(J28) De fil et d’aiguilles

T pour tout le monde.

Chez nous tout le monde tricote. Ce n’est pas une affaire de filles. C’est une affaire d’autonomie, de créativité et de patience. Tricoter fait partie de ces aptitudes à acquérir, très tôt. C’est même inscrit au programme scolaire de façon officielle, du primaire à la fin du secondaire.

Chez nous tout le monde veut tricoter. Ce n’est quand même pas une torture. C’est un moment partagé, en famille, où l’on profite tantôt du silence apaisant, tantôt d’une conversation imprévue et enrichissante. Chez nous, on est tricoté serré!

R pour respect de l’effort.

Apprendre à tricoter permet de constater la valeur de l’effort soutenu, de façon concrète. Cela nous permet de prendre conscience de la valeur du temps et de l’intention, au-delà de la simple échelle monétaire d’un bien ou d’un vêtement. C’est à l’image de ce que représente la vie. Maille par maille le tricot se construit sous nos yeux. À la façon de nos vies qui se forgent, action par action.

I pour imagination.

Le tricot est d’une grande souplesse. Ses seules limites sont celles de l’imagination. Personnellement, c’est mon médium artistique de prédilection. Cette technique m’offre l’équilibre dont j’ai besoin entre l’expression, la créativité et les défis reliés aux contraintes techniques. J’ai autant de plaisir à faire des chaussettes qu’une oeuvre. J’ai autant de plaisir à développer des patrons qu’à en tester. J’ai autant de plaisir à enseigner qu’à créer. Car ce n’est jamais pareil. Parfois les différences sont subtiles, mais elles sont toujours là.

C pour capital d’attention et canalisation de l’énergie.

Tricoter demande de la concentration et un bon sens de l’observation. C’est un exercice de travail manuel qui est peut s’intégrer facilement au quotidien pour aider un enfant (ou un grand) à développer des qualités qui lui serviront dans la vie, au travail ou encore à l’école. Suivre un patron, compter des mailles, les maintenir et apprendre à en reconnaître les caractéristiques. Respecter des directives et des contraintes, établir un plan de travail, évaluer des situations, émettre des hypothèses et des pistes de solutions.

Le tricot, en étant à la fois méditatif et constructif, permet d’arriver rapidement et sans heurts à une fierté face aux accomplissements. Le temps file et le résultat se construit, simultanément. Le tricot pour les TDA/H, c’est merveilleux. Pour ceux qui manquent de confiance en eux, c’est salutaire!

O pour originalité

Tricoter permet de créer des objets, des vêtements ou autres, à son image. Avec un minimum de connaissances, la liste des expérimentations possibles est grande: couleurs, textures, formes sont toutes des outils qui permettent de laisser libre cours à l’imagination et à l’expression de sa personnalité. Et la libre expression de sa personnalité est un grand pas dans la construction d’un meilleur estime de soi.

T pour tuer le temps.

Dans la même veine que la lecture, le tricot est un passe-temps abordable, accessible, constructif et évolutif. Le tricot demande de l’investissement certes mais, en retour c’est un excellent moyen de décrocher, de fixer l’esprit sur un nouvel élément. Le tricot pour décrocher de la routine quotidienne et de ses tourments.

E pour équilibre mental.

Personnellement, mon travail implique que je passe plusieurs heures par jours devant l’ordinateur et la télévision. Le tricot est un des facteurs qui me permet de rééquilibrer mes activités en me donnant un exutoire non technologique. La lenteur du geste, comparativement au bombardement d’images que j’impose quotidiennement à mes yeux et mon cerveau, est comme une bouffée d’air pur. Une halte qui me permet de me retrouver avec moi-même et, par conséquent, de regénérer mon niveau d’énergie intellectuel…et émotif.

R pour relaxer et rester en santé.

De plus en plus d’études démontrent le lien entre la réduction du stress et une meilleure santé. Or, le tricot, comme tout ce qui implique de la répétition (mantra, activités physiques, etc) est maintenant reconnu comme ayant un effet sur la santé cardiaque, les troubles reliés aux tensions musculaires ou encore à la pression sanguine. C’est ce que l’on nomme The Relaxation Response.

Cadeaux

Je considère que d’apprendre à quelqu’un à tricoter est un merveilleux cadeau. Je considère la transmission de l’héritage culturel comme primordial dans ma famille et le tricot y a une place de choix.

La Saint-Valentin arrive. Comme j’ai travaillé à la création d’un petit quelque chose sur cette thématique, je vous invite à faire de même. Voici 2 chartes, une monochrome texturée et une bicolore. Des petits projets géniaux pour les enfants! Ne vous gênez pas pour les intégrer à d’autres projets non plus.

Saint-Valentin monochrome

Saint-Valentin monochrome

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Saint-Valentin bicolore

 

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(J18) Faites comme chez vous

La bougeotte.

Plus jeune, je ne voulais pas de maison. Je voulais voyager. Bouger. Je ne voulais rien entendre de la lourde responsabilité d’être propriétaire d’une maison. Je voyais les possessions immobilières comme un poids, un boulet. Je rêvais de liberté, de grands espaces, de changements, de surprises.

Les assises.

Puis, je me suis mise à travailler de la maison. J’aimais le fait que mon atelier et mon lieu de vie se fondent l’un dans l’autre. J’aimais que mon fils courre autour de moi pendant que je travaille, j’aimais pouvoir profiter de chaque minute d’accalmie pour aller avancer un contrat, j’aimais pouvoir profiter des moments d’attente pour prendre une douche rapide ou partir une lessive. Vous savez, optimiser son temps. Je ne connais pas beaucoup de mamans qui n’aimeraient pas.

Enrichissement.

Puis fiston a grandi. L’école à la maison s’est installée chez nous comme un projet ce vie supplémentaire. Les livres, cahiers, manipulatifs sont entrés…en bonne quantité. Notre lieu de vie et de travail devenait, en plus, un lieu d’étude. L’environnement devenait de plus en plus riche. L’organisation se complexifiait. L’identité de notre chez nous se forgeait déjà un peu.

Fonder une famille.

Puis mon amoureux est arrivé dans ma vie. Et deux autres enfants ont suivi. Le foyer s’est adapté à chacun des événements qui ont marqué nos vies. L’environnement se colore de tout ce que chacun lui apporte, il se pare des essentiels pour combler les besoins de chacun aussi. Le lieu de vie a, tranquillement, commencé à prendre des allures de foyer, de maison familiale. Mon sentiment d’appartenant à ma résidence a grandi, je me suis mise à ressentir le besoin de l’habiter, pas seulement physiquement ou comme un lieu de transit, mais de l’imprégner de ce que je suis et de me laisser imprégner de ce qu’il a à me donner.

L’enveloppe.

Nous sommes en appartement. Nous ne sommes pas propriétaires. Mais au-delà des spécificités administratives, nous nous sentons de plus en plus confortables dans notre chez nous. Les odeurs, les couleurs, les sons…Notre appartement est de plus en plus réconfortants et à l’image de la vie qui est celle dont je rêve maintenant. Bien sûr, je suis comme la plupart. J’aimerais que la peinture soit à jour partout, que tous mes meubles soit confortables, beaux et exempts d’accrocs ou de taches, que mes planchers soient fraîchement sablés. J’aimerais que toutes les matières soit écologiques, éthiques et sans danger pour la santé. Que la vaisselle et la lessive soit en tout temps à jour. Que les lits soit faits en 45. Que les chats ne perdent pas de poils. Mais à quoi bon.Je sais pertinemment que, dans quelques années, beaucoup plus vite que je le souhaiterais, tous ces petits riens me manqueront énormément.

Accueillir.

Il a fallu que j’apprenne à accepter mes limites et à me motiver à relever mes propres défis. Il faut que je fasse preuve d’humilité et que j’accepte que mon intérieur ne soit pas parfait. J’ai longtemps eu, et j’ai encore, beaucoup de difficulté à accueillir des gens chez moi. Non pas que je n’aime pas recevoir, mais parce que si ce n’était que de moi, j’attendrais que tout soit parfait pour inviter des gens. Aussi bien dire que je n’aurais jamais de visite! Il y a peu de chance pour que le ménage soit convenable à mes yeux…et je ne m’en excuse plus. Ça aussi c’est à l’image de ce que nous sommes: des amoureux, des parents, des artistes, des travailleurs autonomes et une école-maison où grandissent des enfants entre 1 et 14 ans. Des gens occupés quoi!

Se relever les manches.

Je ne baisse pas les bras. Chaque jour, je cherche des moyens de rendre chaque minute plus optimale. Chaque jour, j’essaie d’imaginer des moyens de nous faciliter l’organisation. Chaque jour, j’essaie de rendre notre vie en ce lieu plus confortable. On essaie ici et là. Parfois on réussit, parfois on passe rapidement à autre chose. On profite de chaque moment pour apprendre à travailler en équipe, question d’être vraiment efficaces quand on aura notre fermette. Nous savons notre temps compté ici, ça fait partie du projet. Mais nous tenons à être bien au présent. C’est, pour nous, une façon de faciliter notre progression vers nos rêves. On voit ce moment comme un temps de formation et on en profite au max.

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Bienvenue!

 

 

(J10) Donnez-nous notre pain quotidien

1, 2, 3.

300g de farine, 200g d’eau et une cuillère à thé de levure, c’est à peu près ce dont vous aurez besoin.

Du pain c’est relativement simple. Il s’agit simplement d’eau et de blé dans le fond. Un peu de sel pour le goût. Un peu de sucre pour le bonheur des levures si le coeur nous en dit. Des fruits secs ou des herbes pour un repas plus festif. Tout est possible, ou presque, quand on fait du pain. Mais, à la base, il est question d’eau et de blé, tout simplement. Et de feu. Et du miracle de la vie.

Né pour un petit pain.

Mes enfants me voient, presque quotidiennement, faire du pain. Toutes sortes de pains. Des pains plats, des pains de mie, des crackers nordiques, des challah juifs, des tortillas sud-américains, des stollen allemands. Et je veux que ce soit ainsi. Ils apprennent doucement, en observant, les gestes qui permettent à la farine, à l’eau et au sel de prendre vie. Ils apprennent les gestes qui plus tard leur permettront de se nourrir et de nourrir ceux qu’ils aiment. Ils sentent tout l’amour qu’il y a dans la tartine qu’ils grignottent ou dans le pain qu’ils trempent dans leur soupe. Le pain, chez nous, a une grande valeur. C’est un investissement personnel qui me nourrit le coeur autant qu’il nourrit les estomacs sans fond qui gravitent autour de moi. Si mes enfants sont nés pour un petit pain, j’en suis fort heureuse. Car le pain, chez nous, représente la victoire, la persévérance, l’investissement personnel et le don de soi.

Du pain et des jeux.

La boulangerie a longtemps fait partie d’un domaine qui m’intimidait. Et pourtant. Bien sûr, je n’arrive pas toujours au résultat prévu, du point de vue esthétique ou culinaire, mais il m’est rarement arrivé de rater un pain. C’est bon du pain. Et du pain maison, c’est encore mieux. Jamais de pain perdu. Au contraire.

Au fil du temps, au fur et à mesure que vous gagnerez en expérience et en confiance, vous vous mettrez sûrement à voyagez. Le pain, c’est une voyage dans le temps et dans l’espace facile. Une façon de se plonger dans des traditions, à partir du confort de notre cuisine, en répétant les gestes de ces hommes et de ces femmes qui ont créé les gastronomies du monde.

À ceux et celles qui n’osent toujours pas, je vous dirais: Amusez-vous! Expérimenter. Visiter des pays, des traditions. Gagnez de l’expérience. Trouvez-vous un coach ou des coéquipiers. Étudiez. (Mon coup de coeur du moment: Pains pétris maison)

Pour une bouchée de pain.

Autre avantage non négligeable. Faire du pain, c’est économique. Pour 1$, vous avez un pain à votre goût, frais sorti de votre four. Odeur réconfortante en prime pour une bonne partie de la journée. Ça n’a pas de prix. Quand nous avons commencé à faire notre pain, nous mettions 4$ dans un pot pour chaque pain que nous faisions maison, question de concrétiser les économies faites et de s’encourager. Super motivation!

Un cadeau.

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Challah au blé et au sésame. Crédit photo: Victor Lépine

   Ingrédients.

500g de farine à pain de blé entier

2.5g de levure instant

50g de sucre

200g d’eau

10g de sel

2 gros oeufs

30 ml de gras de poulet, tempéré

 

 

 

Pré-pâte.

Mettre la farine dans un saladier. Creuser un puits et y ajouter le sucre, la levure et l’eau. Recouvrir l’eau d’un peu de farine.

Laisser reposer 1 heure. (Vous verrez des bulles ou de l’écume sur le puits.)

Pâte.

Saupoudrer le sel sur la farine.

Ajouter les oeufs et le gras de poulet dans le puits.

Mélanger et pétrir 10 minutes. Remettre à lever, couvert, jusqu’à atteindre le double du volume initial (env. 2h).

Façonnage

Diviser en 3 parts et rouler en corde de 2cm de diamètre.

Tresser en pinçant les extrémités.

Mettre dans le moule à pain graisser, extrémités en dessous.

Laisser reposer 1h, couvert. Badigeonner de dorure et saupoudrer de graines de sésame.

Cuire à 350F 45 minutes.


Toute une histoire.

Comme tout est prétexte à apprendre dans une famille qui fait l’école à la maison, je vous propose des pistes d’apprentissage reliées au pain.

– Le lapbook sur le pain de Carpe Diem

– Des lectures gourmandes: Le petit Chaperon rouge, Le Petit Pouvet, Hansel et Gretel

– Le super bibliobus du Bonhomme de pain d’épices chez Hachette

– Des expérimentations culinaires: calculer des masses, des quantités, des durées. Découvrir les levures, le gluten. Etc.


Avent 2014, jour 10: Il était deux fois Noël en famille, et je tente le coup pour convaincre mon chum de jouer au Scrabble avec moi une fois la maisonnée endormie. (On reprend notre souffle. Faut bien prendre le temps de vivre un peu nous aussi.)

(J5) Les haltes d’apprentissage

But.

Une maison. Une terre. Un homestead familial.

Origine.

On est au centre-ville. Dans un appartement, dans une coopérative. Il peut vous sembler que nous sommes à des années-lumières de notre rêve. Il nous arrive aussi de le penser, pour être honnête. Pour atténuer la peur devant l’immensité du chemin à parcourir, j’ai décider d’instaurer des mini-objectifs pour ponctuer la route. Des haltes d’apprentissage.

Le fonctionnement.

Ces choses qui se perdent. Vous savez? Ce que nos grands-mères ont fait, avec nous à leur côté parfois, et que nous avons oublié ou mis de côté. Ce qui nous paraît impossible à intégrer dans notre quotidien mais qui au final n’est pas si compliqué. Ces choses toutes simples qui peuvent aussi donner, quelquefois, bien du sens à notre vie.

Ce sont ces petits trésors que je souhaite réintégrer dans notre routine familiale. Tantôt pour la satisfaction de faire, tantôt pour mieux comprendre et apprécier ce qu’ils représentent. 1000 jours, 50 haltes. Un apprentissage à intégrer à tous les 20 jours, environ. Et à poursuivre par la suite.

Le chemin parcouru.

Certains efforts et changements ont déjà été faits. Nous tentons de consommer de façon responsable, de diminuer notre consommation énergétique, de manger sainement et localement depuis un temps déjà. Mais nous sommes prêts à aller plus loin. Un pas à la fois. Des exemples de ce que nous avons déjà franchi comme route.

Se débarasser de la sécheuse.

Utiliser des couches de coton.

Utiliser des biberons de verre ou de métal.

Faire le yaourt et le kéfir.

Diminuer la consommation de viande.

Faire le savon à lessive.

Etc.

Les haltes routières.

Les voici donc, les 50 haltes. Dans le désordre.

1- Penser en homesteader. Questionner les besoins. Tenter d’utiliser chaque objet à son plein potentiel. (ici)

2- Cultiver des herbes, des fruits et des légumes. En terre ou en pots. À l’intérieur et à l’extérieur. 4 saisons par année.

3- Perfectionner l’art de faire du pain.

4- Étudier les modes de conservation des aliments.

5- Apprendre à faire des gelées et des confitures.

6- Apprendre à faire de la pectine.

7- Développer notre répertoire de cuisine végétarienne/végétalienne.

8- Laver la vaisselle/stériliser la vaisselle à la main.

9- Faire du bénévolat.

10- Apprendre à récolter et à conserver les semences.

11- Apprendre à aiguiser les couteaux.

12- Découvrir la météo. Estimer l’heure par la position du soleil. Étudier les nuages pour prévoir le temps à venir.

13- Se débarasser de ses dettes et ne garder qu’une carte de crédit de secours.

14-Faire des teintures naturelles.

15- Apprendre à tresser des paniers.

16- Apprendre à transformer la crème en beurre.

17- Faire des fromages (vache, chèvre, vegan).

18- Apprendre à utiliser un four solaire et en fabriquer un.

19- Étudier la culture aquaponique.

20- Découvrir les plantes sauvages pouvant être consommées (incluant les champignons).

21- Apprendre les bases du secourisme.

22- Étudier l’herboristerie et les autres techniques alternatives. (C’est déjà entamé mais il faut trouver le temps et l’énergie de continuer!)

23- Préparer des produits d’épicerie (mélanges à sauce, poudre magique, etc.).

24- Diminuer la consommation de papier (incluant papier de toilette, mouchoirs, essuie-tout)

25- Fabriquer les produits de nettoyage.

26- Recycler et réutiliser plusssssss.

27- Recommencer à carder et filer la laine.

28- Apprendre à tisser.

29- Reprendre le tricot et le crochet.

30- Faire les savons.

31- Faire les produits d’hygiène (nettoyants, crèmes à raser, baumes à lèvres, etc.)

32- Diminuer la consommation d’électricité.

33- Faire les chandelles et les mèches.

34- Apprendre à réparer des objets d’utilisation courante.

35- Développer les aptitudes en couture.

36- Apprendre l’art de la courte-pointe.

37- Apprendre à faire des jerky et déshydrater les aliments de saison.

38- Développer une meilleure organisation familiale. Trouver une structure et des outils adaptés à notre réalité.

39- Diminuer la quantité de déchets produits par la famille.

40- Diminuer l’utilisation des écrans (autres que le travail).

41- Diminuer notre utilisation des transports en commun.  Favoriser la marche et le vélo.

42- Faire du papier et de l’encre.

43- Faire du vinaigre de cidre.

44- Faire du kombucha et du levain.

45- Faire des lacto-fermentations.

46- Faire des conserves.

47- Moudre la farine à partir de grains.

48- Faire les saucisses.

49- Faire les pâtes.

50- Se marier! (En espérant que mon chum relise ce post souvent pour ne pas oublier!)

Ces choses qui s'en vont

Ces choses qui s’en vont


Avent 2014, jour 5. On se la coule douce et on écoute des films pour toute la famille. Mais on s’est fait une super collation avec des gressins aux graines de sésame et de la taramosalata. Quelques olives, des clémentines, du chèvre. Et plein plein plein d’amour.