(J55) La part des choses

Nous.

Nous sommes 6. Enfin. Presque. Dans les faits nous le serons vraiment d’ici quelques semaines. Mais pour les besoins de la cause, je dirai que nous sommes 6. Vous comprendrez rapidement pourquoi.

Le tribu.

Je disais donc. Nous sommes une famille de 6. 4 enfants entre 0 et 16 ans. Et deux parents évidemment. Travailleurs autonomes. Travailleurs culturels de sûrcroit. Ça fait qu’on prend de la place. Ça fait de nous ce que certains appellent une famille nombreuse. Ce que d’autres appellent des courageux. Ou encore des irresponsables. À chacun ses critères. À chacun sa vision. J’ai rien à redire là-dessus.

À la loupe.

Là où je veux vraiment en venir. Ce que j’ai envie de mettre en lumière. Ce qui occupe mon esprit depuis un certain temps. J’ai envie d’attirer votre attention sur une partie bien précise de notre réalité. Qui s’est transformée en objectif. Ou en processus. Ou en cheminement. Peu importe.

Tirer partie.

En tant que famille nombreuse, nous consommons. C’est évident. Nous répondons aux besoins de chacun. Et à certaines de leurs envies aussi. Parce que ça aussi ça compte. Mais nous nous engageons à le faire plus intelligemment chaque jour. À tout le moins, nous essayons.

Éduquer.

Nous avons choisi de voir la vie comme une occasion d’apprentissage. Et d’éducation. Nous avons fait le pari de prêcher par l’exemple. En espérant que le message se rende. Principalement à nos enfants. Nous avons voulu leur démontrer qu’ils ont un pouvoir. Qu’ils sont en mesure de s’exprimer. D’émettre des opinions. À travers chacune de leurs actions. Que leur rôle dans la société commence là. Car cette société, on veut la voir s’épanouir. S’adapter. S’enrichir. Car c’est assurément le leg le plus précieux que nous aurons à leur léguer.

Au-delà.

Nous avons voulu faire le pari que notre pouvoir va au-delà de l’argent. Au-delà d’un vote aux 4 ans. Au-delà de manifestations anonymes. Au-delà de pétitions. Nous avons choisi d’utiliser notre pouvoir de consommateurs. Car nous le trouvions significatif. Et plus que pertinent. Dans une société où la politique nous semble si inaccessible. Et où l’économie est souvent incertaine. Voire chambranlante.

Pas le choix.

Nous n’avons pas le choix. Nous devons manger. Se loger. Se vêtir. C’est un minimum. Alors nous avons fait le pari d’en tirer parti. Comment? Voici quelques exemples. SI vous voulez emboîter le pas, passez par ici!

Alimentation.

  • En achetant local. Le plus possible de saison. En favorisant les producteurs à petite échelle. Qui ont misé sur des cultures diversifiées. Qui prennent soin de leur terre comme d’un trésor. Plutôt que de l’exploiter. Gens de Québec, vous connaissez le Marché de proximité?
  • En s’engageant envers un producteur à l’avance. De façon à minimiser son endettement. À lui offrir un revenu garanti. À nous permettre un contact de qualité avec lui. Disponible sur Ma Ferme ou Équiterre.
  • En priorisant les aliments biologiques et équitables. Pour notre santé. Et celle de la Terre. Et des travailleurs.
  • En minimisant les produits d’importation. Car le transport de tout ça entraîne lui aussi son lot de conséquences.
  • En diminuant notre quantité de viande. Car c’est énergivore la production animale. Lisez ça!
  • En optant pour des solutions d’achat en grosses quantités ou carrément zéro déchet. Comme proposée par Nous Rire ou Prana.
  • En cultivant. En cuisinant. En transformant les surplus.

Acheter sans emballage

Vêtements.

  • En achetant le minimum. Ça évite les piles de lessive à n’en plus finir. Et ça prend moins de place dans les tiroirs. On mise sur la qualité. Et la neutralité. Surtout pour les petits qui grandissent vite.
  • En ciblant des entreprises et des artisants locaux. On a alors plus de chances que ce soit adapté à notre réalité. Vous savez, l’hiver québécois! Même chose pour les jouets, en passant.
  • En priorisant les fibres végétales biologiques. Par soucis pour la terre. Les travailleurs. Et notre peau.
  • En visant la qualité comme objectif premier. Ce sera plus cher. Je vous l’assure. Mais je préfère payer une fois plutôt que deux. Ou trois.
  • En n’oubliant pas de visiter les frippes. Ou de faire des échanges entre amis. Et de donner ce qui ne fait plus.
  • En utilisant des couches lavables. Il y en a des bios. Faites au Québec. Pour tous les goût. Au moins quand vous êtes à la maison. C’est meilleur pour la peau de bébé. Pour la planète. Et pour le porte-feuille.

Logement.

  • En minimisant notre consommation énergétique. Ici, on a dit adieu à la sécheuse. Et le lave-vaisselle devrait suivre. Bientôt.
  • En fabricant ses propres produits nettoyants. C’est plus souvent qu’autrement vraiment simple.
  • En minimisant ce que l’on possède. C’est pas facile dans notre cas. On y va une étape à la fois.
  • En diminuant sa quantité de déchets. Par le recyclage. Le compostage. L’achat responsable. En évitant le gaspillage.
  • En recherchant les opportunités coopératives. Où l’individu membre à plus d’influence.

Autres.

  • En prévoyant. Transport. Vacances. Tout peut être fait de façon plus sensée. Et sensible. Il y a toujours place à l’amélioration. J’en suis convaincue.
  • En éduquant. Lire des étiquettes, c’est un investissement. S’impliquer, c’est prendre concsience d’une réalité qui est celle d’un autre. Tout ça fait de nous de meilleurs citoyens. Plus emphatiques. Mieux engagés.
  • En priorisant la santé. C’est pas mal plus simple qu’on pourrait le croire. Pas mal plus accessible que les promesses retrouvées sur les flacons de pharmacie.

Ça commence tôt.

Nos choix de vie s’articulent donc à partir de la base. Des essentiels. Auquel s’ajoute le travail. C’est notre réalité de travailleurs autonomes. De travailleurs culturels. Mais ça. C’est une autre histoire. Tout c’est choix ont des coûts. Tantôt en argent. Tantôt en temps. Parfois on économise. Mais toujours on investit. C’est ça la magie.

Petit train.

C’est tout une entreprise. Ce sont des changements qui s’effectuent dans le long terme. Au fil des prises de conscience. Des découvertes. Cette responsabilisation individuelle et familiale s’articule lentement. S’insère graduellement dans une société. Elle aussi en mouvance. En changement. Écologiques. Politiques. Économiques. Sociologiques.

Parallèlement aux prises de conscience, il faut apprendre à faire. Se donner des chances. Découvrir comment faire plus simple. Parce que la vie est déjà assez compliquée. Déjà assez occupée. Il faut accepter de mettre certaines choses de côté. Pour avoir le bonheur de faire des découvertes insoupçonnées.

Au final.

Nous sommes fiers. De ce que nous sommes. En tant qu’individus. En tant que famille. Je suis fière de voir mes enfants grandir avec cette réalité. Cette conscience de l’autre. Et de demain. Est-ce que tous ces beaux concepts ont de mauvais côtés? Malheureusement oui. Est-ce que certains sacrifices me font un peu mal parfois? Assurément. Parce que je rêve de plus. Plus de simplicité. Plus de calme. Plus d’autosuffisance. Parce que j’ai parfois l’impression d’être au mauvais endroit. Mais c’est alors que je me retourne. Que je vois mes enfants. Curieux. Impliqués. Et tellement plus conscients que je l’étais. À leur âge. Et bien plus tard. Et je reprends espoir. Et je reprends mon souffle.

 Je vous laisse avec ce que Papa Bee pense de Maman Bee. 😉

The Bees Strip 17 par mon unique FlexiB

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(J56) Mes 10 indispensables de future maman

Toujours à refaire.

T’as beau pas en être au premier. T’as beau avoir passé par là. Il n’y a pas 2 grossesses pareilles. Pas de répit. Pas le temps de t’asseoir sur tes lauriers. En te disant que tu sais ce qui s’en vient. Tu peux te servir des expériences passées. Comme élan. Ou comme point d’ancrage. Mais de là à simplement répéter. Il y a peu de chance que ça marche.

Kit de survie.

J’ai pas eu des grossesses très compliquées. J’ai vu pire. Disons-le comme ça. Mais entre mes deux premières et mes deux dernières, il y a eu un monde. J’ai découvert les nausées. Le nerf sciatique coincé. J’ai pris un peu plus de poids aussi. J’ai persévéré dans l’allaitement. J’ai été jusqu’au tandem. En étant pas assez préparée. Probablement. Et en oubliant de m’écouter. Surtout.

Last round.

Pour mon dernier round, j’ai pris les devants. Je me suis fait un kit de survie. J’ai rapatrié mes essentiels. Rien de bien compliqué. Juste le nécessaire. Pour me permettre le plus de confort possible. Avec le moins de chichi possible. Je vous laisse mon top 10. Dans un désordre qui est tout moi. Ne tenez donc pas compte de l’ordre de présentation.

1. Ma sage-femme.

Ne montez pas aux barricades. Si vous aimez votre médecin, j’ai rien contre. Ce que j’entends par ici, c’est que je me suis hâtée de m’inscrire. Pour avoir un suivi comme je le souhaitais. Pour avoir toutes les chances possibles d’être dans cette bulle de confort dont elle est génératrice. C’est primordial. Cette complicité avec son spécialiste de la santé. Dans un moment charnière comme la grossesse. Où tellement de données entre en ligne de compte. Et dans le cas notre famille. Où il y a plusieurs personnes impliquées. Ce qui n’est pas à négliger.

2. Du linge mou.

Je ne suis pas une adepte du magasinage. J’aime pas ça. Tout simplement. J’ai aucun intérêt dans tout ce qui touche le vêtement en général. Et encore moins en ce qui concerne un vêtement que j’aurai pas le temps d’user. Comme c’est la dernière fois j’ai choisi de miser sur le linge mou. Je n’aurai donc pas été la maman la plus coquette. Ni la plus tendance. Mais j’aurai été tellement confortable.

3. Mes suppléments alimentaires.

Ces indispensables sont venus avec la découverte des nausées. Et aussi un peu de l’allaitement en simultané. L’énergie que me demandait ma fille par ses boires fréquents. De jour comme de nuit. Jumelé à la difficulté que j’avais à manger. Et je ne parle même pas de repas équilibrés.

  • De la chlorophylle. Pour prévenir l’anémie. Pour son pouvoir énergisant. Ses propriétés antioxydantes. Si vous voulez essayer, commencez doucement. Surtout en début de grossesse.
  • Du magnésium. Pour m’assurer que le bébé reçoit une bonne quantité de nutriments. Parce que ça favorise le sommeil. Pour son action sur la création et la regénérescence des tissus.
  • Une multivitamine prénatale. Mon choix s’est tourné vers la compagnie New Chapters. Elle est pas donnée. Ni remboursée par le régime publique. Mais elle me va bien. Ne me cause aucun inconfort. Convient aux végétariens. Je ne suis pas la posologie à la lettre. Je me fie à ce que j’ai mangé. Et à comment je me sens. Faut bien que ça serve à quelque chose l’instinct maternel.
  • Et de la mélasse verte. Pour un boost de fer. Une fois de temps à autre.

4. Ma tisane de future maman,

Je me suis concoctée un mélange. En grande quantité. Et facile à refaire. Ça ne me prend que quelques secondes. Il se prend chaud. Ou froid.

pregnancy herbal teaTisane de future maman

4 parts de feuilles de framboisier séchées

2 parts de feuilles d’ortie séchées

1 part d’avoine séchée

1 part de cataire séchée

J’utilise 5 ml de mélange par tasse d’eau chaude.

Infusez 10 à 15 min.

Mettez-y du miel si vous le souhaitez.

J’en prends tout au long de la grossesse. En augmentant graduellement la dose. Pour faire simple: un nombre de tasses équivalent au trimestre. Donc, 3e trimestre 3 tasses. Quand j’outrepasse la date fatidique j’en prends jusqu’à 1 litre par jour.

Sans s’aventurer dans un dédale d’herboriste, voici les raisons de la présence de chacune des plantes. Si vous avez une grossesse à risque, informez-vous!

  • Le framboisier. Le grand classique de la grossesse. Et qui gagnerait à être mieux connu. Et plus utilisé. C’est un régulateur hormonal.  Riche en vitamines A, B complexe, C et D. Tonifiant utérin efficace. Il ne déclenchera pas l’accouchement. Ne vous promettra pas un accouchement rapide. Ou facile. Ou sans douleur. Peut être utile dans la gestion des nausées.
  • L’ortie. Pour sa teneur élevée en fer. Et son aspect nourrissant. Elle a aussi dès propriété de tonifiant utérin. Combiner avec le framboisier elle facilite l’élimination. Au revoir constipation encombrante.
  • L’avoine. Pour fortifier le système nerveux. Alcaliniser le corps. Et déminéraliser.
  • La cataire. Parce que j’ai une amie nommée insomnie. Et qu’elle est plus présente quand je suis enceinte. C’est donc une aide à dormir. Ou à dormir plus paisiblement. De plus elle aide à libérer le foie en temps de maladie. Quand tout le reste n’a pas réussi à protéger des envahisseurs. Son côté calmant m’a également soulagé d’un retour d’extra cystoles. Merci!

5. Mon régime d’hygiène dentaire.

J’ai les gencives fragiles. Enceinte c’est pire. J’ai pas le choix. Il faut que j’y mette de la constance. Et du temps. Je poursuis donc ma routine. En omettant l’extrait de pépins de pamplemousse. En mettant de l’huile essentielle de tea tree dans le dentifrice. Et en évitant tout relâchement. Tant que faire ce peut. On n’est pas des machines.

6. Des fermentations.

En début de grossesse. Avec les nausées. C’est à peu près tout ce qui m’est agréable de manger. De plus, ils sont une riche source de probiotiques. Sont bénéfiques pour soutenir mon système immunitaire. Qui est fragilisé par mon état. Et sollicité par le fait qu’on a de petits enfants qui attrapent petits microbes par-ci. Petits virus par-là. Pour les curieux qui voudraient s’initier. Un petit livre superbe. Mes chouchous:

  • Yogourt
  • Kéfir
  • Kombucha
  • Switchel
  • Kimchi, kimchou. C’est selon.
  • Choucroute
  • Miso

Et quelques semaines avant le test de strepB, je fais une cure plus soutenue. Avec un supplément.

7. Des sels d’Epsom.

Une fois par semaine. Parfois deux. J’en verse une grosse poignée un bain chaud. Probablement que les grossesses d’hiver y sont pour quelque chose. C’est génial pour les courbatures. Je dois vieillir. Mais également pour favoriser un sommeil réparateur. Si vous souffrez de crampes. Tentez le coup. Et remercier le merveilleux magnésium!

8. Aromathérapie.

J’ai un odorat très fin. Enceinte c’est presque dérangeant. Je dois faire un effort pour éviter les odeurs fortes. Ou synthétiques. Ou juste dérangeantes. J’ai de la misère moi avec les fragrances de coton frais. Ou de pluies printanières. Alors tout y passe. Du savon à vaisselle au nettoyant à planchers. En passant par les odeurs de frigo. Ou tout se mélange. Pas toujours harmonieusement.

D’un autre côté, j’en profite. Je diffuse des huiles essentielles. Un peu. Partout. En m’informant. Évidemment. En m’assurant de leur qualité. Laine feutrée. Billes d’argile. Diffuseur. Spray. Produits d’entretien ménagers. Ou carrément une goutte sur mes vêtements. Quand la sortie le demande.

9. Le ballon.

Parce que vient un temps ou je cherche mon confort. Désespérément. Et que le ballon me l’offre. Je m’en sers comme fauteuil. Il m’aide à étirer les muscles de mes hanches. À soulager la tension dans mon dos. Et certains disent qu’il permet au bébé en postérieur de se retourner. Bon…ce serait probablment trop demander. Après trois naissance en postérieur. Mais je rêve. Ça fait de mal à personne. Hein!?

10. Mon écharpe de support.

Depuis le début de cette 4e grossesse, je me sens lourde. Comme si mon corps avait décidé qu’il avait assez donné. C’est pas si terrible au début. Plus inconfortable qu’autre chose. Mais quand la fin se pointe le bout du nez. Ouf! C’est pas tous les jours facile. Selon les tâches quotidiennes. Les enfants qui veulent aussi être portés. Ou tout autre éléments qui rend le quotidien unique. Et imprévisible.

Encore une fois, je n’ai pas fait de folles dépenses. Seulement une longue écharpe que je noue. Sur et sous le bedon. Question de lui démontrer un peu d’empathie. Et de le remercier. De son dévouement. Présent et passé.

(J52) Dans de beaux draps

Au quart de tour.

On a pas des enfants qui ont le sommeil facile. Le genre d’enfants qui font leurs nuits à trois mois. Ni même à six. Nos enfants ont tous trouvé un sommeil plus régulier une fois l’allaitement terminé. Et comme ils sont allaités assez longtemps. On a eu quelques moments où on en a arraché. Et encore parfois aujourd’hui. Selon la journée passée. L’état de santé. Les divagations de l’esprit. Bref, toutes les raisons semblent bonnes pour qu’on mette une croix sur notre 8heures continu nécessaire. Ou idéal.

Faire avec.

On fait tous des choix éducatifs. Selon ce que l’on croit le mieux pour nos enfants. Selon nos valeurs. De notre côté, on priorise le rythme de nos enfants. On espère qu’ils associeront le dodo avec un moment de bien-être. De confort. Un retour à la source. Un apaisement. Mais ça veut aussi dire qu’il faut les suivre. Et à plusieurs, ce n’est pas toujours évident. De l’ado à la petite hypersensible. Qui gobe comme une éponge. Toute la journée. Sans rien laisser transparaître. En passant par la petite tornade du centre. Qui cause son lot de soubresauts. De surprises. Et de stress. Soyons honnêtes.

L’équation.

Tout se met en place assez facilement. On se retrouve en début de soirée. Parents complètement épuisés. Parce qu’on se lève à l’heure des poules. Pour avoir quelques minutes. Pour se parler. Entre adultes. Question d’avoir un minimum d’équilibre. Vous comprenez.

Je disais donc. Le souper est terminé. La table est ramassée. La vaisselle presque toute lavée. Ou en train de trempée. Je suis paresseuse de même. Et là! Bang! On dirait que le décompte commence. Un peu comme la mise à feu de la navette. 5-4-3-2-1. Tout se met en place pour que l’explosion se produise. Celle de l’enfant qui encore trop d’énergie à dépenser. Car on a l’impression que ça se reproduit plus vite que ça se dépense cette affaire-là. Celle de l’enfant qui n’en peut plus du brouhaha de la journée. Celle du grand qui veut juste se relaxer après une journée à étudier. Et à conjuguer tout ça avec une vie de famille mouvementée. Bref, tout le monde a donné le meilleur de ce qu’il avait à donné. Et il est temps de juste passer à autre chose.

La routine.

Commence alors la routine de pré-dodo. Ou une tentative de. On range les jouets. Et on prend un temps de jeux calmes. On essaie d’éviter la télé. Et de mettre de la musique apaisante. On envoie les enfants se laver. Corps et dents. Et cheveux. On badigeonne les petits de gras de coco de la tête aux pieds. Pour éviter les peaux sèches qui piquent et les crises de démêlage de cheveux. On tente d’implanter une procédure qui nous sauvera le plus possible des irritants. Pendant ce temps, on tamise les lumières, prépare les lits, diffuse des huiles essentielles. Etc. Etc. Etc. Bref, on fait notre gros possible avec ce qui nous reste de drive.

Mais ça marche pas toujours. Malheureusement. À cause d’on ne sait trop quoi. Ou à cause de ce qu’on sait mais qu’on ne pouvait éviter. On a alors ajouter un élément dans notre routine. Rien d’infaillible encore une fois. Mais qui aide. C’est déjà ça. On prend tout ce qui passe. Vos suggestions sont les bienvenues!

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Le bain.

Règle générale on préconise la douche. Parce que c’est moins long.  Et qu’on apprécie tous avoir un temps dans la salle bain. Normal! Mais 2 fois semaines. Le dimanche. Avant de reprendre le train. Et le mercredi. Pour reprendre notre souffle. On met les petits dans un bain. Bien assaisonné.

Pause bain pour petits

1/2 tasse de sels d’epsom

1/2 tasse de bicarbonate de soude

2 c. à soupe d’argile

Et en option: quelques gouttes d’huiles essentielles

1 c. à thé de vitamine C en poudre

Je dilue la vitamine C et l’argile quelques minutes avant. Et mets tout dans le bain. Avant d’y glisser les enfants. Idéalement au moins 20 minutes.

On ferme les lumières. Allume des bougies. Parfois on leur fait la lecture. Et on prie pour que leurs petits corps et leurs petits coeurs s’apaisent. En douceur.

Le miracle.

Le miracle n’existe pas. Ni le marchand de sable. Ni la fée du sommeil. Encore moins le bonhomme sept heures. Ou les mauvaises sorcières. Le sommeil est un apprentissage de la vie. Qui servira l’enfant toute sa vie durant. Qui sera pour lui un outil indispensable au maintien de son équilibre. C’est pourquoi nous avons fait ce pari. C’est pourquoi nous croyons que les efforts en vallent le coup. C’est le pourquoi de notre patience.

Pas si hasardeux.

S’il n’y a pas de miracle, il n’y a pas tant de hasard non plus. Le cocktail dans lequel nos enfants se baignent à sa raison d’être. L’argile et la vitamine C purifie l’eau. La première agrippe les métaux lourds afin qu’ils ne soient pas absorbés par le corps. La deuxième neutralise le chlore en même temps qu’elle est un bon support pour le système immunitaire. Le bicarbonate de soude aider à extirper les toxines du corps. Et apaise la peau. Et le magnésium. Le magnésium…

Le magnésium.

Il mérite son paragraphe. C’est la vedette de la recette. Et de toutes façons à peu près tout le monde en manque. Alors à quoi bon s’en priver. Outre ça. Le magnésium aide à la gestion du stress. Calme les douleurs musculaires et les maux de tête. Amélioré la qualité de la peau et la circulation sanguine. Permet une meilleure absobtion des nutriments. Accélère les processus de guérison. Pour les raisons citées précédemment. Et chez les enfants. Aide à l’assimilation des minéraux. E t permet une meilleure qualité du sommeil. Ce n’est qu’un résumé. Il y aurait de la matière pour un livre entier. On y reviendra peut-être.

(J50) Sortir le méchant 

L’inévitable.

Fallait s’y attendre. Le malveillant visiteur a fini par se pointer chez nous. Un habitué de la froide saison. Du genre que l’on attend. Mais du genre que l’on se passerait bien. Celui qui ne cogne pas avant d’entrer. Et qui, cette fois-ci, s’incruste. Misère!

À tour de rôle.

Bon. Le voilà bien à l’aise. Il a commencé par le plus vieux. Puis, il m’a importunée un bon 2 semaines. Et maintenant, il s’en prend au petit 2e. Chacun son tour. Pas de jaloux!

Un peu de tout.

Un virus c’est complexe. Le même indésirable n’aura pas nécessairement le même effet sur deux personnes différentes. Tout dépend de ce que nous sommes. De nos forces et faiblesses du moment. Il y a tellement de facteurs qui entre en ligne de compte. C’est ce qui rend la vie si belle. Et si déstabilisante.

Ça peut être un nez qui coule. Ou qui est complètement bloqué. Une gorge en feu. Une vilaine toux. Une fièvre inconfortable. Peu importe. L’important est de rester attentifs. De prendre le temps d’observer ce qui se passe. D’être présents. De réagir selon les évènements. On se cramponne à l’instant. On supporte le corps dans sa bataille. Et on enveloppe le cœur de douceur et d’amour. On apaise du mieux qu’on peut. Le plus globalement possible.

C’est hot!

Le méchant virus est un être de feu. Il entraîne bien souvent un embrasement du lieu qu’il investit. Bien fait pour lui! Le malheureux, il encourt lui-même sa propre perte. Et le résultat de cet embrasement est la fièvre. Faut pas partir en peur. La fièvre est alors un signal d’alarme. Un appel à la vigilance. Mais fièvre ou pas, c’est notre rôle de parents d’être présents et attentifs quand son enfant est malade.

La part des choses.

La fièvre n’est donc pas une maladie. C’est un symptôme. Un indicateur que le corps est en mode défense. Contre un virus. Une bactérie. Des toxines. Elle fait partie de notre arsenal de combat essentiel. Vital. En élevant sa température normale, le corps permet l’augmentation des processus de plusieurs métabolismes importants:

  • La circulation sanguine est augmentée. Dans tous les organes vitaux. Sous l’effet de l’accélération des battements cardiaques.
  • Le système immunitaire. Le courageux qui part en guerre.
  • Le système respiratoire. Par l’augmentation de la cadence de la respiration. Qui fournira plus d’oxygène à l’organisme. En entier.
  • Le système éliminatoire. Qui fait son effort de combat afin de débarrasser le malade de l’intrus. Etqui refroidit le corps par la l’évaporation de la transpiration.

La fièvre a donc un rôle à jouer dans le recouvrement de la santé. Il faut donc être prudents. Et viser plus précisément la source de la maladie. Plutôt qu’un symptôme. Et offrir des soins en conséquence. Il faut être conscient qu’en offrant des médicaments ayant pour but de supprimer la fièvre on met en veille les système de défense du corps. Avec ce que ça implique en terme de conséquences. Sur le développement des capacités du corps à combattre. Et la durée de la maladie. C’est là que le bon jugement entre en ligne de compte. Et que notre instinct de parents doit parler.

Notez que certains cas exigent des consultations. Je ne dis pas de ne pas consulter. Ou de ne pas médicamenter. Je dis plutôt que chez nous, on laisse une chance au corps de s’exprimer. On lui donne une chance de nous prouver qu’il sait ce qu’il fait. Avant d’intervenir. C’est très personnel. Etcela n’implique aucun jugement des façons de faire qui peuvent différer.

À la rescousse.

Nous avons une panoplie de moyens d’intervention et de supports quand un petit (ou un grand) tombe malade. Selon la situation. Selon les symptômes. En voici quelques-uns:

  1. Créer environnement calme. Favorisant le repos. S’assurer qu’il y a une douce lumière. Et une bonne aération des lieux.
  2. Diffuser des huiles essentielles selon les besoins. De la lavande pour apaiser. De l’eucalyptus pour décongestionner. Du romarin pour stimuler. Du ravinsara pour aider à tuer les virus.
  3. S’assurer de fournir une alimentation légère et de qualité. Des fruits. Des jus. Des bouillons. Ajoutez-y une touche de gingembre et d’ail c’est encore mieux.
  4. S’assurer de maintenir un bon niveau d’hydratation. L’eau est toujours excellent choix. Mais il y a aussi les tisanes. Chaudes ou froides. Décoctions. Eau de coco. Mon melange herbal secret: 2 parts de framboisier, 2 parts de cataire et 1 part d’achillée millefeuille.
  5. Appliquer des cataplasmes d’argile sur le bas du ventre pour abaisser la fièvre.

Les moments clés.

Une fièvre peut passer par plusieurs stades. Il y a d’abord le moment où elle débute. Signal que le corps met en branle des moyens de défenses. Puis il y a la montée. Où le corps tente d’atteindre une température idéale pour mener sa bataille. À ce stade. la chaleur se concentre sur les organes vitaux.  En laissant souvent les extrémités fraîches. Il est donc plutôt inutile de tenter d’abaisser la fièvre à ce stade. Puis la fièvre atteint un stade où le corps entier est chaud. C’est le signe que la température recherchée a été atteinte. Et c’est le bon moment pour intervenir. Pour soutenir en évacuant le surplus de chaleur. Mes plantes préférées sont alors la camomille et le trèfle rouge. À boire ou à mettre dans le bain.

Petite gâterie.

Personne n’aime être malade. Et personne n’aime voir son enfant malade. Pour rendre le moment plus doux, nous misons sur un ralentissement de la cadence. Sur la douceur. J’ai déjà lu qu’un enfant apprend à prendre soin de lui en voyant sa mère lui prodiguer des soins. Alors c’est le pari que nous faisons. Pour mettre toutes les chances de notre côté. Pour que nos enfants se donne le droit de vivre les choses. À leur rythme. Dans le respect de ce qu’ils sont. Et de ce qu’ils ont comme besoins. Je vous laisse avec une petite douceur réservée aux grands malades chez les Bees.

smoothie blueberry/elderberry

Smoothie bleuets et sureau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Smoothie bleuets et sureau pour journées difficiles

25ml de baies de sureau séchées

1 1/2 tasse d’eau très chaude

1 tasse de bleuets congelés

15ml de miel

Le jus d’une demi lime

15ml de gélatine en poudre et 2-3 c. à soupe d’eau

Infuser les baies dans l’eau chaude une quinzaine de minutes.

Faire gonfler la gélatine dans 2-3 cuillères à soupe d’eau.

Tout mettre au mélangeur.

Vous pouvez servir au verre ou en faire des popsicles.

(J45)Pour que ça roule

Ces affaires qui s’oublient pas.

Il paraît  qu’il y a des choses que l’on ne peut pas oublier. Mais des fois on se rend tout simplement compte qu’on a jamais vraiment su. Qu’on galérait un peu tout croche.  Pis que tout se passait relativement bien. Jusqu’à ce qu’on prenne le champs. Sul dos dans l’fossé. À chercher de l’aide pour se relever.

Promenade du dimanche.

Je vais être honnête. Parce que je le sais maintenant. Parce qu’au point où j’en suis j’ai pas de raison de le cacher.  J’ai abusé du cruise control. J’ai pris pour acquis qu’il ferait toujours beau. Et que la route serait sans surprise.  J’ai fait confiance à la machine. Je l’ai fait rouler à haute vitesse. J’ai mis la musique dans le tapis. Pis j’ai roulé.

Ce qui deva arriver.

Ça a l’air que la vie trouve toujours le moyen de te faire comprendre ce que tu refuses de voir.  Ce fut le cas. Ça l’est toujours. J’ai entamé un processus. C’est long. Ce sera long. Ce sera en dents de scie. Je le sais. Et je fais avec. Ça s’appelle grandir il paraît. Moi, maintenant, j’appelle ça Vivre.

Premier constat.

Mon premier constat a été de réaliser que, dans ma vie de tous les jours, j’ai besoin de routine. J’ai réalisé que ce que je réussis le mieux est basé sur une routine. Forte et flexible. Je me suis rappelée de mes années d’étudiante. De mes années d’école-maison. De mes voyages. J’ai tenté de voir pourquoi pour ça, ça marchait. Puis j’ai réalisé l’évidence. La préparation me sécurise. Elle me donne confiance. Elle me permet de me concentrer sur l’essentiel. L’important.

L’artillerie lourde.

Alors j’ai entrepris de voir ma vie comme un voyage. Une journée à la fois. Une semaine à la fois. En gardant la tête haute pour ne pas perdre les grands objectifs de vue. Ma première cible: les petits matins. Tant qu’à commencer quelque part. Commençons par le début.

ABC d’un réveil.

J’ai fait l’inventaire de mes besoins. Puis de mes musts. Puis des ces petits extras qui peuvent faire une GROSSE différence pour moi.

Mes besoins:

  • Du calme, de la lenteur, du silence
  • Mon combo de vitamines: huile de poisson, vitamines D, magnésium et gelée royale
  • Un délicieux déjeuner: des bons gras et des protéines à profusion
  • Une douche: seule, en silence et dans l’obscurité

Mes musts:

  • Un oil pulling: pendant lequel je fais autre chose
  • Une eau citronnée: pour accompagner mon repas
  • Une lampe de luminothérapie: pendant mon déjeuner
  • Un journal personnel, un agenda: que je crayonne en mangeant
  • Une séance de brossage à sec: j’en reparlerai en détail bientôt

Mes petits extras:

  • Un café avec mon chum: c’est en général le seul temps où on peut se jaser!
  • Des rideaux grands ouverts laissant entrer le soleil
  • Des huiles essentielles qui flottent dans les airs: du romarin, des agrumes

Cest ainsi que chaque matin je m’assure que mes besoins sont comblés. En priorité. Et que aussi souvent que possible je tente de ponctuer ma routine de ces petits riens qui font grimper mon niveau d’énergie. Et de bonheur. En tout, ça représente entre 15 et 45 minutes. C’est pas la mer à boire. Mais pour moi, c’est le paradis. Ça a un impact direct sur mon énergie. Ma capacité à gérer l’anxiété. À affronter la journée avec courage et laisser aller.

Et vous, vous avez une routine matinale qui vous sauve la vie?

La lumière au bout du tunnel

(J37) Faire peau neuve (2)

Bien emballé.

C’est connu, la capacité d’une peau en santé à se regénérer et à cicatriser est assez bonne. Une peau saine, constitue donc une barrière à la fois souple et solide face aux rayons solaires et aux agressions extérieures qui pourraient éventuellement endommager d’autres tissus et organes plus fragiles. Une peau en santé, dont l’équilibre n’est pas trop perturbé, offrira également une solide résistance aux infections.

Le but de maintenir une peau saine est principalement d’isoler le milieu corporel interne et de limiter les pertes d’eau afin que le niveau d’hydratation soit aussi stable que possible.

C’est dans ce but qu’il faut intervenir pour toutes les affectations, mêmes mineures de la peau. Blessures, lésions, gerçures, crevasses, sécheresse. Acné, psoriasis, eczéma.

Le procédé de base pour prendre soin de la peau est plutôt simple. Nettoyer en profondeur. Stabiliser ou maintenir le pH. Et rester attentif à quelques désordres digestifs ou de gestion du stress qui pourraient survenir. Ensuite, si une problématique se pointe, il est important de traiter selon le besoin.

Pour nettoyer en profondeur et éliminer des toxines: trèfle rouge, calendule, framboisier, hydraste, ortie, fenouil.

Pour favoriser la cicatrisation: aloès, mélisse, hydraste, prêle, calendule, guimauve.

Pour débarasser la peau de micro-organismes parasitaires: prêle, échinacée, ail, calendule, lavande, thym.

Pour les peaux à problèmes qui ont besoin d’être stimulées: lavande, romarin, sauge, thym.

Pour les peaux sèches: appliquer de la vitamine E avant la douche ou un bain de vapeur et masser.

Dans les vaps.

Le bain de vapeur est une façon douce et efficace de nettoyer la peau en profondeur et, par la suite, de pouvoir la traiter selon le besoin. Vous pouvez vous installer, la tête au-dessus d’un bol d’eau ou de tisane fumante et recouverte d’une serviette pendant une dizaine de minutes ou, comme c’est mon cas, utiliser la chaleur de la douche. Allez-y avec ce qui convient à votre horaire. Si vous y allez avec un bol, faites attention à ne pas vous brûler la peau, la chaleur doit être présente mais confortable.

Ce procédé favorise à la fois l’élimination des toxines et le nettoyage des pores, ceux-ci s’ouvrant sous l’action de la chaude vapeur. L’hydratation et la circulation seront aussi favorisées.

Faire sortir le méchant.

Comme la peau facilite les transferts, il est donc possible de s’en servir pour éliminer des toxines accumulées dans l’organisme tout autant que pour donner au corps un petit coup de pouce. Adultes et enfants peuvent bénéficier d’un bain pour se remettre sur les rails. Que ce soit une fatigue, un méchant virus ou une émotion intense, un petit bain ne fera pas mal.

Premièrement, comme on veut détoxifier, on s’assure de neutraliser le chlore présent dans l’eau pour ne pas l’absorber. Tout simplement ajouter 5 ml de vitamine C en poudre, entre autres possibilité. L’importance de neutraliser les produits chimiques dans l’eau du bain est un vaste sujet. J’y reviendrai!

Passons aux choses sérieuses. Dans votre bain, mettez 1/2 tasse de sel d’Epsom et une infusion de plante ou quelques gouttes d’huiles essentielles. Les huiles essentielles sont puissantes. Je ne saurai trop vous recommander de vous les procurer dans un lieu qui saura vous informer correctement et vous fournir des produits de bonnes qualités. J’adore les produits d’Aliksir.

Terrain glissant.

Bien sûr, si je crois que l’on peut passer par la peau pour traiter le corps ou pour évacuer des toxines, je crois aussi que nous devons être extrêmement sélectifs et prudents dans nos choix de produits hygiéniques. À la base, un savon est fait d’huiles saponifiées à l’aide d’hydroxyde de sodium (ou soude caustique). Ensuite, les variantes sont infinies: mélanges d’huiles, ajout de plantes ou d’huile essentielles, éléments exfoliants, éléments minéraux, etc. Mais aussi, parfois: parfums, colorants, stabilisateurs, agents de conservation. J’y reviendrai aussi, car la fabrication du savon, bien que pas très compliquée, exige un protocole précis de réalisation et de mesures de sécurité.

Vous pouvez tout de même faire simple à la maison en vous procurant, soit des savons artisanaux avec une très courte liste d’ingrédients ou vous faire un mélange maison tel que celui-ci:

– 3 parts de savon de castille liquide de type Dr. Bronner (neutre ou avec huiles essentielles déjà intégrées en s’assurant qu’elles soient biologiques)

– 3 parts de miel. Le miel est reconnu pour ses propriétés adoucissantes, antibactériennes et cicatrisantes.

– 2 parts d’huile. Mes préférées sont l’huile d’olive, de ricin, d’amande douce, de sésame, de coco. L’huile a des propriétés nettoyantes et offre un bon coup de pouce si vous avez la peau sèche.

– environ 10 gouttes huiles essentielles (si vous avez utilisé un savon neutre). Allez-y pour une huile dont l’odeur vous est agréable et qui aura des propriétés intéressantes en fonction de vos besoins. Laissez-vous conseiller mais écoutez-vous aussi. Une odeur qui ne nous plaît pas n’est, bien souvent, simplement pas faite pour nous.

ou encore:

1/2 tasse de savon pur liquide

1/3 tasse de lait de coco

2c. à soupe d’huile (amande ou coco)

20 à 30 gouttes d’huiles essentielles, unique ou en mélange

L'heure de la douche.

L’heure de la douche.

Faire face.

La peau du visage et des mains doit faire l’objet d’une attention particulière car elle est très peu protégée. Il est impératif de bien netoyer la peau et de l’hydrater. Pour une peau saine, éviter les démaquillants commerciaux et prioriser une huile, telle que l’huile d’olive, peut aider. Une douce exfoliation permettra à la peau d’absorber plus facilement les soins qu’on lui porte. J’utilise du sucre ou du couscous fin. Vous pouvez aussi pousser l’audace jusqu’à exfolier le corps entier. N’en tient qu’à vous. Dépendamment de ce que j’ai sous la main. Des masques, appliqués de temps à autre, peuvent également donner un second souffle à une peau surexposée dont l’équilibre vacille. Ne cherchez pas trop loin, ce dont vous avez besoin est sûrement autour de vous: argile, yogourt, banane, miel, huiles, avocat, …

Ouf!

Le sujet est vraiment dense. Je m’arrête ici. Pour le moment.

(J31) Pour ne pas y laisser sa peau (1)

J’ai eu un brin de jasette avec une maman qui en a marre des produits d’hygiène que l’on trouve sur les tablettes et dans lesquels on se perd dans la liste des ingrédients. Je vous offrirai donc, cette semaine, une série de posts sur nos habitudes quotidiennes d’hygiène.

Tête, épaules, genoux, orteils.

La peau est le plus grand organe du corps. C’est aussi la première barrière de protection de notre organisme face aux agressions extérieures. De plus, elle permet de maintenir une bonne température corporelle et de percevoir l’environnement par le toucher. Elle est aussi un réservoir sanguin et lymphatique et la responsable de la synthèse de la vitamine D.

Une peau en santé n’est donc pas qu’un simple caprice esthétique. C’est surtout, et avant tout, un investissement dans notre santé. Et quand je parle d’investissement, je ne parle pas d’y vider notre compte bancaire. Au contraire, la simplicité, ici, est gage de réussite.

Au parterre.

Votre peau est un véritable aménagement, un écosystème, où se côtoient, entre autres, bactéries, acariens et champignons. Ceux-ci se nourrissent de composés sécrétés par la peau ou de façon symbiotique. Cette flore cutanée (eh oui, il n’y a pas que votre intestin qui fleurit!) varie selon les individus en fonction de caractéristiques telles que l’âge, le sexe ou l’environnement. Elle varie également en fonction des parties du corps; votre cuir chevelu n’a pas les mêmes fonctions et besoins que vos aisselles.

Mains froides, coeur chaud.

L’adage est bien beau mais dans le concret c’est un peu plus complexe que ça. Le maintien d’une bonne température corporelle est primordial au bon fonctionnement de notre organisme. Un symptôme fréquent relié à la température consiste à avoir les mains froides. Certains disent que les mains froides représentent un intérieur froid…L’adage serait-il un faux? Qui sait. Chose sûre, si vous êtes aux prises avec ce genre de condition, vous pouvez:

– vous gâter, vous détendre, faire de la méditation pour abaisser votre niveau de stress

– plonger vos mains dans un bain composé d’une tisane. Certaines plantes réchauffantes: thym, romarin, lavande, gingembre, cayenne, moutarde. D’autres calmantes: camomille, mélissa, menthe.

Un autre bon exemple du travail de la peau relié à l’équilibre thermique est la sudation. Qu’elle soit due à une canicule ou à une forte fièvre, la sudation est un processus naturel permettant au corps, par l’évaporation de la sueur, de réguler sa température interne. La peau étant un organe de grande étendue, elle est donc tout aussi indiquée pour soulager le corps fiévreux par des bains tièdes auxquels on ajoute des infusions. Mes plantes chouchous: achillée millefeuilles, camomille, bourrache, cataire.

Dans les moindres recoins.

Quand on pense à la peau, on pense généralement à celle du visage, des mains. À la plante des pieds ou au cuir chevelu. Cependant, on pense rarement à des problèmes de peau situés dans des endroits un peu moins accessibles. Parlons aisselles…

Bien que peu visibles, elles sont un des endroits du corps auquel on se doit de porter attention. Sachant que la peau, de par sa caractéristique d’absorbtion permet un transit rapide vers le système sanguin, il est facile de déduire que l’utilisation de déodorants ou d’antisudorifiques chimiques aura un impact sur la santé physique. Je ne saurai trop vous suggérer de tenter le coup et d’essayer des solutions où aluminium, phtalates, formaldéhyde, parabènes et substances antibactériennes ne font pas partie de la liste des ingrédients. Certains me diront que ses produits sont les seuls qui sont réellement efficaces. Je répondrai..Vous avez détoxifié vos aisselles?
Ça peut paraître drôle mais, des années d’utilisation de produits chimiques peuvent laisser des traces, peuvent modifier certains comportements du corps. Comment faire? C’est simple:

– Mélanger 15 ml de vinaigre de cidre et d’argile blanche. Ajouter de l’eau pour obtenir une texture qui s’applique bien.

– Appliquer et laisser en place 10-15 minutes. Répéter au besoin.

Les bienfaits de cette détoxification sont:

– Une diminution de la sudation

– Une diminution des odeurs

– Une transition plus facile vers les déodorants naturels

À fleur de peau, vitrail, 2006Si vous voulez tenter le coup pour un déodorant maison, voici une recette toute simple:

– 5 parts d’huiles solides (beurre de cacao, beurre de karité, huile de coco par exemple)

– 3 parts de bicarbonate de soude

– 2 parts d’amaranthe en poudre, de fécule de maïs ou de bicarbonate de soude

– huiles essentielles (arbre à thé, lavande)

– Fondre les huiles doucement au bain marie.

– Ajouter les ingrédients secs.

– Ajouter les huiles essentielles.

– Mettre dans un bocal fermé au frigo.

Utile aussi pour les pieds qui se font sentir.

Trop compliqué pour vous? Achetez une lime et utiliser une tranche que vous passerez sur vos aisselles. Aussi simple que ça!