous sauvera le plus possible des irritants. Pendant ce temps, on tamise les lumières, prépare les lits, diffuse des huiles essentielles. Etc. Etc. Etc. Bref, on fait notre gros possible avec ce qui nous reste de drive.

Mais ça marche pas toujours. Malheureusement. À cause d’on ne sait trop quoi. Ou à cause de ce qu’on sait mais qu’on ne pouvait éviter. On a alors ajouter un élément dans notre routine. Rien d’infaillible encore une fois. Mais qui aide. C’est déjà ça. On prend tout ce qui passe. Vos suggestions sont les bienvenues!

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Le bain.

Règle générale on préconise la douche. Parce que c’est moins long.  Et qu’on apprécie tous avoir un temps dans la salle bain. Normal! Mais 2 fois semaines. Le dimanche. Avant de reprendre le train. Et le mercredi. Pour reprendre notre souffle. On met les petits dans un bain. Bien assaisonné.

Pause bain pour petits

1/2 tasse de sels d’epsom

1/2 tasse de bicarbonate de soude

2 c. à soupe d’argile

Et en option: quelques gouttes d’huiles essentielles

1 c. à thé de vitamine C en poudre

Je dilue la vitamine C et l’argile quelques minutes avant. Et mets tout dans le bain. Avant d’y glisser les enfants. Idéalement au moins 20 minutes.

On ferme les lumières. Allume des bougies. Parfois on leur fait la lecture. Et on prie pour que leurs petits corps et leurs petits coeurs s’apaisent. En douceur.

Le miracle.

Le miracle n’existe pas. Ni le marchand de sable. Ni la fée du sommeil. Encore moins le bonhomme sept heures. Ou les mauvaises sorcières. Le sommeil est un apprentissage de la vie. Qui servira l’enfant toute sa vie durant. Qui sera pour lui un outil indispensable au maintien de son équilibre. C’est pourquoi nous avons fait ce pari. C’est pourquoi nous croyons que les efforts en vallent le coup. C’est le pourquoi de notre patience.

Pas si hasardeux.

S’il n’y a pas de miracle, il n’y a pas tant de hasard non plus. Le cocktail dans lequel nos enfants se baignent à sa raison d’être. L’argile et la vitamine C purifie l’eau. La première agrippe les métaux lourds afin qu’ils ne soient pas absorbés par le corps. La deuxième neutralise le chlore en même temps qu’elle est un bon support pour le système immunitaire. Le bicarbonate de soude aider à extirper les toxines du corps. Et apaise la peau. Et le magnésium. Le magnésium…

Le magnésium.

Il mérite son paragraphe. C’est la vedette de la recette. Et de toutes façons à peu près tout le monde en manque. Alors à quoi bon s’en priver. Outre ça. Le magnésium aide à la gestion du stress. Calme les douleurs musculaires et les maux de tête. Amélioré la qualité de la peau et la circulation sanguine. Permet une meilleure absobtion des nutriments. Accélère les processus de guérison. Pour les raisons citées précédemment. Et chez les enfants. Aide à l’assimilation des minéraux. E t permet une meilleure qualité du sommeil. Ce n’est qu’un résumé. Il y aurait de la matière pour un livre entier. On y reviendra peut-être.

(J42) Tape la galette!

Sentir.

Vous l’avez senti vous aussi? Ce vent frisquet sur la peau. Cette odeur de pluie. Ce ralentissement après la frénésie de la rentrée. Cet équilibre qui cherche à reprendre le dessus. Après les canicules. Après les vacances. Parfois épuisantes. Vous l’avez senti cet automne qui prend discrètement sa place? Nous oui. Oh! Bonheur qu’il soit enfin là!

Le goût.

Moi, l’automne me donne des envies. De cocooning. De sorties en nature. J’ai envie de sortir confortablement emmitoufflée. Et j’ai envie de rentrer à la maison la nature qui se prépare à dormir. J’ai envie de plats mijotés le soir. Et de collation au parc en après-midi. J’ai envie de tout avoir. L’automne pour moi c’est le meilleur des deux mondes. Le beurre et l’argent du beurre. Je le veux et je l’aurai.

Avant.

L’avant hiver. Peut-être. Mais c’est un super avant. Un temps qui est un don à soi. Ranger et nettoyer la maison pour l’habiter beaucoup. La désencombrer des poussières de l’été. Lui redonner ses lettres de noblesse. Lui rendre son titre de foyer familial. Home sweet home. Au programme:

Un grand ménage aux huiles essentielles. J’ai fait le plein de Dr. Bronner’s. Au pin pour les planchers, à l’orange pour la cuisine et le salon, à la lavande pour les chambres à coucher et à l’eucalyptus pour la salle de bain. À chacun ses arômes et le mélange est juste parfait. Ça sent chez nous!

Les savons. À lessive. Dentifrice. Shampoings. De corps. Les réserves se créent tranquillement. Vive le romarin et le pollen.

Le Tétris de l’ameublement. On déplace. On replace. On essaie de se créer un petit monde adapté aux besoin de chacun. De chacun qui a grandi durant l’été. De chacun qui s’est mis de nouveaux objectifs en tête. De chacun qui a besoin de son petit coin de paradis. Et de tranquilité. Et un petit coin où on peut se retrouver. Juste nous. Sans flafla.

Le congélo qui crie famine. Après l’été et la course. Les collations fruitées sur le pouce. Les crudités-trempette à la sauvette. C’est le temps de sortir le cul-de-poule géant de grand-maman et d’expérimenter des nouveautés. Des biscuits à coup de douzaines. Des pâtés et des pains qui donnent faim. C’est le temps des commandes de fruits secs et de noix. C’est le temps de remplir les dépenses. Maintenant que l’abondance est sur son déclin et que l’on peut y mettre plus de temps.

Cadeau.

Je vous donne ma recette (toute neuve!) de galettes à grignoter au parc ou à la maison. Bonnes au déjeuner ou comme en collation. Sans prétention. En solo ou avec un verre de lait. Ou encore un café. Ou concassée dans un yogourt. Elles sont sans limite. À vous de vous les approprier!

Galettes d'automne

Galettes d’automne

Galettes d’autome

3/4 t. de beurre demi-sel

1/3 t. de cassonade

2 c. à table de miel

1 oeuf

1 c. à thé de vanille

3/4 t. de noix de grenoble hachées

1/4 t. de noix de coco non-sucrée

1t. de raisins secs

1 t. de farine tout-usage

1/2 c. à thé de canelle

1/2 c. à thé de bicarbonate de soude

3 t. d’avoine en gros flocons

Préchauffer le four à 350f et beurrer une grande plaque de cuisson.

Battre en crème le beurre, le sucre, le miel, l’oeuf et la vanille.

Tamiser la farine et le bicarbonate de soude.

Ajouter la canelle, les raisins secs, et les deux types de noix au mélange sec.

Combiner les deux appareils.

Ajouter les flocons d’avoine.

Façonner 24 boulettes avec vos mains et applatissez-les un peu (environ, rien ne vous oblige à sortir la balance non plus!)

Cuire 12-15 minutes à 350F, une douzaine à la fois.

Laissez-leur un temps de repos à la sortie du four pour leur permettre de prendre un peu de tonus. Elles sont comme moi en été. La chaleur les ramollies.

Sur ce.

Bon automne. Profitez-en pour retrouver votre équilibre. Pour vous redonner une routine confortable et sécurisante. Reprenez votre souffle. Respirez. Dorlotez-vous et laissez-vous gâter. Et si le coeur vous en dit, suivez-nous sur notre facebook. Je vous y laisserai un petit cadeau aujourd’hui. Ne tardez pas, il n’est pas éternel!

(J31) Pour ne pas y laisser sa peau (1)

J’ai eu un brin de jasette avec une maman qui en a marre des produits d’hygiène que l’on trouve sur les tablettes et dans lesquels on se perd dans la liste des ingrédients. Je vous offrirai donc, cette semaine, une série de posts sur nos habitudes quotidiennes d’hygiène.

Tête, épaules, genoux, orteils.

La peau est le plus grand organe du corps. C’est aussi la première barrière de protection de notre organisme face aux agressions extérieures. De plus, elle permet de maintenir une bonne température corporelle et de percevoir l’environnement par le toucher. Elle est aussi un réservoir sanguin et lymphatique et la responsable de la synthèse de la vitamine D.

Une peau en santé n’est donc pas qu’un simple caprice esthétique. C’est surtout, et avant tout, un investissement dans notre santé. Et quand je parle d’investissement, je ne parle pas d’y vider notre compte bancaire. Au contraire, la simplicité, ici, est gage de réussite.

Au parterre.

Votre peau est un véritable aménagement, un écosystème, où se côtoient, entre autres, bactéries, acariens et champignons. Ceux-ci se nourrissent de composés sécrétés par la peau ou de façon symbiotique. Cette flore cutanée (eh oui, il n’y a pas que votre intestin qui fleurit!) varie selon les individus en fonction de caractéristiques telles que l’âge, le sexe ou l’environnement. Elle varie également en fonction des parties du corps; votre cuir chevelu n’a pas les mêmes fonctions et besoins que vos aisselles.

Mains froides, coeur chaud.

L’adage est bien beau mais dans le concret c’est un peu plus complexe que ça. Le maintien d’une bonne température corporelle est primordial au bon fonctionnement de notre organisme. Un symptôme fréquent relié à la température consiste à avoir les mains froides. Certains disent que les mains froides représentent un intérieur froid…L’adage serait-il un faux? Qui sait. Chose sûre, si vous êtes aux prises avec ce genre de condition, vous pouvez:

– vous gâter, vous détendre, faire de la méditation pour abaisser votre niveau de stress

– plonger vos mains dans un bain composé d’une tisane. Certaines plantes réchauffantes: thym, romarin, lavande, gingembre, cayenne, moutarde. D’autres calmantes: camomille, mélissa, menthe.

Un autre bon exemple du travail de la peau relié à l’équilibre thermique est la sudation. Qu’elle soit due à une canicule ou à une forte fièvre, la sudation est un processus naturel permettant au corps, par l’évaporation de la sueur, de réguler sa température interne. La peau étant un organe de grande étendue, elle est donc tout aussi indiquée pour soulager le corps fiévreux par des bains tièdes auxquels on ajoute des infusions. Mes plantes chouchous: achillée millefeuilles, camomille, bourrache, cataire.

Dans les moindres recoins.

Quand on pense à la peau, on pense généralement à celle du visage, des mains. À la plante des pieds ou au cuir chevelu. Cependant, on pense rarement à des problèmes de peau situés dans des endroits un peu moins accessibles. Parlons aisselles…

Bien que peu visibles, elles sont un des endroits du corps auquel on se doit de porter attention. Sachant que la peau, de par sa caractéristique d’absorbtion permet un transit rapide vers le système sanguin, il est facile de déduire que l’utilisation de déodorants ou d’antisudorifiques chimiques aura un impact sur la santé physique. Je ne saurai trop vous suggérer de tenter le coup et d’essayer des solutions où aluminium, phtalates, formaldéhyde, parabènes et substances antibactériennes ne font pas partie de la liste des ingrédients. Certains me diront que ses produits sont les seuls qui sont réellement efficaces. Je répondrai..Vous avez détoxifié vos aisselles?
Ça peut paraître drôle mais, des années d’utilisation de produits chimiques peuvent laisser des traces, peuvent modifier certains comportements du corps. Comment faire? C’est simple:

– Mélanger 15 ml de vinaigre de cidre et d’argile blanche. Ajouter de l’eau pour obtenir une texture qui s’applique bien.

– Appliquer et laisser en place 10-15 minutes. Répéter au besoin.

Les bienfaits de cette détoxification sont:

– Une diminution de la sudation

– Une diminution des odeurs

– Une transition plus facile vers les déodorants naturels

À fleur de peau, vitrail, 2006Si vous voulez tenter le coup pour un déodorant maison, voici une recette toute simple:

– 5 parts d’huiles solides (beurre de cacao, beurre de karité, huile de coco par exemple)

– 3 parts de bicarbonate de soude

– 2 parts d’amaranthe en poudre, de fécule de maïs ou de bicarbonate de soude

– huiles essentielles (arbre à thé, lavande)

– Fondre les huiles doucement au bain marie.

– Ajouter les ingrédients secs.

– Ajouter les huiles essentielles.

– Mettre dans un bocal fermé au frigo.

Utile aussi pour les pieds qui se font sentir.

Trop compliqué pour vous? Achetez une lime et utiliser une tranche que vous passerez sur vos aisselles. Aussi simple que ça!

(J19) Apprivoiser les mal-aimés: A comme aubergine

 

Les préjugés.

Mes enfants sont somme toute assez ouverts. Ils mangent une bonne variété d’aliments, jouent à différents types de jeux. Ils sont curieux en général. Comme des enfants devraient l’être quoi! Mais, nous devons affronter quelques obstacles de temps à autres. Un légumes par ci, une sortie par là, un film trop lent. Bref, parfois il faut chercher des moyens de présenter les choses afin que les expériences passées ne viennent pas entacher la curiosité et l’envie de découverte naturelles des enfants.

Premier cas.

L’aubergine. Molle, un peu grasse, de couleur plutôt neutre. Mes enfants ne sautent pas de joie quand j’annonce que le diner en contient. Alors j’essaie, non pas de la cacher mais plutôt de la valoriser en la cuisinant avec plein d’autres aliments amis de mes enfants. Notre coup de coeur:

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Gratin d’aubergines et de tomates

Gratin d’aubergines et de tomates

Ingrédients:

30 ml d’huile d’olive

1 oignon

4 gousses d’ail

2 conserve de tomates en dés (1L env.)

2-3 aubergines (selon la grosseur), tranchées sur la longueur

huile pour la cuisson

200g de cheddar fort râpé (Allez-y avec ce que vous avez ou selon les goûts de votre famille. )

50g de parmesan râpé

1 oeuf battu

sel, poivre, herbes au goût.

15ml levure alimentaire en flocons

La sauce:

Faire revenir l’oignon et l’ail dans l’huile. Ajouter les tomates et faire mijoter 30 minutes ou jusqu’à ce que la sauce ait la consistance d’un coulis de tomates. Saler, poivrer au goût.

Les aubergines:

Cuire les aubergines avec l’huile dans la poêle. Saler, poivrer. Éponger le surplus de gras. Réserver.

Le montage:

À la façon d’une lasagne, faire des étages de tranches d’aubergines et de coulis de tomates en terminant par un étage de coulis. Verser l’oeuf battu. Saupoudrer les fromages râpés et la levure.

Cuisson:

Cuire 20 minutes au four à 350F. Laisser reposer 5-10 minutes avant de servir.

Pour les intellos de l’assiette.

Pour ceux qui aiment intellectualiser leur assiette, voici un aperçu de ce qu’une aubergine a à vous offrir:

Peu de calories: autour de 25 par 100g

Une bonne quantité de fibres: env. 3g par 100g

De la vitamine B: augmentation du métabolisme, amélioration des système nerveux et immunitaire. Prévention de l’anémie, aide à combattre le stress et la dépression

De la vitamine C: contribue au système immunitaire, synthèse du collagène et des globules rouges, métabolisation du fer.

De la vitamine E: antioxydant, effet bénéfique sur le cholestérol

De la vitamine K: coagulation du sang, fixation du calcium dans les os

Du calcium et du magnésium: pour la santé osseuse et dentaire

Du fer: nécessaire au transport de l’oxygène et à la production des globules rouges du sang

Du manganèse: qui permet la synthèe des vitamines E et B1

Du phospore: support énergétique

Du potassium: utile pour réduire les risques d’hypertension

Du zinc: nécessaire à la santé reproductive et contribu à protéger l’organisme face aux infections bactériennes et virales.

Comme toutes les plantes de la familles des solanacées, l’aubergine contient de la nicotine, à raison de 0,01mg par 100g. La quantité de nicotine équivalente à celle que l’on retrouve dans une cigarette se retrouve donc dans 9-10 kg d’aubergine. Constat, on ne s’empêche pas d’en manger mais on abuse pas non plus.